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Mardi 14 mai 2013 2 14 /05 /Mai /2013 07:00

18 Assemblee NationaleLe cumul des mandats est une plaie car elle revient à payer des gens à ne pas faire leur travail ! C'est inacceptable de dilapider l'argent public de cette façon ! On s'en fout de savoir que leur revenu est plafonné ! Il l'est, certes, mais l'élu peut refiler le surplus à d'autres élus, ce qui est inacceptable ! En agissant de la sorte, l'élu qui reçoit les subsides de son collègue, va forcément perdre de son indépendance, in fine, aller à l'encontre de l'intérêt général !

On peut avoir une vision nationale et locale sans pour autant avoir les casquettes d'élus ! Mais cumuler les mandats, c'est ne pas faire son métier car, bien souvent, le rôle de l'élu local et national sont des jobs qui requierrent un plein temps. Si on cumule, on ne fait que la moitié du job, et ça, c'est inacceptable !

Cumuler les mandats, c'est agir comme un voyou ! Il faut réformer cette pratique et vite, car la réforme vise l'intérêt général.

Quant au fait de dire que c'est à l'élu de décider, c'est d'une hypocrisie sans nom : le Français vote pour l'étiquette car il n'a plus confiance en la politique. Ce que le Français ne remarque pas c'est qu'en agissant de la sorte, il favorise des actes qui lui feront perdre confiance en la politique. Les Français ont donc les dirigeants qu'ils méritent. Est-ce une raison pour ne pas vouloir changer les choses ?

Un article du journal 'Le Monde' daté du 22 Février 2013

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La bataille d'élus de droite pour la « liberté » de cumuler
L'Association des élus pour la démocratie dénonce le « populisme » du mandat unique
   
Il y avait l'Entente parlementaire pour la famille, il faudra désormais compter avec l'Association des élus pour la démocratie. A droite, on n'est décidément pas en manque d'imagination - ni de ressources - pour mener des combats cardinaux. Cette fois, il ne s'agit pas de défendre l'institution du mariage, menacée par l'ouverture aux couples homosexuels, mais celle du cumul des mandats, ébranlée par les coups de boutoir de la « démagogie populiste ».

Fer de lance de cette bataille pour la « liberté », Daniel Fasquelle, député (UMP) du Pas-de-Calais, maire du Touquet, président de la communauté de communes Mer et terres d'Opale. Sondage à l'appui, il veut pulvériser les « idées fausses » répandues à propos du cumul des mandats. L'enquête a été réalisée par l'institut BVA (auprès d'un échantillon de 1 069 personnes).

Certes, une majorité des sondés (55 %) se prononce pour une limitation à un seul mandat. Mais, prévient M. Fasquelle, c'est parce qu'ils sont mal informés. La preuve : 66 % ignorent que, lorsque les élus cumulent plusieurs mandats, leurs revenus sont plafonnés. Et, argument massue, « plus on monte dans les catégories professionnelles » (CSP +) - c'est-à-dire, selon la démonstration, plus on est en mesure de raisonner -, « plus les gens sont favorables au cumul ».

Alors, mercredi 20 février, ils étaient une bonne douzaine de députés, et un sénateur, autour de M. Fasquelle pour défendre qu'il n'y a pas de bon parlementaire sans cumul. Annie Genevard, députée (UMP) du Doubs et maire de Morteau, se déclare « en rébellion contre cette montée populiste à l'encontre des élus » : « il faut réaffirmer l'importance du lien entre mandat national et mandat local ».

Pour Yannick Moreau, député (non inscrit) de la Vendée, maire d'Olonne-sur-Mer, vice-président de la communauté de communes des Olonnes, « le non-cumul, c'est la règle des apparatchiks ». Lui aussi s'élève contre « l'empire populiste et démagogique du mandat unique ». « Le cumul permet l'efficacité, assure François de Mazières, député (app. UMP) des Yvelines, maire et président de la communauté d'agglomération de Versailles. Pour être un bon parlementaire, il faut avoir une vision de maire ou, à la rigueur, de conseiller général. »

« On n'est pas des voyous »

Bernard Reynès, député (UMP) des Bouches-du-Rhône, maire de Châteaurenard et vice-président de la communauté de communes Rhône-Alpilles-Durance, s'en prend à la « schizophrénie française ». « Attention à ne pas créer une sorte d'aristocratie républicaine avec des élus déconnectés du terrain, prévient-il. C'est dans le déplacement des poubelles que se constitue la notion de service public. Le député est un maire qui défend les maires à Paris. »

Tour de table aidant, l'indignation monte. « On n'est pas des voyous », s'écrie Pierre Morel-à-L'Huissier, député (UMP) et conseiller général de la Lozère, maire de Fournels. « Je ne vole pas mes indemnités, lance Jean-Luc Reitzer, député (UMP) du Haut-Rhin, maire et président de la communauté de communes d'Altkirch. Notre motivation, ce n'est pas l'argent, c'est le service des citoyens. On n'a pas usurpé notre poste. On a été élu, j'ai les mandats que les citoyens m'ont confiés, j'en suis fier. »

On en viendrait presque à croire que les élus non-cumulards sont des parlementaires au rabais et qu'il faudrait rendre le cumul « obligatoire », comme le suggèrent certains. « Laissons la liberté aux élus de cumuler ou de ne pas cumuler et aux électeurs la liberté de choisir un élu qui cumule ou celui qui ne cumule pas », tempère M. Fasquelle. Nous voilà rassurés.
Patrick Roger

Par Philippe NOVIANT - Publié dans : Informations - Communauté : CAP21
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Mardi 7 mai 2013 2 07 /05 /Mai /2013 07:00

Elysee palaisJe me pose ouvertement la question sur l'intérêt de tels articles. En fait, je n'ai que faire de l'ambiance des réunions de nos dirigeants. Je veux qu'ils préservent et qu'ils défendent l'intérêt général. Or, dans cet article, je vois de la superficialité, de la communication de bas étage, mais je ne vois pas de défense de l'intérêt général. Depuis que M. Hollande est au pouvoir, on assiste à un certain immobilisme. On s'attend à ce qu'il prenne les problèmes à bras le corps, mais il ne le fait pas.
Notre pays n'est pas dans une situation économique parfaite, loin s'en faut, mais ce genre d'articles fait penser à une classe de privilégiés qui sont bien aises de goûter aux dorures du pouvoir sans se soucier de l'intérêt général.
Quand allez-vous travailler Monsieur Hollande afin de sortir notre pays de l'ornière, en particulier dans le domaine économique ? Vous nous ferez signe lorsque vous aurez fini de contempler les dorures de votre bureau...

Un article du journal 'Le Monde' daté du 15 Février 2013

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Discipline de Conseil
Au conseil des ministres, face à une équipe de novices, François Hollande a dû fixer des limites et bannir la familiarité. A sa manière, moins cassante que celle de François Mitterrand, plus calme que celle de Nicolas Sarkozy

Ils ont été priés de ne plus utiliser leur smartphone. Après quelques sonneries intempestives lors du conseil des ministres, les services de Matignon ont courtoisement demandé, fin janvier, aux membres du gouvernement de se faire plus discrets. Le bruit court que le chef de l'Etat lui-même ne se prive pas d'échanger des SMS avec certains de ses ministres, dès lors que le sujet l'inspire...

Ainsi en va-t-il du conseil des ministres sous François Hollande : il y a la règle, et la pratique. La règle, il a fallu la fixer très vite. Face à cette équipe de novices, dont la plupart ont secondé, affronté ou côtoyé le premier secrétaire du PS tous les mardis soir pendant onze ans au bureau national, il importait de rompre avec la familiarité. " Il y a de l'amitié autour de la table. Mais il ne peut y avoir de proximité ", a d'emblée averti le chef de l'Etat, à l'occasion du premier conseil des ministres, le 17 mai 2012. Le tutoiement, auquel Jacques Chirac s'était risqué et que Nicolas Sarkozy avait systématisé, et l'usage des prénoms sont bannis. " Les liens personnels demeurent, mais chacun doit respecter le cadre du lieu, l'autorité, les règles d'intervention ", explique au Monde le président.

La consigne initiale était claire, que confirme le ministre du travail, Michel Sapin, hollandais canal historique : " Nous ne sommes plus au bureau national. " Aujourd'hui, la solennité demeure. " Tout le monde est impressionné par le lieu, par le rituel, juge le ministre des affaires européennes, Bernard Cazeneuve. Cela ne donne jamais le sentiment d'une dissipation. C'est impressionnant, quand même... " Comme si, neuf mois après le retour de la gauche au pouvoir, les intéressés se pinçaient encore pour y croire. Mais une inévitable routine s'est peu à peu installée autour de ce moment éminemment ritualisé de la vie de l'exécutif.

Tous les mercredis, un peu avant 10 heures, les ministres patientent dans le salon Murat, au rez-de-chaussée du palais - seul de Gaulle, sous la Ve République, présidait le conseil au premier étage. Ils discutent par petites grappes, prennent leur café dans l'arrière-salle. D'autres annotent leur future communication. Le président, lui, " a toujours quelques minutes de retard ", rapporte une ministre. Pas autant toutefois que François Mitterrand, qui pouvait faire patienter ses ministres pendant près d'une heure, comme le rappelle Bérengère Bonte, auteur du livre Dans le secret du conseil des ministres (Ed. du Moment, 2011).

L'annonce par l'huissier de l'arrivée du président fait se lever comme un seul homme le gouvernement. Le chef de l'Etat fait son entrée, serre les mains de celles et ceux qui se trouvent sur sa trajectoire - comme Mitterrand, alors que de Gaulle faisait le tour de la table pour saluer chaque ministre - et lance un " bonjour " collectif. Avant d'ouvrir le conseil par un point sur la situation.

" Ma communication n'est pas un éclairage sur l'actualité, indique François Hollande. Il s'agit de donner le sens de l'action du gouvernement, d'expliquer ce que j'en attends. Et cela me permet de passer un certain nombre de commandes. " Le format en est variable : cinq minutes ou davantage. " Cela dépend beaucoup de son humeur, dit Pierre Moscovici. Il peut être heureux ou détendu, ou au contraire crispé. Il est quand même plus concentré, moins volontiers jovial que par le passé ", précise le ministre de l'économie et des finances. Après quoi le président demande à son premier ministre s'il souhaite réagir.

Dans le salon Murat se joue aussi la représentation de la dyarchie au pouvoir. Et François Hollande se montre fort délicat à l'égard du chef du gouvernement. Il le congratule régulièrement, après une émission télévisée, par exemple, à la manière d'un Chirac. Il ne se montre jamais cinglant non plus avec ses ministres, comme jadis François Mitterrand. " Mitterrand parlait peu, et il valait mieux qu'il n'interrompe pas un ministre... François Hollande est un homme plus bienveillant. Il ne fait jamais de tels recadrages ", compare Michel Sapin. " Il n'humilie jamais personne ", assure le ministre de l'intérieur, Manuel Valls. Il lâche aussi des compliments, comme celui adressé le 6 février, à l'occasion du débat sur le mariage gay, à Christiane Taubira et Dominique Bertinotti, chargées respectivement de la justice et de la famille.

Si " recadrage " il y a, ce n'est " jamais très directement ", témoigne une ministre. Geneviève Fioraso, ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche, qui n'est pas toujours concise, en a fait les frais : " Madame la ministre, je crois que nous avons bien compris... " Fidèle à ses habitudes, le président ne goûte pas l'affrontement, à la différence de Nicolas Sarkozy. Quant aux ordres, ils sont donnés sur le mode feutré de l'antiphrase : " Je ne vous souhaite pas de bonnes vacances, parce que vous n'en avez pas ", a-t-il dit à ses ministres à la veille des fêtes. L'humour du personnage perce encore sous le costume du président. Mais les traits d'esprit vont désormais de pair avec les injonctions. Au fil des semaines, les impatiences présidentielles se sont exprimées avec davantage d'acuité.

Au retour des vacances d'été, la question est apparue, puis revenue dans la bouche du président : " Quand ? " " Il est hypersollicitant ", glisse le ministre délégué à la formation professionnelle, Thierry Repentin. Le chef de l'Etat en convient : " J'insiste beaucoup sur le temps. Ce qui compte, dans un conseil des ministres, ce n'est pas ce qu'on décide, mais ce qu'on applique. Dans une société qui va vite, l'Etat doit aller vite. " Emplois d'avenir, vente des terrains de l'Etat ou Banque publique d'investissement : sur plusieurs dossiers, François Hollande s'est fermement enquis de la date de présentation d'un projet de loi. " Un grand moment de solitude ", selon l'un des ministres interrogés. Le président l'a rappelé à tous, le 30 janvier : " Si l'on annonce des choses en conseil des ministres, elles doivent avoir une application. " Il l'a martelé quinze jours plus tard : " Il faut que le gouvernement montre qu'il est dans l'action permanente ! "

Après la présentation des textes de loi (partie A), puis une brève séquence consacrée aux nominations (partie B), arrive l'heure des communications (partie C). Le conseil à la mode hollandaise ne comporte ni la longue leçon présidentielle que goûtait Nicolas Sarkozy, ni de passes d'armes. " Au début, certains se mettaient à intervenir sur tout. Le président a mis le holà ", raconte Guillaume Garot, ministre délégué à l'agroalimentaire. Le jour où, après une communication de Vincent Peillon sur l'éducation, Stéphane Le Foll (agriculture), Valérie Fourneyron (sports) et Marisol Touraine (affaires sociales et santé) ont cru bon d'ajouter leur point de vue, François Hollande n'a rien dit. Mais au conseil suivant, il a indiqué de la façon la plus nette : " Il y a d'autres lieux pour le débat. " Il n'a pas non plus repris l'idée de son prédécesseur qui avait institué en fin de conseil une " partie D " réservée à un débat général.

" Le conseil ne peut pas être un lieu de débats ", tranche Pierre Moscovici. Les textes sont déjà arbitrés, les communications préparées au niveau interministériel. Vincent Peillon résume : " Cela apparaîtrait comme un désaccord. " A la représentation hebdomadaire du théâtre gouvernemental, nulle place pour la divergence politique. Pour cette génération de nouveaux ministres socialistes nourrie à la compétition permanente, l'enjeu est de soigner son profil face à ses pairs, et bien sûr au président. " Je ne les vois plus dans ce qu'ils étaient avant, je me réfère à ce qu'ils font maintenant ", assure pourtant le chef de l'Etat.

Il y a ceux qui opèrent à haute altitude, comme Pierre Moscovici, auteur d'exposés " bien fichus mais souvent très techniques ", selon un collègue. Ceux dont le caractère transpire sous le costume institutionnel, tel Jérôme Cahuzac, le ministre du budget, qui récita ostensiblement sa communication, agacé d'avoir perdu un arbitrage. Ou encore les personnages qui semblent à contre-emploi : " Manuel Valls est aussi humble à l'intérieur qu'il est sûr de lui à l'extérieur ", décrit un collègue.

Sous François Hollande, le conseil des ministres est un fleuve politique tranquille. " Tout le monde sait que ce n'est pas en faisant le mariole qu'on marque des points ", glisse l'un. Certains y jouissent d'un avantage institutionnel, comme le ministre des affaires étrangères, assuré d'une communication chaque mercredi. Son ami Bernard Cazeneuve juge Laurent Fabius " très pertinent, très drôle, subtil ". D'autres se montrent plus réticents à l'égard des prestations de l'ancien premier ministre : " Dans le chiant, il est bon ", résume un collègue. Marylise Lebranchu, ministre de la réforme de l'Etat, elle, trouve " toujours difficile de faire une intervention après le ministre des affaires étrangères ". Certains évoquent aussi les fréquents assoupissements du patron du Quai d'Orsay et racontent volontiers l'épisode où Manuel Valls, au cours d'un séminaire gouvernemental, fit bruyamment tomber son dossier sur la table pour le réveiller.

Tous ne parviennent pas à forcer leur nature. C'est le cas d'Arnaud Montebourg. " Arnaud n'hésite pas à s'exprimer sur tous les sujets, commente un ministre. Et comme il a un avis sur tout... " Un autre abonde : " Il a des envolées lyriques et tout le monde prend un air exaspéré. C'est vrai qu'il ne fait pas dans la dentelle. " Ainsi le 30 janvier, quand le ministre du redressement productif a détaillé son dessein industriel : " Il faut renouer avec le post-gaullisme pompidolien de la stratégie de filière. Le TGV, ça ne va plus ! On en est au stade de la R16 customisée ! " La ministre du logement, Cécile Duflot, comme d'habitude, s'en est agacée, même si elle n'a pas réagi. A part ce SMS à François Hollande : " Heureusement que l'eau de Corrèze est anesthésiante... " Une référence à l'eau minérale Treignac puisée dans le département de l'ancien maire de Tulle, qui depuis octobre est posée sur la table du conseil. " Elle est là pour toi ", a répondu le président.

David Revault d'Allonnes et Thomas Wieder

Par Philippe NOVIANT - Publié dans : Informations - Communauté : CAP21
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Lundi 6 mai 2013 1 06 /05 /Mai /2013 07:00

sncf_web.jpgIl est quand même étonnant que la SNCF dépense tant d'argent alors que cette entreprise est en situation de monopole. Il est encore plus étonnant, qu'avec son statut quasimment public, elle se permette de dépenser tant d'argent en matière de communication sans mise en concurrence.

Bref, on peut dire que c'est l'argent public que l'on dépense ici et que la SNCF sera bien avisée de faire un peu de ménage dans ses comptes.

Un article du journal 'Le Monde' daté du 13 Février 2013

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SNCF : rien n'est trop beau pour la " com' "

GUILLAUME PEPY, le président de la SNCF, a rarement été pris en défaut sur sa communication. Et pourtant, il n'aura pas réussi à éviter ce blâme de la Cour des comptes. Dans leur rapport 2013, les magistrats financiers critiquent les dépenses conséquentes de l'entreprise publique en matière de communication. Depuis 2007, 210 millions d'euros, dont 55 millions de masse salariale pour quelque 565 agents, sont dépensés en moyenne chaque année afin de promouvoir la société.

En plein développement et en réorganisation interne depuis cinq ans, la SNCF justifie son besoin de communiquer tant auprès de ses salariés que du grand public. Mais, regrettent les magistrats, le groupe ne maîtrise pas ses dépenses. " Le pilotage et le suivi des dépenses souffrent de la faiblesse de la programmation budgétaire, de lacunes dans le suivi comptable, de l'insuffisance d'anticipation des opérations et de l'inexistence de bilans annuels ", relèvent les juges financiers.

Pis, s'offusque la Cour, " sur les 41 marchés de communication les plus importants, représentant un montant de 106,1 millions d'euros depuis 2007, il est constaté que 29 d'entre eux ont été négociés sans mise en concurrence, soit 71 % de l'échantillon. " L'addition de 900 000 euros pour des voeux en 2010, de 670 000 euros en 2011 ou de 2,7 millions d'euros pour le séminaire de quatre jours d'environ 600 cadres à Tanger, en 2011, soit une dépense de 4 289 euros par manager (hors achat de la tablette iPad reçue à cette occasion), ne passent pas. D'autant plus que tous ces marchés ont été passés de gré à gré pour raison d'" urgence impérieuse ", ce qui ne convainc pas les juges.

La Cour s'étonne aussi des dépenses de " coaching " et de conseils pour 2 à 3 millions d'euros annuels, contrats passés avec six entreprises différentes. " Ils sont en partie redondants et, selon la direction de la communication, ont surtout pour objet de s'attacher les services de grands noms de la communication ", note le rapport.

Audit annuel

La SNCF assure qu'elle a déjà remédié aux travers soulignés. Le 20 décembre 2012, le conseil d'administration du groupe a présenté des mesures de contrôle de ses dépenses, ainsi que la réalisation d'un audit annuel sur le coût de la politique de communication.

La Cour devra être attentive à sa mise en oeuvre, car, en 2009, la société s'était engagée en interne à réduire ses budgets communication. Dans les faits, ces économies ne se sont pas matérialisées. Les budgets " se révèlent systématiquement dépassés, de 17 % en moyenne, et même de 29 % en 2011 ", indiquent les magistrats.

Philippe Jacqué

Par Philippe NOVIANT - Publié dans : Informations - Communauté : CAP21
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Vendredi 3 mai 2013 5 03 /05 /Mai /2013 07:00

18 Assemblee NationaleQuand on fait un métier d'élu, on doit le faire à plein temps. Le cumul des mandats est contraire à cette logique en payant des gens pour un travail qu'ils sont obligés de partager avec un autre. Dans bon nombre de contrats de travail (mais bon nombre de nos députés ont-il déjà eu un contrat de travail ?), on demande à ce que le salarié soit à 100% salarié de son travail. Alors pourquoi un député serait-il abstenu de respecter cette règle alors qu'il est rémunéré par l'argent public ?

De plus, il faut arrêter de se poser des questions légales : on doit faire en sorte de stopper le cumul des mandats, point. La loi n'est qu'un outil pour arriver à cette solution et ne doit pas être invoquée comme excuse contre un immobilisme qui est en désaccord avec l'intérêt général.

Messieurs les politiques : au boulot !

Un article du journal 'Le Monde' daté du 12 Février 2013

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Repousser le non-cumul en 2017, une idée en débat
La nécessité d'une réforme constitutionnelle, défendue par M. Bartolone, est contestée au PS

Le Parti socialiste voulait se l'appliquer en 2010, puis 2012, et le généraliser en 2014. Mais une nouvelle fois, le cap pour l'application du non-cumul aux parlementaires est repoussé : ce sera probablement 2017. Un report que le président de l'Assemblée, Claude Bartolone, dans un entretien accordé au journal Libération, le 7 février, justifie par la nécessité de réviser la Constitution pour appliquer la réforme.

Ce nouvel argument juridique, qui n'avait jusqu'ici jamais été sérieusement évoqué, découle de la condition posée par M. Bartolone pour appliquer cette loi qui prévoit qu'un élu ne puisse cumuler sa fonction de parlementaire avec un mandat exécutif local : " Je veux que l'on ait la certitude que pour les parlementaires qui choisissent un mandat local, le suppléant puisse prendre leur place (...) je n'ai aucune envie d'avoir en 2014 une trentaine ou plus d'élections partielles ", avait-il expliqué le 2 décembre 2012.

Aujourd'hui, les suppléants ne peuvent remplacer les députés qu'en cas de décès ou d'accès à des fonctions ministérielles, selon l'article 176 du code électoral. Pour réformer cela et autoriser qu'un député quittant son siège pour devenir maire soit automatiquement remplacé par son suppléant, " il y a un risque de devoir modifier la Constitution ", précise-t-on à la présidence de l'Assemblée. " C'est pile ou face et le président Bartolone ne veut pas prendre ce risque ", ajoute-t-on. Un prétexte " gros comme une maison ", selon un élu de gauche pour qui il s'agit d'un pur " accord politique pour gagner du temps " : " C'est du "encore un instant monsieur le bourreau" ", ajoute-t-il, presque amusé.

Loi organique

Le député Christophe Caresche (PS, Paris) ne partage pas non plus l'avis de M. Bartolone. D'après son analyse, qu'il développe sur son blog, " le régime des suppléants des parlementaires ne relève pas de la Constitution mais d'une loi organique ". Le ministre des relations avec le parlement, Alain Vidalies, avait lui aussi privilégié cette interprétation de la loi, estimant, le 12 décembre, que " cette réforme n'était pas constitutionnelle ".

" Le vote d'une telle loi ne nécessite pas de réunir une majorité de trois cinquième, ni même de recueillir l'accord du Sénat, poursuit M. Caresche sur son blog. Il convient seulement qu'en dernière lecture la loi organique soit votée par la majorité des membres de l'Assemblée nationale et non pas uniquement par la majorité des votants. La gauche dispose de cette majorité. "

" Cela ne relève pas de la Constitution, appuie Jean-Jacques Urvoas (PS, Finistère), président de la commission des lois, spécialiste de droit constitutionnel et opposant au cumul. Je pense que c'est une loi organique et d'ailleurs, si cela avait posé un problème constitutionnel, le comité Jospin l'aurait soulevé. " Cela n'a pas été le cas.

Au vu des réticences exprimées par nombre de parlementaires - au Sénat mais pas seulement -, le choix de s'accorder trois nouvelles années de délai pour appliquer la loi semble surtout guidé par une prudence politique, d'autant que François Hollande a rappelé, le 16 janvier, que cette réforme concernerait " l'ensemble des parlementaires ", " quelle que soit la taille de la collectivité locale concernée ".

Enfin, une autre solution pour faire passer la loi dès 2014 est évoquée par M. Caresche : " Suggérer aux députés concernés de ne pas se présenter aux élections municipales. Ce serait simple et conforme aux engagements qu'ils ont pris devant les militants du PS et les Français. " A un an des élections, un certain nombre de jeunes élus PS commencent déjà à lorgner sur la mairie de leur circonscription et seraient tentés de se présenter pour les municipales si la loi ne passe pas d'ici là.

Hélène Bekmezian

Par Philippe NOVIANT - Publié dans : Informations - Communauté : CAP21
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Jeudi 2 mai 2013 4 02 /05 /Mai /2013 07:00

16-04-07 Tramway 2Comme le dit le titre de cet article, bien joué à Grenoble qui peut se targuer d'être la ville de France la plus accessible aux personnes handicapées.

Un article du journal 'Le Monde' daté du 12 Février 2013

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Urbanisme
Grenoble, ville de France la plus accessible aux personnes handicapées

Selon le baromètre de l'accessibilité de l'Association des paralysés de France (APF) publié lundi 11 février, Grenoble obtient une moyenne de 18,4/20, devant Nantes et Belfort (ex aequo avec 17,4/20). L'APF constate " une amélioration de l'état d'accessibilité " dans les communes de France, mais qui " ne - saurait - masquer le retard de grandes villes comme Marseille, Besançon, Dijon, Valence ou Bobigny ", qui n'atteignent pas les 12/20. Paris occupe la 44e place avec 13,2/20 contre 13,5/20 en 2011.

Par Philippe NOVIANT - Publié dans : Informations - Communauté : CAP21
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