Vous croyez payer pour un service à la SNCF ? Non, vous payez des gens à rester chez eux !

Publié le 8 Juin 2016

Vous croyez payer pour un service à la SNCF ? Non, vous payez des gens à rester chez eux !

Décidément, en matière d'incompétence, la SNCF est très largement au-dessus du lot ! Elle mérite, elle aussi, un prix ! Assurément le prix de la boite la plus incompétente de France gérée par le plus incompétent des PDG, en la personne de M. Guillaume Pépy dont la tocardise aigüe n'est plus à démontrer !

La dernière en date ?

On rémunère un type à rester chez lui et on le paie près de 5000 Euros par mois ! Si, ça, ce n'est pas de la tocardise aigüe, c'est quoi ?

En attendant, les accidents se cumulent sur les lignes, les morts tombent à Pau, à Brétigny, à Colmar ! On prend comme excuses le manque de moyens pour rénover les voies, mais dans le même temps on dilapide l'argent à payer des gens à ne rien foutre !

L'incompétence de la SNCF est sans limite mais elle s'en fout puisque le Ministre des transports est aux abonnés absents et ne dit rien !

Par ce simple exemple on montre que l'incompétence gangrène la SNCF, mais aussi le ministre des transports par son manque d'action...

Dans ce dossier, entre M. Guillaume Pépy et M. Alain Vidalies, Ministre des transports, un point commun : l'incompétence ! Et une action à mener pour chacun d'eux : leur montrer le chemin de la sortie !

Deux articles sur le placardisé de la SNCF...

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SNCF : l'employé placardisé distingué par "Le Courrier picard"
Rémunéré depuis douze ans 5 000 euros par mois, Charles Simon vient d'être élu "Saint-Quentinois de l'année 2015" par les internautes.
PAR LE POINT.FR
Publié le 02/01/2016 à 10:18 | Le Point.fr

C'est non sans fierté que Charles Simon l'annonce dans un courriel, ce samedi 2 janvier 2016 : l'employé placardisé de la SNCF, dont l'affaire avait été révélée par Le Point.fr, vient d'être élu « Saint-Quentinois de l'année 2015 » par Le Courrier picard. Rappelez-vous ! Rémunéré depuis douze ans 5 000 euros par mois, Charles Simon, un ingénieur des Mines, était sans nouvelles de son employeur. À la suite de la révélation du dossier sur notre site internet, la SNCF lui a trouvé une nouvelle affectation.

« Je reprends une activité dans un placard à Paris le 4 janvier, un travail de stagiaire, d'analyse documentaire ou de réunion managériale. J'ai prévenu le Défenseur des droits. Je ne lâche pas », précise-t-il dans une interview au Courrier picard . N'hésitant pas à se comparer à Edward Snowden, il réclame toujours le statut de lanceur d'alertes et demande le respect de la loi de 2013 qui les protège.

Interpellant Xavier Bertrand, le nouveau président de la région Nord-Pas-de-Calais-Picardie, Charles Simon lui propose de faire « de la politique autrement en commençant par lutter contre la corruption, les fraudes, les détournements et les gabegies d'argent public ». Tout un programme !

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Région > Saint-Quentin
SAINT-QUENTIN Charles Simon, le «placardisé», Saint-Quentinois de l’année 2015
PUBLIÉ LE 01/01/2016
GUILLAUME CARRÉ

Il se décrit comme un lanceur d’alerte. Le Saint-Quentinois, employé de la SNCF, a été surmédiatisé au cœur de l’été en racontant toucher 5 000 € pour rester chez lui.

Les internautes du Courrier picard ont choisi Charles Simon comme étant la personnalité de l’année 2015. Le placardisé le plus célèbre de France revient sur une seconde partie d’année mouvementée, où il a été chahuté par son employeur, la SNCF. Depuis la fin de l’année 2002, quand l’ex-cadre a dénoncé des manœuvres de corruption au sein de Geodis, la filiale transport de la SNCF, il a été placé à l’ombre.

Votre première réaction sur votre élection « personnalité de l’année 2015 » du « Courrier picard » ?

D’abord, je remercie tous ceux ayant voté pour moi, ça me fait quelque chose. J’ai vraiment cru que les gens se désintéresseraient de la politique, de la corruption et de l’argent public. Ça me fait de la peine pour Lucile Maziarz (classée 2e), je lui dédie ce titre. C’est une chouette fille qui s’est battue aussi contre la maladie, elle le méritait plus que moi.

Que s’est-il passé depuis que votre histoire est sortie dans la presse ?

J’ai pris des coups. Aujourd’hui, on ne tue plus les gens, on les discrédite. C’est la SNCF qui a lancé des pièces confidentielles à des journalistes à leur botte, des choses malsaines ont été colportées. La mise au placard, c’est la dépression ou le suicide. On m’a volé ma vie professionnelle. Des gens m’ont appelé pour m’insulter, je ne suis pas un profiteur. Pas un élu, une loi, une institution n’est venu me défendre alors que j’ai juste fait mon devoir de citoyen.

Vous aviez rencontré Xavier Bertrand, en septembre. Vous n’épargniez pas non plus le maire dans vos déclarations successives…

J’ai été un peu opposant (il l’a qualifié dans ses mails et courriers « d’Iznogoud », ndlr), mais j’ai d’abord eu une grande écoute. Je lui ai remis le rapport que j’avais transmis au procureur national financier ainsi qu’à la Cour des comptes. Il m’a dit « Comment on peut régler ça ? Il est hors de question d’étouffer l’affaire. » Depuis, il a peut-être fait quelque chose, mais je n’en sais rien.

Vous aviez rencontré la directrice des ressources humaines de la SNCF, l’entretien avait été houleux, avec du sang sur les murs…

J’avais posé mes lunettes sur la table. J’ai donné un coup de poing, j’ai saigné. La seule candidature légale, c’était le poste de contrôleur général de la SNCF. Lors d’une réunion, on se fout de moi. On me propose de vendre des TGV d’Alstom aux États-Unis. Mon père, juif, a été déporté dans des camps dans des trains appartenant à la SNCF. Et je devrais jouer le commercial et défendre l’image de la SNCF aux États-Unis ?

Aujourd’hui, qu’en est-il ?

Je reprends une activité dans un placard à Paris le 4 janvier, un travail de stagiaire, d’analyse documentaire ou de réunion managériale. J’ai prévenu le défenseur des droits. Je ne lâche pas.

Vous demandez quoi exactement ?

Je demande que la loi sur les lanceurs d’alerte, promulguée le 6 décembre 2013 soit appliquée.

Et qu’attendez-vous en cette nouvelle année 2016 ?

Le combat continue, on ne va pas lâcher ; la corruption atteint un niveau fou. Aujourd’hui, j’ai honte pour mon pays. Nous sommes quelques-uns en France à être connus et à en prendre plein la gueule. Nous ne lâcherons pas.

Le résultat des votes : 1er : Charles Simon (300 voix) ; 2e : Lucile Maziarz (222 voix) ; 3e : Chloé Ottini (100 voix) ; 4e : Caroline Cambon (57 voix) ; 5e : Dominique Dubus (24 voix) ; 6e Luc Féton (18 voix) ; 7e :
Jessika Martins-Baltar (3 voix).

Rédigé par Philippe NOVIANT

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