Quand M. Nicolas Sarkozy n'a (encore) rien compris !

Publié le 25 Novembre 2015

Quand M. Nicolas Sarkozy n'a (encore) rien compris !

Quand j'étais au collège, en cours d'éducation manuelle et technique (la fameuse EMT), on a eu une séance où il fallait faire des gaufres. Des crétins ont cru intelligent de mettre le sel dans le paquet de sucre, et le sucre dans le paquet de sel. Quand la prof a voulu goûter la pâte, elle l'a trouvée un tout petit peu trop salée... elle a donc ajouté ce qu'elle pensait être du sucre... Inutile de vous dire que les crêpes n'étaient pas les plus bonnes que j'ai jamais mangées...

Aujourd'hui, M. Nicolas Sarkozy me fait penser à cette prof d'EMT, qui, pensant qu'il a fait une erreur continue toujours dans la même voie suicidaire en étant persuadé que c'est la meilleure : M. Nicolas Sarkozy continue à ajouter ce qu'il pense être du sucre dans la pâte à crêpe et ne se rend pas compte un seul instant de son erreur. Il ne se rend toujours pas compte qu'on ne peut pas perdre une élection contre un responsable politique qui n'a jamais été ministre, par hasard ! Il ne se rend toujours pas compte que ce n'est pas M. François Hollande qui a gagné, pauvre hère balancé à ce poste pour un coup de bite malheureux à New-York, mais bel et bien M. Nicolas Sarkozy qui a perdu !

La bataille ne se jouera pas à l'extrême droite : quand l'électeur bascule dans ce camp, il faut plus que de beaux discours et de belles promesses pour le faire revenir ! La bataille se jouera au centre, comme elle s'est toujours jouée au centre, où des discours tranchés sur la droite forte ne passent pas !

M. Nicolas Sarkozy est comme le fou dans la fameuse phrase : "Quand le sage montre la lune, le fou regarde le doigt". M. Nicolas Sarkozy continue à regarder le doigt en s'indignant de la position de M. François Bayrou et Corinne Lepage, qui ont appelé à voter contre lui alors même qu'ils sont du même camp ! Et si ces deux personnages politiques ont choisi d'appeler à voter contre lui, c'est parce que M. Nicolas Sarkozy s'orientait trop à droite !

Aujourd'hui, il veut refaire les erreurs d'hier : les centristes sauront lui rappeler qu'il a tort...

Mais pourquoi Nicolas Sarkozy s'entête-t-il dans cette voie ? Tout simplement car cela a été une stratégie gagnante en 2007 face à Jean-Marie Le Pen. Mais ce que Nicolas Sarkozy ne veut pas comprendre, c'est que gagner contre Jean-Marie Le Pen, qui n'a jamais été un amouraché du pouvoir, ce n'est pas gagner contre sa fille, loin s'en faut ! La stratégie du FN n'est pas la même en Jean-Marie et sa fille : Marine Le Pen est beaucoup plus fourbe et n'hésite pas à mentir sur les véritables intentions du parti pour prendre le pouvoir, car c'est le pouvoir qu'elle recherche ! Elle n'hésite pas à présenter le FN sous un jour présentable alors qu'il ne l'est en rien ! De plus, M. Nicolas Sarkozy a exercé les plus hautes fonctions et a montré qu'il n'avait pas été à la hauteur de ses fonctions et loin s'en faut : explosion de la dette publique, aucune amélioration de la place de la France dans l'échiquier international et, le pire du pire, une utilisation du pouvoir à son profit personnel et celui de ses potes en refilant 400 Millions d'Euros à Bernard Tapie !

Sarko : on ne veut plus de toi alors, citation d'un de nos plus illustres présidents de la Ve : "Casse-toi pauvre con" !

Un article du journal 'Le Monde' daté du 05 Août 2015

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La " Madeleine " du FN, cœur de cible des Républicains

Pour Nicolas Sarkozy, il était hors de question de rester politiquement inactif pendant ses vacances. Jeudi 6 août, Valeurs actuelles a publié une interview du président du parti Les Républicains. Au cours de cet entretien, l'ancien président de la République n'annonce pas sa candidature à la primaire de 2016 mais répète une de ses convictions : 2017 se gagnera en persuadant une bonne partie des électeurs du FN de voter pour la droite.

" Je ne ferai pas l'erreur de culpabiliser les électeurs du Front national. On doit lutter contre le FN en essayant de convaincre ceux qui veulent voter pour lui, en apportant des solutions à leurs angoisses, et non pas en les méprisant ou en leur donnant des leçons ", confie-t-il dans les colonnes de cet hebdomadaire très lu par les partisans d'une droite dure. Et d'évoquer Madeleine, électrice de l'UMP déçue qui, en 2012, a préféré le FN de Marine Le Pen. Afin de rétablir le lien avec ces " Madeleine " qui lui ont fait défaut il y a trois ans, M. Sarkozy prône le " parler-vrai " d'où " naîtra la confiance " et évoque " le chômage, l'immigration, l'insécurité, trois sujets sur lesquels les Français ont le sentiment qu'on ne leur dit pas la -vérité ".

Stratégies divergentes
Depuis son retour, l'ancien chef de l'Etat est convaincu que l'élection présidentielle de 2017, comme celle de 2007, se gagnera en défendant l'idée d'une République forte et en siphonnant l'électorat de Marine Le Pen.

Il a déjà commencé à appliquer cette stratégie. Dans la dernière ligne droite avant le premier tour des élections départementales, il avait ainsi dénoncé les repas de substitution dans les cantines scolaires et s'était prononcé pour l'interdiction du port du voile à l'université. Le 13 juin, il avait estimé devant des adhérents que la question de la remise en question du droit du sol pouvait " se poser ".

Cette analyse ne fait pas l'unanimité dans son propre camp. Alain Juppé et ses proches font le pari que la droite doit avant tout s'intéresser aux réformes économiques en attirant les déçus de François Hollande et les centristes. " L'erreur serait de vouloir reproduire 2007, car dix ans de crise sont passés par là. Il faut se préoccuper des sujets économiques, car c'est de la crise que découlent les peurs et les préoccupations identitaires ", résume Benoist Apparu, député de la Marne et soutien de M. Juppé.

M. GR

Rédigé par Philippe NOVIANT

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