Quand Bruxelles ne remarque qu'aujourd'hui que Paris lui a raconté des bobards !

Publié le 28 Juin 2016

Quand Bruxelles ne remarque qu'aujourd'hui que Paris lui a raconté des bobards !

Il était clair et net que la France racontait des mensonges à Bruxelles ! Cela ne date pas d'aujourd'hui ! Ce qui est marrant c'est que Paris a toujours la faculté de rouler Bruxelles dans la farine, alors même qu'elle est toujours dans l'impossibilité de gérer convenablement son budget !

A croire que Bruxelles est gérée par des imbéciles heureux !

En effet, comment pouvait-on croire un seul instant que les réformes piteuses engagées par la France allait induire quoi que ce soit de positif sur son budget ? Est-on naïf à ce point pour croire que la réforme Macron allait relancer la croissance en France ? Un gamin de 6 ans n'y croirait pas !

En attendant, la dette publique continue à gonfler et nos politiques continuent à ne pas savoir gérer un budget ! Cela fait 30 ans que ça dure, pourquoi devrait-ce cesser à présent alors que les Français ont pris l'habitude de voter encore et toujours pour les mêmes tocards qui ont les mêmes CV ? Science-Po et ENA ne mènent qu'à l'incompétence en matière budgétaire !

En continuant encore et toujours à voter pour la même clique, on se dirige tout droit vers la situation Grecque ! En attendant, la France continue encore et toujours à tomber du 7e étage et à se dire : "jusqu'ici, tout va bien" !

Un article du journal 'Le Monde' daté du 5 février 2016

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Bruxelles toujours dubitative sur l'Hexagone
La Commission européenne estime que la France ne tiendra pas son objectif de réduction du déficit public
Bruxelles persiste et signe. Dans ses prévisions économiques d'hiver, publiées jeudi 4 février, la Commission européenne confirme ce qu'elle avait déjà pointé dans ses prévisions d'automne, en novembre 2015. La France, à politiques inchangées, ne tiendra pas son objectif de réduction du déficit public sous la barre des 3 % de son produit intérieur brut (PIB) en 2017. Selon Bruxelles, il sera encore de 3,4 % du PIB en 2016 et, surtout, de 3,2 % en 2017, alors que Bercy vise un déficit de 3,3 % cette année et de moins de 3 % en 2017.

Début 2015, la France s'est pourtant engagée à revenir " dans les clous " du pacte de stabilité et de croissance en 2017. A l'époque, elle était passée à deux doigts d'une sanction, pour n'avoir pas tenu ses engagements de réduction des déficits pris deux ans plus tôt. Mais Paris avait finalement bénéficié de trois ans de répit supplémentaire (jusqu'à 2017, donc), ce qui, alors, a été interprété par de nombreux Etats membres (Pays-Bas, Danemark, pays Baltes) comme un traitement de faveur.

Bruxelles explique avoir réalisé ses projections d'hiver " à politique constante " mais en intégrant les dépenses supplémentaires de sécurité et de défense décidées à la suite des attentats du 13 novembre, qui ne devraient peser que 0,05 % du PIB. La Commission n'a, en revanche, pas pu tenir compte, par " manque de données suffisamment précises ", du nouveau " plan emploi " annoncé par François Hollande en janvier 2016. Sa facture devrait être de 2 milliards d'euros, avait annoncé Bercy, et sera " intégralement compensée par des économies ailleurs, " a promis le ministre des finances, Michel Sapin.

Les fonctionnaires européens ont aussi révisé très légèrement à la baisse les prévisions de croissance hexagonale. Le PIB ne devrait progresser que de 1,3 % en 2016 (contre 1,4 % initialement prévu en novembre). La projection pour 2017 reste, cependant, à 1,7 %.

Bulletin de santé médiocre
Bercy espère encore une croissance de 1,5 % pour cette année. La dette publique devrait continuer à gonfler, à 97,1 % du PIB en 2017. Et le chômage se maintiendra à des niveaux très élevés : 10,5 % de la population active cette année, et un tout début d'inflexion, à encore 10,3 % en 2017, si les calculs de Bruxelles sont bons (le " plan emploi " n'est, là non plus, pas pris en compte).

Un bulletin de santé médiocre, donc, pour la deuxième économie de la zone euro, même si l'impact économique des attentats de novembre sur la croissance et la confiance pour 2016 devrait rester faible. Selon la Commission, " l'investissement ne devrait reprendre - en France - que graduellement, alors que les exportations nettes continuent d'avoir un impact négatif sur la croissance ".

Plus globalement, Bruxelles ne cachait pas sa prudence, voire son inquiétude, jeudi, face aux nuages qui s'amoncellent sur la croissance mondiale, et menacent la faible croissance européenne. La Commission a légèrement revu à la baisse la progression du PIB de la zone euro, qui devrait croître de 1,7 % en 2016 (contre 1,8 % espéré en novembre), et de 1,9 % en 2017. La croissance pour toute l'Union restera stable, à 1,9 % en 2016 puis 2 % en 2017 (contre respectivement 2 % et 2,1 % prévus en novembre). Le décalage persiste avec les Etats-Unis, dont le PIB devrait encore progresser de 2,7 % en 2016 et de 2,6 % en 2017.

" Il apparaît maintenant que certains facteurs favorables à la croissance, comme le bas prix des carburants, le faible coût du crédit ou la baisse de l'euro face au dollar, devraient être plus intenses et durer plus longtemps qu'initialement prévu. Mais dans le même temps, les risques sur les économies ont augmenté : le ralentissement de la croissance chinoise, des échanges internationaux, l'incertitude politique et géopolitique qui grandit ", relève la Commission.

Dans ce contexte, les divergences entre les économies des pays européens sont toujours aussi prononcées. Notamment au sein de la zone euro. L'Allemagne reste sans conteste le moteur de l'ensemble, avec une croissance solide (1,8 % anticipé pour 2016 et 2017), un chômage à seulement 4,9 % de la population active en 2016 (5,2 % en 2017). Et un afflux considérable des migrants (1,1 million en 2015) entraînant des dépenses publiques pour l'accueil et l'intégration, qui " devraient contribuer à la croissance dans l'horizon de temps de nos prévisions ", assure la Commission, sans cependant s'avancer sur un chiffrage de la " crise des réfugiés " en Allemagne.

A l'autre bout du spectre, il y a la Grèce, en plein programme d'austérité imposé par ses créanciers internationaux, dont le PIB restera en recul, mais moins que redouté (– 0,7 % en 2016). Mais il y aussi l'Irlande, dont l'économie devrait continuer de fortement rebondir (+ 4,5 % de croissance en 2016), ou l'Espagne, dont la croissance se confirme (+ 2,8 % en 2016).

Cécile Ducourtieux

Rédigé par Philippe NOVIANT

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