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Jeudi 6 septembre 2012 4 06 /09 /Sep /2012 07:00

Lance_Armstrong.jpg Une toute petite disgression au pays du vélo. Personnellement, je fais beaucoup de vélo, bien que mon niveau soit médiocre. Cependant, je m'y accroche car ça me met en forme. Inutile donc de me demander ce que je pense des tricheurs officiant dans le monde du cyclisme.

 

Aujourd'hui le palmarès de Mr Armstrong appartient au passé. Il a été déchu de tous ses titres acquis sur le tour de France. Je suis retombé sur un article du Monde.

Aujourd'hui, on peut donc dire : "Au revoir Lance !".

Un article du journal 'Le Monde' daté du 29 Septembre 2010

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Lance Armstrong salue le départ de Pierre Bordry

" AU REVOIR, PIERRE. " C'est ainsi que Lance Armstrong a salué publiquement, et en français, sur Twitter, le départ de Pierre Bordry. En privé, le septuple vainqueur du Tour de France a dû faire preuve de moins de retenue pour exprimer sa satisfaction.

Lorsque le coureur américain avait été reçu à déjeuner par Nicolas Sarkozy, le 15 octobre 2009, le jour de la présentation de la Grande Boucle 2010, le Texan en aurait profité pour lui demander la tête du président de l'Agence française de lutte contre le dopage (AFLD). Intox ? Lance Armstrong s'en est en tout cas vanté dans le peloton.

Quelques jours plus tôt, le patron de l'AFLD s'était attiré les foudres du coureur et du président de l'Union cycliste internationale (UCI), Pat McQuaid, en publiant un rapport qui dénonçait le traitement de faveur accordé par les contrôleurs antidopage de l'UCI à l'équipe de Lance Armstrong et du maillot jaune Alberto Contador pendant le Tour de France 2009 (Le Monde du 6 octobre 2009). Et dans la foulée, le parquet de Paris annonçait avoir ouvert une enquête préliminaire après la découverte de matériel de perfusion au sein de l'équipe Astana.

Depuis, l'affaire progresse lentement. Mais un autre front judiciaire s'est ouvert, aux Etats-Unis cette fois, à l'encontre du Texan, depuis que son ancien équipier, Floyd Landis - contrôlé positif lors du Tour 2006 et sous le coup d'un mandat d'arrêt international pour sa participation supposée au piratage informatique du laboratoire de Châtenay-Malabry - l'a accusé de l'avoir initié au dopage.

Pierre Bordry, qui conserve les échantillons suspects du coureur prélevés lors du Tour 1999, a fait savoir qu'il était prêt à coopérer avec les autorités américaines. D'où le soulagement de Lance Armstrong à l'annonce de son départ anticipé. Sa joie pourrait être de courte durée : le futur patron de l'AFLD, Bruno Genevois, considéré comme l'un des meilleurs juristes français, possède la particularité d'avoir habité longtemps dans le même immeuble que Pierre Bordry.

St. M.

Par Philippe NOVIANT - Publié dans : Informations - Communauté : CAP21
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Mercredi 5 septembre 2012 3 05 /09 /Sep /2012 07:00

prison.jpgJe pense que ce sont des idées qui méritent d'être testées que celles qui sont présentées par notre actuelle garde des sceaux.

La lutte contre la récidive doit, effectivement, être une priorité. Malheureusement, contre les plus dangereux, contre les criminels auteurs de crimes les plus graves, je doute plus de cette politique car, dans ce sens, la sauvegarde des citoyens doit passer avant la lutte contre la récidive.

Mais rien de tel dans cet article : on y parle de lutte contre les délits.

Bref, pourquoi pas et allons-y : nous jugerons sur pièce pour savoir si la probation peut être une alternative crédible à l'enfermement.

Un article du journal 'Le Monde' daté du 21 Août 2012

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La révolution Taubira contre la récidive
Le ministère de la justice veut généraliser les peines de probation pour la petite délinquance, une alternative à l'incarcération assortie d'un suivi intense

C'est une révolution qui peut faire grincer quelques dents. Le ministère de la justice travaille discrètement sur un projet qui devrait bouleverser en profondeur le système pénal et vider les prisons d'une grande partie des courtes peines. Christiane Taubira s'attend à une sérieuse tempête, après le tollé qu'elle a soulevé le 7 août pour avoir émis un simple doute sur la généralisation des centres éducatifs fermés. Pour l'éviter, la ministre doit installer, le 18 septembre, une " conférence de consensus " sur les questions de récidive et de dangerosité rassemblant experts, spécialistes institutionnels et intervenants de terrain.

La prochaine polémique risque néanmoins de s'appeler la probation, ou " contrainte pénale communautaire ". Il s'agit, conformément à une recommandation adoptée par le Conseil de l'Europe le 11 janvier 2006, de ne placer en détention les délinquants - il ne s'agit évidemment pas des criminels - " qu'en dernier recours ", et de leur infliger une peine " dans la communauté ", c'est-à-dire dans la société, et non pas en prison. Le condamné aura des devoirs et des obligations, mais aussi un suivi intense pour permettre sa réinsertion et s'attaquer à la récidive.

Le chantier est immense, et la France accumule un retard considérable, mais la garde des sceaux y est décidée : " Les politiques pénales de ces cinq dernières années ont aggravé la récidive, expliquait en juin Christiane Taubira. Notre but n'est pas tant de lutter contre la surpopulation en prison, parce que c'est la politique pénale qui régule la population carcérale, mais bien de lutter contre la récidive. "

Le constat, il est vrai, est accablant. " Depuis dix ans, le système pénal est engagé dans une course folle, qui est aussi une course à l'abîme, notent une soixantaine de magistrats et chercheurs dans un manifeste, publié le 12 juin par Libération. Les résultats de cette politique doivent être pris pour ce qu'ils sont, le témoignage d'un échec et la promesse d'une faillite. " Les gouvernements ont adopté 55 textes depuis 2002 qui ont tous poussé à l'incarcération ou alourdi le quantum des peines. En 2001, 20 837 personnes ont été écrouées, et 88 058 en 2011 ; la durée moyenne de détention a augmenté (8,1 mois en 1999 contre 9,8 mois en 2011) ; les peines de plus de vingt ans sont passées de 1 252 en 2000 à 2 291 en 2011, ce qui en dit assez sur le prétendu laxisme des juges.

Pour éviter l'explosion, l'Etat, tout en affichant une fermeté de principe, a discrètement doublé le nombre des aménagements de peine, multipliant par cinq le nombre de bracelets électroniques depuis 2005. Un vaste programme de construction de prisons a par ailleurs été lancé, 57 000 places à ce jour, 80 000 prévues. A un coût faramineux : 95 millions d'euros de loyer en 2010, mais 567 en 2017, a prévenu la Cour des comptes, et sans réussir pour autant à contenir la surpopulation carcérale.

Cette simple gestion des flux n'a en rien réduit la récidive, au contraire. La principale étude française (des démographes Annie Kensey et Abdelmalik Benaouda, du bureau des études et de la prospective de l'administration pénitentiaire, Le Monde du 15 octobre 2011) a prouvé que 63 % des sortants de prison sans aménagement de peine étaient à nouveau condamnés dans les cinq ans, contre 39 % pour les sortants en libération conditionnelle. Les différentes études internationales confirment ces résultats, une étude canadienne de référence (Smith, Goggin et Gendreau en 2002), conclut franchement à " l'inefficacité des stratégies punitives pour réduire la récidive ".

Il est souvent objecté que les détenus qui bénéficient des alternatives à la prison sont justement choisis parmi ceux qui risquent le moins de récidiver. L'argument est solide, et une équipe néerlandaise s'y est attelée en constituant deux échantillons comparables de délinquants condamnés pour la première fois, mais les uns à de courtes peines d'emprisonnement et les autres à des peines d'intérêt général. Le taux de récidive est toujours supérieur lorsque le condamné a été incarcéré (Wermink, Blokland, Niewbeerta, Nagin et Tollenaar en 2010).

Il existe bien entendu un suivi des condamnés en France, confié à 4 000 conseillers d'insertion et de probation débordés, qui gèrent chacun jusqu'à 180 dossiers (contre 25 en Suède). Mais il s'agit surtout de contrôler les obligations des anciens détenus, qu'ils pointent bien au commissariat, qu'ils dédommagent les victimes ou qu'ils ne déménagent pas sans prévenir. Il n'existe pas en France de véritable outil d'évaluation des risques de récidive, et les travaux internationaux ne sont ni connus ni enseignés. Pour sortir de ce " bricolage méthodologique ", insiste le manifeste, il faut parvenir à une véritable peine de probation qui, au Canada, au Royaume-Uni, aux Pays-Bas ou en Suède a permis de réduire la récidive de 50 % en moyenne.

La probation se définit comme " une série d'activités et d'interventions qui impliquent suivi, conseil et assistance dans le but de réintégrer socialement l'auteur d'infraction dans la société et de contribuer à la sécurité collective ", selon une recommandation du Conseil de l'Europe de 2010. Il ne s'agit pas seulement de contrôler la dangerosité du condamné, mais aussi ses ressources propres, ses besoins et ses carences. Elles sont, statistiquement, criantes : 25 % des entrants en prison sont sans ressources, 25 % sans domicile, avec un niveau de qualification faible, un état de santé dégradé, des problèmes psychiatriques lourds et souvent une histoire familiale heurtée.

Les chercheurs proposent ainsi que soit créée une peine de probation, prononcée par un tribunal, qui en fixerait la durée et l'emprisonnement encouru en cas de non-respect, et qui se substituerait aux actuelles alternatives à la prison. Après une phase d'évaluation, un juge d'application des peines déciderait des conditions d'un suivi " sur mesure ". C'est aussi une idée de bon sens : est-il plus utile d'envoyer un chauffard en prison ou de le condamner à travailler un an dans une association contre la violence routière ? Des programmes ont été expérimentés depuis des années dans le monde anglo-saxon pour mesurer " la désistance ", c'est-à-dire la sortie de la délinquance. En renforçant le " capital humain " (maîtrise des émotions et des capacités de communication) et le " capital social " (intégration dans la société).

Les résistances promettent d'être nombreuses, mais la peine de probation pourrait bien être un tournant dans l'histoire des prisons. Deux magistrates, qui ont longuement travaillé sur la question, Pascale Bruston et Valérie Sagant, sont aujourd'hui conseillères de la garde des sceaux. " On ne les a pas fait venir par hasard ", sourit Christiane Taubira.

Franck Johannès

    Six fois moins de conseillers d'insertion que de surveillants

    78 262 personnes écrouées au 1er juillet (6,7 % de plus qu'en 2011), c'est-à-dire prises en charge par l'administration pénitentiaire mais pas nécessairement incarcérées.

    67 373 détenus, dont un bon quart (17 138) de prévenus, en attente d'un jugement définitif.

    57 408 places opérationnelles de prison.

    12 609 personnes en aménagement de peine (20,6 %), dont 9 627 sous bracelet électronique, 1 993 en semi-liberté, 989 en placement à l'extérieur.

    250 000 personnes étaient prises en charge par l'administration pénitentiaire au 1er janvier (77 000 sous écrou, 173 000 en milieu ouvert).

    26 094 surveillants de prison soit un pour 2,6 détenus.

    4 080 personnels des services pénitentiaires d'insertion et de probation (SPIP) ont la charge de 173 000 personnes (soit un conseiller pour 42,4 personnes).

Par Philippe NOVIANT - Publié dans : Informations - Communauté : CAP21
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Mardi 4 septembre 2012 2 04 /09 /Sep /2012 07:00

gaz de schisteIl fallait bien s'en douter à un moment : à force d'utiliser toujours plus de flotte et de ne pas la recycler, elle risque de ne plus être disponible. Et le beau mirage du gaz de schiste de s'évaporer comme neige au soleil...

Rien n'est donc simple au pays de la production de l'énergie : au moment où les Etats-Unis pouvaient se targuer de leur indépendance énergétique, voici que des problèmes surgissent. Et si l'on se dirigeait plutôt vers des énergies renouvelables ?

Un article du journal 'Le Monde' daté du 24 Août 2012

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Aux Etats-Unis, l'eau manque pour permettre la fracturation hydraulique

New York Correspondant

La sécheresse qui sévit dans plus de la moitié des Etats-Unis a singulièrement compliqué l'exploitation du pétrole et du gaz de schiste. Les sociétés de forage recherchent désespérément les milliers de mètres cubes d'eau nécessaires à la fracturation de la roche, ce qui les oppose maintenant aux fermiers qui essaient de conserver leurs précieuses ressources hydrauliques.

Au Kansas, les entreprises qui ont vu leur approvisionnement en eau limité par l'Etat ont proposé aux agriculteurs de pomper l'eau de leurs étangs ou d'accéder à leurs puits, monnayant des sommes parfois considérables : jusqu'à 85 000 dollars (68 000 euros) par an d'après Select Energy, l'une des entreprises qui se consacrent à ce genre de prospection.

Mais les fermiers sont inquiets car ils ne voient pas la fin de leurs soucis. " Ils ont peur de rester sans eau ", déclarait à la chaîne CNN Jeff Gordon, directeur d'exploitation de la compagnie pétrolière Texas Coastal Energy, qui fore au Kansas depuis un an. Ils pensent d'abord à leur bétail et à leurs récoltes. "

Ce qui crée des tensions. Au Colorado, les agriculteurs se sont vus devancés par les sociétés de forage lors des ventes aux enchères des ressources hydrauliques, une pratique courante dans beaucoup d'Etats. " Elles ont beaucoup plus d'argent et nous concurrencent sur le marché ", se plaint Bill Midcap, du syndicat agricole des Rocheuses (Rocky Mountain Farmers Union), qui inclut aussi le Wyoming et le Nouveau-Mexique.

Au Texas, qui souffre de la sécheresse depuis un an, certaines municipalités assises sur le gisement de Barnett Shale, comme celle de Grand Prairie, ont interdit l'utilisation de l'eau dans l'exploitation du pétrole de schiste. D'autres villes ont prohibé son transport.

Le boom pétrolier menacé

Car les foreurs ont dû parfois recourir à des solutions extrêmes : acheminer l'eau d'autres Etats par camion (d'aussi loin que la Pennsylvanie), ou creuser leurs propres puits. Dans le cas du pétrole de schiste, c'est une opération encore rentable - le prix du baril dépasse les 90 dollars (72 euros) -, mais ce n'est pas le cas du gaz dont les cours ont chuté de 70 % en quatre ans. Si la sécheresse persiste, elle pourrait menacer le boom pétrolier, en particulier pour les petites entreprises qui ne peuvent faire face à ces coûts supplémentaires.

Il faut donc chercher des solutions. " Ces dernières années, la fracturation hydraulique est devenue un vrai sujet de débat ", affirme Brian Werner, porte-parole du Northern Colorado Water Conservancy District. Le groupe écologiste Environment Texas a demandé à ses juristes d'obliger les foreurs à recycler l'eau de la fracturation, normalement inutilisable car mélangée à du sable et à des produits chimiques.

Dans l'Oklahoma, la fracturation hydraulique n'a pas encore posé de problèmes mais l'Etat prévoit une augmentation de la demande en eau de 33 % d'ici à 2050. " C'est une question très sensible sur laquelle nous commençons à nous pencher ", assure Brian Vance, de l'Oklahoma Water Ressources Board.

Le Grand Ouest américain n'est pas seul concerné. En Pennsylvanie, où se trouve le gisement de Marcellus, l'un des plus vastes des Etats-Unis (il s'étend de New York à la Virginie), la Susquehanna River Basin Commission a suspendu, le 16 juillet, les permis de prélèvement d'eau dans les rivières, ce qui affecte directement plus de soixante sociétés de forage.

" Les prospecteurs vont devoir apprendre à mieux gérer les ressources hydrauliques, affirme David Brown, directeur de programme à l'Agence américaine océanique et atmosphérique, car l'eau va devenir de plus en plus rare au fur et à mesure que le climat se réchauffe. " - (Intérim.)

Par Philippe NOVIANT - Publié dans : Informations - Communauté : CAP21
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Vendredi 31 août 2012 5 31 /08 /Août /2012 07:00

centrale_nucleaire.jpgC'est une alerte qu'il faut prendre très au sérieux. Il y a des fissures sur certaines cuves Françaises et il faut y faire très attention. De plus, à priori, la situation Belge est pire que la nôtre. Ce n'est pas un soulagement. Les méfaits des accidents nucléaires ne connaissent pas de frontière. Ainsi, si des défauts sont détectés sur certaines centrales, il faut que les mesures correctrices puissent être apportées internationalement. Pourquoi ne pas imaginer que Areva puisse aider les belges en la matière ?

C'est une question d'urgence et de responsabilité internationale.

Un article du journal 'Le Monde' daté du 12 Août 2012

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Des micro-fissures sur les cuves de dix réacteurs français
Les défauts constatés à la centrale belge de Doel alertent l'Europe et les Etats-Unis

A l'initiative de l'Agence fédérale de contrôle nucléaire belge (AFCN), des représentants des autorités de sûreté nucléaire de sept autres pays européens (France, Suisse, Suède, Pays-Bas, Allemagne, Espagne, Royaume-Uni), ainsi que des Etats-Unis, se sont réunis jeudi 16 août à Bruxelles. Ils doivent examiner la situation de la cuve du réacteur numéro 3 de la centrale de Doel, près d'Anvers, où des milliers de possibles fissures ont été découvertes. Ils devraient se revoir en octobre, quand les résultats d'analyses complémentaires effectuées en Belgique seront disponibles.

Ces pays avaient été invités car certains d'entre eux possèdent des réacteurs - une vingtaine au total - dont la cuve, comme celle de Doel 3, avait été fournie, il y a une trentaine d'années, par le groupe néerlandais Rotterdamsche Droogdok Maatschappij (RDM), aujourd'hui disparu.

A l'issue de cette réunion, le patron de l'AFCN, Willy De Roovere, a dévoilé l'étendue des " potentielles fissures " détectées en juin et juillet sur la cuve de Doel 3 : elles seraient au nombre de 8 000 et d'une taille d'environ 20 mm.

" Malaise "

Ces défauts sont situés dans la masse des cylindres d'acier formant la cuve abritant le coeur du réacteur. Ils sont selon toute vraisemblance présents depuis la fabrication de l'acier brut par le groupe allemand Krupp (aujourd'hui ThyssenKrupp) ou sont apparus au moment du forgeage des cylindres par RDM.

Selon M. De Roovere, ces fissures, détectées par capteurs à ultrasons, sont presque parallèles aux parois des cylindres. Elles présentent donc moins de risques pour la solidité de la cuve que si elles étaient perpendiculaires aux parois. Mais leur grand nombre " crée un sentiment de malaise ", souligne le directeur de l'AFCN.

A l'arrêt jusqu'au 30 septembre, Doel 3 ne sera autorisé à redémarrer que si Electrabel, l'exploitant de la centrale, filiale du groupe français GDF Suez, parvient à convaincre les experts qu'il n'existe aucun risque que ces anomalies se transforment en véritables fissures, par lesquelles de l'eau de refroidissement pourrait s'échapper, mettant à nu le réacteur.

" Ce sera difficile à prouver ", a averti M. De Roovere, qui juge la date du 30 septembre peu réaliste et se dit " sceptique " quant à l'avenir de ce réacteur de 1 000 mégawatts. Il a aussi écarté l'hypothèse d'une réparation ou d'un changement de cuve.

L'autorité de sûreté belge a également révélé que c'était suite à la découverte, en 2004, de fissures sur les cuves de réacteurs français, notamment au Tricastin (Drôme), que la Belgique avait décidé de planifier des contrôles plus poussés de ses centrales.

De fait, l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) française fait état, dans une note de novembre 2010 - passée inaperçue - de la détection, depuis 1993, de 33 " défauts sous revêtement " (des fissures situées sous le revêtement interne en acier inoxydable) sur les cuves de 10 réacteurs. Plus de la moitié d'entre elles (17) affectent le réacteur 1 de Tricastin, les autres se trouvant sur les réacteurs de Fessenheim 1 et 2, Chinon B-3, Gravelines 6, Blayais 2, Dampierre 3, Saint-Laurent B-1 et B-2. " Les défauts découverts jusqu'à aujourd'hui ne dépassent pas une dizaines de millimètres de hauteur ", indique l'ASN, qui estime qu'ils " ne sont pas comparables à ceux détectés à Doel 3 ". Un contrôle supplémentaire, entre les visites décennales réglementaires, a néanmoins été décidé pour Tricastin 1.

Greenpeace s'étonne de la " différence d'approche " entre les autorités de sûreté française et belge, la première considérant que " ces micro-fissures ne sont pas nocives ", tandis que la seconde envisage, si ses craintes se confirment, de fermer définitivement deux des principaux réacteurs du pays.

Pierre Le Hir et Intérim (à Bruxelles)

Par Philippe NOVIANT - Publié dans : Informations - Communauté : CAP21
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Jeudi 30 août 2012 4 30 /08 /Août /2012 07:00

guar_gum.jpgCet article est très surprenant et très intéressant. Il évoque les besoins dans une certaine plante, le guar, par les producteurs de gaz de schiste.

Cela mènera-t-il au problème d'alimentation du bétail ? Cela pourra-t-il mener à une problématique de mono-culture en Inde ? Seul l'avenir nous le dira.

Un article du journal 'Le Monde' daté du 24 Août 2012

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Le haricot de guar indien dopé par le gaz de schiste
La plante, dont la gomme sert aux forages pétroliers, vaut de l'or pour les paysans. Mais le filon risque de se tarir
New Delhi Correspondance

Les vaches du Rajasthan ont du souci à se faire. Les compagnies pétrolières texanes se sont mises à consommer une légumineuse qui leur servait de fourrage, en forme de long haricot et poussant dans les régions désertiques ou semi-désertiques d'Inde.

Le guar, qui n'était cultivé au départ que pour nourrir le bétail, puis a été utilisé dans l'industrie agroalimentaire comme agent émulsifiant, est devenu très recherché par les compagnies pétrolières pour exploiter leurs gisements grâce à la technique de la fracturation hydraulique.

La poudre ou la gomme tirée des graines de guar facilite en effet, en épaississant les fluides injectés dans la roche, l'extraction du gaz ou du pétrole, puis leur récupération. Alors que quelques grammes de guar suffisent pour fabriquer une crème glacée, il en faut en moyenne neuf tonnes pour un forage de pétrole ou de gaz de schiste.

En Inde, d'où proviennent 80 % de la récolte mondiale du guar, cette hausse brutale de la demande a entraîné une flambée des cours. " Entre 2010 et 2012, le prix de la tonne est passé de 1 500 à 20 000 dollars - de 1 200 à 16 000 euros - . Et nous avons encore aujourd'hui quatre ou cinq nouveaux clients américains par mois ", indique Shwet Kamal Sharma, le directeur de l'usine Lotus Gums & Chemicals située à Jodhpur.

L'entreprise devrait tripler son chiffre d'affaires cette année. Mais son patron reste prudent. Le marché à terme de la légumineuse a été suspendu en mars, après une multiplication par dix des cours en seulement un an. Et, avec une superficie cultivée qui devrait au moins doubler cette année en Inde, les cours ont déjà diminué de moitié depuis le deuxième trimestre.

" Avec la mauvaise mousson qui s'annonce, les agriculteurs se sont massivement tournés vers la culture du guar ", explique Purushottam Sharma, coauteur d'un article sur la légumineuse publié dans la Revue de recherche sur l'économie agricole. Mais il ajoute : " La production de guar est très volatile d'une année sur l'autre, car elle est souvent cultivée dans des zones non irriguées et sans engrais. La récolte dépend des conditions climatiques. " C'est seulement en octobre et en novembre, après la saison de la mousson, que les agriculteurs sauront si la production était bonne.

Grâce à la demande des compagnies pétrolières texanes, le guar est devenu, dans les régions désertiques d'Inde, une mine d'or. Des paysans, comme les producteurs de coton au Pendjab, se sont convertis à cette culture, alors que le guar était jusque-là réputé comme étant la plante des pauvres, poussant sur des petits lopins de terre aride.

Rien qu'au Rajasthan, qui fournit la moitié de la production indienne de guar, les surfaces cultivées ont augmenté d'un tiers, passant de 3 millions d'hectares en 2011 à 4 millions d'hectares cette année.

Résultat, les semences sont devenues rares. La coopérative publique du Rajasthan a décidé de n'en autoriser la vente qu'aux agriculteurs les plus fragiles, appartenant à la caste des intouchables ou à des tribus répertoriées. Les cultivateurs qui les reçoivent s'engagent à vendre leurs récoltes aux fabricants de gomme de guar. L'un de ces producteurs, Vikas WSP, qui devrait voir son chiffre d'affaires passer de 180 millions d'euros cette année à 900 millions d'euros en 2013, a ainsi distribué près de 3 000 tonnes de semences à environ 200 000 paysans.

Des équipes d'agronomes ont été constituées pour les aider à maximiser leurs rendements. Les fabricants de gomme ont aussi sécurisé leurs approvisionnements de semences en nouant des partenariats avec des universités du pays.

D'autres Etats indiens que le Rajasthan ou l'Haryana, second producteur du pays, expérimentent eux aussi cette culture. Même si les promesses de réussite sont loin d'être certaines. Car la plante doit être cultivée dans une zone tropicale ou semi-tropicale, et sur une terre aride.

Les cultivateurs de guar ne sont peut-être pas devenus aussi riches que des émirs du Qatar, mais la légumineuse a au moins changé leur vie. Au Rajasthan, les concessionnaires de tracteurs ont vu leurs ventes exploser. Les prix des terres dans les régions arides ont rapidement augmenté. Et les mariages, dont la saison débute cet automne, s'annoncent somptueux.

Le miracle du guar pourrait toutefois être de courte durée, au risque de mettre en difficulté toute la filière industrielle. Deux brevets sur des produits synthétiques de substitution ont été déposés en juin aux Etats-Unis, où l'industrie pétrolière préfère dépendre d'un brevet plutôt que des aléas de la mousson. L'entreprise parapétrolifère américaine Baker Hugues, qui a mis au point l'Aquaperm, a déclaré avoir remplacé 5 % de sa consommation de guar par ce produit synthétique. Sa concurrente Halliburton a commencé à utiliser un autre substitut, le Permstim, dans quelques forages pétroliers aux Etats-Unis.

" Les produits synthétiques sont encore loin d'avoir les mêmes propriétés que le guar ", assure toutefois Purushottam Sharma. Les vaches du Rajasthan vont devoir encore attendre pour brouter à nouveau leurs haricots préférés.

Julien Bouissou

    En France, l'hydrocarbure non conventionnel en débat

    Les huiles et gaz de schiste seront au coeur de la conférence environnementale des 14 et 15 septembre. Le premier ministre, Jean-Marc Ayrault, et Arnaud Montebourg, ministre du redressement productif, n'excluent pas d'autoriser l'exploitation de ces hydrocarbures non conventionnels - présents dans le sud-est et l'Ile-de-France - si une technique moins polluante que la fracturation hydraulique était découverte. M. Ayrault a indiqué, le 22 août sur RMC et BFMTV, " que le débat n'était pas tranché ". Interrogée lors des Journées d'été d'Europe Ecologie-Les Verts, Delphine Batho, ministre de l'écologie, a répondu qu'elle se prononçait en fonction de ce qui existe : " Actuellement, la fracturation hydraulique est la seule solution technique qui existe et elle pose problème (...). Je pense que la transition énergétique, ce n'est pas d'aller vers de nouveaux hydrocarbures. "

    En France, la fracturation hydraulique est interdite depuis la loi du 13 juillet 2011.

Par Philippe NOVIANT - Publié dans : Informations - Communauté : CAP21
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