Le référendum sur Notre-Dame-des-Landes doit avoir lieu !

Publié le 18 Juillet 2016

Le référendum sur Notre-Dame-des-Landes doit avoir lieu !

Pour une fois que nos chers politiques veulent poser la question au peuple, il ne faut pas les en empêcher !

Le référendum doit avoir lieu et on doit trouver un cadre légal à cette consultation. On pose la question de savoir pourquoi il faut un référendum pour faire appliquer la loi ? Tout simplement car la loi doit être l'expression de l'intérêt général et que l'intérêt général, parfois, a besoin de s'exprimer...

M. Hollande prend donc la décision de consultation, ce qui est tout à son honneur. Le résultat du référendum devra, bien entendu, s'appliquer à tous. Ce référendum doit être nourri d'études probantes et indépendantes et doit associer la Bretagne puisqu'elle paie pour ce projet. Le débat public peut avoir lieu en grande partie sur Internet même s'il peut avoir des antennes physiques et locales pour favoriser le débat.

Quant aux dires de l'association "Des Ailes pour l'Ouest", elles sont d'une crétinerie ébouriffante : "un déni de démocratie" ! Vraiment n'importe quoi quand on pense que la définition même de la démocratie est "le pouvoir du peuple par le peuple" et sa consultation le socle de tout fondement démocrate ! Cette association ferait bien de refaire un petit retour à l'école où l'on apprend tout ça ! J'avais déjà lu des conneries mais celle-là vaut quand même son pesant de cacahuètes ! Bravo !

Comme le référendum devra s'imposer à tous, il va s'en dire que les zadistes devront prendre leur responsabilité : de gré ou de force...

Après, à charge, pour les habitants, de prendre leur responsabilité et de répondre à la question posée et non pas de fournir une réponse pour ou contre Hollande.

On donne une occasion à la population de s'exprimer : il faut que les habitants saisissent cette chance unique, garante de l'expression démocratique et de l'intérêt général.

Un article du journal 'Le Monde' daté du 16 février 2016

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Le référendum sur Notre-Dame-des-Landes déjà contesté
Partisans et opposants mettent en cause le périmètre et l'idée même d'une consultation locale sur le projet d'aéroport
Le référendum souhaité par François Hollande sur l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique) aura-t-il lieu ? L'on peut en douter. Même si le gouvernement parvient à tricoter un cadre juridique à ce scrutin, en modifiant la loi par ordonnance, l'affaire risque de tourner au fiasco. " Dans quel pays a-t-on besoin d'un référendum pour faire appliquer la loi ?, tempête Bruno Retailleau, président (LR) du conseil régional des Pays de la Loire. Une fois de plus, la méthode Hollande est en action, et consiste à ne pas prendre de décision… " M. Retailleau a prévenu qu'il refuserait d'organiser cette consultation, qu'il qualifie d'" enfumage ".

Manuel Valls, qui veut organiser le scrutin à l'échelle de la Loire-Atlantique avant l'été, a rappelé que le verdict devrait s'imposer à toutes les parties. Mais les opposants montrent déjà les dents. Durant le week-end, plusieurs responsables politiques se sont relayés pour faire entendre une même musique. Le référendum ? " Inutile ", a déclaré Jean-Luc Mélenchon (Parti de gauche), dimanche, sur France 3. " Absurde ", a estimé Jean-Christophe Lagarde, le président de l'UDI, invité du " Grand Rendez-Vous " Europe 1-i-Télé-Le Monde. Une idée qui pose " plus de questions qu'elle n'apporte de solutions ", a expliqué l'ancien secrétaire d'Etat aux transports, Frédéric Cuvillier (PS), dans Le Journal du dimanche.

Sylvain Fresneau, agriculteur expulsable, redoute " un débat biaisé ", dans la mesure où " les documents qui ont abouti à la déclaration d'utilité publique étaient truffés d'erreurs ". Julien Durand, autre figure de la lutte, estime que " ce serait faire injure à la Bretagne d'exclure ses habitants de cette consultation alors qu'ils doivent payer pour le projet ".

Le périmètre de consultation " doit être la Bretagne et les Pays de la Loire ", soutient Sophie Bringuy, conseillère régionale EELV, qui ajoute : " Pour être sérieux et légitime, un référendum doit respecter des règles. Il faut organiser un débat public. Cela pose la question de l'accessibilité de la population à des informations claires et justes… "

Les opposants ont chargé leurs avocats d'étudier la possibilité d'attaquer la mise en œuvre de la consultation si ses modalités ne cadrent pas avec leurs exigences. Et ils misent un peu d'espoir sur l'inspection récemment ordonnée par la ministre de l'écologie, Ségolène Royal, pour tenter de démêler le dossier.

L'association Des Ailes pour l'Ouest, favorable au projet, considère le référendum comme " un déni de démocratie, qui bafoue les décisions portées par les élus locaux " et les " 160 décisions de justice qui ont donné raison au projet ". " Le référendum n'était pas mon option, explique, quant à elle, la maire socialiste de Nantes, Johanna Rolland. Mais le président en a décidé ainsi. Selon moi, l'échelle qui doit être retenue est celle de la Loire-Atlantique. Il m'importe désormais de mobiliser les acteurs politiques, économiques pour que le oui à l'aéroport l'emporte. "

" Manœuvre dilatoire "
Autre partisan du dossier, Philippe Grosvalet, président socialiste du département de Loire-Atlantique, partage le même diagnostic. Preuve de l'improvisation qui a prévalu au sommet de l'Etat, l'élu indique avoir " été informé de la décision de François Hollande juste avant son intervention télévisée ". Le périmètre du scrutin, dit-il, doit être limité au territoire de son département et il s'opposera " à toute autre option ". A l'Etat " d'assumer " l'organisation du vote.

Ironie de l'affaire : si ce scénario est arrêté, M. Retailleau, patron des Pays de la Loire domicilié en Vendée, n'aura pas le droit de vote. " On marche sur la tête, note Yves Auvinet, président LR de la Vendée. Le dossier s'appelle “Aéroport du Grand Ouest”, donc il présente un intérêt régional, dans les Pays de la Loire et en Bretagne. "

" Le président Hollande aurait voulu que ce soit le foutoir, il ne s'y serait pas pris autrement ", renchérit Christophe Béchu, sénateur de Maine-et-Loire et maire LR d'Angers, qui déplore l'absence de toute concertation avec les élus.

La question du périmètre apparaît " secondaire au regard du bricolage opéré. La Loire-Atlantique est le territoire le plus impacté. Mais tout le grand ouest est concerné. Et l'ensemble du pays aussi. Car si le projet est abandonné, tous les contribuables paieront la facture. " Jean-Claude Boulard, sénateur et maire PS du Mans, ne fait aucun cas d'être exclu de la consultation : " Nous, notre aéroport, c'est Roissy ou Orly. Le débat est né en Loire-Atlantique. Il est normal qu'on donne un peu la parole aux habitants de ce département. "

La tenue d'un vote ne signifiera pas le règlement du dossier. " Quel que soit le résultat, les zadistes resteront sur le terrain puisqu'ils ne respectent aucun ordre ", affirme M. Grosvalet. " Ma crainte, c'est que la manœuvre dilatoire de M. Hollande conduise à l'enterrement définitif du dossier, répond en écho M. Retailleau. Et ce d'autant qu'un référendum est toujours aléatoire quand on a un président impopulaire. "

Yan Gauchard

Rédigé par Philippe NOVIANT

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