Quand la réduction du temps de travail est prônée par des types qui n'ont jamais foutu les pieds dans une boite

Publié le 5 Janvier 2017

Quand la réduction du temps de travail est prônée par des types qui n'ont jamais foutu les pieds dans une boite

Comment des types qui sont sociologues et non pas économistes, peuvent-ils se permettre de donner un point de vue sur la compétitivité économique d'une entreprise, alors même qu'ils n'y ont jamais foutu les pieds ?

C'est aussi ça la France ! Ce mal qui fait dire à des types qui n'y connaissent rien des propos qui émanent plus de leur idéologie que de leurs compétences !

Quand cessera-t-on, dans notre pays, de donner la parole à des incapables et des incompétents qui ne connaissent rien au domaine dans lequel ils s'expriment ?

Pour ces sociologues à deux balles qui n'ont jamais foutu les pieds dans une boite, la semaine de quatre jours relève de l'idéologie consistant à retirer le carcan du travail à la population : c'est une politique de bisounours irresponsable ! En effet, elle fait oublier sciemment que notre pays est en concurrence avec les autres pays en matière économique : la mondialisation est passée par là et la France est à la peine !

Pendant que l'on passe du bon temps à se la couler douce, d'autres bossent et nous mangent des parts de compétitivité !

Et puis parler d'Einstein en tant qu'économiste, il fallait oser ! Au temps d'Einstein, la mondialisation n'était pas encore de mise et loin s'en faut !

En fait, tout est bon pour gagner un peu de fric : il est de bon ton actuellement de se dire spécialiste pour pouvoir écrire un bouquin à 14 balles histoire de renflouer son compte en banque... Et tant pis si le bouquin est rempli d'âneries : il y aura toujours des cons idéologues pour l'acheter pas vrai ?

L'incompétence la plus criante est de recourir à l'excuse de la productivité chère à ceux qui n'ont jamais connu le monde de l'entreprise... Rappelons que la productivité est une mesure de production divisée par un temps de travail. Etre plus productif c'est produire plus vite, mais ce n'est pas nécessairement produire plus...

Les chiffres sont têtus : avec les 35h, on produit plus vite, mais cette vitesse n'arrive pas à compenser la perte de production nette. On est donc moins compétitif. Mais ce gain de productivité ne se produit pas sans coût ! Le personnel est plus mis sous pression ce qui aboutit à des troubles musculo squelettiques (TMS) plus fréquents... Pour les cadres, au forfait jour, des journées à rallonge pour rattraper leurs manques productifs dus aux RTTs.

En clair, on travaille moins de jours, mais de façon plus intense : la productivité se paie ! Quand on fait tourner un moteur 10% plus rapidement, il s'use plus vite !

Quand on a déjà foutu les pieds dans une boite on le sait... Quand on n'y a jamais mis un orteil, on écrit des bouquins à 14Euros pleins de conneries pour se faire de la thune...

Pauvre France...

Un article du journal 'Le Monde' daté du 18 août 2016

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Plaidoyer pour la semaine de quatre jours

Il y a une vingtaine d'années, les partisans de la réduction du temps du travail (RTT) ne se recrutaient pas uniquement à gauche. C'était l'époque où un député UDF, Gilles de Robien, épaulé par d'autres parlementaires de son propre camp, faisait passer une loi pour aider les employeurs qui le souhaitaient à alléger les horaires de leurs salariés. L'époque aussi où un groupe d'experts, présidé par Jean Boissonnat, recommandait – dans un rapport remis au Commissariat au plan – de diminuer de plus de 20 % la durée du travail dans les entreprises.

Aujourd'hui, de tels mots d'ordre n'ont plus tellement la cote. Pis : dès qu'il est question des lois Aubry de 1998 et de 2000, qui ont abaissé à 35 heures la durée hebdomadaire du travail, les esprits s'échauffent : on leur reproche entre autres d'avoir plombé la compétitivité de notre économie et inoculé la préférence pour le loisir dans les veines de la population.

C'est faux, objectent Dominique Méda, professeur de sociologie à l'université Paris-Dauphine, et Pierre Larrouturou, infatigable défenseur de la semaine de quatre jours. Ils le disent avec force dans un livre au titre aussi intrigant qu'explicite : Einstein avait raison, il faut réduire le temps de travail (Les Editions de l'Atelier, 254 p., 14 euros). Une référence à un texte publié en 1933 dans lequel le physicien plaide en faveur de la RTT afin de " supprimer le chômage ". Dominique Méda et Pierre Larrouturou en sont persuadés : il est illusoire de miser sur un retour de la croissance pour faire baisser le nombre d'inscrits à Pôle emploi. Plus on attend ce rebond de l'activité, " plus on s'enfonce dans la crise ", écrivent-ils.

Chômage en crescendo

Aux yeux des deux auteurs, une bonne partie du problème tient au fait que " nos dirigeants " n'ont pas voulu " tenir compte des gains de productivité colossaux réalisés dans tous les secteurs " depuis plusieurs décennies. " On produit beaucoup plus avec moins de travail ", résument-ils. Résultat : le chômage est allé crescendo.

L'une des solutions pour sortir de cette spirale mortifère consiste, d'après Dominique Méda et Pierre Larrouturou, à instaurer la semaine de quatre jours. Pour qu'une telle mesure ne coûte rien aux entreprises, elle serait assortie d'une baisse des cotisations Unedic, à condition que les patrons embauchent. Une proposition qui rejoint l'appel, publié en mai dans le mensuel Alternatives économiques, pour remettre la RTT " au cœur du débat public " : 150 personnalités l'avaient signé. Reste maintenant à savoir si leurs arguments seront jugés suffisamment probants pour être portés ou, à tout le moins, discutés durant la campagne présidentielle de 2017.

B. Bi.

Rédigé par Philippe NOVIANT

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