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Jeudi 7 février 2013 4 07 /02 /Fév /2013 07:00

2826be1dAu conseil régional d'Ile de France, il faut bon être recruté. Un président du Comité régional du tourisme touche près de 12000Euros / mois. Un salaire d'un cadre dirigeant d'une très grande entreprise. Bref, on prend un peu le citoyen pour une vache à lait car, pour moi, rien ne justifie qu'un tel président puisse toucher une telle somme. Un tel poste doit être rémunéré au maximum dans les 6000Euros... sous principe qu'il soit effectué à plein temps.

Ce qui est quand même risible, c'est que ce Monsieur dit remplacer trois postes... Trois postes à 4000Euros chacun donc. Ce qui est choquant, c'est que s'il remplace 3 postes, il ne dort donc pas. Et s'il ne dort pas, il est donc fatigué, et s'il est fatigué, il prend donc de mauvaises décisions, donc, il ne mérite pas ses 12000Euros : CQFD.

A quand une révolte citoyenne pour virer ce genre de personnage de cette situation ?

Un article du journal 'Le Monde' daté du 12 décembre 2012

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De vives critiques internes sur les rémunérations et les recrutements

DES " FROMAGES ", selon les uns, des " hochets " selon les autres, " un système féodal qui permet au roi d'avoir des suzerains ", pour les plus critiques : qu'ils soient UMP, écologistes, du Front de Gauche ou socialistes, de nombreux conseillers régionaux d'Ile-de-France voient dans la multiplication des organismes associés de la collectivité un " système " propice aux dérives. " Certaines petites choses font tache ", résume un membre de l'exécutif régional en pointant les salaires élevés de certains directeurs et les soupçons de " copinage " dans les embauches de salariés.

Parmi les pratiques les plus problématiques, figure le Comité régional du tourisme (CRT), situation révélée par le Canard enchaîné cet été. D'abord la rémunération de son directeur. Jean Pierre Blat ne s'en cache pas : il perçoit 12 000 euros net par mois. Une rémunération qu'il justifie en expliquant qu'il accomplit à lui seul le travail de trois personnes après la fusion de plusieurs organismes au sein du CRT. Un niveau de salaire impossible dans une collectivité locale mais autorisé dans les organismes associés.

Les critiques sur le CRT portent aussi sur le recrutement de salariés liés, familialement ou politiquement, à des élus du conseil régional. Parmi le personnel, figurent ainsi une adjointe (PS) au maire du 14e arrondissement de Paris, un membre d'EELV, un adjoint au maire socialiste de La Ferté-sous-Jouarre (Seine-et-Marne).

Le trombinoscope mentionne également la femme d'un élu régional EELV, Eric Chevaillier, l'épouse du maire UMP de Saint-Mandé (Val-de-Marne), Patrick Beaudouin. Sont aussi salariés un fils et une fille d'élu régional de la majorité, ainsi que le collaborateur d'un élu UMP. " Le CRT un lieu où l'on recase les copains et les copines ", résume un élu EELV en réclamant l'anonymat.

" Il n'y a jamais eu de passe-droits dans aucun domaine ", s'est défendu le directeur général du CRT, auditionné par la commission des finances de la région, le 18 septembre dans le cadre de la mission sur les organismes associés. " Que parfois certains salariés portent des noms connus n'est pas mon problème. Jamais le choix de la personne recrutée n'est en inadéquation avec le poste occupé ", s'est justifié M. Blat.

Dernier épisode, en août, le CRT a emmené une délégation d'élus pour un coût de 4 000 euros par personne aux Jeux olympiques de Londres. La " manifestation était promotionnelle " selon M. Huchon. " J'ai découvert dans le TGV les élus auxquels je ne m'attendais pas ", reconnaît néanmoins M. Feldzer. Face aux critiques, celui-ci, président du CRT, élu EELV a décrété le gel des embauches et envisage de mettre en place un comité de recrutement et de rémunération. " Je resterai in fine le décisionnaire s'agissant des gens avec qui je pense justifié de devoir travailler ", prévient toutefois M. Blat.

Au-delà du cas du CRT, la région a commencé à réduire ses coûts. Notamment les rémunérations des directeurs de ces structures. Lorsqu'il était directeur général du Motif, organisme régional dédié à la promotion du livre, Vincent Monadé était rémunéré plus de 8 000 euros brut. Son successeur, Philippe Coudray, a été recruté avec un salaire limité à 5 000 euros brut. Pour la première fois, son embauche a donné lieu à la mise en place d'un comité de recrutement. Lama Sharara, la nouvelle directrice du Crips, organisme chargé de la prévention contre le Sida perçoit un salaire inférieur d'un tiers à celui de son prédécesseur (10 000 euros brut).

Outre les niveaux de rémunération élevés, Roger Karoutchi président (UMP) de la commission des finances de la région, pointe les effets pervers de présidences confiées à des élus. Une fois nommés à la présidence de ces structures, une partie des conseillers régionaux se révèlent, selon lui, trop attachés à leur " autonomie " pour accepter de les voir fusionner ou disparaître.

Pour mettre un terme à ce " patriotisme d'organismes ", peu propice aux économies budgétaires, M. Karoutchi a proposé à M. Huchon de supprimer les postes de président. Des fonctions qui ne sont pas rémunérées dans la mesure où ceux-ci perçoivent déjà leurs indemnités d'élus. A l'exception de Christophe Borgel : le conseiller régional (PS), devenu député de Haute-Garonne, touche en effet une indemnité annuelle de 21 000 euros brut en tant que patron de la Saerp (Société d'aménagement chargé des travaux dans les lycées).

B. J.

    " La région est une petite France ", selon M. Huchon

    " La question de ma succession ne se pose pas. Personne ne se la pose ", confie au Monde Jean-Paul Huchon, élu depuis 1998 à la présidence de la région Ile-de-France. " Je suis le garant de l'unité à gauche avec une volonté d'élargir le plus possible la majorité, car l'Ile-de-France ne se gouverne qu'avec des politiques qui dégagent un consensus le plus large possible. La région, c'est une petite France ", affirme-t-il.

    Alors que Claude Bartolone, président de l'Assemblée nationale et député (PS) de Seine-Saint-Denis, prône l'avènement d'une communauté urbaine en Ile-de-France, M. Huchon, également élu des Yvelines, estime qu'il serait " difficile pour le président de région de faire des arbitrages équitables pour la région, s'il avait en face de lui un monstre institutionnel de 9 millions d'habitants. Il y a un risque politique de voir le périurbain basculer dans les extrêmes si les habitants des franges de la région ont le sentiment d'être victimes d'une relégation ".

Par Philippe NOVIANT - Publié dans : Informations - Communauté : CAP21
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Mercredi 6 février 2013 3 06 /02 /Fév /2013 07:00

dictee.jpgQuand une blogueuse interviewe un professeur de Français, ça peut donner un très bon article sur les manques Français en matière d'éducation et d'enseignement.

Je pense que ce texte se suffit à lui même et que nos politiques seraient bien avisé de s'en inspirer pour les reformes à entreprendre de notre système.

Nous ne pouvons pas continuer à être le cancre Européen et mondial quand on voit nos classements en terme d'éducation.

Il faut agir, et vite.

Tiré de rue89.com.

Le lien est ici :

http://www.rue89.com/2012/12/08/loys-bonod-prof-de-francais-un-eleve-de-troisieme-un-niveau-cm2-237554

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Entretien 08/12/2012 à 17h46
Loys Bonod, prof de français : « Un élève de troisième a un niveau CM2 »

Gaëlle Picut | Blogueuse

Si vous lisez régulièrement mon blog En aparté, vous devez savoir que je suis inquiète (et c’est un euphémisme) de l’évolution de l’Education nationale.

Très sensible à l’enseignement, notamment du français (je suis « littéraire » de formation et de cœur), j’ai découvert avec grand intérêt le blog La vie moderne, suite à la « petite expérience » numérique déjà très largement médiatisée et commentée. J’ai eu envie de donner la parole à son créateur, Loys Bonod, 37 ans, professeur de français.

Pouvez-vous vous présenter ?

Je suis professeur certifié de lettres classiques. J’enseigne depuis quatorze ans, les huit premières années dans plusieurs collèges de ZEP, des Mureaux à Sarcelles, et depuis trois ans au lycée Chaptal à Paris. Je suis également blogueur et passablement technophile.

Sur votre blog, vous écrivez que l’enseignement du français a subi de graves atteintes dans le primaire et dans le collège, notamment depuis les réformes des années 90...

Ces réformes ont été pensées pour adapter l’école à une autre réforme des années 70, le collège unique, et à la massification qui s’en est suivie. [...] Concernant plus particulièrement le français, on peut parler de casse, voire de catastrophe, même pour l’orthographe la plus élémentaire en fin de scolarité obligatoire.

Notre propre langue devient étrangère à nos élèves. [...] L’idée générale est qu’il fallait :

    renouveler l’enseignement du français,
    procurer du plaisir,
    rechercher la spontanéité,
    promouvoir l’expression orale,
    décloisonner les disciplines,
    enseigner en séquences – ne plus enseigner un jour l’orthographe, un autre jour la grammaire et un dernier l’étude d’un texte mais faire tout cela ensemble à partir d’un texte –,
    mettre en place l’interdisciplinarité – par exemple, l’enseignement du français doit aller de pair avec les arts plastiques ou l’histoire-géographie…

Avec le recul, je juge très sévèrement toutes ces réformes. [...] Ces réformes ne peuvent fonctionner qu’avec de très bons élèves, ceux qui sont privilégiés et ont déjà une solide culture personnelle, mais absolument pas pour les élèves en difficulté ou même « normaux ».

Ces derniers ont besoin de cadres clairs et rassurants. Avec le travail en séquences par exemple, où tout se retrouve « horizontalisé », les élèves sont perdus.

L’orthographe et la grammaire sont aujourd’hui réduites à la portion congrue. Et pourtant, ce qui se conçoit bien s’énonce clairement… A ce sujet, les élèves ne font que trop peu d’exercices répétitifs, pourtant nécessaires car structurants.

Lorsque j’étais en primaire, j’ai le souvenir précis que je faisais chaque soir mes trois ou quatre exercices de Bled. Aujourd’hui bien souvent, les élèves étudient vaguement un texte, apprennent un peu de poésie, savent compter en anglais. Certains réformistes militent pour la suppression totale des devoirs à la maison. [...]

Evidemment, face à la baisse inexorable du niveau, il a fallu diminuer considérablement les exigences (sujets simplifiés, consignes de notation complaisantes...).

Résultats : on est obligé aujourd’hui de fournir des formations de français à des étudiants ou des salariés qui savent à peine lire ou écrire, et on exige de candidats à un poste une certification Voltaire en orthographe.

Autre constat : la diminution dramatique des horaires en français. [...] Sur l’ensemble d’une scolarité, on a ainsi perdu trois ou quatre années de français. Un élève de troisième a maintenant le niveau d’un élève de CM2 des années 70 ou 80 ! Les dictées du brevet correspondent à un niveau de primaire.

En rejetant tout ce qui pouvait présenter trop de difficultés, on a privilégié la notion de plaisir dans les nouveaux programmes. Cela a pu sembler une bonne idée sur le papier. Mais l’enfer est pavé de bonnes intentions. Au collège, on invite à étudier des œuvres de jeunesse, assez pauvres au niveau littéraire. Résultat : les élèves ne sont plus familiarisés avec les textes classiques, leur syntaxe élaborée et leur vocabulaire riche et nuancé.

Paradoxalement, les programmes de français au collège et au lycée sont devenus quasiment universitaires. Par exemple, on étudie la « focalisation », alors que c’est une notion que je n’avais moi-même abordée qu’en licence de lettres… [...] J’en veux au système, pas aux élèves. A force de vouloir innover on a oublié d’être efficace. [...]

Je constate aussi – non sans amertume – que l’on dissimule cet échec avec des mesures telles que le livret de compétences, la disparition des notes chiffrées ou encore la suppression du redoublement. Mais ce n’est pas en interdisant les notes et le redoublement que l’échec scolaire disparaîtra !

A propos des nouvelles technologies, vous vous méfiez de ceux qui estiment que cela va régler tous les problèmes de l’école et être une avancée formidable...

Le numérique est considéré par certains comme un « deus ex machina » qui va sauver l’école de tous ses maux. Il apparaît aux yeux des nouveaux pédagogues comme le prolongement naturel de toutes les réformes catastrophiques mises en œuvre depuis les années 90, à savoir l’individualisation, le constructivisme, le refus de l’effort, etc.

A ce titre, non seulement je ne crois pas que le numérique puisse sauver l’école, mais je crains qu’il ne fasse qu’aggraver la crise actuelle.

Bien sûr, le numérique fait partie de nos vies, et je suis le premier à l’utiliser, mais je pense qu’il y a un âge pour tout. Un âge pour apprendre à élaborer une pensée construite, pour développer son esprit critique, pour acquérir une culture et de l’autonomie avant de se lancer à corps perdu dans le numérique.

Or ces apprentissages sont longs et demandent de la concentration, des efforts. Les nouvelles technologies, sans apprentissage, sont davantage synonymes d’instantanéité, de facilité et de distraction permanente.

Comme le souligne Xavier de La Porte (cf. cet article), la nouvelle fracture numérique n’est plus située entre ceux qui ont accès à Internet et ceux qui ne l’ont pas, mais entre ceux qui savent définir un cadre raisonnable pour son utilisation à leurs enfants et ceux qui n’y parviennent pas.

Elle est désormais entre ceux qui utilisent massivement le numérique à des fins de consommation passive et de divertissement et ceux qui en ont un usage créatif et éducatif. La fracture numérique prend une autre forme, celui du « temps gaspillé », estime-t-il à juste titre. Les écrans sont en effet chronophages et addictifs. Il est important que les enfants ne soient pas connectés trop jeunes.

Cela ne signifie pas que mes propres enfants (en maternelle et en primaire) ne les utilisent jamais mais toujours accompagnés. Et ce même si les produits technologiques semblent donner une apparente autonomie aux enfants.

Il y a des usages qui sont merveilleux :

    écouter avec un lecteur multimédia des dizaines d’histoires empruntées à la bibliothèque (pour familiariser les tout-petits avec une syntaxe complexe, un vocabulaire riche et varié, pour leur procurer une culture et leur donner envie de lire),
    regarder ensemble des grands films que l’on choisit,
    s’amuser à fabriquer des animations ou des films en « stop motion » par exemple.

Mais à l’inverse, je m’inquiète de la généralisation des ordinateurs dans la chambre des enfants. Idem pour les réseaux sociaux ou les téléphones portables prématurément confiés à des enfants. Toutes choses qui échappent par nature à la supervision parentale.

D’ailleurs à ce sujet, personne n’a vraiment réfléchi à l’usage des portables à l’école et à ses implications. On a subi le phénomène.

Or, à quoi peut bien servir un portable à l’école ? A rien ! Un portable porte même atteinte à la scolarité de l’élève. Je songe à ce parent inquiet face aux résultats de son fils en chute libre : son fils en quatrième venait de recevoir un smartphone et passait son temps à envoyer des SMS pendant les cours, voire à téléphoner. [...]

Que peut-on faire ? Quelles réformes urgentes feriez-vous si vous étiez nommé conseiller technique au ministère de l’Education ?

Je pense qu’il est temps de revenir aux fondamentaux, à la maîtrise de la langue française, d’éviter de se disperser. Par exemple, je m’élève contre le numérique ou l’anglais au primaire : une perte de temps et d’énergie.

Je suis également contre les « enseignements exploratoires » ou les faux « accompagnements personnalisés » au lycée qui concurrencent les options et les disciplines, mais obéissent à une logique de zapping.

Je défends vivement la liberté pédagogique des professeurs, et me méfie du travail en équipes qu’on veut nous imposer sous de multiples formes. Un bon professeur est avant tout celui qui fait de bons cours : il est urgent de restaurer la confiance en l’enseignant.

Je pense qu’il faut revenir à des choses de bon sens, se recentrer sur l’essentiel dès le plus jeune âge.

Nous sommes allés beaucoup trop loin avec l’enfant « au centre du système » : bien sûr que l’enfant est au centre de l’école ! Mais, poussé à l’extrême, c’est un modèle qui réduit à néant l’autorité professorale.

J’ai à ce sujet des dizaines et des dizaines d’anecdotes ahurissantes qui démontrent l’actuelle impuissance des enseignants.

Tout est fait dans un établissement scolaire pour éviter qu’un élève ne soit sanctionné. La fraude elle-même est tolérée… J’ai le net sentiment que les chefs d’établissement ont désormais pour vocation d’éviter de faire des vagues. [...]

Enfin, de façon plus générale, le système éducatif est profondément inégalitaire. La reproduction sociale n’a jamais été aussi importante alors que l’intention initiale était justement démocratique.

Je suis favorable à une égalité des chances au départ mais je ne pense pas que ce soit une bonne chose de vouloir engager toute une génération à avoir le bac (et demain une licence ?).

C’est au fond très méprisant envers les métiers ne nécessitant pas une qualification élevée. Il faut rétablir le baccalauréat dans sa dignité et repenser ce que la société attend de l’école. Mais il faut également faire de vrais efforts dans les quartiers défavorisés pour permettre une égalité des chances ayant vraiment un sens, en stabilisant les équipes éducatives par des mesures incitatives et pérennes.

Par Philippe NOVIANT - Publié dans : Informations - Communauté : CAP21
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Mardi 5 février 2013 2 05 /02 /Fév /2013 07:00

debout-condamnes-lump-L-pvltaZEt oui, depuis que l'UMP s'est mise à l'extrême droite, elle y reste et veut s'y affirmer. Copé s'y met, Fillon s'y essaie, sentant bien qu'il y a une demande des sympathisants dans ce sens. Pendant ce temps là, les valeurs républicains de ce parti se perdent et sa partie humaniste ne se fait plus entendre.

A croire que les valeurs Républicaines et démocratiques de notre pays sont actuellement mieux représentées à gauche, et je le crois sincèrement tant qu'on aura à faire à ces deux guignols Copé et Fillon.

Un article du journal 'Le Monde' daté du 28 Septembre 2012

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Jean-François Copé s'inspire du FN pour relancer sa campagne

Dans son livre, le candidat à la présidence de l'UMP dénonce le " racisme anti-Blancs "

Jean-François Copé voulait provoquer le débat. C'est chose faite. Dans son livre, Manifeste pour une droite décomplexée (Fayard, 208 pages, 11,90 euros, parution le 3 octobre), il lance une nouvelle polémique en parlant de " racisme anti-Blancs ", une expression martelée depuis plusieurs années par le Front national. " Un "racisme anti-Blancs"  se développe dans les quartiers de nos villes où des individus - dont certains ont la nationalité française - méprisent des Français qualifiés de "gaulois", au prétexte qu'ils n'ont pas la même religion, la même couleur de peau ou les mêmes origines qu'eux ", écrit-il.

Une formulation qui a provoqué un tollé à gauche et la gêne d'une partie des leaders de l'opposition, François Fillon en tête. Interrogé à ce sujet, l'ancien premier ministre, qui a vu la présentation de son programme éclipsée par les propos de son rival pour la présidence de l'UMP, a marqué ses distances. S'il reconnaît à son adversaire le droit de reprendre une expression utilisée par le FN, M. Fillon dit préférer " apporter des réponses " plutôt que de " dénoncer telle ou telle forme de racisme ".

Nathalie Kosciusko-Morizet, porte-parole de Nicolas Sarkozy pendant la campagne présidentielle, " n'aime pas trop ce type de formules " qui " demandent à être explicitées ". L'ancien ministre de l'intérieur et proche de M. Copé, Brice Hortefeux, a estimé que " chacun s'exprime avec ses mots ", même s'il est " d'accord sur le fond ". Le secrétaire général adjoint de l'UMP, Marc-Philippe Daubresse, n'a pas repris non plus l'expression de M. Copé qui, selon lui, décrit une " réalité ". " Il s'exprime avec ses mots (...), moi d'une autre manière ", a déclaré le centriste.

Marine Le Pen, interrogée par Le Monde, a jugé " hallucinante " cette reprise par le maire de Meaux (Seine-et-Marne) d'un thème du FN : " Pendant cinq ans au pouvoir, l'UMP de M. Copé a totalement nié ce racisme, hurlant avec les loups contre le Front national. Le cynisme de cet homme est sans aucune limite et en matière de revirements électoralistes, il a bien appris de Nicolas Sarkozy. "

Le député de Seine-et-Marne savait ce qu'il faisait en utilisant une formule chère au FN. " Je brise un tabou en employant le terme de "racisme anti-Blancs", précise-t-il dans son livre, mais je le fais à dessein, parce que c'est la vérité que vivent certains de nos concitoyens et que le silence ne fait qu'aggraver les traumatismes. "

Nettement distancé par son adversaire dans les sondages, M. Copé mise sciemment sur un positionnement droitier pour plaire aux militants UMP, jugés plus sensibles aux thématiques régaliennes et d'immigration que les simples sympathisants. Depuis plusieurs jours, son entourage prévenait que le secrétaire général du parti allait frapper un grand coup en faisant des " propositions fortes " pour obliger M. Fillon à se positionner.

M. Copé a assumé ses propos lors du point de presse de l'UMP, mercredi 26 septembre. " Personne n'est propriétaire ni des mots ni des idées. Ou alors, ce serait le monde à l'envers ", a-t-il expliqué. " Je ne vais pas m'excuser de dire une réalité ", a-t-il poursuivi, en soulignant que son expérience de maire de Meaux, sur laquelle il revient sans cesse dans son ouvrage, le rend légitime à " traiter les sujets qui indignent, qui exaspèrent, qui inquiètent les Françaises et les Français ". " Le maire de Meaux que je suis n'a de leçon à recevoir de personne par rapport à ce qu'il voit, ce qu'il entend ou a à gérer sur le terrain. " Une manière de signifier que M. Fillon, élu de la Sarthe puis de Paris, connaît moins bien que lui les quartiers difficiles.

Dans son Manifeste, le candidat à la présidence de l'UMP, qui mêle souvenirs personnels et considérations politiques, se distingue de son concurrent sur la position à adopter face au Front national. Si tous deux refusent les alliances avec le parti d'extrême droite, M. Copé reproche à M. Fillon son manque de " clarté " sur le " ni FN ni gauche " quand la droite est absente du second tour. " C'est une différence entre François Fillon et moi, je n'appellerai jamais à voter pour le PS, qui est allié avec l'extrême gauche de Mélenchon ", assure ainsi le secrétaire général de l'UMP dans un entretien au Point du 27 septembre.

Une divergence que M. Fillon revendique : " Je n'aime pas le ni-ni parce que c'est une absence de position ", a-t-il répondu lors de la présentation de son projet, mercredi. " Je condamne tout accord avec l'extrême droite " et " je n'ai jamais voté socialiste ", a fait valoir l'ex-premier ministre : " Je suis contre le FN, je vote contre le FN, point. "

Dans son livre, M. Copé prétend s'adresser " à tous ceux qui se sentent ignorés et méprisés " par les " bobos " de Saint-Germain-des-Prés et du " petit monde parisien " qui ne comprendraient pas leurs interrogations.

" Comme des millions de Français, j'ai été choqué par les images de la place de la Bastille le soir de l'élection de François Hollande, écrit-il encore. Pourquoi fêter l'élection du président de la République française avec un drapeau algérien ou palestinien ? " S'adressant aux " jeunes concernés par ces troubles identitaires ", il leur enjoint de " cesser d'exhiber des drapeaux " d'autres pays.

Autre cible de M. Copé, l'aide médicale d'Etat (AME), qui permet aux étrangers sans papiers et sans ressources d'être soignés. Il propose que cette prestation soit réservée uniquement aux enfants, aux femmes enceintes et aux situations sanitaires d'urgence, alors que Nicolas Sarkozy n'avait pas voulu " remettre en cause cette générosité française " lors de la campagne présidentielle. Autant de thématiques qu'il entend marteler jusqu'au 18 novembre.

Alexandre Lemarié et Vanessa Schneider

Par Philippe NOVIANT - Publié dans : Informations - Communauté : CAP21
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Vendredi 1 février 2013 5 01 /02 /Fév /2013 07:00

Florange-vue-du-site-930-620_scalewidth_630.jpgLe gouvernement et le ministre du redressement productif n'ont-ils pas des problèmes de communication à traiter avec un employeur qui emploie 20 000 salariés en France ?

Quelle image cet interventionnisme politique exacerbé peut-il avoir sur des investisseurs étrangers quand il s'agira de miser sur la France ?

A quoi sert la démagogie gouvernementale à dire à la population qu'on peut, alors qu'économiquement "l'Etat ne peut pas tout". L'Etat ne peut pas tout, c'est une dure réalité. Dans ce cas, il est beaucoup plus judicieux d'investir dans une compétitivité accrue, dans une économie de pointe avec une production non-entravée par les 35h, que d'essayer de faire croire que l'on va sauver des gens alors qu'on ne le peut pas.

Un article du journal 'Le Monde' daté du 27 Novembre 2012

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Lakshmi Mittal attend l'arbitrage de M. Hollande
Le sidérurgiste est " extrêmement choqué " des propos de M. Montebourg, qui " ne veut plus de Mittal en France "

Extrêmement choqués. " C'est en ces termes qu'ont réagi, lundi 26 novembre, les Mittal aux dernières déclarations guerrières d'Arnaud Montebourg. " Nous ne voulons plus de Mittal en France parce qu'ils n'ont pas respecté la France ", affirme dans Les Echos publiés ce même jour le ministre du redressement productif.

Lakshmi Mittal, le PDG du groupe ArcelorMittal, préfère pour l'heure croire que ces propos n'engagent que le bouillonnant ministre qui s'est fait une spécialité des sorties tonitruantes contre les groupes qui ferment des usines. Il attend de François Hollande, qu'il devait rencontrer mardi, un comportement plus raisonnable, fait-on savoir dans son entourage. A savoir, une discussion entre gens sérieux sur le sujet qui intéresse les deux parties : l'avenir des hauts-fourneaux de Florange (Moselle) que le sidérurgiste veut fermer et pour lesquels le gouvernement cherche un repreneur.

Le milliardaire indien n'en est pas à ses premières prises de bec avec le monde politique français. Lorsqu'il avait lancé son OPA hostile contre Arcelor en 2006, il s'était vu donner des leçons de " grammaire du monde des affaires " par Thierry Breton, alors ministre de l'économie et des finances.

Les syndicats de Florange, qui doivent rencontrer M. Montebourg mercredi, n'ont pas non plus tous apprécié la dernière sortie de M. Montebourg, alors qu'ArcelorMittal emploie plus de 20 000 personnes en France.

Edouard Martin, représentant de la CFDT à Florange " applaudit des deux mains et des deux pieds " le ministre : " Depuis dix-huit mois, nous disons que Mittal est un prédateur. S'il y en a qui pensent qu'il va s'arrêter à Florange, ce sont de doux rêveurs. " Pour preuve, en veut le syndicaliste, le sidérurgiste vient d'annoncer qu'il ne rouvrirait pas un haut-fourneau à Dunkerque (Nord), alors que celui-ci était censé être mis à l'arrêt provisoirement le temps de subir des réparations. Autre son de cloche à la CGT : " Ce n'est pas avec des phrases chocs que l'on vivra. Une fois qu'on a dit cela qu'est ce qu'on fait ? ", s'insurge Yves Fabbri, " Nous voulons une véritable politique industrielle. "
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Trouver un terrain d'entente

" Je ne suis pas certain que de tels propos soient de nature à faciliter une solution sur Florange et à rassurer les autres salariés d'ArcelorMittal en France ", estime pour sa part Xavier Le Coq pour la CGC. Le syndicat s'apprête à remettre une liste d'une vingtaine de questions sur l'avenir du site au ministre.

Après avoir menacé jeudi de " nationaliser temporairement " le site mosellan, M. Montebourg a franchi une nouvelle étape dans la guerre qu'il livre à M. Mittal. " Le problème des hauts-fourneaux de Florange, ce n'est pas les hauts fourneaux, c'est Mittal. " Et d'ajouter : " les mensonges de Mittal depuis 2006 sont accablants ", affirmant que le PDG " n'a jamais tenu ses engagements " vis-à-vis de l'Etat.

Le ministre veut contraindre ArcelorMittal à céder l'intégralité de l'usine de Florange et pas seulement les hauts-fourneaux et la cokerie. " L'idée serait une association avec un opérateur industriel, minoritaire dans le capital le temps de stabiliser l'activité ".

Le géant mondial de l'acier avait accepté de donner à l'Etat jusqu'au 1er décembre pour trouver un repreneur de sa filière liqui de. A moins d'une semaine de la fin du délai, M. Montebourg veut forcer le bras de Mittal, affirmant que l'Etat aurait deux offres de reprises sur un périmètre plus large que celui mis en vente. La vente de la totalité du site de Florange " mettrait en péril la viabilité du reste des activités d'ArcelorMittal en France, où le groupe emploie 20 000 salariés ", avait répondu le groupe, brandissant de manière à peine voilée la menace d'un retrait de l'Hexagone.

A Matignon, lundi matin, on restait minimaliste : " Le but est de trouver une solution pour le site. Il faut trouver un terrain d'entente avec l'industriel. " A Bercy, où certains se sont étranglés en lisant Les Echos, on relativisait la sortie de M. Montebourg : " Un départ de Mittal ne semble pas d'actualité mais si cela devait se produire l'acier français ne serait pas sans repreneur. "

Mardi, lors de sa rencontre à l'Elysée, M. Mittal fera valoir qu'il a joué le jeu et accepté un délai pour laisser le temps au gouvernement de trouver un repreneur. " On a accepté d'ajouter la cokerie dans la corbeille alors que le groupe préférerait la garder, note-t-on dans l'entourage du PDG. Tout cela a été stipulé dans un accord juridiquement contraignant. " Si au 1er décembre aucune solution n'a pu être trouvée, le plan de redressement sera alors automatiquement lancé.

Dominique Gallois et Virginie Malingre

    En France, 20 000 salariés répartis sur 150 sites

    En déclarant qu'il ne " veut plus " de Mittal en France, le ministre du redressement productif, Arnaud Montebourg, s'attaque à forte partie. Présent en France depuis l'achat, en 1999, d'Unimétal, propriétaire de l'aciérie mosellane de Gandrange (aujourd'hui fermée), le groupe est devenu, depuis son OPA sur Arcelor en 2006, l'un des grands employeurs du pays. Il y compte près de 20 000 salariés, répartis sur 150 sites. Trois d'entre eux, à Dunkerque (Nord), Florange (Moselle) et Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône), disposent de hauts-fourneaux. Leader mondial de l'acier, ArcelorMittal a réalisé, en 2011, en France, un chiffre d'affaires de 4,7 milliards d'euros (6 % de son activité totale).

Par Philippe NOVIANT - Publié dans : Informations - Communauté : CAP21
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Mercredi 30 janvier 2013 3 30 /01 /Jan /2013 07:00

univ.jpgDans ce débat, je ne vois nulle place de l'entreprise au sens large du terme. On y parle de la réussite à l'Université. Certes, c'est une bonne chose, mais si ça sert à former des gens qui ne sont pas en adéquation avec le monde du travail, à quoi cela sert-il ?

Ainsi, on parle de formations (dixit) : " Humanités ", et de formations " culture antique et modernité européenne  qui mêlera lettres classiques, langues anciennes, histoire et lettres modernes."

C'est bien, mais est-ce que l'on est si sûr que ces formations sont demandées dans le monde du travail ? Il ne faut pas et il ne faut jamais oublier que la formation sert à obtenir un emploi. Il y a urgence en la matière quand le taux de chômage chez les jeunes atteint les 25%...

Un article du journal 'Le Monde' daté du 27 Novembre 2012

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Universités : priorité à la réussite des étudiants
Les Assises nationales de l'enseignement supérieur se concluent mardi. Un texte de loi est prévu fin mars

Plus de 100 auditions, 1 200 contributions écrites, 20 000 participants à plus de 500 réunions et débats en région... C'est peu dire que les Assises de l'enseignement supérieur et de la recherche ont mobilisé. Lancés en juillet, les débats se concluront mardi au Collège de France, où sont attendus quelque 500 participants.

Le comité de pilotage devrait faire des propositions sur les trois thèmes fixés par Geneviève Fioraso, la ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche : la réussite de tous les étudiants, une ambition pour la recherche et la révision de la gouvernance des universités. Un projet de loi devrait être déposé fin mars 2013, et voté avant fin juin 2013. Parmi ces propositions, certaines devraient être plus ou moins bien accueillies.

Réduire l'échec en première année Faire réussir tous les étudiants en premier cycle est la priorité du gouvernement. Le plan " Réussir en licence ", lancé en 2007 avec 730 millions d'euros de crédits qui devaient diviser par deux l'échec des premières années, a été un fiasco : en première année, un étudiant sur deux échoue et seulement 38 % de ceux entrés en première année en 2008 ont bouclé leur cursus en trois ans. Ce sont les bacs généraux qui réussissent le mieux (44 %). Seuls 10 % des titulaires d'un bac technologique décrochent leur licence en trois ans. Aucun bac professionnel n'y parvient, selon le ministère.

Le comité de pilotage propose ainsi, pour réduire ce taux d'échec, de décloisonner les enseignements afin de laisser aux étudiants le temps de la réflexion. " Il faut être dans une spécialisation progressive et non pas dans une formation très spécialisée dès la première année ", avait déclaré François Hollande, lors de son discours sur l'enseignement supérieur le 5 mars à Nancy. C'est aussi le message qu'a adressé, lundi 26 novembre, le premier ministre, Jean-Marc Ayrault, lors de l'ouverture des assises nationales.

La pluridisciplinarité est une vieille revendication des syndicats étudiants. La conférence des présidents d'université (CPU) est aussi sur la même ligne.

Plusieurs universités ont, vont ou réfléchissent à mettre en place ce type de cursus. Paris-10 (Nanterre) a lancé il y a quelques années une licence " Humanités ", Rennes-2 travaille sur une licence baptisée " culture antique et modernité européenne " qui mêlera lettres classiques, langues anciennes, histoire et lettres modernes.

Des licences pluridisciplinaires (chimie-biologie, maths-informatique ou maths-physique) démarreront en septembre 2014 à l'université Pierre-et-Marie-Curie à Paris. " Nos étudiants disent qu'ils veulent avoir du temps pour se spécialiser ", confirme Fabrice Chemla, vice-président de la formation initiale et continue.

Mais la pluridisciplinarité ne devrait pas faire l'unanimité. Le collectif Sauvons l'université, s'il n'est pas contre le principe, critique sa mise en oeuvre. " On sera plutôt dans la dilution de disciplines ", critique son porte-parole Etienne Boisserie, qui craint un enseignement au rabais. Au-delà, c'est toute la recherche en France qui risque d'en pâtir. " Si les enseignements sont dilués, les étudiants seront beaucoup moins armés pour faire de la recherche en master. "

Christine Noille, la présidente de Sauvons l'université, rappelle qu'" en classes prépa les élèves ont six heures par semaine de chaque discipline, à l'université, une heure trente ou deux heures par semaine dans le meilleur des cas ! "

Plus de places en BTS et en DUT Trop de bacheliers titulaires d'un bac pro ou d'un bac techno ne trouvent pas de place dans ces filières qui leur sont pourtant destinées et échouent inévitablement à l'université. Le Plan licence de 2007 prévoit un accès de droit aux IUT des bacheliers technologiques avec mention. Dans les faits, ce sont les bacs généraux qui trustent les places : 68 % des étudiants en IUT, 30 % pour les bacs techno et 2 % pour les bacs pro.

Pendant sa campagne, François Hollande avait indiqué vouloir leur réserver des places sans pour autant parler de quota, ce qui revient pourtant au même. " Si l'incitation à accueillir en priorité les bacs pro en STS - préparant au BTS - et les bacs techno en IUT ne suffit pas, nous passerons par la loi ", devait indiquer, lundi, Jean-Marc Ayrault.

Le comité de pilotage veut aller dans ce sens en appliquant une sorte de discrimination positive. " Jusqu'à présent, ce sont des commissions dans les IUT qui choisissent leurs étudiants. Nous proposons que ce soit le recteur - et donc l'Etat - qui affectera les étudiants ", indique un de ses membres.

L'idée d'imposer des quotas déplaît fortement aux directeurs des 115 IUT. Celle d'un fléchage, une orientation imposée des étudiants, pourrait les faire bondir. " Nous sommes opposés aux quotas, avertit d'emblée Jean-François Mazoin, président de l'association des directeurs d'IUT, mais favorables à prendre des engagements par contrat avec l'Etat et les recteurs. Notre objectif est d'arriver à un équilibre, 50 % de bacs généraux et 50 % de bacs techno. "

Le manque de bacs techno en IUT s'expliquerait aussi, selon Jean-François Mazoin, par un déficit de candidats. " Il faut faire passer le message dans les lycées afin qu'ils mettent notre filière en premier choix sur Admission post-bac. A la rentrée 2012, seuls 38 % des bacheliers techno avaient inscrit un IUT en premier voeu sur ce logiciel. "

L'évaluation des enseignants C'est là encore une revendication des étudiants, mais elle devrait faire hurler les enseignants. Si elle se fait ici ou là dans les universités au bon vouloir des professeurs, elle reste très marginale. " Il faut installer une culture de l'évaluation des enseignants ", indique un membre du comité de pilotage. Un cadre méthodologique national pourrait être créé si cette proposition est retenue.

Moins de pouvoirs pour les présidents d'université La loi relative aux libertés et responsabilités des universités (LRU) sur l'autonomie a été très critiquée pour avoir donné trop de pouvoirs aux présidents. Dès sa nomination, Geneviève Fioraso avait dit " vouloir en finir avec l'hyperprésidentialisation ".

Sur ce point, Jean-Marc Ayrault souhaite que la communauté universitaire " tire les leçons de la LRU ". " J'attends des propositions en matière de gouvernance qui permettront un rééquilibrage des pouvoirs ", a-t-il indiqué. Le comité de pilotage veut supprimer le droit de veto du président sur les recrutements et lui retirer ses pouvoirs sur l'avancement et les primes des personnels. Il veut aussi introduire une procédure de destitution du président et de ses vice-présidents.

Vers la création d'une nouvelle structure d'évaluation Plutôt que de réformer l'Aéres, l'agence d'évaluation de la recherche et de l'enseignement supérieur, critiquée de toute part, le comité de pilotage opte pour la création d'une nouvelle entité. " Si l'Aéres a fait progresser la France sur deux points : l'évaluation de tous les laboratoires et des formations, elle est devenue beaucoup trop bureaucratique et c'est une agence de notation qui ne donne pas d'indications pour s'améliorer ", explique le comité de pilotage.

Nathalie Brafman

Par Philippe NOVIANT - Publié dans : Informations - Communauté : CAP21
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