Le vrai visage de M. Nicolas Sarkozy

Publié le 1 Septembre 2016

Le vrai visage de M. Nicolas Sarkozy

Le cumul des mandats est, la plupart du temps, une hérésie. En effet, la majorité des fonctions poliques doit s'exercer à plein temps. Ainsi, il est complètement anormal et choquant de pouvoir toucher des indemnités conséquentes alors même que l'on ne fait pas son travail à 100% de ses moyens.

Le boulot d'un député ou d'un président de Région est un travail compliqué qui doit être consacré à 100% à l'intérêt général. Il ne peut donc souffrir de cumul.

Avant la loi, c'est au citoyen de ne pas voter pour des cumulards. En ce sens, ils se doivent de se renseigner sur les responsabilités actuelles des candidats et ne pas voter pour des gens qui sont déjà en poste.

De plus, la loi doit encadrer les mandats pour empêcher les cumuls car ils sont néfastes à l'intérêt général.

Comme M. Nicolas Sarkozy n'est pas en phase avec ces principes, les citoyens que nous sommes doivent donc prendre les conséquences qui s'imposent : ne pas voter pour ce pourri qui met l'intérêt général après ses intérêts personnels !

Fermez le ban.

Un article du journal 'Le Monde' daté du 22 mars 2016

*************

Cumul des mandats : Sarkozy seul contre tous
Le président des Républicains veut abroger la loi sur le non-cumul dès le début du prochain quinquennat
La scène se passe le 24 septembre 2015, au Palais des congrès de Reims, lors des journées parlementaires des Républicains (LR). Jusque-là, les députés et les sénateurs présents ont écouté poliment, sans enthousiasme excessif, le président de leur parti, intervenant en clôture de leurs travaux. Soudain, ils applaudissent à tout rompre. Nicolas Sarkozy vient d'annoncer sa volonté de revenir sur la loi, votée par la gauche, qui interdit le cumul d'un mandat parlementaire avec une fonction exécutive locale.

" Ceux qui sont député-maire ou sénateur-maire n'ont pas volé leurs mandats ! Ils ont été donnés par le peuple souverain, donc je ne vois pas au nom de quoi ils devraient s'en excuser ", clame le président de LR. Rappelant qu'il n'a " jamais plaidé pour le mandat unique ", il met en garde contre le " grand risque " d'avoir " des assemblées parlementaires parfaitement hors-sol ", avec des élus " n'ayant aucun mandat local " pour les " maintenir dans la réalité démocratique du pays ". Succès d'estrade garanti. En quête de soutien dans son opération reconquête de l'Elysée, l'ex-chef de l'Etat a dit à son auditoire ce qu'il voulait entendre. Du miel aux oreilles des élus de droite. " Nous refusons un système qui discrimine les parlementaires qui seraient les seuls à ne pas pouvoir être maire, président de département ou de région ", appuie Christian Jacob, chef de file des députés LR.

L'abrogation de la loi en question
La position de M. Sarkozy, qui n'est pas nouvelle, est partagée à droite, y compris chez ses rivaux à la primaire. Ce qui fait débat, c'est l'opportunité et la faisabilité d'une abrogation de la loi anti-cumul comme premier acte " fondateur " du prochain quinquennat, si la droite revient au pouvoir. Les parlementaires de LR sont attachés, dans leur majorité, à pouvoir continuer à cumuler avec un mandat exécutif local. De là à faire campagne auprès des électeurs sur le retour au cumul, il y a un pas que, pour l'heure, les principaux adversaires de l'ex-chef de l'Etat se refusent à franchir. Ils vont jusqu'à l'accuser de fausses promesses car, estiment-ils, revenir sur la loi anti-cumul pour les députés élus en 2017 sera quasi mission impossible.

C'est notamment ce qu'expose le professeur de droit Pierre Albertini, ancien maire de Rouen, chargé par Alain Juppé de réfléchir à la question. Peut-on abroger la loi dans les trente jours suivant les prochaines élections législatives, délai pendant lequel les élus en situation de cumul devront choisir entre mandat national et fonction exécutive locale ? La date des législatives n'est pas encore fixée mais la probabilité la plus forte est qu'elles aient lieu les 11 et 18 juin 2017. Ce qui laisserait jusqu'au 19 juillet pour se mettre en conformité avec la règle. Est-il possible de changer la règle dans ce laps de temps ?

" L'obligation de recourir à une loi organique, pour les députés et les sénateurs, impose des conditions de délai, de majorité et de soumission au Conseil constitutionnel, rappelle M. Albertini. Leur combinaison conduit à rendre impossible l'adoption d'une loi d'initiative gouvernementale, même réduite à un article unique, entre l'installation de la nouvelle assemblée et l'expiration de la session ordinaire, le 30 juin. " Bien sûr, il est probable, et même quasiment certain, qu'une session extraordinaire sera convoquée mais, " l'adoption d'un projet de loi, selon la procédure accélérée, avant le 19 juillet, est difficilement réalisable ", estime le juriste.

Reste l'ultime parade : faire adopter par le Sénat en première lecture, avant la suspension des travaux de la présente législature, en février 2017, une proposition de loi d'abrogation dont l'Assemblée nationale renouvelée pourrait immédiatement se saisir pour la voter conforme. Mais est-ce politiquement jouable ? " La ficelle est un peu grosse. Une telle attitude serait suicidaire ", estime M. Albertini. " N'en déplaise à ceux dont l'appétit de cumul est insatiable, il est préférable de s'inscrire dans la logique de l'incompatibilité posée il y a deux ans et souhaitée par l'opinion ", poursuit cet ancien proche de François Bayrou qui a rejoint l'équipe de M. Juppé.

Le raisonnement est à peu près -similaire chez François Fillon, même s'il penche plutôt pour le maintien du droit au cumul. " Il ne reviendra pas sur la loi ", assure son porte-parole Jérôme Chartier. Pour qu'une proposition de loi d'abrogation soit adoptée au Sénat avant la présidentielle, encore faudrait-il qu'elle soit inscrite à l'ordre du jour. Et ni le président du Sénat, Gérard Larcher, ni celui du groupe LR, Bruno Retailleau, proches de M. Fillon, ne semblent convaincus d'une telle éventualité. " M. Sarkozy a proposé de déposer un texte abaissant le nombre de députés et de sénateurs et, dans ce cadre, de rétablir le cumul des mandats. C'est une réflexion qui est en cours ", admet M. Retailleau.

Même certains proches de M. Sarkozy jugent sa position difficilement tenable. " C'est de la folie de vouloir revenir sur cette mesure. Il prend des risques car les Français sont contre le cumul ", estime un ex-ministre. Selon un sondage Odoxa paru le 1er janvier, 86 % des personnes interrogées plébiscitent le non-cumul des mandats. Mais, pour M. Sarkozy, c'est une façon de faire la démonstration de son courage politique et, surtout, de s'attirer les faveurs des parlementaires dans l'optique de la primaire. A Reims, il avait moqué par avance ceux qui tenteraient de l'en dissuader. " Oh je sais… On va me dire : “Mais Nicolas, tu n'y penses pas. Cela va donner une mauvaise image !” Mais vous croyez que, de renoncement en renoncement et d'excuse en excuse, les responsables politiques se donnent une bonne image ? Mes chers amis, je croyais qu'on était pour le travailler plus… Pourquoi serions-nous pour le travailler moins pour nous ? "

Depuis, il maintient son idée, la couplant avec une baisse du nombre de parlementaires. Le 16 mars, lors d'un échange avec les internautes sur Facebook, il a précisé qu'il souhaitait réduire leur nombre de 30 % et limiter leurs mandats à deux au plus. Cela suffira-t-il à convaincre les électeurs ? Pas sûr. D'autant que ses principaux rivaux à droite affichent également leur intention de réduire le nombre de parlementaires. Dès lors, sa seule " marque de fabrique " serait de se poser en champion du cumul. Il n'est pas acquis que ce soit ce dont rêvent les électeurs.

Alexandre Lemarié, et Patrick Roger

Législatives partielles : trois victoires LR
La droite a conservé les trois sièges qui étaient à pourvoir lors des élections législatives partielles en l'emportant nettement au second tour, dimanche 20 mars, dans des scrutins marqués par de forts taux d'abstention. Dans le Nord (78 % d'abstention), Vincent Ledoux (LR) a été élu avec 67,92 % des suffrages, contre 32,08 % à la candidate FN, Virginie Rosez. Dans l'Aisne (65,75 % d'abstention), Julien Dive (LR) l'emporte avec 61,14 % des voix, contre 38,86 % à la candidate FN, Sylvie Saillard. Le PS avait été éliminé dès le premier tour dans ces deux circonscriptions. Dans les Yvelines (73,88 % d'abstention), Pascal Thévenot (LR) recueille 72,25 % des suffrages face au socialiste Tristan Jacques (27,75 %).

Rédigé par Philippe NOVIANT

Publié dans #Informations

Repost 0
Commenter cet article