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Clients Isérois de la SNCF : indignez-vous !

Clients Isérois de la SNCF : indignez-vous !

Ces quelques jours passés ont été particulièrement éprouvants pour les clients de la SNCF. Les grèves a répétition qui ont émaillé notre quotidien nous ont forcés à nous adapter à une offre de transport de plus en plus bancale.

Entre les retards au travail le matin et les retards du retour au domicile le soir, nous avons été considérés comme de simples objets vis à vis d'un personnel SNCF toujours arcbouté sur des acquis sociaux inconnus de l'immense partie de nos concitoyens !

La SNCF fait grève : d'accord ! Le droit de grève est un droit constitutionnel et tout le monde a le droit de faire grève quel qu'en soit le motif, même s'il s'agit de défendre des intérêts largement supérieurs à la majorité de la population.

Mais que cette grève ne donne lieu à aucun remboursement : NON !

En 13 ans, la SNCF a fait une seule fois une offre commerciale pour rembourser un abonnement mensuel à hauteur de 30% : c'est largement insuffisant et cela relève au minimum de la mesquinerie, au pire de l'insulte !

Aujourd'hui, les clients que nous sommes doivent donc dire CA SUFFIT !

CA SUFFIT de ne pas être remboursés en cas de grève, en cas de retard ou de suppression de trains !
CA SUFFIT d'avoir un personnel qui dit tout le temps qu'il n'est pas responsable et qu'il faut s'adresser à quelqu'un d'autre que lui !
CA SUFFIT de reporter la faute sur la Région !
CA SUFFIT de dire qu'il ne faut pas stigmatiser le personnel de la SNCF lorsqu'il y a eu négligence dans un TGV à Strasbourg et que cette négligence a causé 10 morts !
CA SUFFIT de dire que Brétigny est dû à la direction de la SNCF qui ne veut pas engager plus de personnel alors que le personnel SNCF est 30% moins productif que ses concurrents !
CA SUFFIT de dire aux clients que s'ils ne sont pas contents, ils n'ont qu'à prendre leur bagnole !
CA SUFFIT de dire aux clients qu'on les remboursera le jour où le personnel sera payé autant qu'il le veut !
CA SUFFIT de faire croire aux clients que la SNCF bosse plus que tout le monde et qu'elle est irréprochable sur le plan de la sécurité !
CA SUFFIT de voir des agents de contrôle lire leur bouquin ou faire des Sudokus à la place de réaliser leurs opérations de contrôle !
CA SUFFIT de voir un agent de contrôle à bord des trains une fois par mois !
CA SUFFIT de ne voir la SUGE (sureté ferroviaire) à bord des trains que 4 fois tous les 10 ans !
CA SUFFIT de se voir entendre par la SNCF que l'on a le droit que de fermer sa bouche quand on a la chance de voir son billet de train largement subventionné par la Région ou par son employeur !
CA SUFFIT de subir un dédain permanent et manifeste par l'ensemble de la SNCF !
CA SUFFIT de se voir traiter d'usagers ! Nous sommes des clients qui sommes insultés par des gens qui sont payés avec notre argent !

Je vous propose donc de me contacter en cliquant sur le bouton contact de ce blog.

Nous fonderons une association de voyageurs qui imposera une règle simple mais systématique à tous les retards et suppressions de trains, quel qu'en soit le motif :

Le montant dédommagé devra être égal à : 0.45 x nombre_de_tranches_de_5mn_de_retard x nombre_de_tranche_de_20km_de_trajet.

Le montant dédommagé ne pourra excéder le prix du billet plein tarif.

Exemple 1 : Pour un Paris-Grenoble de 600km, 15mn de retard aboutiront à : 0.45 x 3 x 30 = 40.5Euros. 3 étant le nombre de tranches de 5mn de retard (15/5), 30 étant le nombre de tranches de 20km (600/20).

Exemple 2 : Pour un Moirans-Grenoble de 23km avec 15 mn de retard : 0.45 x 3 x 1.15 = 1.55Euros.

Exemple 3 : Pour un St Marcellin-Grenoble supprimé où l'on aura un train une heure plus tard, on aura : 0.45 x 12 x 2.25 = 12.15 plafonné à 9.9E car le billet plein tarif est à 9.9E.

Exemple 4 : Pour un Lyon-Grenoble, 30mn de retard aboutiront à : 0.45 x 5 x 6 = 13.5E.

Ces règles simples aboutiront à respecter véritablement la clientèle de la SNCF. La SNCF y gagnera forcément car une entreprise qui respecte ses clients est une entreprise saine et sereine.

France Télécom a oublié le principe du respect de la clientèle il y a quelques années. Les drames sociaux y ont été catastrophiques. Notre action a aussi pour but d'éviter ces drames vis à vis d'un personnel de la SNCF qui sont d'abord des êtres humains.

Publié le 29 Avril 2016

Si ces faits sont exacts, ils sont honteux et doivent mener à des actions exemplaires !

Si ces faits sont exacts, ils doivent être condamnés, ce, avec une extrême virulence ! Il est hors de question qu'un fonctionnaire protégé par l'article 433-5 du Code Pénal, puisse se prévaloir de sa protection pour violer la loi ostensiblement en oubliant les devoirs qu'il doit envers les citoyens !

En la matière, la charge de la preuve est essentielle. Il convient donc, pour des gens que l'on brime, qu'ils prennent les mesures qui s'imposent : enregistrer les conversations par audio et/ou vidéo, afin de démontrer ces faits honteux.

C'est malheureusement la seule façon de faire cesser ces agissements honteux qui ternissent l'image de la Police, in fine, de la France... si ces agissements existent effectivement...

Jeunes brimés, vous savez donc comment faire : accumuler les preuves et les produire aux autorités judiciaires et journalistiques pour faire cesser ces faits.

Un article du journal 'Le Monde' daté du 19 décembre 2015

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Des ados déposent plainte pour violences policières
Dans le 12e arrondissement de Paris, dix-huit garçons et filles dénoncent un harcèlement quotidien et brutal
Dénoncer des violences policières à 15 ans est généralement impensable quand on vit dans un quartier populaire. Le juge, l'homme qui condamne et emprisonne, est rarement vu comme un allié. Dix-huit garçons et filles du 12e arrondissement de Paris ont pourtant franchi le pas. Jeudi 17 décembre, ces lycéens ont signalé des faits de " violences volontaires aggravées ", d'" agression sexuelle aggravée ", de " discrimination " et d'" abus d'autorité " de la part de policiers au procureur de la République. Leur quotidien était devenu invivable. La plainte est déposée contre X, mais dans toutes les têtes " X " a un nom : " les Tigres ", les policiers de la BSQ, la brigade de soutien de quartier.

Selon ces lycéens de Reuilly-Montgallet, un quartier dense mais pas franchement difficile, coincé entre la gare de Lyon et la place de la Nation, les contrôles policiers, c'est minimum une fois par jour. Parfois plus. Certains dérapent. Les violences dont ils parlent ont eu lieu entre l'été 2013 et l'été 2015. Seules ont été retenues pour la plainte celles pour lesquelles des témoins pouvaient confirmer leurs dires. La police n'a pour le moment pas souhaité réagir.

Le premier incident remonte à l'été 2013, un soir de ramadan. Il est 20 heures, Jérémy rentre chez lui avec un copain. Deux policiers les arrêtent et procèdent à une " palpation de sécurité ". L'un, " musclé "," les cheveux noirs coiffés avec du gel ", lui met " les doigts dans les fesses ". " Arrête de te contracter, laisse-toi faire ", lui ordonne-t-on. Jérémy aurait reçu un coup dans les côtes. A son ami aussi, on a mis un doigt dans les fesses.

" Atteinte à la dignité humaine "
Les " vérifs ", c'est une fois par jour, " les doigts dans les fesses ", " au moins une fois par semaine ", estime Yassine. Le défenseur des droits n'a de cesse pourtant de " déplorer le caractère systématique de la palpation de sécurité ", une " atteinte à la dignité humaine " si rien ne laisse penser que la personne cache un objet. Dans tous les cas, elle " doit intervenir dans un local retiré du commissariat ", rappellent Mes Slim Ben Achour et Félix de Belloy, les avocats des adolescents.

S'opposer à un contrôle des " Tigres " expose à des représailles. Lors des vacances de Noël 2013, trois policiers contrôlent Mamadou et ses amis. Mamadou voudrait qu'ils laissent les filles en dehors de ça. " L'avocat " est jeté à terre. Le lendemain, un policier en voiture aurait agrippé le garçon et l'aurait " forcé à marcher à l'allure du véhicule ". " L'avocat " a fini par se libérer. " Rébellion ! ", ont crié les agents qui l'ont frappé " au niveau des hanches ".

La vue de la police fait fuir les jeunes des quartiers. C'est un réflexe, qu'ils aient quelque chose à se reprocher ou non. A Clichy-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), en 2005, Zyed et Bouna sont morts d'avoir couru. Un soir d'avril 2014, nouveau contrôle, dalle Rozanoff, dans le 12e. L'un des agents fait signe à Alassane et Mamadou d'approcher. Ils refusent, s'éloignent puis courent. Barrage. Plaquage contre le mur. " Pourquoi courez-vous ? ", demandent les policiers. " La peur ", répondent les garçons. Les cartes d'identité volent. " Ramassez, bande de chiens. " Les coups partent : Alassane est frappé au visage, Mamadou à l'épaule. Du gaz lacrymogène fuse. L'épicier à qui les garçons ont demandé du lait pour calmer leurs brûlures a vu les policiers repasser, hilares. " Alors, les singes, la prochaine fois, vous ne courrez pas ! "

" On pisse sur le ramadan ", " espèce de Libanais de merde ", " connards, sales Noirs ". A chaque contrôle, les insultes pleuvent. Le conflit jeunes-policiers, dalle Rozanoff, dure depuis des années. Les grands frères ont connu les mêmes brimades. De la musique écoutée sur un téléphone, en fin d'après-midi ? " Contravention pour tapage nocturne. " Une balade entre copains le long de la promenade plantée ? Une invitation ferme à rentrer chez soi. Qu'ils osent répondre avoir l'autorisation de leurs parents, c'est une clé de bras. Quant aux jeunes des quartiers voisins, s'ils ne partent pas, c'est la gazeuse.

Longtemps, les parents n'ont rien su. Quand la police appelait, elle avait forcément raison. A force d'être contrôlé, un garçon de 13 ans a été envoyé un an au Mali par sa famille. A présent que les langues se délient, les adultes essaient de relever les numéros de matricule.

Les violences se déroulent aussi au commissariat. La mère de Théo " constate régulièrement des traces de coups et de brûlures au gaz lacrymogène sur son visage " quand elle y récupère son fils. Le 22 avril 2015, un jeune, après avoir été rattrapé par les policiers, jeté à terre, puis gazé, est conduit au commissariat. On lui demande de se déshabiller. " Alors, t'as mal ? ", demande le policier à la vue du visage rougi par le gaz. " Attends, je t'en mets de l'autre côté. "

Contrôles au faciès
Une médiation a été tentée par les éducateurs de l'association Soleil et le service de prévention de la police. La maire (PS) du 12e a ouvert les terrains de sport, développé la danse, les ateliers d'écriture : " Il est vrai que le partage de l'espace public entre générations est un de mes sujets quotidiens ", reconnaît Catherine Baratti-Elbaz. Les choses empirant, l'ONG anglo-saxonne Open Society Justice Initiative a encouragé les jeunes à déposer plainte. Le duo d'avocats qui porte le dossier n'en est pas à son coup d'essai. En juin, ils ont obtenu, pour la première fois, la condamnation de l'Etat pour " faute lourde " après une série de contrôles d'identité au faciès, une action déjà soutenue par Open Society.

Cette même ONG avait financé, en 2007 et 2008, l'étude qui avait confirmé ce que les associations dénonçaient : en France, lorsqu'on est noir ou arabe, on a respectivement 6 et 7,8 fois plus de risques de se faire contrôler que lorsqu'on est blanc. L'étude disait aussi que les personnes habillées " jeunes " (10 % de la population étudiée) étaient contrôlées dans près de la moitié des cas. Brayan, Kevin, Théo et leurs amis, qui portent des vestes de sport et ont souvent des parents nés à l'étranger, cumulent les handicaps.

Emeline Cazi

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Rédigé par Philippe NOVIANT

Publié dans #Informations

Publié le 28 Avril 2016

Cette situation est-elle tolérable ?

Est-il tolérable d'avoir envoyé aux gémonies l'intérêt général pour protéger de riches puissants à la tête des banques qui ne font plus, depuis belle lurette, leur travail ?

Il fallait procéder au démantèlement de monstres qui pouvaient entraîner toute l'économie derrière eux. On n'en a rien fait, ce, contre l'intérêt des citoyens en défendant les puissants.

Cette situation est honteuse. L'impunité est là et bien là, tandis que lorsque le citoyen de base faute, on lui tombe dessus.

Cette situation montre et démontre, encore une fois, l'incompétence générale de nos politiques qui parlent d'un côté en manquant d'agir au moment où ils accèdent au pouvoir, tout obnubilés qu'ils sont à favoriser les lobbys contre l'intérêt général.

Le principal problème de notre pays est là : le populisme, la lâcheté et les petits arrangements entre amis où le citoyen est amené, en permanence, à passer à la caisse.

Honteux.

Un article du journal 'Le Monde' daté du 18 décembre 2015

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Sept ans après, les banques fragiles et impunies

Un quotidien financier anglo-saxon évoquait récemment ce qu'il appelait " la thèse populiste d'un démantèlement des banques systémiques ". Rappelons qu'un établissement financier est qualifié de" systémique " lorsque sa faillite est susceptible d'entraîner à sa suite un effondrement du système financier dans son ensemble.

Quelle est l'origine de cette " thèse populiste " ? En fait, si l'on remonte sept années en arrière, à l'automne 2008, on découvre que la thèse du démantèlement des banques systémiques n'avait alors rien de spécialement " populiste " et faisait en réalité l'unanimité des autorités en matière de finance. On s'en persuadera aisément en retournant voir dans les colonnes du même journal, parmi d'autres. La raison en était simple : on ne connaissait à cette solution aucune alternative.

On se souviendra qu'avant d'être appelées " systémiques ", ces mêmes banques portaient le sobriquet de " too big to fail " : trop grosses pour faire défaut, sous-entendu… sans entraîner le système entier à leur suite. La solution était simple et elle était effectivement unique : faire qu'elles soient moins grosses en les décomposant en modules tels que chacun de ceux-ci ne présente pas de risque systémique. C'est cela qu'évoquait Nicolas Sarkozy le 25 septembre 2008 dans le discours de Toulon : " La crise devrait amener à une restructuration de grande ampleur de tout le secteur bancaire mondial. "

Or cette restructuration n'a pas eu lieu. Lorsque la question fut posée en décembre 2012, Pierre Moscovici, ministre de l'économie et des finances, déclara : " Je n'ai pas envie de casser le modèle français de banque universelle ", laquelle " banque universelle " s'adonne à toutes les activités financières, ce qui est précisément la caractéristique de toute banque systémique.

Souvenons-nous, c'est dans ce même discours de Toulon que le président de la République d'alors affirmait aussi : " Les responsabilités doivent être recherchées et les responsables de ce naufrage au moins sanctionnés financièrement. L'impunité serait immorale. " On le sait, cela non plus n'a pas eu lieu et, tout immorale qu'elle soit, l'impunité prévaut toujours.

Veto des milieux financiers
N'a-t-on rien fait pour réduire le risque systémique des banques trop grosses ? Si, on a voulu leur imposer de constituer des réserves en capital plus importantes, pour jouer le rôle d'amortisseurs, ce qu'elles ont refusé, arguant que cela handicaperait l'économie puisque ce serait autant d'argent qu'elles ne pourraient pas prêter aux entreprises et aux particuliers, argument spécieux si l'on pense que plus de la moitié des sommes qu'elles prêtent va à la spéculation, sous une forme ou une autre.

Spéculation dont il était pourtant dit, encore à Toulon, qu'" on a laissé les banques spéculer sur les marchés au lieu de faire leur métier qui est de mobiliser l'épargne au profit du développement économique et d'analyser le risque du crédit. On a financé le spéculateur plutôt que l'entrepreneur ". Qu'a-t-on fait au cours des sept dernières années pour juguler la spéculation ? La réponse est simple : absolument rien. Pire encore, il n'a à aucun moment été question de revenir sur l'abrogation des lois qui l'interdisaient en France jusqu'en 1885.

La raison de cet immobilisme ? Les milieux financiers ont mis leur veto à toute autre stratégie que la reconstitution à l'identique du système financier dévasté en 2008, et ceci en dépit des vices rédhibitoires mis à nu par la crise.

Que faut-il en attendre ? La réponse a déjà été donnée, et là aussi à Toulon le 25 septembre 2008 : " Nous venons de passer à deux doigts de la catastrophe, on ne peut pas prendre le risque de recommencer. " On ne peut pas, mais on le fait quand même, et non parce qu'on ne saurait pas ce qu'il conviendrait de faire.

Hegel a attiré notre attention sur le fait que nous, peuples et gouvernements, n'apprenons rien de l'histoire. La raison en est désormais connue : c'est que cela contreviendrait aux intérêts de la banque.

Par Paul Jorion

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Rédigé par Philippe NOVIANT

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Publié le 27 Avril 2016

Passons aux comptes dans l'évaluation du CICE

20 milliards d'euros annuels, sur deux ans, soit 40 milliards. Cela pour créer ou sauvegarder 120 000 emplois.

Cela nous fait l'emploi à 333 333 Euros ! Si on compte à 3 333 Euros le coût, par mois d'un employé, ça nous fait 100 mois de financés, soit 8 ans... C'est trop, beaucoup trop... Surtout pour financer des salaires inférieurs à 2.5 fois le smic, donc, des salaires de salariés peu qualifiés.

Il faut se rappeler que cet argent est de l'argent public ! On ne peut pas continuer à financer de l'emploi non qualifié alors qu'il nous faut de la qualification en France ! Pendant ce temps, les universités et les grandes écoles sont toujours plus chères à financer ! Cet argent public aurait gagné à être investi dans la formation de haut niveau au lieu d'être dilapidé dans des emplois qui ne sont pas pérennes à terme quand d'autres pays font aussi bien que nous pour bien moins cher !

C'est aussi à l'aune de ces dépenses que l'on voit et analyse l'incompétence de nos politiques !

Non seulement, ils sont incapables de voter un budget à l'équilibre en l'espace de 30 ans, mais ils dépensent de l'argent, et un argent monstre, à financer des mesures incapables de remettre la France sur l'échelon international !

Et quand on pense que le CICE sert aussi à augmenter les hauts salaires, on marche très clairement sur la tête !

Un article du journal 'Le Monde' daté du 18 décembre 2015

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L'effet surprise du CICE sur les salaires
Conçu pour réduire le coût du travail, le crédit d'impôt s'est parfois traduit par une hausse des rémunérations
C'est un travail hautement sensible. Deux ans après son lancement, le crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi (CICE), la mesure phare (avec le pacte de responsabilité) de la politique économique du quinquennat Hollande, vient de faire l'objet d'une première véritable évaluation de son efficacité. Dans une étude publiée jeudi 17 décembre, l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) détaille les effets de ce crédit d'impôt sur la masse salariale, de 4 % au titre de 2013 et de 6 % ensuite, qui cible les salaires inférieurs à 2,5 fois le smic, pour un coût total de près 20 milliards d'euros annuels en rythme de croisière.

Il en ressort trois effets principaux du CICE sur l'économie hexagonale : la création ou la sauvegarde de 120 000 emplois, un recul des prix de vente des entreprises de 0,6 % à 0,7 % – qui a pu soutenir leur compétitivité, estime l'OFCE –, mais, surtout, pour un " gros tiers ", indiquent les chercheurs, une hausse des salaires de 1,1 %. Ce dernier point " est la vraie surprise de ce travail ", souligne Eric Heyer, économiste à l'OFCE et coauteur de l'étude.

Et pour cause. Annoncé en novembre 2012, dans la foulée du rapport Gallois, le CICE poursuit depuis le départ un double objectif : stimuler la compétitivité française, en abaissant le coût du travail, mais aussi, pour un gouvernement qui a les yeux rivés sur la courbe du chômage, inciter les chefs d'entreprise à recruter. Ces deux points semblent avoir été atteints. " Le CICE a un effet économique réel pour préserver l'emploi et la compétitivité des entreprises ", confirme Xavier Ragot, le président de l'OFCE. Le chiffre de 120 000 emplois semble d'ailleurs cohérent avec l'objectif officiel du gouvernement de créer 300 000 nouveaux postes grâce au dispositif, à un horizon de cinq ans.

En revanche, à l'heure où la France reste engluée dans une croissance atone – la hausse du PIB devrait atteindre 1,1 % en 2015 –, marquée par une inflation quasi nulle, une augmentation des salaires n'est pas la piste que souhaite privilégier l'exécutif, plutôt engagé en faveur d'un recul du coût du travail… " Une hausse des salaires pourrait sembler bienvenue en période de crise. Le problème, c'est qu'elle bénéficie aux personnes déjà dans l'emploi au lieu d'en créer davantage ", pointe M. Heyer. D'autant que ces hausses de salaire se reflètent dans une augmentation plus importante des primes et bonus accordés aux salariés " après plusieurs années de modération salariale ", note l'OFCE. Or, ce type de gratification concerne plutôt les hauts salaires que ceux du bas de l'échelle…

Enfin, l'inflation salariale concerne davantage les secteurs protégés de la concurrence (services…) que les secteurs industriels, plus exposés. " Ce constat milite pour cibler davantage le CICE sur l'industrie, qui semble l'avoir mieux utilisé ", indique M. Heyer.

Gêné aux entournures
Ces conclusions font grincer des dents à Bercy, dont toute la stratégie économique repose sur la fameuse " politique de l'offre ", visant à soutenir les entreprises afin de permettre un redémarrage de l'économie et, partant, un effet positif sur l'emploi. " Dans les cabinets, certains se sont étranglés à la présentation de l'étude ", glisse un habitué.

L'exécutif est d'autant plus gêné aux entournures que l'OFCE est le premier organisme à publier une évaluation détaillée des effets du CICE. Le comité de suivi du CICE, animé par France Stratégie, un organisme de réflexion lié à Matignon, a rendu un rapport sur le sujet en septembre. Mais il y expliquait qu'il n'était pas encore possible de mesurer précisément les effets du dispositif, car les comptes détaillés des entreprises tricolores pour 2014 ne seront pas disponibles avant 2016…

" Afin d'obtenir rapidement une première analyse, nous avons choisi d'exploiter les comptes nationaux trimestriels pour 16 branches de l'économie française ", explique M. Heyer.

L'OFCE assortit cependant ses conclusions de plusieurs précautions. " Nos résultats s'entendent en relatif, c'est-à-dire qu'ils ne prennent pas en compte les effets indirects du CICE, à moyen et long terme. Ceux-ci peuvent être positifs : la baisse des prix dans une branche peut se répercuter sur d'autres branches utilisatrices ; la hausse des salaires, en relançant la consommation, peut doper davantage l'activité, de même que le recul des prix de vente peut favoriser le gain de parts de marché et donc les embauches. Mais on peut aussi percevoir des effets négatifs, en raison de la manière dont la mesure a été financée ", nuance M. Ragot. Les montants octroyés au titre du CICE ont en effet été financés par une hausse de la TVA, passée de 19,6 % à 20 % au 1er janvier 2014, et par une nouvelle taxe environnementale, ainsi que par des coupes dans les dépenses publiques – qui n'ont pas été précisément détaillées. De quoi inciter les économistes à relativiser leurs chiffres. L'OFCE entend d'ailleurs mettre à jour ses calculs chaque trimestre, en fonction de la révision des comptes nationaux.

En revanche, l'étude n'a pu mesurer précisément les effets du CICE sur les investissements des entreprises, seule véritable variable dont la hausse permettrait de transformer la reprise en dynamique d'activité pérenne. " Sur ce point, l'effet de la mesure sera sans doute plus tardif : les entreprises récupèrent d'abord des parts de marché et des clients avant d'investir ", indique M. Ragot.

Audrey Tonnelier

Les chiffres
17,9 milliards

Coût, en euros, du CICE pour 2015 et prévu par le projet de loi de finances. En rythme de croisière, c'est-à-dire quand la mesure sera adoptée et compte tenu des reports de créance possibles pour les entreprises déficitaires, le CICE devrait coûter jusqu'à 20 milliards d'euros.

2,5 smic

C'est le plafond salarial jusqu'auquel s'applique le CICE, ce qui représente environ 80 % des salariés. Louis Gallois, auteur d'un rapport sur la compétitivité en novembre 2012, préconisait un plafond de 3,5 smic pour mieux cibler les entreprises exportatrices à forte valeur ajoutée.

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Rédigé par Philippe NOVIANT

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Publié le 26 Avril 2016

Ne jamais oublier que la définition du hasard se résume à un manque de connaissances humaines !

Il ne faut jamais oublier que le hasard n'existe pas en tant que tel dans notre monde ! "Dieu ne joue pas aux dés" disait Albert Einstein au congrès Solvay en 1927 (« Gott würfelt nicht ») !

La définition du hasard est la simple méconnaissance humaine vis à vis de la nature ! Rien n'est plus déterministe qu'un jet de dés ou qu'un jeu de pile ou face... sous principe d'avoir TOUTES les conditions initiales, l'intégrité et l'intégralité des formules mathématiques régissant le jet...

Les aspects chaotiques aidant, cette détermination est impossible et la méconnaissance humaine inévitable... Mais ce n'est pas la nature qui joue aux dés, ce sont les humains qui n'ont pas percé les clés de la nature, et cela change tout !

Dire que les causes du cancer sont hasardeuses est une lapalissade, puisqu'elles sont inconnues, car ayant des bases éminemment chaotiques !

On a des fumeurs qui fument toute leur vie et qui n'ont pas de cancer, tandis que d'autres en ont en ayant été de simples fumeurs passifs...

Parler du cancer en terme probabiliste est donc une obligation et dire que le cancer est dû au hasard est une tempête dans un verre d'eau, tant c'est vrai...

Les tumeurs sont dues à des mutations aléatoires (car chaotiques) avec des causes environnementaux basées sur des équations probabilistes : on se bat donc pour des vérités partagées, puisque tout le monde a raison !

Et on se bat car on a oublié la définition des mots "aléatoires" et "hasardeux" qui ne révèlent que la méconnaissance de l'humain par rapport à son environnement.

Les probabilités disent qu'on a plus de chances d'avoir un cancer quand on a des pratiques à risques. En cela, le hasard ne remet nullement en cause cette définition. En effet, on peut avoir, ou non, de la chance...

N'oublions jamais les mots de Einstein...

Un article du journal 'Le Monde' daté du 18 décembre 2015

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Rôle du hasard dans le cancer : la polémique rebondit
Les tumeurs sont-elles dues avant tout à des mutations aléatoires ou à des facteurs environnementaux ? La revue " Nature " relance le débat
Le cancer est-il dans deux tiers des cas la " faute à pas de chance " ou bien très majoritairement dû à des facteurs héréditaires ou environnementaux – pollution, alcool, tabac, surpoids, infections virales ou bactériennes, rayonnements ? Un article paru en janvier dans la revue Science avait suscité un vif débat en mettant en évidence une corrélation entre le nombre de divisions de cellules souches intervenant au sein d'un tissu et le risque d'apparition d'un cancer dans ce même tissu, tout au long de la vie. Les auteurs, Cristian Tomasetti et Bert Vogelstein (Johns Hopkins University, Howard Hughes Medical Institute), avaient laissé entendre qu'ils avaient démontré que les deux tiers des cancers étaient attribuables au pur hasard – alors qu'il s'agissait d'expliquer les variations de risque de survenue de tel ou tel cancer.

L'écho donné à ces recherches devait susciter en retour un flot de critiques sur les raccourcis journalistiques employés pour les présenter, sur la méthodologie des auteurs et sur le coup porté aux politiques de prévention par un message qui semblait dédouaner en partie les comportements à risques – alcool, tabac – ou les expositions environnementales ou professionnelles. Une étude publiée dans Nature jeudi 17 décembre relance la polémique : une équipe de l'université de Stony Brook, partie du même jeu de données, aboutit à une conclusion opposée. Selon Yusuf Hannun et ses collègues, entre 10 % et 30 % du risque de cancer seraient d'origine " intrinsèque ", c'est-à-dire aléatoire.

L'étude de Nature part des mêmes prémices que celle de Science, à savoir que les phénomènes cancéreux ont pour origine une division cellulaire qui " tourne mal ". Mais les facteurs responsables de ces dérapages peuvent être aussi bien intrinsèques – une erreur aléatoire dans la réplication de l'ADN – qu'extrinsèque – par exemple, des rayonnements UV ou des agents mutagènes. La corrélation mise en évidence dans l'article de Science ne permet pas de différencier la contribution de ces facteurs, assurent les chercheurs de Stony Brook. Pour démêler la part du hasard, ils proposent de retenir, dans différents tissus présentant le même niveau de divisions cellulaires, ceux qui ont le taux de cancer le plus bas – le risque supplémentaire observé dans les autres tissus devant logiquement être attribué à d'autres facteurs (hérédité ou environnement au sens large). Ils concluent que l'essentiel du risque (entre 70 et 90 %) est d'origine environnementale.

Approche " discutable "
Autant dire que leur conclusion ne convainc pas les auteurs de l'article de Science. Cristian Tomasetti estime que l'analyse de ses confrères est " techniquement non appropriée ". Il souligne que cette approche erronée conduit à conclure par exemple que plus de 99,9 % des cancers de la prostate seraient d'origine environnementale – alors que ces facteurs de risque ne sont pas connus.

L'épidémiologiste Catherine Hill (Institut Gustave-Roussy), qui pointe certaines faiblesses de l'article de Tomasetti et Vogelstein, juge que la corrélation qu'il dévoilait " mérite des investigations complémentaires ". Mais l'approche adoptée par les chercheurs de Stony Brook lui semble elle aussi " discutable ". Son collègue Serge Koscielny souligne que l'analyse porte sur des logarithmes, " ce qui laisse des variations d'un facteur 1 000 à expliquer, si bien que, in fine, tout est question d'interprétation ".

L'oncologue Fabrice Denis reste, lui aussi, perplexe face à cette bataille confuse entre deux revues rivales, dont la cancérologie n'est pas la spécialité. " Les deux camps vont chacun dans l'excès. Les objections de Tomasetti sont justes, mais les deux équipes font erreur en ignorant la clinique et les phénomènes biologiques fondamentaux. " Notamment le rôle du micro-environnement, c'est-à-dire les cellules saines capables ou non de se mobiliser pour contrer la mécanique tumorale.

" Nous ne négligeons pas ces mécanismes, assure Yusuf Hannun. Mais nous montrons qu'agissent aussi des facteurs externes qui, contrairement au tabac pour le cancer du poumon, ne sont pas encore connus, et qui peuvent se combiner. Sinon, comment expliquerait-on que l'incidence du cancer de la prostate, par exemple, puisse être 25 fois plus élevée dans certains pays que dans d'autres ? "

En attendant de découvrir ces facteurs, " en clinique, constate Jean-Paul Vernant, professeur émérite d'hématologie à la Pitié-Salpêtrière, il est souvent difficile d'expliquer à un patient les raisons pour lesquelles il a développé tel type de cancer ". Si, pour certaines leucémies, aucun facteur environnemental ou génétique n'est identifié, " une chose est sûre, insiste-t-il : si on supprimait les facteurs évitables tels que tabac, alcool, malbouffe, 25 à 30 % des cancers pourraient être évités ".

Pascale Santi et Hervé Morin

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Rédigé par Philippe NOVIANT

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Publié le 25 Avril 2016

Le RSI est une entrave grave à la liberté d'entreprendre !

A titre personnel, le RSI a mené à ma cessation d'activité dans le domaine de la photographie. Malheureusement, je ne suis pas un cas isolé, et loin s'en faut. Combien de temps faudra-t-il encore à nos politiques pour se rendre compte qu'à force de prendre les patrons pour des vaches à lait, les patrons disparaitront ?

Le RSI est le parfait exemple des maux qui gangrènent notre pays : patron pris pour un voyou tout juste bon à payer, payer et payer encore. Entraves graves et répétées à la liberté d'entreprendre par la mise en place d'un racket intense et permanent menant souvent au travail au noir ou à la cessation pure et simple de l'activité.

Il est honteux que le FN surfe sur ces maux, tant ses solutions sont absentes de ses programmes.

Est-il normal que l'affilié ait à payer comme cotisations un montant supérieur à son chiffre d'affaires ? Est-il normal qu'un double-affilié RSI-CPAM soit directement mis au régime RSI qui est, de loin, le moins-disant, alors même que les cotisations soient versées deux fois ?

De cette problématique, nos politiques n'ont jamais parlé, pas plus que les journalistes...

Il faut donner le pouvoir politique à ceux qui ont une parfaite connaissance de la situation, et ce ne sont pas des types sortis de Science-Po et de l'ENA qui peuvent avoir cette connaissance par une formation centrée sur les domaines juridiques !

En attendant, à cause du RSI, il faut être fou pour investir en France : c'est cela la réalité !

Un article du journal 'Le Monde' daté du 17 décembre 2015

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L'exécutif au chevet du RSI, la " protection sociale " des indépendants
Créé en 2006, ce régime qui couvre 6,2 millions de commerçants et d'artisans est régulièrement critiqué pour son mauvais fonctionnement
Le régime social des indépendants (RSI), qui a connu d'innombrables ratés depuis qu'il a vu le jour en 2006, se porte un petit peu mieux, mais sa guérison complète est loin d'être acquise. C'est l'un des enseignements de la communication présentée, mercredi 16 décembre, en conseil des ministres sur " l'encouragement aux travailleurs indépendants ". Plusieurs mesures devaient être annoncées, à cette occasion, dont une partie vise à résoudre les dysfonctionnements de ce dispositif chargé, en particulier, de gérer la retraite et l'assurance-maladie des commerçants et des artisans.

Issu de la fusion des caisses de protection sociale des petits patrons, le RSI couvre environ 6,2 millions de personnes. Bon nombre d'entre elles se sont plaintes, au cours des dernières années, des errements de ce régime : services impossibles à joindre au téléphone, courriers de relance injustifiés, mode de calcul des cotisations incompréhensible, sommations par huissiers jugées violentes et vexatoires, etc.

Ces accrocs répétés et massifs ont nourri un climat d'exaspération relayé par la droite et l'extrême droite. Le 9 mars, plusieurs milliers d'entrepreneurs ont exprimé leur ras-le-bol en manifestant à Paris ; quelques élus des Républicains figuraient dans le cortège tandis que les deux députés FN, Marion Maréchal-Le Pen et Gilbert Collard, firent une brève apparition. Marine Le Pen a pris position, à maintes reprises, sur ce dossier, synonyme, à ses yeux, de " maltraitance organisée des travailleurs français " et de " racket social ". Depuis, le mécontentement, s'il est moins visible, continue de sourdre, de manière sporadique : ainsi, le 7 décembre, des artisans en colère ont bloqué l'accès aux locaux du RSI à Quimper. Ces difficultés favorisent " le vote extrême, sur fond de poujadisme ambiant ", observe Michel Chassang, président de l'Union nationale des professions libérales, qui rapporte que quelque 800 indépendants se sont désaffiliés du système, " en toute illégalité ".

Soucieux de circonscrire l'incendie, Manuel Valls a confié, en avril, une " mission d'évaluation " aux députés Sylviane Bulteau (PS, Vendée) et Fabrice Verdier (PS, Gard). Les deux parlementaires ont formulé des préconisations, dans un rapport d'étape remis en juin puis dans un rapport définitif rendu trois mois après, dont le gouvernement s'est très largement inspiré. Les réformes, engagées par étapes successives, s'inscrivent sur " le long cours ", souligne M. Verdier, par ailleurs président du comité de suivi du RSI, mis en place mardi. " Cela va prendre du temps ", ajoute-t-il.

Manque de transparence
Plusieurs dispositions ont d'ores et déjà été prises, à l'initiative du régime lui-même ou sur la base des recommandations de Mme Bulteau et de M. Verdier : généralisation des médiateurs qui avaient été expérimentés dans certaines régions pour résoudre les litiges, amélioration de l'accueil téléphonique qui est de nouveau assuré en interne (après avoir été confié à des sous-traitants), allongement des délais pour permettre aux indépendants de régulariser leur situation après une mise en demeure… De même, le calendrier de paiement des cotisations a été réaménagé pour être plus en phase avec le revenu effectivement perçu et les sommes versées en trop par les entrepreneurs ont été remboursées plus rapidement.

Dans l'entourage de la ministre de la santé, Marisol Touraine, on considère que le bilan est positif. Les organisations d'employeurs, de leur côté, reconnaissent que des progrès ont été accomplis, notamment au niveau des plates-formes téléphoniques et grâce aux médiateurs, mais subsistent encore de nombreux points noirs. " Des chefs d'entreprises affiliés au régime continuent de recevoir des rappels de cotisation alors qu'ils n'ont reçu aucun appel de cotisation ", témoigne Pierre Burban, secrétaire général de l'Union professionnelle artisanale. Le recouvrement des sommes à payer manque encore de transparence, aux yeux de M. Chassang.

A partir de 2016, d'autres actions devraient être lancées (développement de services personnalisés en ligne, dématérialisation du règlement des cotisations, etc.). En revanche, l'intégration du RSI dans le régime général de la Sécurité sociale n'est pas à l'ordre du jour. L'hypothèse avait été évoquée, le 8 décembre, par Emmanuel Macron : " L'idée d'avoir un régime propre pour les indépendants ne me paraît pas être une bonne idée ", avait déclaré le ministre de l'économie, notamment " parce que ce sont plus de coûts de gestion ". " Avoir, au sein du guichet général, un guichet (…) adapté pour les indépendants serait sans doute une réforme plus pragmatique ", avait-il ajouté. Une option sèchement écartée dès le lendemain par M. Valls, au motif qu'elle impliquerait une " surcotisation de l'ordre de 30 % ".

Le nouveau train de mesures programmées en 2016 sera-t-il suffisant ? M. Burban en doute. A ce stade, dit-il, " on colmate les brèches " alors qu'il faudrait, d'après lui, entièrement rénover le système d'information et l'outil informatique du régime.

Bertrand Bissuel

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Rédigé par Philippe NOVIANT

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Publié le 22 Avril 2016

La mauvaise analyse de la montée du FN

Cet article est mal conçu car il ne fait pas suffisamment le lien entre le discours faux du FN et ce qui mène à ce que l'on vote pour lui.

Le FN veut faire croire que le chômage est dû aux étrangers. C'est la raison pour laquelle je ne suis absolument pas d'accord avec le titre de cet article.

L'amalgame fait entre immigration et chômage est dans l'ADN du parti de Marine Le Pen. C'est un amalgame totalement faux, mais il est efficace car il permet de porter la responsabilité des problèmes sur d'autres, de surcroit, sur d'autres qui sont différents...

Quand le chômage et les problèmes économiques montent, il faut un bouc-émissaire, et qui donc peut mieux tirer les marrons du feu qu'un parti qui a toujours dit et affirmé que les problèmes économiques étaient dus aux étrangers qui venaient voler le pain des Français ?

On peut donc faire toutes les études que l'on veut en disant que le vote FN est un vote contre le chômage, ce vote est d'abord un vote raciste puisque ce parti est le seul à faire le lien, horriblement faux mais efficace, entre les deux !

Si on dit que le chômage est en parti dû à des allocations chômage qui ne poussent pas les Français à rechercher du boulot, on n'est pas efficace. Mais si on dit que ce sont les étrangers qui le font, l'efficacité du discours est grandiose car il permet de reporter la faute sur d'autres qui n'ont pas la même culture, la même couleur de peau et les mêmes origines ! C'est sur ce terreau que le FN croit et c'est un terreau très efficace... sauf qu'il est faux et qu'il ne résoudra rien quand le FN viendra au pouvoir...

Pire : il accroitra nos problèmes en isolant notre pays sur l'échelle internationale. La solution sera donc pire que le mal et enfermera la France dans une situation inextricable car basée sur des faits erronés aboutissant à la mise en oeuvre de mauvaises solutions...

L'immigration ne fait pas monter le FN en tant que telle, ni même l'insécurité. L'une car elle n'est pas un problème en soi, et l'autre car elle touche une frange de la population beaucoup moins importante que le chômage. Mais si on lie, comme le FN est le seul à le faire, immigration avec chômage et immigration avec insécurité, le FN explose ses scores en disant que les problèmes économiques viennent de causes extérieures au peuple Français, même si c'est faux !

Il est donc faux de dire que le vote FN n'est pas un vote contre les étrangers ! Bien au contraire, c'est un vote anti-étrangers car il donne le prétexte à ce racisme !

Aux politiques de lutter contre le chômage afin de démonter ce discours faux du FN : là-dessus cet article a raison...

Un article du journal 'Le Monde' daté du 17 décembre 2015

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La percée du FN est un vote contre le chômage, non contre les étrangers
Une baisse du nombre de demandeurs d'emploi œuvrerait davantage au déclin du parti frontiste qu'un débat sécuritaire ou sur l'immigration
A rebours du discours déployé par la gauche et Les Républicains, une analyse statistique du vote Front national au premier tour des élections régionales atteste la prévalence de la question sociale, et en particulier du chômage, comme un des principaux motifs du vote FN.

Les réalités migratoires et sécuritaires ont, en effet, beaucoup moins œuvré dans ce sens. Ce fait acte le triomphe de la stratégie d'élargissement du discours frontiste depuis l'ascension de Marine Le Pen à la tête du parti, qui tend à mordre davantage sur les considérations économiques.

Depuis 2011, le FN a effectué une mue idéologique, à la faveur d'une stratégie de captation du sentiment de déclassement des classes moyennes – notamment pointé par Eric Maurin dans La Peur du déclassement (Seuil, 2009) –, de dénonciation du désengagement de l'Etat, de l'enclavement de certains territoires, ou encore du dépérissement des services publics.

Le FN se nourrit aussi du divorce désormais patent entre une élite urbaine et mobile dans la mondialisation et les classes populaires des régions sinistrées en marge de la croissance. Ainsi, la généalogie ultradroitière du parti, ainsi que ses vieux thèmes de prédilection qu'étaient l'immigration, la préférence nationale et l'insécurité, ne sont plus que les parties d'un tout beaucoup plus large.

La forte percée du Front national lors des élections régionales du 6 décembre doit s'analyser à l'aune de cette nouvelle grille de lecture. Nous avons confronté les résultats du premier tour aux données de l'Insee et de l'Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales sur le chômage, l'immigration et les crimes et délits déclarés au niveau départemental, avec pour objectif de hiérarchiser les motifs du vote Front national en établissant l'intensité et le sens de la corrélation entre le vote frontiste lors de cette consultation et ces trois variables (chômage, immigration, insécurité).

Les résultats attestent le triomphe de la nouvelle stratégie électorale du FN. Ainsi, lorsque le chômage (au sens du Bureau international du travail) augmente de 1 point, le vote FN augmente de 2,6 points. De même que, pour ce premier tour, le chômage explique le vote FN pour 32,8 %.

La stagnation sociale
En effet, comme le notait le sociologue Jean-Pierre Le Goff, l'émergence du chômage de masse produit " de puissants effets de déstructuration anthropologique et sociale ". Alors que la valeur travail demeure un référent individuel et collectif cardinal de la société française, l'enlisement dans la précarité produit des effets délétères dans de nombreux pans de la société. Pour l'auteur de La Fin du village (Gallimard, 2012), le chômage, en particulier des jeunes, milite pour saper " l'ethos collectif " en érodant la confiance dans l'avenir des familles.

De cette défiance envers l'avenir naîtrait le creuset du vote frontiste. Elle serait également nourrie par la stagnation sociale confirmée par l'enquête de Camille Peugny (Paris-VIII, Observatoire sociologique du changement/Sciences Po) sur " La dynamique générationnelle de la mobilité sociale " (Idées économiques et sociales n° 175, 2014), dans laquelle le sociologue notait une relative stagnation des positions sociales intergénérationnelles entre 1986 et 2009. En 1986, 36 % des individus (hommes et femmes) appartenaient à la même catégorie sociale que leur père, contre 34 % en 2009.

Parallèlement, si l'on s'intéresse à la présence d'étrangers et à l'insécurité avoisinante, mesurées respectivement par la part de population étrangère et le nombre de crimes et délits rapporté à la population, on constate que ces deux réalités n'alimentent pas le vote FN, à l'inverse du chômage.

Les crimes et délits n'expliquent, en effet, que 3,1 % du vote frontiste pour ce premier tour et la concentration de populations étrangères n'explique, quant à elle, que 3,9 % de ce vote. Plus encore, ces variables sont négativement corrélées au vote FN (cœfficients respectifs de – 0,525 et – 0,687).

Pour simplifier, on peut donc dire que moins il y a eu de crimes et délits rapportés localement, moins il y a d'étrangers établis, et plus on a voté FN dimanche 6 décembre. Ainsi, la défiance vis-à-vis de la figure de l'étranger et la peur de l'insécurité semblent davantage relever d'un sentiment et d'une crainte. C'est donc bien la perception déformée d'un environnement conçu et appréhendé comme anxiogène qui nourrit le vote FN, plutôt que des expériences réellement subies par les individus au niveau local.

La riposte contre le Front national doit donc s'établir sur un terrain économique, et non sociétal. Une décrue du chômage devrait, en effet, davantage œuvrer à un déclin du FN qu'un débat strictement sécuritaire ou se cristallisant sur les effets de l'immigration, puisque, en définitive, celui-ci ne ferait qu'entretenir les craintes sur lesquelles repose une partie du vote FN.

Trois réponses de nature économique doivent alors être prioritairement apportées : la lutte contre le chômage des jeunes, l'amélioration de la mobilité sociale et la résorption de la fracture territoriale.

Sans la mobilisation de signaux forts dans ce domaine, le désenchantement politique qu'incarne le vote FN pourrait s'étendre un jour aux ferments de nos valeurs républicaines.

Par Philippe Englebert et Faÿçal Hafied

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Rédigé par Philippe NOVIANT

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Publié le 21 Avril 2016

Est-ce de cette manière que l'on créera de l'emploi dans notre pays ?

De beaux discours et de l'idéologie. C'est avec toujours ces mêmes vieilles recettes éculées, que l'on veut résoudre le problème du chômage dans notre pays.

Pour faire baisser le chômage, il faut assouplir le marché du travail, comme on le fait ailleurs, en Suisse par exemple. Pour cela, il faut travailler avec les patrons pour leur demander quels sont leurs désirs et attentes en la matière. C'est le patron qui crée l'emploi, travailler avec lui est donc indispensable.

Il faut appliquer les recettes qui ont été faites ailleurs : limiter les indemnités chômage, engager des moyens conséquents sur la formation, afin d'améliorer la qualification de notre population, puisque les travaux les moins qualifiés sont externalisés.

Il ne faut pas chercher les petites recettes miracles mais engager une véritable révolution en matière de travail et de son droit, même si ça ne plaira pas forcément à tout le monde, et aux syndicats en particulier.

C'est à ce prix que la France rattrapera son retard à l'international, en restant ferme et en ayant à l'idée de privilégier l'intérêt général vis à vis de corporatisme néfaste à la cohésion de notre pays.

Un article du journal 'Le Monde' daté du 16 décembre 2015

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Le premier ministre annonce des mesures sur l'emploi sans en détailler le contenu

à peine les résultats du second tour des régionales connus, le dossier de l'emploi, passé au second plan dans le discours de l'exécutif depuis les attentats du 13 novembre, a instantanément ressurgi. Peu après 20 heures, dimanche 13 décembre, Manuel Valls estimait ainsi, dans son intervention, que le verdict des urnes constituait une " injonction " à " agir, sans relâche, plus vite ", contre le chômage : " L'emploi, la formation des chômeurs, l'apprentissage pour nos jeunes doivent mobiliser plus que jamais toute notre énergie. "

La lutte contre le terrorisme, au lendemain de ce second tour, n'est donc plus la seule boussole de l'exécutif. Au " 20 heures " de France 2, lundi soir, le premier ministre a d'ailleurs établi le parallèle : " Il y a une urgence pour lutter contre le terrorisme, il y a aussi une urgence pour lutter contre le chômage. "" Le président de la République et le gouvernement feront des annonces en janvier, car il faut aller vite ", a-t-il précisé. Faire des efforts en matière de formation des chômeurs de longue durée, " mettre le paquet " sur l'apprentissage, ou " encourager " au plan fiscal les emplois de services : le chef du gouvernement n'a cependant rien annoncé de concret ni de nouveau.

La ministre du travail, Myriam El Khomri, qui devrait présenter en mars 2016 au conseil des ministres son texte sur le code du travail et le compte personnel d'activité, planche sur ces mesures concernant l'apprentissage et la formation professionnelle, que le président annoncera début janvier. " Plusieurs propositions sont à l'étude, complémentaires par rapport aux dispositifs déjà en place, notamment pour lutter contre le chômage de personnes peu ou pas qualifiées ", indique l'entourage de la ministre. De même, selon Bercy, Emmanuel Macron fera des propositions " dans la semaine ", dans le cadre de la loi sur les " nouvelles opportunités économiques " présentée en janvier 2016 au conseil des ministres. Celles-ci demeurent pour l'heure inconnues.

L'Elysée le confirme : ces deux dossiers, antiterrorisme et emploi, constitueront les deux enjeux majeurs d'ici à la présidentielle de 2017. " Les sujets régaliens identitaires, nationaux, sont bien en main, estime un collaborateur du président. De l'autre côté, il y a la conjoncture économique et sociale. " Laquelle l'est nettement moins. Un intime du président en atteste : " Hollande a quand même un problème important : l'engagement sur le chômage. Et là, je ne sais pas comment il fait. Lancer une candidature adossée à un reniement, ce n'est pas simple. C'est un argument qui fera mal, notamment face au Front national. Cela coûtera cher. "

" Il n'y a pas de formule magique "
D'où ce retour en force de la lutte contre le chômage dans le discours gouvernemental. " On a deux millions de personnes difficilement employables, il faut tout mobiliser pour les remettre dans l'emploi et montrer que la volonté politique prend le pas sur l'administratif ", estime un ministre influent, qui lance même l'hypothèse de " la création d'un haut-commissariat ayant autorité sur Pôle emploi et sur tous les acteurs du système ".

S'agissant de la promesse numéro un du président Hollande, la palette d'actions nouvelles, à dix-sept mois de la présidentielle, demeure cependant forcément limitée. " Il n'y a pas de formule magique contre le chômage, sinon je pense que les gouvernements l'auraient appliquée depuis longtemps ", rappelle un ami de François Hollande. " Tous les instruments sont déjà sur la table et programmés, confirme un autre proche du président. C'est un peu normal qu'il y ait de l'autoallumage dans les états-majors parce que le moment s'y prête, et il y aura peut-être une ou deux choses annoncées plus vite que prévu. Mais il n'y a pas une solution que l'on viendrait lâcher maintenant avec nos petits bras musclés. Il ne peut y avoir de réponse miracle à une situation bien connue par ailleurs. "

B. Bo. et David Revault d'Allonnes

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Rédigé par Philippe NOVIANT

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Publié le 20 Avril 2016

Oui aux hauts salaires dans la fonction publique... justifiés par un service rendu à l'intérêt général !

Un salaire de 180 000 euros brut ou 190 000 euros brut, non justifié par un service rendu à l'intérêt général, c'est un peu cher payé...

S'il y a compétence et capacité pour ces postes, la rémunération doit avoir une forte composante variable basée sur des objectifs liés à un service rendu vis à vis de l'intérêt général. A priori, ce n'est pas comme cela que ces salaires ont été votés. C'est une faute, une faute grave car on parle ici d'argent public provenant directement des poches du contribuable.

Payer aussi cher des présidents qui ne servent que des minorités est choquant dans un pays qui se noie dans une mauvaise gestion permanente depuis plus de 30 ans.

Il est définitivement temps que ces pratiques cessent !

Un article du journal 'Le Monde' daté du 15 décembre 2015

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Débat autour des salaires des présidents de groupement universitaire
Paris sciences et lettres et Paris Saclay n'ont pas respecté la consigne gouvernementale
Combien doivent gagner les dirigeants des mastodontes universitaires voulus par le gouvernement, au moment où le monde de l'enseignement supérieur traverse une grave crise de financement ? La polémique enfle sur la rémunération du président de la communauté d'universités et d'établissements (Comue) Paris sciences et lettres (PSL), Thierry Coulhon. Son salaire annuel de 180 000 euros brut, voté lors d'un conseil d'administration de PSL début novembre, passe mal.

Cette rémunération a été dénoncée le 23 novembre par le Conseil national de l'enseignement supérieur et de la recherche (Cneser), l'organisme consultatif du supérieur, qui a décidé de voter contre l'entrée de quatre nouveaux établissements – dont l'EHESS – dans Paris sciences et lettres, qui regroupe déjà le Collège de France, l'Ecole normale supérieure ou encore l'université Paris-Dauphine. Motif : l'élitisme de cette Comue.

Le même jour, le président de la Comue Paris-Saclay – un autre regroupement, dont font partie Polytechnique, HEC ou encore l'université Paris-Sud –, Gilles Bloch, se voyait attribuer par son conseil un salaire de 190 000 euros brut.

Ces mégastructures, capables de faire jouer leur masse critique pour obtenir des financements et être plus visibles dans un monde universitaire ouvert à la concurrence internationale, ont été créées par la loi sur l'enseignement supérieur de juillet 2013.

La rémunération des présidents de Comue avait alors fait l'objet d'intenses discussions en coulisses avec le ministère. Peuvent-ils gagner plus que les présidents d'université qu'ils chapeautent ? Ces derniers, s'ils ne sont pas praticiens hospitaliers, perçoivent un salaire brut annuel de l'ordre de 105 000 euros (dont une prime de 27 000 euros). Les finances du supérieur étant très serrées, rouvrir la boîte de Pandore était risqué.

En septembre, à la demande du ministère, le vote sur le salaire de Thierry Coulhon avait été ajourné. Et, dans le but d'aligner la rémunération des présidents de Comue sur celle des présidents d'université, un décret, publié le 15 septembre, a étendu aux premiers la prime de charge administrative accordée aux enseignants-chercheurs devenant présidents d'université…

C'était compter sans les promesses de PSL et Paris-Saclay à leurs présidents. Ces deux Comue sont en effet les seules à avoir choisi d'ignorer le message… Explications : M. Coulhon est entré en fonction par intérim dès le mois de février, avec ce salaire. Ancien président de l'université Cergy-Pontoise, cet ex-directeur adjoint du cabinet de Valérie Pécresse au ministère de l'enseignement supérieur venait de quitter la direction du Mathematical Sciences Institute, à l'Australian National University de Canberra (Australie), et avait obtenu le maintien de sa rémunération. Ce qui avait déjà été approuvé par le conseil d'administration de PSL en janvier.

" Loin d'être scandaleux "
" Très peu de personnes ont la légitimité académique, les compétences et la capacité pour ce poste. Ce n'est pas scandaleux, loin de là ", défend le président de l'Ecole normale supérieure, Marc Mézard. Président de l'université Dauphine et du comité des rémunérations du conseil de PSL, Laurent Batsch souligne que l'ensemble des directeurs d'établissement de la Comue s'est mis d'accord.

En septembre, M. Coulhon, professeur des universités, s'est mis en disponibilité de la fonction publique pour garder son salaire, avec un statut contractuel. " Les Comue décompartimentent le système français des universités et des écoles. Elles nous exposent à la compétition internationale, et chacun doit être jugé sur son parcours, se défend-il. Ce débat est sain : il faut poser la question des rémunérations du supérieur qui sont insuffisantes, en se référant à la performance, et dans la transparence. "

" On ne peut pas se permettre ce débat, répond Patrick Bernard, professeur de mathématiques à l'Ecole normale supérieure et élu au conseil d'administration de PSL. Les chercheurs sont très courtisés à l'étranger, ils restent en France et ne voient pas d'un très bon œil que les moyens servent à rémunérer des présidents à des montants très élevés. "

Pour M. Coulhon, son rôle est de faire de la Comue un seul établissement. Ses détracteurs voient le poste comme celui d'un coordinateur. " L'objectif d'une Comue est de mutualiser les compétences et de faire des économies. Avec de tels salaires, on donne des bâtons à ceux qui veulent taper sur les Comue en les présentant comme des couches supplémentaires coûteuses ", regrette Franck Loureiro, secrétaire national de la CFDT et membre du Cneser.

Adrien de Tricornot

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Rédigé par Philippe NOVIANT

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Publié le 19 Avril 2016

Une petite lettre envoyée à la Région Rhône-Alpes suite aux élections récentes

Mail à la région Rhône-Alpes du 15 décembre 2015

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Bonsoir,

Pendant des mois, je n'ai eu de cesses de porter à votre attention les problèmes causés par la SNCF vis à vis de leurs clients.

Pendant des mois, je n'ai eu droit, de votre part qu'à un silence assourdissant...

Et pourtant, votre rôle est de défendre l'électeur vis à vis d'une entreprise construite sur un ADN lui dictant d'abuser de ses clients qu'elle appelle trop souvent usagers !

Vous mêmes avez été pris, et continuez à l'être, pour des guignols par cette boite !

Quand le client demande à être remboursé, elle dit que c'est à vous qu'il faut s'adresser en oubliant joyeusement que vous avez la charge de la payer pour faire le travail qui lui incombe ! Vous aviez la charge de taper du poing sur la table en défendant l'intérêt général, mais vous n'avez rien fait !

En attendant, pendant trop longtemps, élus de la Région et la SNCF se sont tapés dans le dos en se tutoyant effrontément lors des comités de ligne ! Le plus lamentable a été indéniablement les prestations médiocres de Mme Gwendoline Delbos-Corfield qui a demandé plusieurs fois, en comité de ligne, à l'audience de bien vouloir l'excuser de son inexpérience car elle remplaçait une démissionnaire et ne prenait jamais le train ! Inutile de vous dire que ma campagne a été active contre EELV !

Lors de ces mêmes comités de ligne, pendant que la Région demandait à la SNCF de rembourser sa clientèle, la SNCF répondait que ça ne rentrait pas dans ses plans et les élus n'ont rien dit ! Merci Mme Gwendoline Delbos-Corfield !

Aujourd'hui le vent du boulet FN n'est pas passé loin et a renversé quelques quilles ! La gauche a été sanctionnée, et vient le tour de la droite.

Rassurez-vous, la droite ne sera pas meilleure, cependant, le danger FN guette et attaquera les élus qui continueront à profiter de leur place sans engager les actions vis à vis de l'intérêt général.

Vous avez perdu aujourd'hui, la droite perdra sans aucun doute demain, mais quand l'électeur en aura marre de voter tantôt à gauche, tantôt à droite, pour le même résultat, vers qui se tournera-t-il in fine ?

Je me réjouis de voir une équipe qui a oublié son électorat perdre. Je me réjouis beaucoup moins de voir à brève échéance une bande de fachots envoyer aux gémonies toutes les valeurs de la République. Vous en porterez, par vos oeillères, et par le goût des buffets des comités de ligne, l'entière responsabilité.

Bien le bonsoir et bon débarras.


Philippe NOVIANT

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Rédigé par Philippe NOVIANT

Publié dans #Parti Renouveau Politique

Publié le 18 Avril 2016

Ce profil sortira-t-il notre pays de l'ornière ?

Le CV de M. Laurent Wauquiez, c'est une agrégation d'histoire, un diplôme de l'Institut d'études politiques de Paris, un DEA de droit public, et un diplôme l'École nationale d'administration (ENA). En clair et en bref, le même CV, la même formation que les politiques qui nous gouvernent depuis 30 ans et qui sont incapables de voter un budget à l'équilibre.

Mais par dessus tout cela, une ambition sans borne et une volonté d'écarter tous ses adversaires pour arriver au pouvoir, y compris au prix de petites trahisons.

Une campagne bien branchée sur la ligne du FN réussira-t-elle en Auvergne-Rhône-Alpes ?

Le problème, c'est qu'avec cette élection, on a un cumulard de première à la tête de la Région ! Petit résumé :
- Président de région
- Député
- Maire
- N° 2 des Républicains

Ca fait beaucoup non ? N'imaginez-donc pas que ce Monsieur fera quelque chose pour la Région, et pour cause... il n'en aura pas le temps...

Un article du journal 'Le Monde' daté du 15 décembre 2015

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Wauquiez, un ambitieux à la tête de la deuxième région de France
Le numéro trois des Républicains s'impose en Auvergne-Rhône-Alpes
Laurent Wauquiez n'en finit pas de sourire, devant la marée de drapeaux français brandis par ses supporteurs qui menace d'engloutir ses colistiers, les caméras des journalistes et même sa mère, sa femme et ses deux jeunes enfants. En dépit d'une réserve de voix quasi inexistante à l'issue du premier tour, le numéro trois du parti Les Républicains (LR) vient de l'emporter en Auvergne-Rhône-Alpes, la deuxième région la plus peuplée de France, avec ses 7,7 millions d'habitants.

Une distance de quatre points sur son rival socialiste Jean-Jack Queyranne. Une progression de plus de 400 000 voix en une semaine. Et un Front national dont le résultat en pourcentage s'est légèrement effrité, passant de 25,52 % à 22,55 % : Laurent Wauquiez a tout de suite compris que cette victoire, à tout juste 40 ans, lui permet de s'imposer au sein des Républicains, lui dont les positions droitières sont contestées depuis des mois par les plus modérés de son propre camp. " Nous avons gagné parce que les électeurs veulent des responsables politiques qui assument leurs valeurs et leurs convictions ", martèle-t-il déjà.

Dans la foule, quelques-uns de ses colistiers venus du MoDem et de l'UDI, avec lesquels il avait tissé une alliance électorale dès l'été, applaudissent eux aussi la victoire. Malgré une campagne très musclée, les voix des électeurs centristes n'ont pas manqué. Même l'appel du chef de file du FN à Clermont-Ferrand, au lendemain du premier tour, en faveur de Laurent Wauquiez, ne les a pas ébranlés. Pas plus qu'un tract, rédigé par le député LR du Rhône Philippe Meunier, membre de la droite populaire, qui ressemblait à s'y méprendre à ceux du FN. " Immigration, ça suffit ! Hollande, ça suffit ! Bruxelles, ça suffit ! ", clamait le document, sous une photo de Laurent Wauquiez et de Philippe Meunier.

Entourée de supporteurs de l'UMP, Anne Pellet, une élue MoDem proche de François Bayrou, reconnaît doucement : " C'est vrai que cela ne m'a pas fait plaisir… Mais on a fait en sorte que cela ne se sache pas trop… " A trois pas, cependant, Philippe Meunier s'en amuse : " Les gens du MoDem ont dit que mon tract était un faux. Mais je peux vous assurer que dans ma circonscription, celle où se présentait auparavant le FN Bruno Gollnisch, je tiens cette ligne depuis mon élection en 2007, et qu'en 2012 j'ai amélioré mon score ! "

Sur la mezzanine d'un bar branché du quartier de la Confluence, à Lyon, où a lieu sa soirée électorale, Laurent Wauquiez reprend son souffle, un peu à l'écart des militants. " J'ai fait reculer le FN en assumant mes valeurs, en défendant la baisse des impôts, le travail contre l'assistanat, l'exemplarité des élus et une République ferme contre le communautarisme, triomphe-t-il. Oui, je suis pour une politique d'assimilation contre le multiculturalisme, oui, je veux qu'on arrête de lâcher sur la sécurité. Nos électeurs en ont assez des fausses pudeurs. Face à la défiance qui s'est exprimée au premier tour, la droite doit retrouver une colonne vertébrale ! "

Etriller la gauche
Après avoir mené la première partie de sa campagne sur la baisse de la fiscalité, le " bad boy " de la droite n'a pas hésité à étriller la gauche, en affirmant : " On est sûrement dans une des régions qui a accumulé le plus de scandales et de mauvaise gestion. " Puis il a pris le risque de bousculer ses troupes en participant, le 2 novembre, à une réunion des militants de La Manif pour tous opposés au mariage gay, en compagnie du chef de file du FN et de celui de Debout la France.

Au lendemain des attentats du 13 novembre, celui qui était devenu député à 29 ans grâce au parrainage de Jacques Barrot, figure tutélaire de la démocratie chrétienne, a davantage viré vers la droite dure, proposant d'emprisonner 4 000 personnes faisant l'objet d'une fiche " S " (pour " atteinte à la sûreté de l'Etat ") et d'équiper tous les lycées de portiques de sécurité. " Une campagne crapuleuse ", avait résumé le socialiste Jean-Jack Queyranne, habituellement plus policé.

Pourtant, dans cette vaste région issue de la fusion de l'Auvergne et de Rhône-Alpes, dirigées par la gauche depuis onze ans, ni le PS, qui a bénéficié du seul report des voix écologistes et communistes, ni le FN, qui a à peu près maintenu le nombre de ses suffrages du premier tour, n'ont profité de la hausse de 8,77 points de la participation. Et c'est bien parmi les abstentionnistes du premier tour que l'énarque-normalien agrégé d'histoire qui fustige sans cesse les " élites parisiennes " a glané les voix nécessaires pour l'emporter.

En coulisses, son équipe lui montre le tweet de Nicolas Sarkozy : " Cher@laurentwauquiez, tes convictions, ton énergie et ton projet ont fait basculer la région Rhône-Alpes-Auvergne. Félicitations ! – NS. " Il en sourit, radieux. L'ex-président de la République a déjà annoncé sa volonté de se lancer dans un vaste travail de rénovation idéologique et son ancien ministre se sent désormais un acteur incontournable.

Contraint de soutenir celui qui lui avait été préféré pour mener la campagne, l'ex-commissaire européen Michel Barnier, figure de la droite modérée dans la région, avait prévenu lors de son unique meeting commun avec le député et maire du Puy-en-Velay : " L'alternance politique ne sera possible qu'au travers d'une alliance sincère entre une droite républicaine – vraiment républicaine ! – et un centre fort. " Nous y voilà. Seulement, contrairement à ce que pensait Michel Barnier, Laurent Wauquiez, " ce républicain qui veut faire la guerre à tout le monde et alterne la séduction et l'intimidation ", selon l'un de ses colistiers, a triomphé sur sa ligne ambivalente.

" Spectre plus large "
Parmi les résultats qui, maintenant, s'affichent sur les écrans de télévision, l'Aquitaine reste colorée en rose. A Bordeaux, les socialistes distancent de sept points la première adjointe d'Alain Juppé dans son propre fief. Cela n'échappe pas à la petite équipe de Laurent Wauquiez. Il y a encore quelques jours, l'ancien premier ministre de Jacques Chirac ne cachait pas son aversion pour l'adepte de la ligne impulsée par le maurrassien Patrick Buisson. M. Wauquiez ne dément pas consulter encore l'ancien conseiller de Nicolas Sarkozy, pourtant banni par l'ex-président de la République. " Mais Buisson était uniquement sur la sécurité. Moi, je suis sur un spectre plus large ", se félicite-t-il.

L'ambitieux n'a encore jamais précisé ses intentions quant à la primaire des Républicains, qui se déroulera en novembre 2016. Il répète cependant trop souvent que sa victoire est " aussi celle du renouvellement " pour ne pas inquiéter ses rivaux. " S'il gagne, on ne le tiendra plus ", disaient déjà les sarkozystes après le premier tour. Ils ne croyaient pas si bien dire.

Raphaëlle Bacqué

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Rédigé par Philippe NOVIANT

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Publié le 15 Avril 2016

Quand des Français décident de se tirer une balle dans le pied

Il est faux et archi-faux de dire que le FN est la solution à nos problèmes. Ce parti est rempli de racisme et de xénophobie, c'est un fait, et ce n'est pas avec ces préceptes que l'on réussira à sortir la France de l'ornière !

Pire, le profil type du politicien incapable et incompétent est connu depuis 30 ans : un juriste, si possible sorti de Sciences-Po et ENA. Qu'a comme profil Marine Le Pen ? Un profil juridique car elle est avocate !

Quand se rendra-t-on compte que ces profils de juristes sont incapables de sortir notre pays de la situation dans laquelle il est enfermé actuellement ?

Quand on dit, dans cet article, que des gens crèvent la faim, le FN pourra-t-il résoudre cet état de fait avec sa haine de l'autre, son racisme, sa xénophobie et son populisme à deux balles ?

Peut-on penser que le FN aidera les agriculteurs ? Quel est le programme du FN disant qu'il y aura moins d'administratif ? Quand des gens sont mis dans une propriété de la SNCF, peut-on réellement dire qu'on "leur donne tout" ? N'est-ce pas un mensonge éhonté ?

A entendre certaines personnes, les immigrés "ont de l'argent facilement" tandis que d'autres non rien... Là aussi, un mensonge basé sur la comparaison des souffrances qui ne grandit personne.

Pendant ce temps là, on laisse grandir la rumeur disant que l'on ouvre la porte aux immigrés en leur faisant des ponts d'or, et le FN monte, le mensonge avec, et les problèmes resteront tels qu'ils sont puisque, pendant que le FN était à l'assemblée nationale ou aux affaires dans certaines communes, la plus-value était inexistante par rapport à la concurrence UMP ou PS.

Et on prend le principe que les immigrés font tout péter, alors même que ce sont des Français et Belges qui ont fait ça. Il y a sans doute eu un gros défaut d'intégration de certains individus dans notre pays, mais ce qui est sûr c'est que ce n'est pas la haine et la xénophobie qui résoudra cette situation, en effet, "quand on traite les gens comme de la merde, ils se conduisent comme telle" !

Certains disent que le travail n'est pas assez valorisé et que les travailleurs règlent l'addition pour les fainéants. Ce n'est pas forcément faux, mais le FN dit que les fainéants sont les immigrés, ce qui reste largement à prouver. Il faudrait pouvoir dire que les prestations sociales ne sont pas un salaire de substitution et doivent aider à retrouver un emploi. Quand un cadre de haut niveau à 6000 Euros par mois se fait lourder et qu'il fait le tour du monde avec ses allocations chômage, il fait le jeu du FN ! Sauf que ce jeu ne sera pas gagnant car pour le FN cet individu est forcément un étranger, de préférence black ou basané...

Le FN a souvent une bonne faculté à rapporter les problèmes de notre pays, mais ils n'ont pas du tout la bonne solution. Le FN ne va pas contraindre la SNCF a faire son travail pour que les trains s'arrêtent dans les petites gares, pas plus qu'ils ne feront rouvrir les bureaux de "La Poste" qui ferment !

Voter Le Pen, c'est définitivement se tirer une balle dans le pied et quand on a une balle dans le pied, c'est dur d'avancer et de rattraper les autres qui sont devant nous...

Un article du journal 'Le Monde' daté du 12 décembre 2015

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Voyage à l'intérieur du peuple FN
Agriculteurs, artisans, commerçants, chômeurs ou employés, dimanche, ils ont voté, souvent pour la première fois, en faveur du parti d'extrême droite. Dans un cocktail où se mêlent la colère, un sentiment d'abandon, le rejet de l'étranger et le repli sur soi
Aller à la rencontre des nouveaux électeurs du Front national, c'est entreprendre un voyage au pays de l'intranquillité. Dans une France où le sentiment étouffant de relégation a pris le pas sur une certaine douceur de vivre. Où l'avenir est synonyme d'anxiété. Où la colère débouche sur le rejet de l'autre et surtout des personnes qui se succèdent au pouvoir depuis des années. Parmi les six millions de Français qui ont placé l'extrême droite en tête au premier tour des élections régionales, le 6 décembre, beaucoup n'avaient jamais mis un bulletin FN dans l'urne avant 2012. La plupart sont décidés à recommencer dimanche 13 décembre.

" Ils ne se rendent pas compte que certains crèvent presque de faim. " François (le prénom a été changé) ne se plaint pas pour lui -même, mais pour les gens du pays en situation de détresse sociale. " Ils ", ce sont ceux qui décident. Cet agriculteur de 42 ans explique combien il est difficile de tirer un revenu de son activité, malgré des journées de labeur bien remplies. Implanté à proximité de Guérigny, dans la Nièvre, il a repris l'exploitation de son père après avoir été employé dans le secteur du machinisme agricole, où il gagnait bien sa vie. " Plus qu'aujourd'hui ", précise-t-il. A ce sentiment de ne pas être rétribué à la hauteur de ses efforts s'ajoutent les tracas du quotidien, les multiples normes à respecter, les contrôles jugés intrusifs de l'administration. Au cours des derniers mois, il a aussi fallu composer avec la sécheresse et la fièvre catarrhale ovine. Pendant ce temps-là, à Poiseux, village situé à quelques kilomètres de sa ferme, des familles de réfugiés en provenance de Calais ont été installées dans une propriété de la RATP. " On leur donne tout, commente François. C'est un partage de la richesse qu'on ne peut plus se permettre. "

On est bien loin de Calais, ville épicentre du tremblement de terre FN. Plus on se rapproche de la jungle des migrants, plus les scores de Marine Le Pen montent en flèche. A Rebreuve-sur-Canche, village de 220 habitants au milieu des champs, le FN a récolté au premier tour 70 % des voix. Un record pour le département du Pas-de-Calais. Devant la petite école, qui accueille 21 élèves des communes alentours, Virginie, 33 ans et mère de trois enfants, fait partie de ceux qui ont choisi l'extrême droite. " Avec tous les immigrés qu'il y a par ici…Dans le village, il n'y en a pas mais à Saint-Omer ou à Calais, ils les lâchent dans la nature ! Ce qui me dégoûte le plus, c'est qu'ils ont de l'argent facilement alors qu'il y a des Français dans le besoin, des sans-abri qui n'ont rien. C'est écœurant. "

L'immigré, l'un des plus puissants moteurs du vote FN. Il y a celui qu'on a vu, et celui qu'on invente. Depuis quelques semaines, un étrange bruit s'est répandu au Lude, dans la Sarthe : la mairie, dirigée par le châtelain local, le comte Louis-Jean de Nicolaÿ (LR), aurait donné son accord pour que des migrants viennent s'installer. C'est faux, le maire, assailli d'interpellations, n'a cessé de démentir. Mais la rumeur a la peau dure au bar du Kiosque. Même si tous ne s'accordent pas sur les chiffres : pour l'un, c'est " une douzaine " de familles venues de " là-bas " qui va bientôt arriver, pour l'autre " une quinzaine "…

Au pied des tourelles de son château de la Renaissance, campé sur la rive du Loir, Le Lude semble comme claquemuré. A l'entrée de la commune, qui ne compte plus que 4 000 habitants – la population est retombée en dessous de son niveau d'il y a quarante ans –, les grilles closes de la laiterie Candia, fermée depuis un an : 185 emplois rayés de la carte. Ici, le FN a recueilli 33,36 % des voix au premier tour des régionales, en progression de plus de 12 points par rapport au score de Marine Le Pen au premier tour de la présidentielle de 2012.

Au bar de la ville, on ressasse le sentiment d'" abandon ". L'un des clients, la cinquantaine, travaillait chez Candia : il n'a pas retrouvé d'emploi, ses droits touchent à leur fin. Le second a tiré le rideau de sa boutique d'électricité depuis plusieurs mois, comme la majorité des commerçants et artisans de la commune. Ils disent qu'ils en ont " ras-le-bol ", que la vie est " trop compliquée ", que " ceux qui ne travaillent pas sont plus aidés que ceux qui travaillent. " Alors, eux aussi, à leur tour, ils ont voté " Le Pen ". Ils ne citent jamais le nom de la tête de liste du FN dans la région, ça ne les intéresse pas, son programme non plus. Ce qui compte, c'est " leur donner un coup de pied au cul ". " Et puis, si on veut empêcher qu'ils arrivent jusqu'ici - les immigrés - , y a que Le Pen. Les autres, on ne les croit plus, ils se fichent de nous. "

" Fermer les frontières "
Quel que soit le détour, on y revient presque à chaque fois. Il y a les difficultés sociales, et économiques, mais il y aussi dans ce vote FN, une libération de la parole xénophobe. Pour Patrice, 47 ans, artisan-maçon, les attentats du 13 novembre ont été un " déclencheur " de cette poussée du FN. Souverainiste, il n'avait jamais voté pour le père, mais juge la fille plus fréquentable : " Il faut fermer les frontières comme le dit Marine Le Pen. On accueille tout le monde et après ils se font “péter”. Les terroristes qui ont fait ça, ce sont des gens qui sont français OK, mais pas dans leurs noms.Ils viennent de l'extérieur, ils accouchent et après on dit qu'ils sont français. Moi, je dis, on les tue à la naissance et comme ça, c'est réglé. " Outrance de la parole qui aurait semblé impensable en public auparavant. Mais au bar du village de Laguépie (Tarn-et-Garonne), Patrice ose désormais.

Beaucoup se défendent d'être racistes et opposent leur ras-le-bol. " On ne peut pas accueillir tous ces immigrés, jusque-là, je ne votais pas FN, parce que ça voulait dire être facho, mais c'est pas du tout ça. " Edouard préfère témoigner sous un nom d'emprunt. Parce qu'il est syndicaliste et qu'il pourrait " avoir des problèmes ". Ce Bas-Normand de 43 ans assure que plusieurs collègues font comme lui. " On travaille, on paye des impôts et, à la fin, on a rien. Comme ceux qui n'ont rien foutu. Alors on se demande pourquoi on n'est pas resté tranquillement chez soi. "

La plupart des électeurs du FN en sont persuadés : les travailleurs règlent l'addition pour les " fainéants ". En promettant des baisses drastiques d'impôt, l'extrême droite renoue avec les patrons de petites entreprises et les commerçants, son cœur de cible dans les années 1980, époque du " reagano-lépenisme " ou celui du poujadisme du milieu des années 1950. " Je ne l'avais jamais fait, mais, cette fois, il y en a marre, j'ai voté Front national. Nous, les petites entreprises, on étouffe ", se plaint Nelly Eklinger. Cette sexagénaire à la retraite vient encore tenir la caisse tous les jours au garage-station-service qu'elle possède avec son mari depuis dix-sept ans, à Dannemarie, tranquille village du Haut-Rhin. Elle montre du doigt deux petits immeubles d'habitat social. A leur pied, trois jeunes hommes sont en train de réparer une mobylette. " Il y en a qui touchent le RSA, voient leur loyer être payé, ne font rien, restent chez eux, et quand on leur propose un travail, ils n'en veulent pas. Rien ne va plus en France ", peste Nelly.

Souvent, derrière les propos des uns et des autres, on voit émerger la peur du déracinement, de la perte des repères face au Léviathan européen. Dans la campagne sarthoise, région de bocage, où on élève vaches et chevaux, même si les revenus ne sont pas élevés, on ne vit pas mal. Arrive un propriétaire local, qui fait un arrêt avant de se rendre à la chambre d'agriculture. Il maugrée contre " l'Europe " qui vient de lui retourner son dossier de subvention de la politique agricole commune (PAC), " pour une erreur de 0,86 hectare ". " On n'en peut plus de cette administration et de ces contrôles permanents. C'est eux qui nous empêchent de travailler ", se lamente-t-il. L'Europe, le gouvernement, les élus locaux, rien ne trouve grâce à ses yeux : " Tout ce qu'ils veulent, c'est en finir avec nos villages, nos régions, tout ce qui fait notre identité. Pour eux, on est déjà mort, on n'existe pas. "

Chacun a l'impression que la survie de son coin de France tient à la prochaine décision publique. A Laguépie, on surveille de près les rails. Des rumeurs rapportent que le train pourrait ne plus marquer l'arrêt. Après la poste qui a été transformée en un petit bureau aux horaires réduites, les habitants craignent que l'usine du coin ferme. Ils redoutent surtout d'être " abandonnés " par l'Etat. Qu'il ne leur reste d'autre choix que de " crever " là. Le discours est d'autant plus surprenant que Laguépie est loin d'être une ville fantôme. A une heure et demie de route de Toulouse, le village de 700 âmes qui compte plusieurs commerces passe tranquillement l'hiver et s'anime surtout l'été. A l'année, une carrière et une petite usine de chaussures de sécurité font vivre la commune.

Les règles d'antan
Dans le département, le Parti radical de gauche a longtemps régné en maître mais les temps changent. Comme dans beaucoup d'endroits, le FN a progressé de plus de vingt points par rapport aux dernières élections. Avec 27,20 % des voix, la liste de Louis Aliot, le vice-président du Front national, n'a été devancée que par les écologistes et le Front de gauche, qui doivent beaucoup à Serge Regourd, tête de liste locale que les habitants ont plébiscité. Ce dernier, professeur de droit non encarté, ne cache pas son inquiétude pour dimanche. " Une dizaine de personnes m'ont appelé pour me dire qu'elles avaient voté pour moi car elles me connaissaient mais qu'elles donneront leur voix au FN au second tour ", se désole-t-il. Les adversaires de l'extrême droite ont toujours avancé avec cette maxime en tête : " Le FN n'a pas de réserves de voix. " Mais les règles électorales d'antan semblent obsolètes.

Il ne s'agit plus de donner un avertissement pour se raviser au second tour. Ces nouveaux électeurs veulent balayer ceux qui détiennent le pouvoir. Parmi eux, beaucoup de jeunes, qui ont voté pour la première fois dimanche. Sous le porche d'une galerie, elle aussi fermée, un jeune garçon et une jeune fille tout de noir vêtus, assis sur une marche, se partagent une cigarette et s'échangent quelques bécots. L'air soupçonneux cède vite la place à l'envie de parler : " Ici, de toute façon, il n'y a rien à faire. " Erwan et Jessica ne songent qu'à une chose : partir. Ils savent que ce n'est pas dans le village sarthois au Lude qu'ils trouveront du travail, ne savent même pas s'ils ont envie d'en chercher. La politique, ils " s'en foutent " mais, dimanche, ils sont allés voter pour la première fois. Et ils ont voté " Le Pen ", parce que c'est " un vote révolutionnaire ".

Nicolas Chapuis et nos envoyés spéciaux, Raphaëlle Besse Desmoulières, Bertrand Bissuel, Olivier Faye, Perrine Mouterde et Patrick Roger

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Rédigé par Philippe NOVIANT

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Publié le 14 Avril 2016

Il faut que la Sûreté Ferroviaire (SUGE) se mette (enfin) à travailler !

Je ne comprends pas que la SNCF, qui a son propre service de sécurité par l'intermédiaire de la Sûreté Ferroviaire (SUGE), soit aussi peu impliquée dans la sécurité offerte aux voyageurs ! Je suis utilisateur quotidien du train depuis 12 ans, et en 12 ans, j'ai vu 4 fois les hommes de la SUGE en tenue dans le train ! Dans cette même période, j'ai vu 3 fois les gendarmes !

Cela signifie que j'ai pratiquement vu autant de fois la Gendarmerie que la SUGE alors même que la SUGE n'est affectée qu'à la SNCF !

Alors, oui, après ça, on peut comprendre que mes articles sur la SUGE soient lus et critiqués : la place est belle et celui qui critique le manque de productivité des agents n'est pas vu d'un bon oeil !

Mais il se trouve que la vérité est là : le billet SNCF sert à payer des gens qui n'ont pas la productivité et n'exercent pas le travail nécessaire, non seulement à protéger les voyageurs (je ne parle pas de clients, car, pour parler du client, il faudrait parler du respect de la clientèle), mais aussi à protéger le personnel de la SNCF ! Ainsi, en décembre 2014, il y a eu 4 agressions, dont plusieurs au couteau, d'agents de la SNCF en Isère, sans que l'on ait vu pour autant un accroissement de la visibilité de la SUGE en tenue à bord des trains !

A quoi sert la SUGE ? Il serait bon qu'elle reprenne le chemin des trains en se faisant voir afin d'éviter les drames et pouvoir lutter efficacement contre la fraude !

Un article du journal 'Le Monde' daté du 25 Août 2015

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L'amélioration de la sécurité dans les trains et les gares constitue un véritable casse-tête
Le contrôle aléatoire des bagages va être renforcé a annoncé le secrétaire d'Etat aux transports
Pas sûr que cela suffise à rassurer les voyageurs. La SNCF a annoncé, dimanche 23 août, le renforcement du numéro vert " de vigilance citoyenne " pour prévenir d'éventuelles attaques terroristes dans les trains. Jusqu'ici réservé aux actes d'incivilité, le 31-17 sera élargi pour permettre aux usagers " de signaler quelque chose d'anormal, voire inquiétant, en gare ou dans un train ", a indiqué Guillaume Pepy, président de la SNCF, dans une interview publiée par Le Journal du dimanche (JDD). Quarante cheminots, " spécialisés dans la sûreté - et - formés pour identifier une vraie ou une fausse alerte ", répondront aux appels à partir du 1er septembre.

Au-delà de cette mesure, tous les spécialistes l'affirment : sécuriser un train ou une gare relève du casse-tête. " Nous savons malheureusement que les gares et les trains sont des cibles faciles. Il y a là une vraie fragilité parce qu'on ne peut pas instaurer des contrôles comme dans les aéroports ", concède un haut gradé des services de renseignements. " La sécurité ferroviaire (…) doit faire l'objet d'une nouvelle réflexion et organisation, mais il sera impossible, en raison du coût des investissements financiers liés au nombre de passagers, de bagages et de la multiplication des sites, de hisser la sécurité au niveau de celle des compagnies aériennes ", abonde le Syndicat des cadres de la sécurité intérieure (SCSI-CFDT).

Implantées la plupart du temps en centre-ville, les gares sont des espaces beaucoup plus ouverts que les aéroports. A la gare du Nord, l'une des plus fréquentées d'Europe, plus de 700 000 passagers se croisent chaque jour dans les couloirs, contre une moyenne de 175 000 à l'aéroport de Roissy - Charles-de-Gaulle et de 80 000 à l'aéroport d'Orly. " Le train en France, c'est vingt fois plus de trafic que l'aérien ", rappelle M. Pepy. Au total, 100 millions de voyageurs circulent tous les ans à bord des TGV français, qui desservent 230 gares sur les 3 000 existant en France.

L'exemple espagnol
Difficile, dans ces conditions, de mettre en place des systèmes de filtrage comme dans les aéroports, avec portiques de sécurité et passage des bagages aux rayons X. " Ou alors, les passagers devront se présenter en gare une heure avant le départ du train, comme on le fait pour prendre un avion, et accepter de voir le prix des billets augmenter pour financer ces mesures ", prévient un spécialiste des transports. En France, seules les lignes de l'Eurostar à destination de l'Angleterre sont équipées de détecteurs. Mais cela se fait dans un espace fermé et parce que l'Angleterre ne fait pas partie de l'espace Schengen.

D'autres pays européens ont néanmoins pris des mesures ces dernières années. En Espagne, pays marqué par les attentats du 11 mars 2004 à Madrid, les bagages des passagers de trains longue distance sont systématiquement contrôlés. Pour accéder à la zone des voyageurs de la gare d'Atocha à Madrid, il faut désormais passer sa valise aux rayons X et faire " scanner " son billet avant de monter dans le train. En Angleterre ou en Allemagne, à l'inverse, pas de contrôle d'identité ni des bagages mais des patrouilles dans les gares et un contrôle aléatoire des valises.

A l'aune de l'attaque déjouée dans le Thalys Amsterdam-Paris, plusieurs responsables estiment pourtant nécessaire de revoir les procédures de sécurité. " Je vais demander une commission parlementaire au Sénat pour proposer de vraies mesures de sécurité aux passagers de la SNCF ", a tweeté le sénateur-maire PS d'Alfortville (Val-de-Marne) Luc Carvounas, proche du premier ministre Manuel Valls. " Après l'attentat, nous devons sécuriser les voyageurs à bord de chaque train comme pour les vols aériens, quel que soit le coût ", a-t-il ajouté. Invité d'Europe 1 lundi matin, Alain Vidalies, le secrétaire d'Etat chargé des transports, a déjà annoncé un " contrôle aléatoire des bagages avec du personnel spécialisé " qui existe déjà mais qui va être renforcé.

De son côté, le syndicat Alliance demande que les policiers, même hors service, puissent voyager gratuitement dans les transports en commun, pour renforcer la sécurité. De même, " la réglementation du port et du transport de l'arme de service doit être élargie, simplifiée afin d'assurer au policier de bonnes conditions d'intervention quelles que soient les circonstances ", réclame le premier syndicat dans un communiqué publié samedi 22 août. En clair, les forces de l'ordre pourraient conserver leur arme sur elles, même en dehors de leur service.

Plus raisonnable, M. Pepy a estimé dans le JDD que " la seule réponse à l'attentat terroriste, dans un train ou dans la rue, est dans le travail des services de police et de renseignement ". Manière aussi, diront ses détracteurs, de botter en touche.

Cédric Pietralunga avec Isabelle Chaperon et Matthieu Suc

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Rédigé par Philippe NOVIANT

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Publié le 13 Avril 2016

M. Bernard Tapie est enfin condamné !

Enfin, cette pourriture de Bernard Tapie est condamné et il était temps !

En effet, il a tenté de nous faire croire, pendant des années, qu'il avait été floué par le Crédit Lyonnais, in fine par l'Etat, donc, par les Français, alors qu'il n'en était rien !

Rappelons nous qu'il n'a pas acheté Adidas avec son fric, mais bel et bien par l'intermédiaire du Crédit Lyonnais, donc, d'argent public venant des poches du contribuable !

Adidas était bien plus puissant que la boîte à Bernard Tapie ! Le surplus venait donc des poches du contribuable !

Quand il a revendu ses parts, il a récupéré une bonne partie de l'argent qu'avait engagée le Crédit Lyonnais. Il en a voulu plus, prétendument car le Crédit Lyonnais avait racheté une partie de ces parts, mais ce rachat ne signifie pas fraude pour autant !

C'est parce que Adidas a réussi après l'aventure Tapie qu'elle a pris de la valeur !

Bernard Tapie n'est qu'un beau parleur ! Pas une seule de ses boîtes n'a eu à dire qu'elle avait été sauvée grâce à ce Monsieur !

Bernard Tapie, ce n'est pas de l'investissement, c'est de la spéculation de base à court terme consistant à s'en mettre plein les poches en revendant des boîtes achetées en difficulté, sur lesquelles on a mis un beau cache-misère de dégraissage social !

Aujourd'hui Bernard Tapie est condamné et ce n'est que justice : demander des dédommagements alors que l'on n'a pas investi, ça s'appelle du vol !

Par contre, on n'a pas encore été au bout de la logique : Mme Christine Lagarde et surtout M. Nicolas Sarkozy sont archi-mouillés dans cette affaire : on doit aussi leur faire payer cette complicité !

Un article du journal 'Le Monde' daté du 5 décembre 2015

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Le Crédit lyonnais disculpé dans la vente d'Adidas

Le jugement de la cour d'appel prend à rebours plusieurs décisions rendues depuis dix ans
Sonnés. Interloqués. Réunis autour de Bernard Tapie, dans une salle du luxueux cabinet Shearman & Sterling, les avocats de l'homme d'affaires étudient minutieusement les 41 pages du jugement rendu jeudi 3 décembre par la cour d'appel de Paris. Vingt ans de conflit entre M. Tapie et le Crédit lyonnais, soldés par quelques phrases qui claquent.

Les époux Tapie, leurs sociétés et leurs liquidateurs judiciaires sont ainsi condamnés à rembourser les 285 millions d'euros, " 404 623 082,54 euros " avec les intérêts, versés en vertu de l'arbitrage qui avait soldé en juillet 2008 leur litige avec le Crédit lyonnais sur la revente d'Adidas en 1994, a précisé la cour d'appel. Ils devront également rembourser les coûts de la procédure d'arbitrage, soit 300 000 euros.

Un désaveu absolument cinglant opposé aux arguments avancés par M. Tapie, persuadé d'avoir été floué lors de la revente d'Adidas. " On tourne le dos à la réalité, cette même cour d'appel avait pourtant reconnu le bon droit de Bernard Tapie en 2005, assure Me Emmanuel Gaillard. Ils ne font pas mention des éléments déterminants que nous avons apportés. Cette décision est mal ficelée en fait et inique en droit. "

Les magistrats sont allés à rebours de plusieurs décisions rendues ces dernières années par la justice. Ils se sont appuyés, pour ce faire, sur l'enquête pénale menée par les juges Serge Tournaire et Guillaume Daïeff sur l'arbitrage rendu en 2008, qualifié par eux de " simulacre ". Leurs investigations ont débouché sur les mises en examen de six personnes, dont Bernard Tapie et l'un des juges-arbitres, poursuivis pour " escroquerie en bande organisée ".

Lors de l'audience au civil, le 29 septembre, l'homme d'affaires de 72 ans avait réclamé entre 516 millions et 1,174 milliard d'euros, en réparation du préjudice économique et moral qu'il estimait avoir subi. Avançant notamment qu'il avait été tenu à l'écart des réelles conditions de la vente d'Adidas et que le Crédit lyonnais avait manqué à son devoir de loyauté en ayant recours à un portage lié à des sociétés off shore, pratique illégale.

Mais selon le jugement de la cour d'appel jeudi, le " prix de vente – 2,085 milliards de francs – correspondait à la valeur réelle d'Adidas à la date de la cession ". De plus, les sociétés de M. Tapie " disposaient, à la date de la vente d'Adidas, des mêmes éléments d'information que la banque, notamment sur les perspectives de redressement d'Adidas ". Et le groupe Tapie avait des moyens d'action limités par ses " résultats catastrophiques de 1992 ", estime encore la cour. Les magistrats ont enfin jugé que " la SDBO et Clinvest ", les deux filiales du Crédit lyonnais visées par l'homme d'affaires, " n'ont pas commis les fautes qui leur sont reprochées " par Bernard Tapie.

" C'est une exécution "

" Nous allons nous pourvoir en cassation, indique Me Gaillard. Dire qu'il n'y a pas eu de faute, qu'il s'agit d'un arbitrage interne, quand tout prouve le contraire… Sans compter que l'on nous demande de rembourser plus que ce que nous avons perçu ! C'est hallucinant. C'est une exécution. "

A en croire un document produit en justice par Me Patrick Philip, avocat fiscaliste de M. Tapie, il va maintenant être compliqué pour l'Etat de récupérer la totalité de la somme allouée par la cour d'appel. En effet, sur les 345 millions d'euros perçus réellement par le Groupe Bernard Tapie, à l'issue de l'arbitrage de juillet 2008, il est resté 101,5 millions d'euros à l'homme d'affaires, après qu'il a réglé les dettes et les impôts. Dont 97 millions d'euros ont déjà été saisis par la justice pénale.

En outre, les époux Tapie ont perçu 45 millions d'euros au titre du préjudice moral. L'homme d'affaires en a investi 20 millions dans le quotidien La Provence, 5 millions sont venus apurer le passif, les époux Tapie conservant 20 millions d'euros pour leur compte. Même en tenant compte des biens immobiliers de M.Tapie, on est très loin du montant réclamé par la justice, et immédiatement exigible, car le pourvoi en cassation n'est pas suspensif.

" Cela prouve que l'Etat avait raison de considérer que le recours à l'arbitrage n'était pas la bonne manière de défendre les intérêts de l'Etat ", a commenté Michel Sapin, le ministre des finances. Quant à Me William Bourdon, l'un des conseils de l'Etat, qui n'a eu de cesse de dénoncer les " boniments " de M. Tapie et qui ne fait pas mystère de sa volonté de recouvrer très rapidement les 405 millions d'euros, il estime que " l'arrêt de la cour d'appel ne pouvait pas mieux démontrer vingt ans de manipulations et une fraude à l'intérêt général hors norme ".

G. Da. et F. Lh.

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Rédigé par Philippe NOVIANT

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Publié le 12 Avril 2016

Quand un simili-intellectuel essaie de donner des leçons de démocratie...

Très franchement, je trouve la position de ce simili-intellectuel sur le retour, complètement nulle...

En effet, son action est l'exacte contraire de ce qu'il affirme ! Il se dit "Faizeux", mais ne fait rien quand le populisme gronde et que des actions sont entreprises par d'autres ! Si ce Monsieur constate que l'action politique n'est pas efficace et ne sert pas le peuple, pourquoi ne rejoint-il pas une liste qui le fait ?

Si, pour lui, personne ne sert la démocratie et le peuple, pourquoi ne se sert-il pas de sa notoriété pour se présenter devant le peuple ?

"Faire" est le propre du "Faizeux" et non pas se trouver des excuses à deux balles pour abandonner la partie à la moindre difficulté !

M. Alexandre Jardin est un lâche et un pleutre qui veut noyer ses défauts sous le prétexte "tous pourris". Par cette action, il insulte des assemblées citoyennes qui ont la même analyse que lui, mais qui ont pris le parti, elles, de réagir face à une classe politique gangrénée par le populisme, la démagogie, l'idéologie et les beaux discours !

Il faut bien se mettre dans le crâne que le fait d'abandonner la partie en votant blanc sert les politiques ! Leur socle continuera à gagner car le vote blanc n'est pas pris en compte dans notre démocratie ! Pour faire prendre en compte ce vote blanc, il faut arriver au pouvoir, et, pour cela, il faut se présenter et agir, en un mot : IL FAUT FAIRE !

Pourquoi M. Alexandre Jardin ne rejoindrait-il pas une liste "Nous citoyens" ou équivalent en s'engageant au lieu de critiquer et de mettre tout le monde dans le même sac ?

M. Alexandre Jardin n'a pas fait montre de son intelligence dans cet article et loin s'en faut...

Cependant, M. Alexandre Jardin fait aujourd'hui partie de la majorité, tant l'on constate que les abstentionnistes forment le premier parti de France.

Si on a une classe politique médiocre et un pays qui se meurt, c'est la faute à nos politiques mais les politiques sont élus par les Français !

Peuple Français, nous avons les dirigeants que l'on mérite, alors bougeons nous, ou mourrons !

Un article du journal 'L'Opinion' daté du 30 novembre 2015

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Elections régionales
La profession de foi d’Alexandre Jardin: #SANSMOI
Alexandre Jardin 30 novembre 2015 à 14h58

«Par civisme et pour prendre clairement le parti des Faizeux, des vivants contre les gardiens gris de l’inertie, je voterai aux élections régionales, mais je voterai BLANC», écrit Alexandre Jardin

En France, les gagnants du système bloquent toute réforme et empêchent tout espoir concret de naître. Les gardiens de l’inertie se sont ligués, implicitement, pour préserver leur fromage et éluder le peuple qui, aux élections régionales, va forcément retourner la table.

Les citoyens sont empêchés de renouveler l'offre politique par le monopole d'investiture des partis déjà subventionnés ; alors que leurs membres cumulés représentent moins de… 2 % de la nation. Les chômeurs sont victimes de règles qui ne profitent qu'à ceux qui ont déjà un emploi. Les jeunes n'ont pas de place dans un système conçu par et, surtout, pour les baby boomers. Les femmes subissent partout la mâlocratie. Les citoyens de confession musulmane sont sommés de se désolidariser publiquement de tueurs en série. La province est mise sous tutelle par une capitale énarchisée qui vit comme une tomate hors-sol. Les enfants du peuple sont broyés par un système inaccessible au doute qui rêve de fabriquer « 80 % de bacheliers » et non 80 % de jeunes ayant un métier. Les Faizeux de tous poils sont dominés par les Diseux qui accaparent une parole publique démonétisée, volatile. L'entrepreneur, le militant associatif et le maire restent soumis à la machinerie administrativo-politique, à ses règles ubuesques et à ses contraintes paralysantes qui se négocient en leur nom, sans tenir compte de leur avis d’opérateur du réel.

Le peuple en insurrection silencieuse. Résultat : les « outsiders » effarés, abattus ou révoltés, très largement majoritaires, ne jouent plus le jeu des « insiders ». Les praticiens de terrain - quels qu’ils soient - vomissent la technocratie régnante qui, juchée sur ses certitudes, continue sans rire à se croire détentrice de l’intérêt général et à produire de la norme à défaut d’action. Le peuple en insurrection silencieuse fait la grève du vote ou s’apprête à verser sa colère dans les urnes.

Sommes-nous un peuple d’anesthésiés, rabougri, soumis à jamais aux oukases d’un système débile, au despotisme administratif ?

Face à une telle crise de système, le débat est donc désormais identitaire. Qui sommes-nous, nous Français ?

Sommes-nous un peuple d’anesthésiés, rabougri, soumis à jamais aux oukases d’un système débile, au despotisme administratif ? Ou sommes-nous un peuple éveillé, puissant, libre et rebelle ?

Devons-nous encore une fois refuser de prendre acte de l’échec patent de nos partis et continuer à faire semblant de croire en des paroles que nous n’entendons même plus ? Ou prenons-nous, nous-même, notre destin en main ?

La cadre classique des Mini-Colbert. La France a toujours été un État, elle doit devenir une société puissante. Une société majeure, libre et solidaire et surtout sûre d’elle-même. La situation critique le commande. Ce qu'AUCUN parti gouvernemental ne propose. Tous restent figés dans le cadre classique, éternellement piloté par les Mini-Colbert (experts de la complexité publique qu’ils ont créée), qui ne fonctionne plus, prêts à enfiler les pantoufles de l’impuissance.

Par civisme et pour prendre clairement le parti des Faizeux, des vivants contre les gardiens gris de l’inertie, je voterai aux élections régionales, mais je voterai BLANC. Je ne veux plus jamais voter contre, piteusement. Ce que j'ai fait avec grande honte et insincérité depuis des décennies. Je voterai blanc même si mon vote comptera pour nul.

Désormais, ce sera #sansmoi.

Sans ma caution. Sans ma honte d’avoir si longtemps collaboré à un système usé qui désespère les gens de mon pays et mène à un processus révolutionnaire, en réalité déjà engagé. A un moment il faut dire stop à l’échec collectif, se redresser fièrement, avec cœur, et ne plus se faire impressionner par les conservateurs qui brandissent les qualificatifs ignominieux : poujadiste, populiste ! Ne vous laissez plus intimider. Nos fidélités prolongées nous ont hélas trahis.

Cessons tout déni! La culpabilisation des citoyens ne marche plus sur moi. Elle devient pure manipulation pour faire perdurer un système autiste et calcifié qui révolte la nation dans ses profondeurs et emmène irrémédiablement l'extrémisme au pouvoir. On nous dit de voter pour des partis qui feraient « barrage au FN », mais ce sont bien ces partis qui le renforcent chaque jour. Cessons tout déni et ouvrons les yeux sur l’amère réalité : voter pour les clans qui ont fabriqué le système, c’est voter pour des impuissants avérés qui font son lit depuis des décennies, tout en prétendant le combattre. Qui plus que le Parti Socialiste et l’UMP-LesRépublicains a conduit le FN aux portes du pouvoir ? Merde, ce que je dis est malheureusement vrai !

J’entre en non-coopération franche, en rupture assumée, et choisis l'action civique et altruiste de terrain pour servir la France, aux côtés des maires qui se battent

En tant que Faizeux, militant associatif engagé, j’entre en non-coopération franche, en rupture assumée, et choisis l'action civique et altruiste de terrain pour servir la France, aux côtés des maires qui se battent. Rappelons que 80 % d’entre eux sont sans attaches partisanes.

Et je me tiendrai à cette attitude de non-coopération - vote blanc, blanc de colère froide - tant que les partis de gouvernement n’auront pas refondé leur manière irresponsable de traiter la société, tant qu’ils la traiteront en vassale infantile, sans lui confier les missions opérationnelles majeures que l’Etat ne sait en réalité pas assumer. Tant que l’Etat voudra agir (si mal) à notre place, nous les Faizeux. Tant que l’Etat confondra (volontairement) société civile et corps intermédiaires ossifiés, intégrés au système administratif, stipendiés par le système. Tant que les partis n’auront pas fait leur révolution de la confiance dans les entreprises (classiques ou de l’économie sociale et solidaire), les associations et les maires qui se bougent le cul : les vrais Faizeux qui, recrus d’expérience, savent faire !

Cette position de citoyen qui fait chaque jour sa part pour servir la société française n'engage que moi, et non pas @leszebres, un mouvement civique de gens solidaires, enthousiastes et résolument libres. Des engagés de terrain qui visent haut et se tiennent droit, en obtenant des résultats déjà concrets.

Le chèque en blanc aux partis qui gèrent la déroute institutionnalisée doit s’arrêter un jour. Ayons le courage de le dire haut et fort. Ras-le-bol de la lâcheté. La rébellion positive des Faizeux commence. Laissez-nous faire, on a déjà commencé !

Quiconque se reconnaît dans ma manière de dire non à tous les visages de la fatalité peut utiliser le hashtag #sansmoi. Que chacun(e) l'utilise largement et gaiement sur les réseaux sociaux pour dire son refus de coopérer avec la France d'hier et sa volonté d’entrer dans la France qui se prend en main ! Sans plus rien attendre d’en haut.

N’ayez plus peur de vous dresser. Et criez #sans moi !

Alexandre Jardin est écrivain, co-fondateur de l’association Lire et Faire Lire et du mouvement bleublanczèbre.fr («un “do tank”, pas un think tank», précise-t-il)

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Rédigé par Philippe NOVIANT

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Publié le 11 Avril 2016

Il faut que Israël devienne un Etat de droit !

Israël est-il un état de droit ? Je ne le pense pas. Quand on se permet d'enfermer les gens sans procès, on ne peut pas se targuer d'être un Etat de droit...

Cela est indigne d'un pays qui a été fondé par un peuple qui a autant souffert au XXe siècle ! Las, cette souffrance ne sert pas à réaffirmer les droits humains élémentaires, mais au contraire à faire montre de vengeance envers les gens qui ne sont pas d'accord avec la politique de cet Etat !

Quand un peuple a tant souffert, on s'attend à ce qu'il ne fasse pas souffrir les autres et impose un véritable Etat de droit en mettant la justice au coeur de sa politique !

En enfermant de manière abusive certains de ses prisonniers, et en les forçant à s'alimenter, Israël fait tout le contraire : pauvre pays !

Un article du journal 'Le Monde' daté du 22 Août 2015

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La détention administrative contestée en Israël
L'avocat palestinien Mohammed Allan a mené deux mois de grève de la faim contre cette pratique judiciaire

Depuis plusieurs semaines, Khader Adnan est à la tête des manifestations organisées en soutien à Mohammed Allan, l'avocat palestinien de 31 ans qui vient d'interrompre sa grève de la faim commencée le 18 juin. Longue barbe et chemise à carreaux, Khader Adnan sait de quoi il parle. Ce Palestinien, accusé par Israël d'être un membre influent du Jihad islamique palestinien, est sorti le mois dernier d'une prison israélienne après une nouvelle grève de la faim de cinquante-six jours. Il était sous le coup d'une dixième détention administrative, imposée par Israël.

Héritée du mandat britannique, cette disposition permet aux autorités israéliennes de retenir quiconque pour six mois renouvelables indéfiniment, sans procès et sans informer le détenu des charges qui pèsent contre lui. La détention administrative " viole les droits de l'homme les plus élémentaires ", estime Tom Mehager. Pour cet Israélien, responsable de la communication de l'association Adalah, qui défend les droits de la minorité arabe en Israël, il faut simplement l'interdire. Une demande relayée mercredi par le sous-secrétaire général aux affaires politiques de l'ONU, Jeffrey Feltman, qui juge l'usage systématique de ces détentions et l'absence de charges publiques " incompatibles avec les standards internationaux des droits de l'homme ".

Justice d'exception

Si elle a été utilisée de manière inédite, début août, contre trois extrémistes juifs, la détention administrative est habituellement réservée aux Palestiniens soupçonnés de terrorisme. Près de 400 d'entre eux sont actuellement derrière les barreaux sous ce statut. Une justice d'exception, dont Mohammed Allan, en s'imposant une longue grève de la faim, est devenu l'opposant le plus médiatique.

Khader Adnan reconnaît le caractère " ultime " de cette méthode. Quand on l'interroge sur cette " arme ", l'ancien détenu palestinien utilise toujours la même réponse énigmatique : " Ce n'est pas une question de nourriture. C'est une question de dignité ". Le militant, très religieux, évoque aussi sa foi qui lui a permis de tenir durant ces moments d'intenses souffrances.

Dans son cas, comme dans celui de Mohammed Allan, le gouvernement israélien – qui se veut pourtant intraitable avec les " terroristes " présumés – a dû négocier. L'avocat palestinien a toujours refusé les différentes conditions proposées par les autorités israéliennes en échange de sa libération. Il a finalement bénéficié d'une décision de la Cour suprême qui a, après plusieurs reports, jugé son état incompatible avec une détention.

Impensable pour autant que les autorités israéliennes mettent fin à cette justice spécifique, bien trop pratique pour arrêter quiconque facilement, rapidement et le garder à sa guise. Jeudi 20 juillet, plusieurs ministres israéliens ont décrié la décision de la plus haute instance d'Israël sur le cas Allan. Pour la très droitière ministre (Likoud) de la culture et des sports, Miri Regev, elle crée un dangereux précédent qui pourrait inciter des centaines d'autres prisonniers à suivre cet exemple. " La Cour suprême a cédé au chantage du terroriste Mohammed Allan au lieu d'appliquer la loi ", écrit la ministre sur son compte Facebook.

Fin juillet, le gouvernement israélien a fait voter un texte qui autorise le recours à l'alimentation forcée des détenus en grève de la faim. Mais aucun prisonnier n'a, pour le moment, subi ce traitement. Après avoir été transporté à l'hôpital de Beer Sheva pour être nourri de force, Mohammed Allan a dû être transféré dans un établissement à Ashkelon car aucun personnel médical ne souhaitait prendre la responsabilité de cet acte " contraire à l'éthique médicale ", selon l'Association médicale mondiale. Idem dans la ville côtière, malgré un accord entre la direction de l'hôpital et les autorités pénitentiaires, les médecins ont refusé d'obéir.

" Les médecins israéliens ne sont pas les jouets du gouvernement israélien ", argumente Amany Dayif, un responsable de l'ONG Médecins pour les droits de l'homme en Israël, basée à Tel-Aviv. Pour l'association, l'intubation de force s'apparente purement et simplement à de la torture.

L'organisation note, dans le même temps, que le recours à la grève de la faim est un procédé de plus en plus pratiqué par les détenus palestiniens victimes de la détention administrative. Cette méthode, utilisée en dernier recours, peut entraîner la mort à partir de 42 jours, affirme un médecin israélien. En 2012, deux codétenus palestiniens, Bilal Diab et Thaer Halahleh, avaient été libérés après 77 jours sans nourriture. Au moins huit cas de longues grèves de la faim ont été recensés ces dernières années, a calculé l'organisation de prisonniers palestiniens Addameer. Toutes se sont soldées par la libération des intéressés. Aucun gréviste de la faim n'est mort durant cette même période.

Nicolas Ropert

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Rédigé par Philippe NOVIANT

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Publié le 8 Avril 2016

Un superbe article scientifique sur le racisme

Ceci est un super article basé sur le racisme. Il montre que le racisme est ancré dans l'espèce humaine car il sert à l'humanité à protéger les siens. Mais loin d'être une excuse, cet article doit servir à surmonter les aspects négatifs du racisme. L'Homme est Homme car il a su évoluer physiologiquement et de manière psychologique. Ces études doivent donc servir à surmonter nos peurs pour que l'Humanité de notre espèce ne soit plus un vain mot : ce n'est pas parce que notre instinct nous commande de la méfiance que nous devons la suivre !

A nous de montrer que nous sommes réellement des être évolués pour pouvoir nous battre contre ces principes de base de notre cerveau !

Au boulot !

Cliquer ICI pour obtenir cet article du magazine Science & Vie daté de Juin 2015

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Rédigé par Philippe NOVIANT

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Publié le 7 Avril 2016

Quand des candidats FN n'ont pas encore compris que leurs responsables mentaient

On le sait : le FN, depuis quelques années ment...

Officiellement le FN n'est plus raciste, n'est plus xénophobe... sauf qu'il affirme qu'il ne l'a jamais été...

La pilule est un peu grosse... Elle l'est tellement que même certains candidats s'y perdent !

"On peut plus dire qu'on est raciste ?
- Si, mais faut le dire entre vous, mais faut garder ça secret vis à vis de l'électeur de base !", telle est la nouvelle devise !

En clair, mentir, mentir et mentir encore pour être plus présentable ! Faire croire qu'on fait du social alors que l'ADN du FN a toujours été l'ultralibéralisme ! Il faut faire du communisme en mettant à la poubelle le Code du travail : mensonge encore, mensonge toujours !

Et le pire, c'est que ça marche ! Car il y a des gens, nombreux, à y croire !

Une grande preuve d'intelligence de Marine, mais il ne faut pas oublier que dans le mot 'Malin', il y a 'Mal' !

Ne pas oublier non-plus que tous les plus grands dictateurs sont et ont toujours été très intelligents !

Peuple Français, Marine vous ment ! Voter pour elle, c'est vous mettre une balle dans le pied et ça fait mal !

Un article du journal 'Le Monde' daté du 28 Novembre 2015

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Ces candidats FN qui tweetent tout haut…
Plusieurs candidats restent peu en phase avec la dédiabolisation voulue par le parti
Le Front national cherche des cadres. C'est la logique qui préside à la stratégie impulsée par Marine Le Pen depuis 2012, qui a fait du maillage territorial de son parti un élément essentiel pour conquérir l'Elysée. Municipales, départementales, régionales… A chaque scrutin, le parti d'extrême droite tente de présenter et de faire élire un maximum de candidats pour déceler parmi eux de potentiels responsables locaux sur lesquels pourrait s'appuyer la formation d'extrême droite.

Problème, cette stratégie se heurte parfois à un vivier de candidats peu professionnels ou peu en phase avec la dédiabolisation voulue par le parti, et qui n'hésitent pas à écrire sur les réseaux sociaux le fond de leur pensée. C'est le cas pour ces élections régionales des 6 et 13 décembre.

Le site L'Entente, opposé au FN, animé par des sympathisants de gauche, publie ainsi plusieurs messages de cette nature qui ont été écrits sur Facebook ou Twitter. Et parmi les 1 900 candidats présentés en France métropolitaine par le parti de Marine Le Pen, ce phénomène ne concerne pas que des personnes placées en bout de liste, mais aussi des chefs de file départementaux.

" Coup d'Etat "
Thierry Sénéclauze, qui a obtenu la première position dans la Drôme sur les listes de Christophe Boudot, candidat FN en Rhône-Alpes-Auvergne, a ainsi écrit sur Facebook, le 14 août, au-dessus de la photo d'un drapeau tricolore : " Je suis bleu blanc rouge. Pas noir. " Le 20 août, il a partagé une courte vidéo montrant une femme surprise dans un supermarché en train de voler des produits qu'elle tentait de dissimuler sous son voile et lâché ce commentaire : " Contre les sacs en plastique, offrez-vous une musulmane voir une burka ". Enfin, un mois plus tôt, le 20 juillet, il écrivait, toujours sur Facebook : " Nous allons affronter une terrible guerre civile qui va déboucher sur une troisième guerre mondiale. Le compte à rebours a commencé. La France a besoin d'un coup d'Etat. " Tous les messages ont été effacés depuis.

Dans l'Ouest, Bertrand Iragne, secrétaire départemental de la fédération du Morbihan et tête de liste pour ce département, s'est quant à lui interrogé, dans un jeu de mots mêlant franc-maçonnerie et judaïsme, sur la présence du Grand Orient de France sur Twitter : " Grand Orient de France sur Twitter. Ouverture au Monde ou #Compas - #Sion ? "

Son voisin de Loire-Atlantique, Samuel Potier, lui aussi secrétaire départemental et tête de liste dans son département pour les régionales, avait réagi, le 9 décembre 2014, à un propos de Michel Zerbib, journaliste à Radio J, relayé sur Twitter par le CRIF (Conseil représentatif des institutions juives de France). " Les juifs de France sont chez eux partout, les antisémites ne sont chez eux nulle part ", avait déclaré le journaliste. Ce à quoi M. Potier a ajouté : " Sans commentaires… #jesuispartout ". Invitée à réagir, la direction du FN n'a pas répondu aux sollicitations du Monde.

Le FN a déjà annoncé, mardi 24 novembre, qu'il allait convoquer devant la commission de discipline du parti un candidat en Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes coupable d'avoir comparé sur Facebook l'islam à " une hydre puante et mortifère ". " C'est un propos dégueulasse ", a réagi à son sujet Florian Philippot, vice-président du FN, qui tient à donner une image de fermeté. Impossible néanmoins de lui retirer son investiture, puisque les listes ont déjà été déposées en préfecture.

Le parti d'extrême droite avait déjà été confronté à ce genre de problème pour les départementales, en mars. De l'avis de plusieurs dirigeants, il avait alors " raclé les fonds de tiroirs " pour trouver 4 000 candidats, titulaires et suppléants, et être présent sur la majeure partie du territoire.

Olivier Faye

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Rédigé par Philippe NOVIANT

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Publié le 6 Avril 2016

Des idées pour s'améliorer en maths ?

Pour ajouter de l'eau au moulin de cet article, j'ajouterais aussi le point central concernant les programmes : parfois, on se demande si les gens chargés du programme connaissent réellement la matière !

Ainsi :

- Comment peut-on enseigner la mesure des longueurs dans un triangle rectangle, in fine, utiliser les notions de cosinus et sinus, ce, SANS UTILISER LA NOTION DE CERCLE TRIGONOMETRIQUE ? En clair, comment peut-on confondre à ce point la notion de définition et de propriété ? Les formules de détermination des longueurs dans un triangle-rectangle, découlent de la définition du sinus et du cosinus et cette définition ne peut se faire en dehors de la définition du cercle trigonométrique ! J'ai vu des programmes de 4e qui introduisaient les règles de calcul de longueur du triangle-rectangle sans présenter la notion du cercle trigonométrique, CE QUI N'A AUCUN SENS !

- Comment peut-on parler de la définition du point dérivé, sans parler préalablement de la notion de limite ? Là aussi, c'est mettre la charrue avant les boeufs car, pour comprendre la formule du point dérivé (qui ne représente que la formule du coefficient directeur d'une droite), il faut introduire la notion de limite !

- Comment peut-on parler de Thalès sans parler de triangle semblable ? Thalès est une histoire de proportion ! Thalès, c'est l'histoire d'un grand et d'un petit triangle dont l'un a ses longueurs x fois proportionnelles par rapport à l'autre, d'où des propriétés et d'où la formule de Thalès dans son ensemble et non pas partiellement !

- Comment peut-on encore donner une formule toute faite pour calculer l'équation d'une tangente à une fonction ? Quand on connait un point dérivé, on sait calculer l'équation d'une droite sans connaître par coeur une formule !

- Comment peut-on faire résoudre des équations du second degré sans dire que les formules d'identités remarquables font partie intégrante de la démonstration ?

Trop souvent, nos livres de maths ressemblent à des recettes toutes faites où il faut apprendre des formules par coeur pour résoudre des problèmes.

Les maths, ce n'est pas ça ! Les maths, c'est de la compréhension de concepts ! Des choses doivent être sues et comprises de base, mais la majeure partie doit être démontrée avant d'être apprise !

Quand on voit certains cours, on se demande si les concepts sont maîtrisés par ceux qui pondent les programmes : au vu de certains cours, j'ai des doutes, tant l'on confond trop souvent les concepts de définition et de propriétés...

Et si on renvoyait aussi, souvent, nos profs de maths en formation, ce, pour savoir enseigner mais aussi pour leur montrer d'où viennent les concepts qu'ils essaient de faire maîtriser à nos chères têtes blondes ?

Un article du journal 'Le Monde' daté du 28 Novembre 2015

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Le calcul mental et les jeux pour sauver les maths
Le Conseil national d'évaluation du système scolaire préconise des réformes pour enrayer la baisse de niveau
Apprendre les mathématiques en jouant, en utilisant des jetons ou des cubes, privilégier le calcul mental, donner du sens aux nombres et aux opérations… Alors que s'empilent les études sur la détérioration du niveau des élèves français en mathématiques, le Conseil national d'évaluation du système scolaire (Cnesco) a communiqué, jeudi 26 novembre, ses préconisations pour infléchir cette tendance.

A la lecture de ses 33 recommandations – qui résultent de deux journées de " conférence de consensus " entre scientifiques et praticiens, mi-novembre, sur l'apprentissage des nombres et opérations au primaire – se lit la volonté de redonner goût et sens à une discipline pour laquelle beaucoup d'élèves n'ont guère d'appétence. " Il y a deux jours, à Bruxelles, alors que les écoles étaient fermées en raison de l'alerte terroriste, une élève interrogée à la télévision expliquait qu'elle était contente de ne pas avoir cours de maths, raconte Jacques Grégoire, président du jury de la conférence et professeur à l'Université catholique de Louvain (Belgique). C'est une matière qui fait peur, qu'on n'aime pas. "

" Situations ludiques "
Une matière, aussi, dans laquelle les élèves ne brillent guère. Car si, d'un côté, la France se distingue par ses médaillés Fields – le " Nobel " des mathématiques –, du côté des élèves, la situation a de quoi préoccuper. Environ 40 % ont des acquis fragiles à la fin du CM2, selon une évaluation du ministère de l'éducation nationale, parue en mai. Problème : ces lacunes ont tendance à s'accroître tout au long de la scolarité. A 15 ans, 22,4 % des élèves ont un niveau très bas, selon l'édition 2012 de l'enquête PISA de l'Organisation de coopération et de développement économiques. Il y a dix ans, ils étaient 16,6 % dans ce cas.

Sur quoi butent les élèves ? " Premier problème, les grands nombres entiers, supérieurs à 10 000. A la fin du primaire, un élève sur quatre ne sait pas les écrire, rapporte Jean-François Chesné, le directeur scientifique du Cnesco. La deuxième difficulté, ce sont les nombres décimaux. Par exemple, très peu d'élèves associent 1/4 à 0,25. " Si les tables d'addition sont acquises, ce n'est pas le cas des tables de multiplication. A la question " dans 56, combien de fois 8 ? ", la moitié des élèves sèchent. S'agissant des quatre opérations posées à l'écrit (addition, soustraction, multiplication et division), " on sait que les performances baissent depuis une vingtaine d'années ", rappelle M. Chesné.

Sur la base des futurs programmes de 2016, qui définissent les objectifs à atteindre, le jury de la conférence de consensus entend faire évoluer les pratiques des enseignants. " Ce qu'on propose, ce n'est pas la révolution, prévient Jacques Grégoire. Beaucoup de choses se font déjà. " Comme -manipuler des objets (jetons, dés, bouliers, cubes emboîtables, etc.), en maternelle comme en élémentaire. Pour ce docteur en psychologie, il est essentiel de ne pas brûler les étapes : " Très vite, on entre dans l'abstraction et les symboles. Il faut davantage articuler abstrait et concret, avec des objets ou des choses du quotidien. "

Autre préconisation : privilégier le calcul mental par rapport au calcul posé à l'écrit. " Les enseignants devraient lui consacrer plus de temps, car il permet la compréhension profonde des nombres et des opérations. " Et c'est un outil de la vie de tous les jours : pour calculer un pourcentage, comprendre une facture, évaluer une distance… Préalable au calcul mental, l'apprentissage des tables d'addition et de multiplication, sur lesquelles les enseignants -doivent insister davantage pour que leurs élèves les connaissent par cœur.

En maternelle, plutôt que d'apprendre à compter jusqu'à 30, les exercices de " composition-décomposition " de petites collections – faire découvrir, par exemple, que 5, c'est 2 et 3, ou 1 et 4 – -doivent être favorisés pour faire comprendre aux enfants que les nombres sont emboîtés les uns aux autres. " C'est une rupture avec les programmes de 2002 et de 2008 qui privilégiaient le comptage, observe Rémi Brissiaud, spécialiste de l'enseignement des mathématiques. Ces activités de composition-décomposition, absentes des anciens programmes, favorisent la compréhension des nombres. "

Le jury de la conférence n'a pas oublié les parents. Ils sont encouragés à proposer à leurs enfants des " situations ludiques d'apprentissage ", comme jouer à des jeux de société, observer le calendrier, lire l'heure, utiliser la monnaie, faire un gâteau pour huit personnes quand la recette est prévue pour quatre… Le jury recommande aussi d'évaluer les programmes, qui changent régulièrement sans qu'aucun bilan en soit fait, et enfin d'" adapter " la formation des enseignants du primaire, alors que 80 % d'entre eux n'ont pas suivi de cursus scientifique dans l'enseignement supérieur.

Aurélie Collas

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Rédigé par Philippe NOVIANT

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Publié le 5 Avril 2016

Il ne faut pas taxer les faibles revenus pour limiter les dépenses budgétaires !

Ceux qui sont capables de payer les plus gros montants d'impôts, ce ne sont pas les plus pauvres ! Ainsi, limiter les dépenses sociales révèlera forcément ses limites beaucoup plus tôt que de taxer les plus hauts revenus !

Cependant, les arbres ne montent pas jusqu'au ciel ! Il faut aussi éviter de taxer excessivement les plus hauts revenus sous peine de les voir quitter le pays.

La martingale consiste donc à avoir un point d'équilibre entre des dépenses sociales justes et une taxation des plus hauts revenus juste elle aussi.

Les dépenses sociales doivent être pensées pour être temporaires et aider les ménages à hausser leur niveau de vie de manière à avoir un emploi étant capable de subvenir aux besoin de la famille.

Pour les plus hauts revenus, il faut les taxer de manière à ce qu'ils soient fiers de participer aux besoins de la Nation sans leur donner l'impression qu'ils soient pris pour des vaches à lait.

Pour l'ensemble des contribuables, il faut donc les traiter avec respect.

Au Royaume-Uni, on a eu tendance à taxer les plus faibles, en France, on a tendance à taxer les plus forts.

Et si le juste milieu était la cible parfaite ?

Un article du journal 'Le Monde' daté du 27 novembre 2015

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Le Royaume-Uni change de pied sur l'austérité
Le gouvernement renonce à des coupes controversées dans les allocations et allège ses économies budgétaires
L'austérité serait-elle évitable ? En renonçant, contre toute attente, à son plan de réduction drastique des allocations (tax credits) versées aux ménages les plus modestes, le gouvernement britannique a, mercredi 25 novembre, semblé donner raison aux Lords, qui s'étaient rebellés contre cette mesure, et même à Jeremy Corbyn, le chef du Labour, qui avait fait de l'annulation de ce plan son cheval de bataille.

Devant les députés, le chancelier de l'Echiquier (ministre des finances), George Osborne, a annoncé un fort allégement de ses coupes budgétaires. Ses prévisions pour les cinq prochaines années laissent presque entièrement de côté la rhétorique habituelle sur l'austérité. " Il y a cinq ans, notre travail était de sauver la Grande-Bretagne. Aujourd'hui, c'est de - la - reconstruire ", a-t-il déclaré.

L'annonce la plus spectaculaire est l'annulation des coupes dans les allocations. En juillet, M. Osborne avait programmé une baisse de 4,4 milliards de livres sterling (6,1 milliards d'euros) des aides aux personnes modestes ayant un emploi. Plus de 3 millions de foyers devaient perdre en moyenne 1 100 livres (1 560 euros) d'aides annuelles. Le 26 octobre, la Chambre des lords est sortie de son habituelle réserve et a rejeté la mesure. Quelques conservateurs ont même ajouté leurs voix à celles des travaillistes, qui ont demandé à M. Osborne de " faire un demi-tour complet ". C'est chose faite. Mercredi, M. Osborne n'a pu qu'admettre sa défaite. " J'ai écouté ces inquiétudes, a-t-il déclaré. Je les ai entendues et je les comprends. "

Les conservateurs se posent en " représentants majoritaires de la population qui travaille ". Bras droit de M. Corbyn, le travailliste John McDonnell a qualifié de " fiasco " la volte-face de M. Osborne et déclaré que la population se sentait " totalement trahie " par l'austérité. Pour protester contre des privatisations opérées au bénéfice d'entreprises chinoises et railler les courbettes de M. Osborne à l'égard de Pékin, M. McDonnell a brandi, dans la Chambre des communes, le Petit Livre rouge de Mao, déclenchant un tollé parmi les députés tories.

M. Osborne a aussi annoncé une nouvelle " priorité " : résoudre la crise du logement, obsession des Britanniques qui souffrent du manque d'habitations et de la hausse astronomique des prix. Le ministre des finances ne donne pas de coup de pouce au logement social locatif mais, fidèle à la tradition thatchérienne, il annonce un budget de 2,3 milliards de livres pour financer la construction privée de maisons destinées aux primo-accédants à la propriété.

Malgré cette concession sur les tax credits, le chancelier de l'Echiquier conserve son objectif de ramener les dépenses de l'Etat à 36 % du PIB, contre 45 % en 2010. Il garde en ligne de mire la baisse du déficit. Ce dernier s'élevait à 5,1 % du PIB l'an dernier (d'avril 2014 à mars 2015) et doit passer à 3,9 % cette année. Un excédent doit être dégagé à partir de 2019-2020, de + 0,3 % du PIB.

A ces fins, les dépenses sociales vont être amputées de 12 milliards de livres et certains ministères mis au régime sec. A quelques jours de l'ouverture, à Paris, de la conférence de l'ONU sur le climat, M. Osborne a annoncé une baisse de 37 % des crédits du ministère des transports et de 22 % de celui de l'" énergie et du changement climatique ". Les attentats de Paris l'ont, en revanche, conduit à sanctuariser le budget de la police, initialement menacé. " C'est le moment, a-t-il argué, de soutenir notre police et de lui donner les outils nécessaires à son travail. "

Vision optimiste
Sur les cinq dernières années, les coupes budgétaires se sont élevées à plus de 100 milliards de livres (140 milliards d'euros). Les dépenses courantes par ministère (hors aides sociales et hors investissement) ont baissé de 2 % par an en valeur réelle en moyenne.

M. Osborne voudrait poursuivre ce régime minceur très strict. Il prévoit des baisses de 0,8 % par an en valeur réelle jusqu'en 2020. Mais le ministre des finances peine désormais à trouver de nouvelles économies, d'autant qu'il a déjà multiplié les promesses. Pour rassurer les électeurs, il s'est engagé à ne pas réduire les dépenses de santé, d'éducation, de défense, d'aide internationale… Au total, les trois quarts des dépenses courantes du budget de l'Etat ne peuvent pas être touchés.

Reste un étonnant tour de passe-passe. Car comment maintenir un objectif d'excédent budgétaire pour 2020 tout en réduisant les économies ? L'explication vient d'une vision plus optimiste de l'avenir. Les prévisions de croissance ont été légèrement revues à la hausse, à 2,5 % par an. Quant aux recettes fiscales, qui n'ont pas vraiment suivi jusqu'à présent malgré la reprise, elles devraient enfin commencer à remplir les caisses de l'Etat, promet le gouvernement. Parallèlement, les taux d'intérêt demeurent plus bas que prévu, si bien que le coût de la dette est réduit.

Au total, selon les prévisions officielles, ces trois facteurs devraient permettre, d'ici à 2020, de dégager 27 milliards de livres de plus que le montant estimé en juillet. " Cela signifie qu'il est possible d'emprunter moins, d'investir plus et de lisser la consolidation budgétaire ", expliquent les documents présentant ces prévisions. S'il y a un lapin dans le chapeau de George Osborne, il s'appelle " reprise économique ".

Eric Albert, et Philippe Bernard

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Rédigé par Philippe NOVIANT

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Publié le 4 Avril 2016

M. Guillaume Pépy doit partir ! (4/4)

Une lettre envoyée au Ministre des transports le 26 novembre 2015

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Monsieur le Ministre des transports,

Cet article du journal 'Le Figaro.fr' montre et démontre que les dirigeants de la SNCF vous prennent ouvertement pour un imbécile !

La sécurité n'est plus respectée dans l'entreprise et la responsabilité repose entièrement sur leurs épaules !

Quand on entend que l'entreprise manque "un peu de rigueur" alors que l'on a eu autant de morts, très clairement, on nous prend, vous et moi pour des cons ! "Manquer un peu de rigueur" et avoir des morts, ça voudrait dire quoi "Manquer beaucoup de rigueur" ? Une guerre nucléaire ?

Je remets en cause le professionnalisme de ces dirigeants qui sont des incapables et des incompétents, en un mot des tocards !

Il est temps de leur montrer le chemin de la sortie : vous avez d'ores et déjà mis trop de temps à le faire !

Je le dis donc et le redis : si vous ne prenez pas vos responsabilités, les prochains morts vous mettront du sang sur les mains à vous aussi : faites attention, même avec du savon, ça ne part pas...

Je compte sur vous pour prendre vos responsabilités...

Philippe NOVIANT

Un article de 'Le Figaro.fr' daté du 26 Novembre 2015

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La SNCF relance le chantier de la sécurité

ECONOMIE ENTREPRISES
Par Valérie Collet Publié le 26/11/2015 à 19:53

À la suite de l'accident du TGV en Alsace, les dirigeants de la SNCF revoient le management du groupe.


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«Remettre de la rigueur à tous les étages»: c'est l'expression choisie par Jacques Rapoport, le président de SNCF Réseau, pour indiquer, moins de deux semaines après l'accident du TGV d'essai en Alsace, que les premières leçons seront tirées dans le domaine de la sécurité.

Ce jeudi lors d'une réunion avec les organisations syndicales et d'une téléconférence avec l'encadrement, les deux présidents du groupe SNCF, Jacques Rapoport et Guillaume Pepy (SNCF Mobilités), ont annoncé des décisions destinées à replacer la sécurité au cœur du management de terrain. En moins de trois ans, la SNCF a en effet été confrontée à trois accidents dramatiques dont deux mortels: Brétigny, Denguin et enfin Eckwersheim, le 14 novembre. Impossible d'invoquer la coïncidence.

Le manque de rigueur en cause

Il «ressort en fil rouge de tout ça, que parfois on manque un peu de rigueur dans le respect et la mise en œuvre des bonnes pratiques professionnelles», a déclaré Jacques Rapoport. Pas question pour autant de remettre en cause le personnel ou son professionnalisme, «c'est un contexte général plutôt systémique, qui est d'ailleurs en partie lié à l'extrême complexité de nos réglementations et de nos organisations».

Dorénavant, l'encadrement «de proximité» sera déchargé de certaines tâches administratives pour être plus proche du terrain. Par ailleurs, tous les incidents de sécurité (environ 200 par an) devront désormais être analysés et être présentés devant une autorité nationale de sécurité. Enfin en 2016, les dirigeants encadrants verront la part variable de leur rémunération indexée au respect des objectifs de sécurité.

Les syndicats avaient alerté leur direction

Les différentes organisations syndicales avaient depuis plusieurs mois alerté la direction du groupe à la suite de nombreux incidents dont l'origine n‘avait visiblement pas été prise au sérieux. Il est probable que leurs représentants (exception faite de SUD Rail), reçus vendredi par Alain Vidalies, le secrétaire d'État aux Transports, évoqueront la perte de la culture de la sécurité dans l'entreprise au profit selon eux de la culture commerciale.

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Rédigé par Philippe NOVIANT

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