Les banquiers doivent retrouver leur place dans la société

Publié le 15 Juillet 2016

Les banquiers doivent retrouver leur place dans la société

On pourrait penser que l'action de cet homme est excessive. En fait, elle est extrêmement compréhensible.

Le rôle d'un banquier doit être de mettre de l'argent dans les rouages de l'économie afin que chacun puisse investir. Très clairement, dans ce dossier, 70.000 euros, ce n'est rien et cette somme n'aurait pas mis en péril la banque.

Las, la frilosité et l'appât du gain des organismes bancaires est honteux car ils se servent de leur monopole pour gagner de l'argent par la spéculation pure, ce, en oubliant leurs obligations au sein même de la société.

C'est aussi aux politiques de leur rappeler ces obligations, ce, afin de construire une économie florissante au sein de notre pays, qui manque cruellement de résultats en la matière...

Un article du figaro.fr économie, daté du 17 février 2016

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Un restaurateur interdit l'entrée de son établissement aux banquiers
Par Pauline Chateau Mis à jour le 17/02/2016 à 20:10 Publié le 17/02/2016 à 06:00

Après s'être vu refuser un crédit, le propriétaire d'un restaurant gastronomique de Rueil-Malmaison, a décidé de bannir les banquiers de son établissement... sauf s'ils paient un droit d'entrée de 70.000 euros, soit le montant de l'emprunt qu'il n'a pas obtenu.

L'ardoise à l'entrée du restaurant Les Ecuries de Richelieu, à Rueil-Malmaison, dans les Hauts-de-Seine, est claire: «Chiens acceptés, Banquiers interdits (sauf droit d'entrée de 70.000 euros)». Âgé de 30 ans, l'entrepreneur s'est vu refuser un crédit pour lancer une seconde affaire. A travers cette provocation, il souhaite dénoncer le «sabotage permanent du tissu économique français».

Déjà en 2008, lorsque Alexandre Callet avait souhaité lancer son premier restaurant, à 23 ans seulement, le chemin fut difficile. «J'ai dû essuyer une vingtaine de refus avant d'obtenir un crédit», raconte le restaurateur au Figaro. Malgré ces débuts contrariants, son restaurant gastronomique monte en flèche. Il est répertorié dans le Guide Michelin deux ans plus tard, ce qui lui permet d'accroître sa clientèle.

«A chaque fois, nous devons nous mettre à quatre pattes»

«En 2015, nous avons réalisé notre meilleure année, non seulement au niveau de la rentabilité, mais également au niveau du chiffre d'affaires», soutient Alexandre Callet. Alors qu'il vient tout juste d'avoir trente ans, le jeune propriétaire s'interroge: pourquoi ne pas lancer une seconde affaire? En novembre 2015, il trouve l'endroit idéal, et fait ainsi parvenir un dossier de financement auprès de plusieurs établissements bancaires, afin d'obtenir un crédit de 70.000 euros.


«Cela n'aurait dû être qu'une formalité, puisque mes crédits sont totalement remboursés et le restaurant génère une excellente marge», affirme Alexandre Callet. Sauf que rien ne s'est déroulé comme prévu: une seule banque lui a répondu...par la négative et sans donner de raison. Les autres n'ont pas daigné lui répondre. «Restaurateurs, entrepreneurs, nous sommes tous dans la même situation: à chaque fois que nous souhaitons lancer un business, nous devons nous mettre à quatre pattes», soutient le restaurateur en colère, et d'ajouter, «aujourd'hui, les banquiers ne font pas leur métier».

Cette ardoise à l'entrée du restaurant envoie ainsi un message clair aux banquiers, qui font partie de sa clientèle. Alexandre Callet assure ne pas vouloir «fliquer» les personnes qui s'attableront aux Ecuries de Richelieu, mais il espère que «les personnes visées se reconnaîtront». Quant à sa seconde affaire, dépité, le restaurateur a décidé de jeter l'éponge

Rédigé par Philippe NOVIANT

Publié dans #Informations

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