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Vendredi 17 mai 2013 5 17 /05 /Mai /2013 07:00

mutuellesLes étudiants les plus ambitieux peuvent s'entraîner à devenir des politiques verreux en s'occupant de gérer une mutuelle étudiante. Ca fait un bon stage.

On a donc la Mutuelle des étudiants qui sert à certains à se goinfrer en se servant dans la caisse, ce, avec l'argent des étudiants.

Là, c'est l'UNEF qui s'en met plein les poches et avec l'aval de la MGEN. Bref, un système de mauvaise gestion qui montre que l'Etat devrait être responsable de la gestion de la santé des étudiants et que ces similis administrateurs sont des incapables et des voleurs.

Un article du journal 'Le Monde' daté du 19 Février 2013

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La gestion contestable de la Mutuelle des étudiants, au bord de la faillite
Menacée de cessation de paiement, la LMDE est soutenue à bout de bras par la MGEN
   
La Mutuelle des étudiants, aussi appelée LMDE, est un grand corps malade. Au-delà des problèmes de qualité de service médiocre, pointés tour à tour par l'association de consommateurs UFC-Que choisir et une mission d'information sénatoriale, la première des mutuelles étudiantes accumule les difficultés financières, comme le montrent des documents que Le Monde a pu consulter.

La gestion comptable de la mutuelle - qui se partage le marché de la « Sécu » étudiante avec le réseau des mutuelles régionales emeVia (Smerep, Smeno, Smerra...) - laisse apparaître un déficit chronique et surtout une dette importante, qui menacent la pérennité de la mutuelle.

D'autant que les documents que Le Monde s'est procurés mettent au jour plusieurs choix de gestion contestables. A commencer par les indemnités versées à la vingtaine d'administrateurs délégués de la mutuelle, tous issus de l'UNEF (Union nationale des étudiants de France), qui contrôle la LMDE depuis 2001 grâce une domination systématique des élections internes. Le rapport annuel du commissaire aux comptes de la mutuelle dévoile que ces étudiants se sont partagé en 2011 près de 250 000 euros - un montant équivalent aux pertes de la mutuelle, hors éléments exceptionnels.

Chaque « bénévole » perçoit en moyenne 1 200 euros par mois, les mieux lotis atteignant 2 200 euros. Une pratique autorisée, mais en contradiction avec la « gratuité » des fonctions proclamée dans les statuts de la mutuelle.

D'autre part, la LMDE a conclu au fil des années plusieurs conventions réglementées avec des associations, au premier rang desquelles l'UNEF ou le syndicat lycéen UNL (Union nationale lycéenne). La mutuelle consacrerait à ces partenariats une enveloppe annuelle de 200 000 euros environ, selon la présidente, Vanessa Favaro. Ils la conduisent par exemple à sponsoriser les congrès de l'UNEF, en échange de coups de main du syndicat sur le terrain, de la distribution de préservatifs à l'affichage de publicités dans ses publications internes.

Un budget « peu important » que la présidente de la LMDE se refuse à détailler et met sur le compte de la mission de prévention santé dévolue aux mutuelles. « Financer un congrès, ça sort quand même du périmètre d'activité d'une mutuelle étudiante », proteste le sénateur socialiste Ronan Kerdraon, corapporteur du rapport sénatorial sur la santé étudiante publié en décembre 2012.

Au total, au 31 décembre 2011, la LMDE cumulait ainsi 23,4 millions d'euros de pertes sur dix ans ; la mutuelle a conclu les deux derniers exercices avec respectivement 3,6 millions et 832 000 euros de déficit - dont les deux tiers imputables à des facteurs conjoncturels, comme le renchérissement de la taxe sur les mutuelles mise en place en 2011, ou les frais liés à un plan de réorganisation entamé en 2009.

Mais l'examen des comptes montre que le déficit est aussi structurel. L'ensemble des dettes de la LMDE s'élevait fin 2011 à plus 65 millions d'euros, une somme comparable à ses recettes annuelles. Vanessa Favaro reconnaît que la santé financière de la mutuelle est « fragile », mais explique que les comptes sont « proches de l'équilibre » et assure « ne pas avoir d'inquiétudes sur sa qualité de gestion ».

Cette situation chroniquement déficitaire, la mutuelle n'a pu la surmonter que grâce à l'appui d'un « partenaire historique » : la Mutuelle générale de l'éducation nationale (MGEN). Bâtie en 2000 sans fonds propres en émettant 15 millions d'euros de titres participatifs (actions n'octroyant ni droit de vote ni part de capital), la LMDE bénéficie aujourd'hui encore d'une convention de substitution avec la MGEN. En clair, la mutuelle enseignante lui sert depuis plus de dix ans de caution financière pour poursuivre son activité. Ce qui portait fin 2011 la dette de la LMDE à l'égard de la MGEN au montant astronomique de 38,9 millions d'euros, payables à échéance d'un an. En début d'année, face à la menace d'une cessation de paiement, la LMDE a d'ailleurs dû solliciter une avance de trésorerie de trois millions d'euros du groupe MGEN, selon une source syndicale.

Un « geste de solidarité mutualiste » qui permet à la MGEN de renforcer son partenariat avec la LMDE - au risque de remettre en cause l'indépendance étudiante, érigée au rang de dogme par la mutuelle. « Sous-financé, le régime étudiant ne pourra survivre qu'en mutualisant ses moyens avec d'autres partenaires », explique-t-on à la MGEN. Le ministère de la santé juge ce rapprochement « cohérent avec la priorité donnée par le gouvernement au rétablissement d'une qualité de service conforme aux attentes des étudiants ».

Ce fatalisme n'a pourtant pas toujours existé. En 2002, la LMDE espérait, par la voix de son ancienne présidente Carine Seiler, réunir à l'horizon 2007 « toutes les conditions financières » nécessaires au dépôt de son propre agrément - une autorisation d'exercer délivrée par les autorités de contrôle si la mutuelle a les garanties financières suffisantes.

Aujourd'hui, plus question de s'émanciper de cette tutelle financière : « On n'a pas les moyens de garder les fonds propres nécessaires pour rencontrer les critères de solvabilité », lâche Vanessa Favaro. La présidente raconte que les rares excédents budgétaires ne servent pas à rembourser la dette, mais sont investis dans des projets « à destination des étudiants », comme la création du site Reussite-bac.com, qui concerne les lycéens. De même, le trésorier de la Mutuelle des étudiants prévoyait en 2003 que la dette serait épongée « aux environs de 2011-2012 ». Dix ans plus tard, il n'en est rien.
Corentin Dautreppe et Maxime Vaudano

Par Philippe NOVIANT - Publié dans : Informations - Communauté : CAP21
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Jeudi 16 mai 2013 4 16 /05 /Mai /2013 07:00

595 cannabisIl faut continuer à interdire coûte que coûte le cannabis quand c'est un grand problème de santé publique. Il peut induire des phases paranoïaques et est très destructeur pour le cerveau. C'est un poison qui doit être banni !

Mais quand la personne souffre d'un cancer et que le cannabis peut lui apporter un bien être, quelle doit être la position thérapeutique ? A ce moment là, on peut autoriser une exception, car le rapport bénéfices-risques est à ce moment inversé. Il faut donc pouvoir soulager les malades de toutes les façons qu'il peut être possible de le faire.

Le médicament sous-cité, doit donc être autorisé dans ce cas, c'est une question d'humanité.

Un article du journal 'Le Monde' daté du 02 Mars 2013

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Marisol Touraine fait un premier pas vers le cannabis thérapeutique
Les associations de malades se félicitent d'une éventuelle autorisation du Sativex

C'est une mince avancée, mais un fort symbole. Le ministère de la santé étudie la modification d'un décret qui permettrait de lever l'interdiction de la commercialisation de tout médicament dérivé du cannabis. L'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) pourrait alors évaluer le Sativex, et éventuellement donner son accord à la mise sur le marché de ce spray, disponible ailleurs en Europe, qui permet de soulager les douleurs et contractures sévères de certains patients atteints de sclérose en plaques. Pour la première fois, le cannabis est donc envisagé non plus seulement comme stupéfiant, mais aussi comme médicament.

" C'est une belle surprise même si le Sativex ne répond pas à tous les besoins, et une petite victoire pour les malades qui jusque-là avaient bien du mal à se faire entendre dans un débat très politique ", se réjouit Fabienne Lopez. Elle préside Principe actif, association dont les membres cultivent du cannabis pour se soigner. " A 57 ans, je ne vais quand même pas aller en acheter dans la rue ", confie cette femme atteinte d'un cancer.

" Un tabou est brisé. Cela pourra rendre service aux patients atteints de sclérose en plaques qui n'avaient pas accès au cannabis illégal. Mais les malades du VIH ou d'un cancer ne pourront toujours pas profiter des effets bénéfiques du cannabis, ou resteront dans l'illégalité ", estime Pierre Chapard, président de Psychoactif, association d'usagers et ex-usagers de drogue, dont certains à usage thérapeutique. Le cannabis peut soulager les douleurs, atténuer le manque d'appétit des malades du sida ou réduire les nausées lors d'une chimiothérapie.

L'éventuelle autorisation du Sativex est une " excellente idée ", juge Bertrand Lebeau, addictologue à l'hôpital de Montfermeil. La situation actuelle l'exaspère : alors que des patients qui consommaient déjà du cannabis en trouvent sans difficulté une fois malades, des personnes âgées lui disent vouloir en bénéficier, mais ne pas savoir comment s'en procurer et ne pas vouloir braver la loi.

Pressée par Bayer

Quelques malades ont déjà pu bénéficier des effets du cannabis, par le biais d'une autorisation temporaire d'utilisation de l'ANSM, à titre nominatif et sur demande d'un médecin hospitalier, une fois tous les traitements autorisés essayés en vain. Mais " c'est très difficile à obtenir, arbitraire et chronophage ", explique le Dr Lebeau. Depuis 2001, l'agence a reçu 150 demandes pour le Marinol, médicament à base de cannabis, une centaine d'autorisations ont été accordées. Elle en a reçu 50 pour le Sativex, mais jamais donné d'accord.

Son fabricant, Bayer, a fait deux demandes d'autorisation de mise sur le marché, qui ont été refusées. Alors que son médicament est autorisé au Royaume-Uni, il a fait un recours devant le Conseil d'Etat. Ce qui explique en bonne partie la réflexion lancée par le ministère.

Le sujet reste sensible. Dans le magazine Valeurs actuelles du 28 février, qui a révélé la démarche du ministère, Serge Lebigot, président de Parents contre la drogue, déplorait une " première étape vers la dépénalisation ". En réponse, le ministère insiste sur " la plus ferme opposition " de Marisol Touraine à l'autorisation du joint récréatif. Et rappelle que des médicaments existent à base d'opiacés, donc de stupéfiants, dont l'utilisation est strictement encadrée.

Laetitia Clavreul

Par Philippe NOVIANT - Publié dans : Informations - Communauté : CAP21
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Mercredi 15 mai 2013 3 15 /05 /Mai /2013 07:00

russie-moscou-cathedrale-basileDepardieu vante la démocratie Russe : encore un bel article qui montre combien cet acteur a raison ! Un pays noyé par la corruption, un pays de voleurs : voilà un beau pays pour notre Gégé national !

Vive la Russie et vive le plus grand démocrate de notre planète, ce cher et bon Vladimir !

Un article du journal 'Le Monde' daté du 1er Mars 2013

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Lettre de Russie
Roulette russe : faites vos jeux !

A 48 ans, Zoïa est une femme comblée. Pur produit de la classe moscovite aisée, cette belle rousse aux yeux verts ne se refuse rien : vacances au soleil, achats immobiliers, études à Londres pour sa fille aînée. Physicienne de formation, Zoïa a amélioré son ordinaire il y a dix ans, quand elle et quelques camarades de promotion ont créé leur société, une petite PME qui fabrique du matériel électronique. Depuis, leur affaire tourne rondement. Il y a six mois, ils ont reçu une grosse commande de matériel de la part d'un prestigieux institut universitaire.

" Un contrat de 10 millions de roubles - 250 000 euros - , l'aubaine ! ", raconte Zoïa. Très vite, elle a déchanté : " La commande était bidon. En réalité, nous devions fournir pour 2 millions de roubles - 50 000 euros - de matériel et facturer 10 millions de roubles. Une fois cette somme virée par l'institut sur le compte de notre société, nous devions leur rendre en douce 8 millions de roubles en liquide ", explique-t-elle en baissant d'un ton dans le restaurant bondé et enfumé du quartier de Kitaï-Gorod où elle déjeune tous les jours.

Après réflexion, elle et ses associés ont accepté : " Sinon la commande nous échappait. " Mais quel casse-tête ! Il a fallu concevoir des tas de combines pour " transformer en liquide " (en russe, obnalitchit, un des mots-clés du jargon des affaires) la plus grande partie de la somme versée. Un exercice " bien plus difficile que d'élaborer du matériel de précision ", souligne Zoïa. A qui est allé l'argent ? " A des "huiles" de l'institut ", dit-elle avec des airs de conspiratrice. Elle n'en dira pas plus. Une seule certitude, la somme en question était à l'origine une subvention de l'Etat pour la recherche.

L'histoire de Zoïa est un petit exemple du pillage des fonds du budget national, une fâcheuse habitude dont les fonctionnaires russes peinent à se départir. " Si quelqu'un me réveille après un sommeil de cent ans en me demandant au saut du lit de commenter ce qui se passe dans le pays, je dirai qu'à coup sûr on boit et on vole ", affirmait, jadis, l'écrivain satirique Mikhaïl Saltykov-Chtchedrine (1826-1889).

Si la continuité dans l'ivresse reste difficile à évaluer, celle du vol crève les yeux. A en juger par les gros titres des actualités télévisées, on vole à tous les échelons de l'Etat, du sol au plafond et en toute occasion. Le Comité d'enquête (le FBI russe) n'en finit plus de nettoyer les écuries d'Augias, sans résultat aucun.

Il faut dire que la campagne anticorruption menée tambour battant par le Kremlin ces derniers mois a rarement abouti à des mises en examen. Seuls les seconds couteaux sont visés. Plus le fonctionnaire est haut placé, moins il est inquiété, comme en témoigne le sort de l'ancien ministre de la défense Anatoli Serdioukov, limogé en novembre 2012 pour une affaire de corruption à grande échelle, mais toujours interrogé en tant que témoin.

Les sommes en jeu font tourner la tête. Selon une étude interne de la Banque centrale russe (BCR), près de 50 milliards de dollars (soit 2,5 % du PIB russe) ont été transférés illégalement à l'étranger en 2012, via les banques. La circulation des capitaux est libre, sortir l'argent du pays n'est pas un problème. Entre autres vers Chypre, le paradis fiscal préféré des Russes, lequel, traversant une mauvaise passe financière, compte sur un renflouement venu de Bruxelles.

La plupart des transactions sentent le soufre. Sergueï Ignatiev, le président de la BCR, l'a dit noir sur blanc. Sur ces 50 milliards de dollars, 14 seulement concernent des opérations commerciales. Quant aux 36 milliards restants : " Il pourrait s'agir du paiement de stupéfiants, d'importations grises, de pots-de-vin donnés à des responsables et à des dirigeants avides de gros achats, d'évasion fiscale. "

Toujours selon M. Ignatiev, une fuite aussi importante laisse entrevoir un système de blanchiment à grande échelle et bien rodé. Cette chaîne est dirigée " par un groupe organisé d'individus ", précise-t-il dans un entretien donné à Vedomosti, le quotidien des affaires (édition du 20 février). A quel groupe fait-il allusion ?

Celui de Popov ou celui d'Ivanov ? Peu importe. Le blanchiment, l'économie grise, la corruption, la surfacturation, la sous-facturation ont été érigés en système. Les banques, les douanes, les services, la police, le fisc sont au centre du dispositif. L'affaire est florissante, à en croire un rapport de Global Financial Integrity (GFI), un centre de réflexion indépendant basé à Washington, qui assure dans un récent rapport que les flux annuels d'argent sale en provenance et à destination de la Russie ont plus que doublé en valeur ces derniers huit ans. D'après GFI, cet argent alimente une économie souterraine équivalant à 46 % du produit national brut (PIB), soit 3,5 fois plus que la moyenne des autres économies du G8.

Face à la déliquescence institutionnelle ambiante, le gouvernement russe, conseillé par Goldman Sachs, ambitionne de faire de Moscou un centre financier international. Les banquiers se frottent les mains à l'idée d'acheter de la dette russe (l'endettement extérieur public est très faible, soit 11 % du PIB).

Quinze ans après le défaut sur la dette en 1998, le casino Russie rouvre grand ses portes. Ses croupiers font miroiter les bons indicateurs macro-économiques et taisent la corruption exponentielle et la mauvaise gouvernance, deux anomalies qui laissent la Russie largement à la traîne des autres économies émergentes des BRIC (Brésil, Russie, Inde, Chine).

Marie Jégo

jego@lemonde.fr

Par Philippe NOVIANT - Publié dans : Informations - Communauté : CAP21
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Mardi 14 mai 2013 2 14 /05 /Mai /2013 07:00

18 Assemblee NationaleLe cumul des mandats est une plaie car elle revient à payer des gens à ne pas faire leur travail ! C'est inacceptable de dilapider l'argent public de cette façon ! On s'en fout de savoir que leur revenu est plafonné ! Il l'est, certes, mais l'élu peut refiler le surplus à d'autres élus, ce qui est inacceptable ! En agissant de la sorte, l'élu qui reçoit les subsides de son collègue, va forcément perdre de son indépendance, in fine, aller à l'encontre de l'intérêt général !

On peut avoir une vision nationale et locale sans pour autant avoir les casquettes d'élus ! Mais cumuler les mandats, c'est ne pas faire son métier car, bien souvent, le rôle de l'élu local et national sont des jobs qui requierrent un plein temps. Si on cumule, on ne fait que la moitié du job, et ça, c'est inacceptable !

Cumuler les mandats, c'est agir comme un voyou ! Il faut réformer cette pratique et vite, car la réforme vise l'intérêt général.

Quant au fait de dire que c'est à l'élu de décider, c'est d'une hypocrisie sans nom : le Français vote pour l'étiquette car il n'a plus confiance en la politique. Ce que le Français ne remarque pas c'est qu'en agissant de la sorte, il favorise des actes qui lui feront perdre confiance en la politique. Les Français ont donc les dirigeants qu'ils méritent. Est-ce une raison pour ne pas vouloir changer les choses ?

Un article du journal 'Le Monde' daté du 22 Février 2013

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La bataille d'élus de droite pour la « liberté » de cumuler
L'Association des élus pour la démocratie dénonce le « populisme » du mandat unique
   
Il y avait l'Entente parlementaire pour la famille, il faudra désormais compter avec l'Association des élus pour la démocratie. A droite, on n'est décidément pas en manque d'imagination - ni de ressources - pour mener des combats cardinaux. Cette fois, il ne s'agit pas de défendre l'institution du mariage, menacée par l'ouverture aux couples homosexuels, mais celle du cumul des mandats, ébranlée par les coups de boutoir de la « démagogie populiste ».

Fer de lance de cette bataille pour la « liberté », Daniel Fasquelle, député (UMP) du Pas-de-Calais, maire du Touquet, président de la communauté de communes Mer et terres d'Opale. Sondage à l'appui, il veut pulvériser les « idées fausses » répandues à propos du cumul des mandats. L'enquête a été réalisée par l'institut BVA (auprès d'un échantillon de 1 069 personnes).

Certes, une majorité des sondés (55 %) se prononce pour une limitation à un seul mandat. Mais, prévient M. Fasquelle, c'est parce qu'ils sont mal informés. La preuve : 66 % ignorent que, lorsque les élus cumulent plusieurs mandats, leurs revenus sont plafonnés. Et, argument massue, « plus on monte dans les catégories professionnelles » (CSP +) - c'est-à-dire, selon la démonstration, plus on est en mesure de raisonner -, « plus les gens sont favorables au cumul ».

Alors, mercredi 20 février, ils étaient une bonne douzaine de députés, et un sénateur, autour de M. Fasquelle pour défendre qu'il n'y a pas de bon parlementaire sans cumul. Annie Genevard, députée (UMP) du Doubs et maire de Morteau, se déclare « en rébellion contre cette montée populiste à l'encontre des élus » : « il faut réaffirmer l'importance du lien entre mandat national et mandat local ».

Pour Yannick Moreau, député (non inscrit) de la Vendée, maire d'Olonne-sur-Mer, vice-président de la communauté de communes des Olonnes, « le non-cumul, c'est la règle des apparatchiks ». Lui aussi s'élève contre « l'empire populiste et démagogique du mandat unique ». « Le cumul permet l'efficacité, assure François de Mazières, député (app. UMP) des Yvelines, maire et président de la communauté d'agglomération de Versailles. Pour être un bon parlementaire, il faut avoir une vision de maire ou, à la rigueur, de conseiller général. »

« On n'est pas des voyous »

Bernard Reynès, député (UMP) des Bouches-du-Rhône, maire de Châteaurenard et vice-président de la communauté de communes Rhône-Alpilles-Durance, s'en prend à la « schizophrénie française ». « Attention à ne pas créer une sorte d'aristocratie républicaine avec des élus déconnectés du terrain, prévient-il. C'est dans le déplacement des poubelles que se constitue la notion de service public. Le député est un maire qui défend les maires à Paris. »

Tour de table aidant, l'indignation monte. « On n'est pas des voyous », s'écrie Pierre Morel-à-L'Huissier, député (UMP) et conseiller général de la Lozère, maire de Fournels. « Je ne vole pas mes indemnités, lance Jean-Luc Reitzer, député (UMP) du Haut-Rhin, maire et président de la communauté de communes d'Altkirch. Notre motivation, ce n'est pas l'argent, c'est le service des citoyens. On n'a pas usurpé notre poste. On a été élu, j'ai les mandats que les citoyens m'ont confiés, j'en suis fier. »

On en viendrait presque à croire que les élus non-cumulards sont des parlementaires au rabais et qu'il faudrait rendre le cumul « obligatoire », comme le suggèrent certains. « Laissons la liberté aux élus de cumuler ou de ne pas cumuler et aux électeurs la liberté de choisir un élu qui cumule ou celui qui ne cumule pas », tempère M. Fasquelle. Nous voilà rassurés.
Patrick Roger

Par Philippe NOVIANT - Publié dans : Informations - Communauté : CAP21
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Lundi 13 mai 2013 1 13 /05 /Mai /2013 07:00

tardi-putain-de-guerre-jpg.jpgJe lance aujourd'hui un grand concours : pour le 20e abonné à la Newsletter, j'offre un super cadeau : une BD intitulée "Putain de Guerre" par Tardi et Verney !

 

A vos claviers ;)

Par Philippe NOVIANT - Publié dans : Parti Renouveau Politique - Communauté : Parti du Renouveau Politique
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