Publié le 30 Avril 2013

18 Assemblee NationaleCe qui me gêne dans cet accord, c'est que notre pays est pointé comme celui qui travaille le moins dans les pays développés. Oui on a une forte productivité, mais la productivité ne reflète qu'une production dans un temps de travail donné. Comme on travaille, en France (beaucoup) moins que les autres, notre production en pâtit, et notre compétitivité aussi.

Aujourd'hui, on est dans la négociation alors qu'on devrait être dans la fermeté : on ne travaille pas assez et on devrait travailler plus car on est en état de concurrence avec l'Allemagne, qui elle, travaille.

Il faut donc réformer, mais sans aller trop loin dans la négociation. Car, à force d'aller dans la négociation avec toutes les parties, on prend le risque d'aller vers l'immobilisme.

En France, on est suffisamment dans les difficultés pour ne pas pouvoir se permettre d'être immobile.

Ces négociations à tout va vont-elles dans le sens de l'intérêt général ? Les chiffres du chômage fourniront la réponse dans les prochains mois, mais je crains que l'on ne s'améliore pas tant que l'on n'appliquera pas les bonnes solutions.

Un article du journal 'Le Monde' daté du 12 Février 2013

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Accord sur l'emploi : le gouvernement verrouille
Les députés PS sont fortement invités à n'amender qu'à la marge le projet de loi qui leur sera soumis en avril

La majorité est prévenue : on ne touchera pas au projet de loi retranscrivant l'accord de " sécurisation de l'emploi ". Alors que l'aile gauche du PS est déjà vent debout contre le texte, l'exécutif campe à l'avance sur une ligne de fermeté : " Il y a quatre personnes qui voudraient par définition remettre en cause l'accord, mais la préoccupation partagée par le groupe socialiste, c'est que toute modification du projet de loi ne soit jamais une atteinte à l'équilibre de l'accord ", précise le ministre du travail, de l'emploi et du dialogue social, Michel Sapin.

Pas question, donc, de déroger à la ligne fixée par l'Elysée : la " vitrification " de l'accord signé le 11 janvier par les organisations patronales et trois syndicats, la CFDT, la CGC et la CFTC. Lequel accroît la flexibilité au sein des entreprises en échange de droits élargis pour les salariés (mutuelles et droits rechargeables au chômage). Alors que l'avant-projet de loi est envoyé au Conseil d'Etat, lundi 11 février, en vue d'une présentation au conseil des ministres le 6 mars et d'un examen par les députés en avril, le blindage est déjà renforcé. " On fera tout pour qu'il y ait le moins d'amendements possible, indique-t-on à Matignon. Les présidents de groupe sont sur la ligne du gouvernement. "

A tel point qu'à l'Assemblée, comme pour démentir un " verrouillage " par trop visible, c'est Jean-Marc Germain (Hauts-de-Seine) qui a été nommé rapporteur du projet de loi, à la place du patron du groupe, Bruno Le Roux (Seine-Saint-Denis). Ce choix de confier les rênes à un proche de Martine Aubry pourrait traduire, selon un élu PS, une " volonté d'associer 90 % du groupe dès le démarrage pour marginaliser d'éventuels fauteurs de troubles de l'aile gauche ".

Ce plan de bataille se révélera-t-il suffisant ? Lors des débats sur le traité européen, le gouvernement avait déployé des trésors de pédagogie, avec un ministre des affaires européennes à la manoeuvre pour convaincre les récalcitrants. Cette fois, la majorité privilégie les rencontres avec les responsables syndicaux. Mais l'audition, le 6 février, du secrétaire général de FO, Jean-Claude Mailly, hostile à l'accord comme la CGT, n'a pas forcément rassuré le groupe.

" Beaucoup de députés n'avaient pas encore complètement stabilisé leur opinion ", concède Karine Berger (Hautes-Alpes). Un autre parlementaire le dit plus crûment : " L'audition de Mailly a jeté le trouble. Il a pointé des insuffisances qui parlent aux socialistes. "

L'affaire, côté exécutif, semble pourtant entendue. " On ne fera rien qui mette en péril l'accord. On ne peut pas déstabiliser ceux qui ont pris le risque de signer ", indique un proche du premier ministre. La marge de manoeuvre des députés se limiterait à " préciser l'accord lui-même, et aborder les sujets qui tutoient l'accord sans y être vraiment ", résume prudemment Thierry Mandon (Essonne), porte-parole du groupe. Soit une " première série d'amendements " sur la " transcription législative du texte " et un " deuxième champ d'intervention législative sur les sujets dont l'accord ne parle pas ", comme la formation professionnelle.

Un conseiller à l'Elysée en convient : " C'est un texte d'équilibre. La marge du groupe majoritaire est limitée. " Mais après l'épisode du crédit d'impôt compétitivité emploi (CICE) et celui du projet de loi de réforme bancaire, qui occupera les députés à partir du mardi 12 février et pour lequel plusieurs amendements - sur l'ampleur de la séparation des activités, l'obligation de transparence et la lutte contre les paradis fiscaux - ont été retenus, le texte sur le marché du travail pourrait-il mettre à l'épreuve les relations entre l'exécutif et sa majorité au chapitre de la politique économique et sociale ?

" Il y a quand même des inquiétudes sur certains marqueurs symboliques ", estime Laurent Baumel (Indre-et-Loire) et animateur de la Gauche populaire. Selon cet élu, la ratification du texte sur le marché de l'emploi pose " un problème de contenu : est-ce que le curseur mis par la CFDT et le Medef est le bon ? Et un problème de principe : un accord social, conclu par des partenaires, doit-il être transposé tel quel au Parlement ? ".

Réponse ferme de l'exécutif, pour qui l'acquis de la négociation demeure, à la différence des lois sur la compétitivité ou les banques, un argument imparable. " Aucun de ces textes n'a été précédé d'un accord entre partenaires sociaux ", met en avant M. Sapin.

Pour lui, l'affaire ne se discute pas : " Si on est favorable au dialogue social, ce qui est le cas des 99,9 % des parlementaires, on respecte le dialogue social. Sinon, on n'a qu'à dire qu'on est contre et on tient le même discours que Nicolas Sarkozy, selon lequel les corps intermédiaires sont des obstacles à la volonté politique. "

Hélène Bekmezian et David Revault d'Allonnes

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Rédigé par Philippe NOVIANT

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Publié le 29 Avril 2013

1309510-AbeilleIl faut interdire toutes les substances qui sont nuisibles aux abeilles car les abeilles sont nos amies. Il peut paraître pour le moins naïf de présenter la situation ainsi, mais c'est un fait prouvé : sans l'apport des abeilles, de nombreuses plantes ne peuvent pas vivre et l'espèce humaine ne serait plus capables de les exploiter, au moins aux coûts actuels.
On a donc tout intérêt à protéger les abeilles car elles font un travail que l'homme n'est pas encore capable d'assumer.

Un article du journal 'Le Monde' daté du 2 Février 2013

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Bruxelles propose d'interdire durant deux ans l'utilisation des trois insecticides mis en cause dans le déclin des abeilles
La décision, qui pourrait s'appliquer dès le 1er juillet, concerne les cultures de maïs, coton, colza et tournesol

Ce n'est pas encore un champ fleuri qui s'ouvre aux abeilles, mais le terrain pourrait momentanément se dégager de quelques-uns des pesticides qui les déciment. La Commission européenne vient de proposer, jeudi 31 janvier, d'interdire pendant deux ans l'utilisation de trois insecticides de la famille des néonicotinoïdes - chlothianidine, imidaclopride et thiamétoxam -, sur les cultures de maïs, colza, tournesol et coton. Si les Etats membres adoptent cette disposition lors d'une prochaine réunion, le 25 février, elle pourrait s'appliquer dès le 1er juillet et donc concerner les récoltes de 2014.

Qu'ils portent le nom de Cruiser, Gaucho, Régent, Poncho, Nuprid ou Argento, qu'ils soient produits par le suisse Syngenta, l'allemand Bayer ou le japonais Philagro, les néonicotinoïdes sont des pesticides extrêmement utilisés en agriculture. Leur mise en cause suit le rapport de l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) publié le 16 janvier, qui concluait sans hésitation à leur toxicité.

Après avoir entendu les réponses des industriels, le commissaire à la santé et à la politique des consommateurs, Tonio Borg, suggère donc une suspension de cette catégorie d'insecticides sur quatre cultures très attirantes pour les butineuses, mais qui s'avèrent aussi particulièrement dangereuses au moment des semis, lorsque les graines enrobées de produit dégagent des poussières toxiques.

Une telle expérimentation grandeur nature d'une durée de deux ans permettrait d'observer l'ampleur de l'effet des néonicotinoïdes sur les butineuses.

Demi-mesure

Les représentants de l'Allemagne, de l'Espagne et du Royaume-Uni ont estimé que cette mesure était quelque peu précipitée. A l'inverse, le ministre français de l'agriculture s'est " réjoui " de cette avancée, comme son homologue de l'écologie, Delphine Batho.

Stéphane Le Foll a rappelé au passage que la France avait suspendu en juin 2012 l'autorisation de mise sur le marché du Cruiser OSR destiné au colza et demandé la saisie de l'EFSA. De son côté, l'Italie a interdit les néonicotinoïdes en traitement du maïs dès 2008. Quant à la Slovénie, elle a pris cette décision pour l'ensemble de ses cultures.

Ce sont ces situations disparates au sein de l'Union européenne qui ont incité la Commission à formuler sa proposition, au grand dam des industriels de l'agrochimie.

Pour les défenseurs de l'environnement, il s'agit pourtant d'une demi-mesure, car la contamination par les poussières n'est que l'un des aspects de la toxicité des néonicotinoïdes. L'Union nationale de l'apiculture française (UNAF) a prestement réagi, dénonçant une proposition " inacceptable ". Pour l'UNAF, l'avis de l'EFSA - qui souligne aussi la dangerosité de ces insecticides au stade de la guttation (l'exsudation, par la plante, de gouttelettes d'eau imprégnées du pesticide) - appelle une réponse plus radicale, pas seulement pour les cultures attractives pour les abeilles.

Les effets des néonicotinoïdes ont tendance à persister dans les sols, renchérit la Confédération paysanne, en citant plusieurs études. Résultat : ces molécules peuvent contaminer des graines non traitées mais plantées dans une parcelle ayant reçu de l'imidaclopride un à trois ans auparavant. A leurs yeux, le moratoire de deux ans n'est donc pas suffisant.

L'association France Nature Environnement en profite pour dénoncer le recours systématique aux néonicotinoïdes en agriculture, ce " qui relève d'un usage irraisonné des pesticides ". Une pétition pour un retrait total de cette famille d'insecticides du marché européen a recueilli 2 millions de signatures en trois jours par le biais de l'ONG Avaaz.

Martine Valo

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Publié le 26 Avril 2013

lorraine.gifOn ne peut qu'être circonspect face à cette annonce : celle consistant à dire que l'on peut extraire du gaz sans fracturation hydraulique. Cela m'a l'air trop beau pour être vrai. De toutes façons, il faut cesser de maltraiter notre planète à aller chercher toujours plus de sources énergétiques. Il faut maintenant se concentrer à utiliser des sources véritablement renouvelables.

Un article du journal 'Le Monde' daté du 29 Janvier 2013

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Le gaz de houille, nouvel eldorado fossile ?
En Lorraine, une société estime possible d'extraire des ressources " gigantesques " sans fracturation hydraulique

Après le gaz de schiste, le gaz de houille... Jeudi 24 janvier, invité de l'émission " Des paroles et des actes ", sur France 2, Arnaud Montebourg, ministre du redressement productif, a annoncé, enthousiaste, que la France disposait d'une ressource énergétique importante, qui serait bientôt exploitée en Lorraine : le gaz de houille. Cet hydrocarbure non conventionnel, communément appelé " grisou ", est le gaz naturel " adsorbé " sur les charbons (c'est-à-dire fixé à leur surface). Du méthane essentiellement.

Son exploitation, a pu se réjouir le ministre, ne donnerait lieu à aucune polémique, contrairement au gaz de schiste, puisque la production serait réalisée - compte tenu d'un charbon lorrain naturellement cassant - sans fracturation hydraulique, interdite par la loi du 13 juillet 2011.

La Lorraine, nouvel eldorado énergétique ? Dix ans après la fermeture de ses dernières mines et alors que le démantèlement des hauts-fourneaux de Florange alimente depuis des mois la chronique sociale, le gaz de houille suscite chez certains les espoirs les plus fous.

" Ce qui se joue ici pourrait bouleverser le panorama énergétique du pays ", s'enflamme le Républicain lorrain, tandis que Jean-Pierre Masseret, président (PS) du conseil régional, croit en " une opportunité extraordinaire pour la réindustrialisation de la Lorraine ".

Spécialisée dans l'exploration des hydrocarbures non conventionnels, la compagnie d'origine australienne European Gas Limited (EGL), dont les capitaux sont aujourd'hui majoritairement français, belges et anglais, sonde depuis quatre ans le sous-sol lorrain sur un puits expérimental à Folschviller, à quelques encablures de la frontière allemande. Une petite équipe d'une dizaine d'ingénieurs et de géologues s'emploie à évaluer les ressources du grisou, dont les mineurs de fond redoutaient jadis les mauvais coups.

EGL dispose dans la région de deux permis exclusifs de recherche - Bleue Lorraine et Bleue Lorraine Sud - et a été autorisé par la préfecture à lancer quatre forages.

La petite entreprise s'apprêterait, selon son directeur exécutif, Frédéric Briens, à engager 33 millions d'euros pour réaliser ce programme. Les ressources sont " gigantesques ", annonce-t-il, avançant les chiffres de la société d'étude Beicip-Franlab, filiale de l'Institut français du pétrole-Energies nouvelles. " On parle de 371 milliards de mètres cubes de ressources ", soit sept à neuf années de consommation de gaz en France.

En réalité, la présence importante de gaz de houille dans le sous-sol lorrain est connue depuis longtemps. Il y a vingt ans déjà, la compagnie américaine Conoco l'avait évaluée au moyen de trois puits verticaux. Mais cette technique n'offrait pas de perspectives de rentabilité suffisantes pour une exploitation industrielle.

" Avec les forages horizontaux que nous utilisons aujourd'hui, les débits espérés sont prometteurs, estime M. Briens, pour qui les conditions sont réunies pour une exploitation à grande échelle. Nous voulons en apporter la démonstration avec les quatre forages que nous allons réaliser d'ici deux ans. Il s'agira de montrer que les débits obtenus sont suffisants pour escompter une production rentable. " A terme, EGL devrait revendre ses concessions à des industriels dont la production est le métier.

Le projet ne fait pas que des heureux. Président de l'Association de défense de l'environnement et de lutte contre la pollution en Moselle Est, Michel Kaspar s'inquiète de l'incidence que l'exploitation du gaz de houille pourrait avoir sur la ressource en eau mais aussi, en surface, sur les infrastructures terrestres et le paysage urbain. " On nous a assuré qu'aucun produit ne serait injecté, qu'il n'y aurait pas de fracturation comme pour le gaz de schiste, et que les nappes phréatiques seraient préservées. On veut bien le croire, mais nous n'avons obtenu pour l'instant aucune garantie ", relate ce militant, qui réclame qu'EGL soit entendu dans le cadre du schéma d'aménagement et de gestion des eaux.

EGL sait jouer gros sur le terrain de la communication et souhaite éviter à tout prix l'amalgame entre gaz de schiste et gaz de houille. " Nous n'utilisons pas, dans notre activité, la technique de la fracturation hydraulique interdite en France ", répète à l'envi Frédéric Briens.

Le forage de puits horizontaux à branches multiples que sa société met en oeuvre est adapté, selon lui, aux exigences de développement durable. " Très perméable, le charbon lorrain est une roche naturellement fracturée, qui présente un réseau propre dans lequel peut circuler le grisou, explique-t-il. Nul besoin d'y injecter de l'eau, du CO2 ou tout autre produit pour faire remonter le gaz. La captation se fait naturellement, avec des drains latéraux installés dans la couche veineuse. "

Responsable du département prévention et sécurité au Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM), Karim Ben Slimane est plus circonspect : " Il y a un potentiel de réserves que nul ne conteste, admet-il. Néanmoins, la faisabilité d'une production industrielle est loin d'être démontrée. " Et d'interroger : " Cette activité pourra-t-elle être économiquement rentable sans qu'il soit utile d'envoyer des produits et sans avoir besoin de multiplier le nombre de forages ? Est-on sûr que l'eau qui remontera ne sera pas chargée en métaux lourds ? Toutes les évaluations ont-elles été faites pour mesurer l'impact d'une telle exploitation sur l'environnement ? "

Le chercheur réclame une " évaluation du processus sous l'égide d'une instance indépendante ".

Nicolas Bastuck (à Metz) et Marie-Béatrice Baudet

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Rédigé par Philippe NOVIANT

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Publié le 25 Avril 2013

gaz de schisteOn le voit à cet article : le gaz de schiste n'offre pas une réponse à tous les problèmes. D'une part, les majors n'y gagnent pas nécessairement beaucoup d'argent, mais, en plus, la technologie d'extraction de cette source d'énergie est très ouvertement critiquable... et critiquée.

Bref, il faut repenser le modèle de dépense énergétique en le rendant plus vert et non pas en tendant vers une exploitation irraisonnée de la planète car ses ressources ne sont pas inépuisables.

Un article du journal 'Le Monde' daté du 1er Février 2013

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Le gaz de schiste coûte cher aux pétroliers
L'industrie américaine profite de cette énergie abondante et bon marché, qui n'est pas rentable pour les majors

Le miracle des gaz de schiste aux Etats-Unis tourne un peu vinaigre pour les grands pétroliers. Pas de quoi envoyer par terre leurs résultats dont la publication au titre de 2012 vient de commencer avec ConocoPhillips et Shell, mais assez tout de même pour déplaire aux directeurs financiers de ces mastodontes.

En cause, la chute des prix du gaz naturel aux Etats-Unis. A 2,8 dollars par million de BTU (British Thermal Unit), le prix moyen du gaz, en 2012, sur le marché américain est très en deçà de ce qu'il était quand les majors du secteur ont investi. Résultat : ils doivent revoir la valorisation de leurs gisements.

AlphaValue tient la chronique de ces dépréciations qui, selon ses calculs, se sont montées à 10 milliards de dollars en 2012 (7,4 milliards d'euros) pour les acteurs européens du secteur (leurs concurrents américains ne sont pas soumis aux mêmes contraintes comptables).

L'anglo-australien BHP Billiton, premier groupe minier mondial, a passé une charge exceptionnelle de 2,8 milliards de dollars sur des champs situés dans l'Arkansas. BP a enregistré des dépréciations estimées à 2,1 milliards de dollars.

Total n'est pas épargné. Le groupe a passé au troisième trimestre une dépréciation de près de 800 millions de dollars pour réduire la valorisation de ses actifs américains dans le gaz de schiste. " Notre acquisition au Texas se traduit par une perte sérieuse qui ne remet en cause ni les résultats de Total ni son développement ", déclarait, dans Le Monde du 10 janvier, Christophe de Margerie, le PDG, rappelant que le groupe a fait ses études de rentabilité sur un prix qui était à plus de 6 dollars le million de BTU.

Avec ces dépréciations en 2012, les groupes européens sont-ils arrivés au bout de leurs opérations vérité quant à la valeur de leurs champs de gaz de schiste américains ? Pas sûr. " Les prix du gaz aux Etats-Unis se maintiennent à un niveau très bas malgré une reprise de la demande. On peut s'attendre à une nouvelle vague : 10 milliards de dollars de dépréciations sont à venir pour les groupes européens ", pronostique Alexandre Andlauer, d'AlphaValue.

" Les groupes pétroliers européens ne vont pas sortir du jour au lendemain des gaz de schiste aux Etats-Unis. Cette présence leur permet d'acquérir une expérience technologique qu'ils pourront ensuite rebasculer en Asie ou en Grande-Bretagne, par exemple ", tempère Denis Florin, associé de Lavoisier Conseil.

Les géants américains, pourtant très exposés sur le gaz de schiste - comme ExxonMobil qui a racheté pour 35 milliards de dollars XTO, spécialiste de l'exploration et de la production de gisement de gaz non conventionnel -, ne doivent pas revaloriser leurs actifs. Mais leurs résultats financiers sont aussi affectés par la faiblesse des prix du gaz.

En juillet 2012, Rex Tillerson, le patron d'ExxonMobil, affirmait que les groupes du secteur " allaient tous perdre leurs chemises " à cause de la faiblesse des prix du gaz.

Certains en perdent même leur job. Mardi, Chesapeake annonçait le départ de son patron et fondateur, Aubrey McClendon. Le groupe a investi massivement dans le gaz de schiste : la rentabilité n'étant pas au niveau attendu, les dettes s'envolent. A ses difficultés stratégiques se sont ajoutées, pour M. McClendon, des accusations quant à sa gestion personnelle de l'entreprise.

Pour autant, tout le monde ne perd pas de l'argent dans le gaz de schiste aux Etats-Unis. Les plus mal lotis sont ceux qui exploitent des bassins de gaz sec mais, dès " qu'il y a aussi des condensats ou du pétrole de schiste dans ces gisements, alors les groupes gagnent de l'argent ", souligne M. Florin.

Dans ce contexte, les pétroliers cherchent à s'adapter. Certains réduisent la voilure en attendant des jours meilleurs. D'autres font des économies pour abaisser les coûts de production. Ou, comme Shell, abattent de nouvelles cartes.

Le groupe anglo-néerlandais va ainsi construire une usine pétrochimique au nord-est de Pittsburgh (Pennsylvanie), afin de profiter de la réindustrialisation à l'oeuvre aux Etats-Unis grâce au... faible coût du gaz depuis l'entrée en scène des gaz et pétrole de schiste.

L'export est une autre option. Celle-ci permet de monétiser ce gaz trop bon marché. Shell veut créer, en association avec Kinder Morgan, une unité de liquéfaction de gaz naturel d'une capacité de 2,5 millions de tonnes par an avec pour objectif d'exporter ce gaz hors des Etats-Unis : même avec le transport, il serait compétitif avec celui produit en Europe et en Asie.

Pour l'instant, les autorités américaines n'ont donné leur feu vert qu'à un seul site, situé en Louisiane, pour qu'il exporte du gaz à compter de 2016, mais une quinzaine de projets sont sur la table.

L'administration Obama hésite à ouvrir davantage les vannes, tant sont primordiales la question de l'autonomie énergétique du pays, les gains en pouvoir d'achat et la réindustrialisation à l'oeuvre aux Etats-Unis dans le sillage des bas prix énergétiques. La Maison Blanche va arbitrer un match entre Houston et Detroit - pétroliers et industriels -, en somme, résume un expert.

Anne Eveno

    Shell prévoit d'investir 33 milliards de dollars en 2013

    Shell a annoncé, jeudi 31 janvier, un recul, en 2012, de 14 % de son bénéfice, à 26,6 milliards de dollars (19,6 milliards d'euros). Au 4e trimestre de l'exercice, Shell a enregistré une hausse de 3 % de son résultat trimestriel, à 6,7 milliards de dollars, à la faveur, notamment, d'un retour à meilleure fortune de son activité raffinage qui était dans le rouge à la même période de 2011.

    Toujours au 4e trimestre, Shell affiche une croissance de sa production de 3 %, à 3,41 millions de barils équivalents pétrole par jour. Malgré des perspectives incertaines dans certaines parties du monde, le groupe veut augmenter sa production d'hydrocarbures et prévoit d'investir 33 milliards en 2013, avec des projets au Nigeria, au Kazakhstan, en Irak et dans l'Arctique.

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Rédigé par Philippe NOVIANT

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Publié le 24 Avril 2013

complexe.gifLes financiers ont tendance à faire une confiance aveugle dans les maths. Ils pensent que les modèles, car représentant des équations marchant dans certains cas, représentent la martingale absolue. Las, il n'en est rien, car le comportement humain ne peut se mettre en équation, car il est impossible de mettre en équation un comportement humain lié à l'interprétation des équations mathématiques qu'il a mis au point. En clair : le système est hyper-chaotique et hyper-réentrant car le comportement de l'humain face à l'équation n'est pas prise en compte dans l'équation. Tout comme n'est pas pris en compte dans l'équation, le fait que l'économiste n'est pas une machine, mais un humain, qui réagit avec des sentiments et émotions... qui ne sont pas contenues dans l'équation.

Bref, les maths dans la finance, ça ne marche pas... Mais ça a l'air de marcher car d'autres paient la note en cas de crise, donc, on continue car les états mettront toujours la main à la poche pour sauver les banques qui ont été à l'origine de la crise. Jusqu'à quand ?

Un article du journal 'Le Monde' daté du 31 Janvier 2013

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Maths et finances, amours dangereuses

" DANS LES ANNÉES 1980, on a vu débarquer des financiers américains qui utilisaient nos équations à base de calculs stochastiques ", raconte Gilles Pagès, mathématicien et coresponsable du master de probabilités et finances de l'université Paris-VI-Pierre-et-Marie-Curie et de l'Ecole polytechnique, l'un des plus réputés au monde. " On explorait avec passion ces nouveaux domaines pour le compte des banques ", poursuit Gilles Pagès.

Parmi ces pionniers, trois mathématiciennes, Nicole El Karoui, Laure Elie et Helyette Geman vont collaborer avec des banques, tout en restant universitaires, et créer des masters spécialisés. Helyette Geman va diriger pendant dix ans le Master 203 de Dauphine. La France va ainsi devenir la première fabrique mondiale de ces mathématiciens financiers, les analystes quantitatifs. Dans le monde, un " quant ", ou maintenant un " strat " (pour " stratégiste ") sur trois est français.

Ces techniques, qui ont permis la création des produits dérivés et complexes, seront aussi les instruments de l'emballement du crédit et des audaces excessives qui aboutiront à la faillite de la banque Lehman Brothers en 2008, puis à la fragilisation du système financier mondial.

" A l'origine, tous ces nouveaux produits dérivés des actions, des obligations et des taux d'intérêt étaient conçus pour couvrir un risque, par exemple de change ou d'évolution des prix, explique Gilles Pagès. Ils ont ensuite, et paradoxalement, été utilisés comme instruments spéculatifs, facteurs de risques. " " Les maths sont un maillon de la crise, mais pas décisif ", reconnaissait déjà Nicole El Karoui le 29 mars 2008 dans un entretien au Monde.

I. R.-L.

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Publié le 23 Avril 2013

2826be1dTrès clairement, ce papier est mauvais. Avant tout parce qu'un économiste est mauvais par définition... Un économiste c'est un type qui va dire pour quelles raisons on a eu des crises économiques. Par contre, quand il s'agit de les prévoir, bien évidemment, il n'y a plus personne...

Donc, là, ce Monsieur nous explique quoi ? Il nous explique, le plus sérieusement du monde que lorsque l'on fait une politique d'économie, ça fait rentrer de l'argent, ou pas, dans les caisses. On met un peu de maths pour rendre les choses sérieuses en définissant un coefficient multiplicateur, et hop, on arrive à dire si on gagne de l'argent. Le problème c'est que comme ce coefficient est variable, on ne sait pas si on économise du fric ou non.

Bref, on définit un coefficient multiplicateur pour donner un caractère scientifique à l'article, mais on se garde de déterminer le dit coefficient, ou en avouant, et ça revient au même, qu'on s'est trompé sur sa définition.

Quant au fond du problème, il est clair : quand on emprunte de l'argent, il faut le rembourser. Point barre. Ne pas rembourser un emprunt revient à mettre dans la mouise la personne à qui on emprunte de l'argent. Ne pas rendre l'argent emprunté revient à voler la personne qui nous l'a prêté. Ni plus, ni moins.

Cette phrase est donc une bêtise absolue : "Car désigner " la gestion désastreuse des finances publiques depuis trente ou quarante ans " pour justifier les politiques d'austérité est tout simplement fallacieux, puisque le surendettement actuel (et non pas l'endettement) des Etats est entièrement dû aux conséquences directes de la crise financière.". Car on doit, en tant qu'emprunteur de rembourser ses emprunts. Si on ne les rembourse pas, on engage la santé financière de son pays en payant toujours plus d'intérêt, mais aussi les autres pays qui subissent les pertes liées au non remboursement.

Je suis sûr que cet économiste apprend à ses enfants qu'il faut qu'ils gèrent correctement leur compte en banque pour ne pas qu'ils soient dans le rouge, alors pourquoi justifier une politique d'emprunt permanent et ne pas se rendre compte que ne pas savoir gérer un budget peut engendrer des conséquences fâcheuses à terme ? Ce qui est valable pour le particulier ne l'est-il pas pour un état ? Bien sûr que si, et cet économiste, en le niant, ne fait que démontrer sa plus parfaite incompétence... Incompétence payée par le contribuable car ce Monsieur est... Professeur d'Economie ! Vive la France !

Un article du journal 'Le Monde' daté du 29 Janvier 2013

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Erreur de calcul du FMI ? Ou excès des zélateurs de l'austérité ?

La publication, en ce début d'année, d'un document de travail du Fonds monétaire international (FMI) a mis les économistes du monde entier ainsi que certains médias en état d'ébullition. Il a été produit par l'économiste en chef du Fonds, le Français Olivier Blanchard, et par Daniel Leigh, un autre collaborateur du FMI qui suit à la loupe l'évolution des perspectives de l'économie mondiale. Ce texte est intitulé " Erreurs de prévisions de croissance et multiplicateurs budgétaires " (Growth Forecast Errors and Fiscal Multipliers, FMI, Working Paper no 2013/1, janvier 2013).

Dans ce rapport, Olivier Blanchard et Daniel Leigh admettent, non pas une erreur de calcul au sens strict, mais une difficile et sans doute mauvaise estimation du " multiplicateur budgétaire ".

Il faut rappeler ici que le principe, très keynésien, du " multiplicateur budgétaire " établit qu'un euro dépensé ou économisé par un acteur public génère une augmentation ou une perte de revenu pour l'économie nationale concernée qui peut être supérieure ou inférieure, selon la valeur dudit multiplicateur, au montant de la dépense ou de l'économie publique. Ainsi, dans le cas d'une baisse de la dépense publique d'un euro, un multiplicateur supérieur à 1 suggère un repli du revenu national supérieur à un euro.

Dans leur document de travail, Olivier Blanchard et Daniel Leigh, considérant qu'ils avaient retenu jusqu'ici un multiplicateur égal à 0,5, suggèrent, au vu des statistiques effectives de la croissance, que ce multiplicateur était sous-estimé et probablement supérieur à 1.

Et les deux économistes de citer les travaux de leurs collègues Alan Auerbach et Yuriy Gorodnichenko (2012), tous deux de l'université californienne de Berkeley, effectués sur des données américaines, qui situent ce multiplicateur entre zéro en temps " normal " et environ... 2,5 en période de récession.

Que concluent les deux économistes du FMI ? D'abord, de façon humble, qu'" il n'y a pas un seul multiplicateur en tout temps et pour tous les pays " et que " les multiplicateurs peuvent être plus ou moins élevés au cours du temps et d'une économie à l'autre ". Ensuite, qu'" il semble prudent, pour le moment, lorsque l'on pense à la consolidation budgétaire, de supposer que les multiplicateurs sont plus élevés qu'avant la crise ". Enfin, que leurs résultats " ne signifient pas que la consolidation budgétaire n'est pas souhaitable ".

En tentant de prendre un peu de recul, on peut considérer que, effectivement, les économistes du FMI ont sous-estimé de façon significative l'augmentation du chômage et la baisse de la demande intérieure associées à la " consolidation fiscale ".

Leur modèle n'a pas davantage correctement prévu l'effet de l'austérité dès lors que, les taux d'intérêt étant déjà proches de zéro, les ménages comme les entreprises adopteraient le même comportement de désendettement que celui des Etats.

Pour autant, comme on vient de le voir, Olivier Blanchard et David Leigh ne proposent en rien de renoncer aux politiques de consolidation budgétaire, mais suggèrent de les mettre en oeuvre... avec discernement. En cela, le premier est fidèle à ce qu'il déclarait déjà au quotidien économique La Tribune le 24 mai 2010, à savoir que " le risque est en effet que, sous la pression des marchés, certains pays fassent du zèle dans l'austérité. Ce serait une erreur ". Et manifestement, ce scénario s'est effectivement réalisé ; le zèle l'a emporté et il serait exagéré d'en imputer la faute, aujourd'hui, aux (seuls) économistes du FMI.

Contrairement à ceux qui affirment que la " faute " de l'austérité est essentiellement imputable aux technocrates de tous poils, aux économistes et à tous les idéologues, nous préférons considérer que cette volonté de rigueur correspond bien à une doxa qui prône le retour à l'équilibre des finances publiques comme condition d'un retour à la croissance. Alors que l'on peut tout aussi bien considérer qu'à l'inverse, c'est le retour à la croissance qui permet de rétablir les finances publiques...

Car désigner " la gestion désastreuse des finances publiques depuis trente ou quarante ans " pour justifier les politiques d'austérité est tout simplement fallacieux, puisque le surendettement actuel (et non pas l'endettement) des Etats est entièrement dû aux conséquences directes de la crise financière.

Ce que craignent sans doute les économistes du FMI aujourd'hui, c'est que la poursuite - même dans un pays comme l'Allemagne, dont la croissance est certes en berne mais le budget à l'équilibre - et la généralisation de l'austérité et de la consolidation budgétaire dans le contexte global actuel ne conduisent tout simplement le monde vers une récession de grande ampleur...

Si l'on admet que l'atténuation, voire la fin des politiques d'austérité ne peuvent plus être écartées raisonnablement, deux questions se posent alors immédiatement.

La première est : comment faire revenir la croissance ? La seconde, non moins redoutable, est : comment faire admettre la remise en question de l'austérité aux catégories sociales qui ont su profiter de la crise ? Car force est de constater, en effet, que la crise s'est accompagnée d'un creusement des inégalités...

Nul doute que la réponse à ces deux interrogations passe par un nouveau modèle de développement, et non par quelques mesures de soutien de la croissance. Et ce nouveau modèle de développement devra prévoir un autre mode de redistribution des revenus visant à atténuer, voire à corriger cette inquiétante montée des inégalités.

Gabriel Colletis

Université Toulouse-I

    Gabriel Colletis

    est professeur d'économie à l'université de Toulouse-I. Il est chercheur au Laboratoire d'études et de recherches sur l'économie, les politiques et les systèmes sociaux (Lereps). Il est auteur de L'Urgence industrielle ! (Editions Le Bord de l'eau, 2012) et a coordonné, avec Bernard Paulré, Les Nouveaux Horizons du capitalisme - Pouvoirs, valeurs, temps (Economica, 2008).

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Rédigé par Philippe NOVIANT

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Publié le 22 Avril 2013

tapie.jpgJ'ai retrouvé un article très intéressant du journal 'Le Monde' où on donne l'historique de l'affaire Tapie. En espérant que M. Tapie rende l'argent que Sarkozy et Lagarde lui ont abusivement versé. Car il ne faut pas oublier que le Tribunal arbitral n'avait aucun pouvoir de décision en la matière. Il était incompétent. Quand les avocats ont dit à nos dirigeants Sarkozy et Lagarde que l'Etat pouvait faire appel de cette décision sur ce biais, ils se sont abstenus. Ceci est la preuve que M. Sarkozy et Lagarde ont trahi l'intérêt général et qu'ils doivent être punis pour leur comportement honteux.

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Affaire Lagarde-Tapie : si vous avez manqué un épisode
Le Monde.fr | 24.01.2013 à 20h11

La ministre de l'économie, Christine Lagarde, lors de son audition mardi 23 septembre 2008 par la commission des finances de l'Assemblée nationale, sur les choix du recours à un arbitrage dans le cadre de l'affaire Adidas.

Les policiers de la brigade financière ont mené, jeudi 24 janvier, deux perquisitions aux domiciles de l'actuel PDG de France Télécom, Stéphane Richard, et de Bernard Tapie.

    Pourquoi le domicile de Bernard Tapie a-t-il été perquisitionné ?

Bernard Tapie a été le bénéficiaire en juillet 2008 d'une décision favorable du tribunal arbitral dans le contentieux qui l'opposait au Crédit lyonnais sur la vente d'Adidas en 1993. L'homme d'affaires s'était estimé lésé par la banque qu'il avait mandaté pour vendre l'entreprise.

A ce titre, il a touché 285 millions d'euros d'indemnités, dont 45 millions à titre de préjudice moral (soit au total 403 millions d'euros avec les intérêts) de la part du consortium de réalisation (CDR) gérant le passif du Crédit lyonnais.

Soupçonné d'avoir bénéficié de l'intervention du gouvernement Fillon dans ce dossier, l'homme d'affaires s'était expliqué le 10 septembre 2008 devant la commission des finances de l'Assemblée nationale. Il avait notamment déclaré : "A aucun moment, strictement à aucun moment, on ne peut voir la main du pouvoir dans la décision de faire l'arbitrage."

    Dans quel cadre ces perquisitions ont-elles été menées ?

Deux enquêtes sont menées parallèlement mais de façon coordonnée.

Les enquêteurs agissent dans le cadre d'une information judiciaire contre X ouverte à Paris le 18 septembre 2012 pour '"usage abusif des pouvoirs sociaux et recel de ce délit" au préjudice du consortium de réalisation. Les juges du pôle financier en charge des investigations ont obtenu mercredi 23 janvier du parquet de Paris le droit d'enquêter aussi pour "faux", "détournement de fonds publics", et complicité et recel de ces délits.

Parallèlement à cette procédure, une enquête est ouverte depuis août 2011 par la Cour de justice de la République (CJR), pour "complicité de détournement de biens publics" et "complicité de faux". Composée de trois magistrats de la Cour de cassation, la CJR est seule compétente pour juger les infractions commises par les ministres pendant l'exercice de leurs fonctions.

    Que reproche-t-on à Christine Lagarde ?

Il est reproché à l'actuelle directrice générale du Fonds monétaire international d'avoir recouru à cet arbitrage privé alors qu'il s'agissait de fonds publics, d'avoir eu connaissance de la partialité potentielle de certains juges arbitres, notamment du fait de leur proximité avec Nicolas Sarkozy ou Bernard Tapie, d'avoir fait modifier le protocole initial pour y intégrer la notion de préjudice moral et de ne pas avoir exercé de recours contre cet arbitrage controversé alors que plusieurs spécialistes le lui avaient recommandé.

Interrogée par les députés en 2008, la ministre avait dit avoir pris elle-même la décision "sans avoir reçu d'ordre" de Matignon ou de l'Elysée.

Christine Lagarde pourrait être prochainement convoquée par la CJR sous le statut de témoin assisté ou mise en examen.

    Pourquoi le domicile de Stéphane Richard a-t-il été perquisitionné ?

Stéphane Richard, actuel PDG de France Télécom, était directeur de cabinet de la ministre de l'économie Christine Lagarde au moment où la décision de recourir à l'arbitrage a été prise.

Dans un entretien publié le 7 août 2011 dans Le Journal du dimanche, Stéphane Richard avait admis avoir été "en contact régulier avec la présidence de la République" mais avait contesté qu'il y ait pu avoir "un feu vert" de l'Elysée dans la procédure d'arbitrage du dossier Bernard Tapie. Il avait également jugé "totalement absurde" que Mme Lagarde ait pu demander "que l'on ajoute" la notion de préjudice moral qui n'aurait pas été inscrite dans le protocole initial du tribunal arbitral.

    Nicolas Sarkozy est-il mis en cause ?

Selon les informations du Monde, le juge Jean-Michel Gentil, chargé à Bordeaux de l'affaire Bettencourt, dans laquelle l'ex-chef de l'Etat est témoin assisté, a récemment transmis aux magistrats de la Cour de justice une copie de certains agendas de M. Sarkozy dans lesquels il apparaît que sur la période-clé 2007-2008, M. Tapie a été reçu à de nombreuses reprises par M. Sarkozy, d'abord au ministère de l'intérieur, puis à l'Elysée, une fois ce dernier élu président de la République, en mai 2007.

Les agendas attestent également de rencontres entre M. Sarkozy et Pierre Mazeaud, l'un des trois arbitres (avec Pierre Estoup et Jean-Denis Bredin) choisis pour trancher le litige. Des rencontres démenties par Pierre Mazeaud auprès des enquêteurs.

L'ancien président de la République ne pourrait toutefois être inquiété dans ce dossier que s'il existe une preuve d'un ordre donné par écrit à la ministre, a expliqué une source proche du dossier à l'AFP.

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Rédigé par Philippe NOVIANT

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Publié le 19 Avril 2013

tapieComme je l'ai déjà dit, il est honteux que l'Etat ait attribué, par Tribunal arbitral, Sarkozy et Lagarde interposés, près de 240 Millions d'Euros à Tapie dont 40 Millions pour préjudice moral, à M. Tapie. Cet argent a été versé sur les fonds versés par les contribuables que nous sommes.

Heureusement, une enquête s'ouvre, et on recherche s'il n'y a pas eu de fautes en la matière.

En espérant que l'Etat, que nous sommes, pourra récupérer cet argent.

Affaire à suivre donc.

Un article du journal 'Le Monde' daté du 25 Janvier 2013

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Les juges accélèrent leur enquête sur l'arbitrage favorable à Bernard Tapie
Les domiciles de l'homme d'affaires et du PDG de France Télécom ont été perquisitionnés, jeudi

L'affaire Lagarde-Tapie a connu une brutale accélération, jeudi 24 janvier au matin. Les policiers de la brigade financière ont mené, à Paris, deux perquisitions aux domiciles de Bernard Tapie et de l'actuel PDG de France Télécom, Stéphane Richard. Les enquêteurs ont agi à la demande de trois juges parisiens, Serge Tournaire, Guillaume Daïeff et Claire Thépaut, qui conduisent depuis septembre 2012 une information judiciaire ouverte initialement pour " usage abusif de pouvoirs sociaux et recel de ce délit " au préjudice du Consortium de réalisation (CDR), la structure créée en 1995 afin de gérer le passif du Crédit lyonnais.

Cette procédure vise les conditions dans lesquelles a été réglé le conflit entre M. Tapie et le Crédit lyonnais. Le CDR est soupçonné d'avoir favorisé les intérêts de l'homme d'affaires dans le cadre de la procédure d'arbitrage mise en oeuvre fin 2007 afin de mettre un terme au litige l'opposant à la banque publique dans le cadre de la cession d'Adidas. En juillet 2008, le tribunal arbitral avait accordé un total de 403 millions d'euros à M. Tapie.

La veille des deux perquisitions, mercredi 23 janvier, les juges financiers, qui travaillent en concertation avec les magistrats de la CJR, ont obtenu du parquet de Paris l'extension de leur saisine aux faits de " détournement de fonds publics " et de " faux ".

L'enquête pourrait aussi éclabousser Nicolas Sarkozy. Selon nos informations, le juge Jean-Michel Gentil, chargé à Bordeaux de l'affaire Bettencourt, dans laquelle l'ex-chef de l'Etat est témoin assisté, a récemment transmis aux magistrats de la Cour de justice une copie de certains agendas de M. Sarkozy susceptibles d'éclairer leur enquête. Il apparaît que sur la période clé 2007-2008, M. Tapie a été reçu à de nombreuses reprises par M. Sarkozy, d'abord au ministère de l'intérieur, puis à l'Elysée, une fois ce dernier élu président de la République, en mai 2007. L'homme d'affaires, proche de M. Sarkozy, a appelé à voter pour lui lors des élections présidentielles de 2007 et 2012.

Les agendas transmis par M. Gentil attestent également de rencontres entre M. Sarkozy et Pierre Mazeaud, l'un des trois arbitres (avec Pierre Estoup et Jean-Denis Bredin) choisis pour trancher le litige. Entendu par les enquêteurs, M. Mazeaud, ex-président du Conseil constitutionnel, a assuré avoir cessé toute relation avec M. Sarkozy lorsque ce dernier annonça en janvier 2009 son projet de suppression des juges d'instruction.

Par ailleurs, les enquêteurs s'intéressent à une lettre anonyme, envoyée dans une enveloppe à en-tête du ministère des finances, à François Bayrou, qui s'est mobilisé publiquement contre l'arbitrage en faveur de M. Tapie. Dans cette missive, l'auteur assure que Mme Lagarde ne saurait être tenue responsable d'une procédure qui lui aurait été imposée par l'ex-avocat de M. Tapie, Jean-Louis Borloo (ministre des finances entre mai et juin 2007) et Nicolas Sarkozy. " C'était une "note blanche" que j'ai immédiatement transmise à la justice ", a confirmé au Monde le président du Modem.

L'enquête des trois juges est le pendant de l'instruction ouverte, en août 2011, par la Cour de justice de la République (CJR) pour " complicité de détournement de biens publics " et " complicité de faux ". Elle vise la patronne du Fonds monétaire international (FMI), Christine Lagarde, qui était à l'époque des faits ministre de l'économie et qui avait, par son directeur de cabinet Stéphane Richard, donné son feu vert à l'arbitrage privé, puis refusé d'exercer un recours contre la sentence favorable à M. Tapie. Mme Lagarde sera prochainement convoquée par la CJR sous un statut qui reste à déterminer (témoin assisté ou mis en examen). Dans son rapport de saisine de la CJR, en mai 2011, Jean-Louis Nadal, alors procureur général de la Cour de cassation, soulignait " l'implication personnelle de la ministre " dans le dossier.

Dans la plus grande discrétion, l'avocat de M. Tapie, Me Maurice Lantourne, a fait parvenir le 28 juillet 2012 à la CJR, un mémorandum destiné à démontrer que " la saisine de la Cour de justice est irrégulière ". Selon lui, les neuf parlementaires socialistes à l'origine de la saisine de la CJR - parmi lesquels figuraient Jean-Marc Ayrault -, auraient dû s'adresser, en avril 2011, à " la commission des requêtes qui était seule compétente pour recevoir leur plainte " plutôt que s'adresser à M. Nadal.

Par ailleurs, selon Me Lantourne, " cette plainte était irrecevable puisque les plaignants n'ont subi aucun préjudice personnel ". Enfin, l'avocat notait que, dès octobre 2009, M. Ayrault avait été débouté par le tribunal administratif de Paris de sa requête en contestation de la décision de Mme Lagarde. " En conséquence, M. Ayrault ne pouvait saisir une juridiction pénale des mêmes faits ", selon Me Lantourne.

Gérard Davet et Fabrice Lhomme

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Rédigé par Philippe NOVIANT

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Publié le 18 Avril 2013

C'est un sondage très intéressant qui est livré ici et mérite, à mon sens que je vous en parle. Ce que j'en retiens de néfaste par contre, c'est que la Droite a perdu son caractère Républicain. La droite Républicaine n'est plus qu'un lointain souvenir. Même au niveau local, M. Polat, candidat malheureux (mais moins que moi ;) ), aux dernières législatives sur la 9e Isère, n'en finit pas d'essayer de ralier à sa cause les électeurs du FN.

Pour moi, Chiraquien dans mes opinions, je me sens plus que jamais orphelin d'une certaine idée d'une droite humaniste et républicaine à laquelle l'UMP ne répond pas. Ainsi, on a beau dire que je ne sais à quel sein me vouer, mais comment peut-il en être autrement dans la configuration politique actuelle ou le Chiraquisme, émanation de Pompidou et de De Gaulle, est foulé ainsi du pied ?

Un article du journal 'Le Monde' daté du 25 Janvier 2013

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Les frontières entre familles politiques se sont brouillées
L'étude montre la porosité entre l'électorat UMP et FN, sauf sur l'économie et la mondialisation

Chacun en a fait l'expérience : il est des sujets qu'il vaut mieux éviter d'aborder avec ceux qui ne votent pas comme vous sous peine de disputes homériques ; il en est d'autres, en revanche, qui peuvent faire naître des ententes inattendues entre électeurs de partis rivaux. L'enquête d'Ipsos réalisée pour Le Monde en fournit maints exemples. Il en ressort une cartographie de la société française assez complexe, faite de fractures et de porosités qui brouillent parfois singulièrement les frontières qui bornent les différentes familles politiques.

Entre UMP et FN, des convergences frappantes C'est l'un des points les plus frappants de cette enquête : la très forte proximité idéologique des sympathisants de l'UMP et de ceux du Front national sur le terrain des thématiques " identitaires ". Cette convergence est frappante quand on pose la question de l'immigration : 83 % des électeurs UMP et 99 % de ceux du FN estiment qu'il y a " trop d'étrangers en France ". Elle l'est encore plus quand on pose celle de l'islam. 83 % à l'UMP et 93 % au FN affirment ainsi que " l'islam n'est pas tolérant ", 81 % à l'UMP et 94 % au FN qu'il n'est pas " compatible avec les valeurs de la société française ". Enfin, 99 % des électeurs FN et 89 % de ceux de l'UMP pensent que " l'islam cherche à imposer son mode de fonctionnement ".

Concernant la demande d'autorité, les électeurs de droite et d'extrême droite partagent également le même avis. Ils sont ainsi 98 % à l'UMP et 97 % au FN à penser que la France a " besoin d'un vrai chef qui remette de l'ordre ". Ces convergences font apparaître une " dédiabolisation " à fronts renversés : ce n'est pas le FN qui va vers l'UMP mais le contraire. Les électeurs de droite ne sont pas séduits par les nouvelles postures du FN sur l'économie et le social, mais bien par les " fondamentaux " du parti fondé par Jean-Marie Le Pen en 1972. Entre un FN qui refuse de se dire d'extrême droite et une UMP dont le président, Jean-François Copé, revendique l'étiquette de " droite décomplexée ", la frontière est particulièrement poreuse.

Des divergences demeurent néanmoins. Elles portent d'abord sur la mondialisation. Ainsi, 51 % des électeurs UMP estiment que " la mondialisation est une opportunité pour la France ", tandis que seulement 18 % de ceux du FN partagent cette opinion. A la question de savoir si la France doit " se protéger d'avantage du monde d'aujourd'hui ", 92 % des sympathisants FN répondent par l'affirmative, alors qu'ils ne sont que 53 % à l'UMP.

L'Europe est le second point de clivage. Dans le climat d'euroscepticisme généralisé que confirme l'étude d'Ipsos, 84 % des sympathisants du FN jugent qu'il faut " renforcer les pouvoirs de décisions de notre pays " au détriment de l'Europe, contre 57 % à l'UMP. A propos de l'euro, le désaccord est encore plus profond : 62 % des électeurs du FN pensent que la France devrait en sortir, soit 50 points de plus qu'à l'UMP. Ce n'est pas en militant pour l'abandon de la monnaie unique, thème central des premiers mois de sa campagne présidentielle, que Marine Le Pen peut espérer rallier les électeurs de l'UMP.

La relative confiance des électeurs de gauche L'espoir est toujours de gauche. Contrairement à l'électorat de droite, les sympathisants du Parti socialiste et du Front de gauche conservent une certaine confiance dans l'avenir. A 60 %, ils estiment que le déclin de la France n'est pas inéluctable, même s'ils jugent que la puissance économique française a fortement pâli.

Logiquement, ces deux électorats se retrouvent sur plusieurs fondamentaux de gauche, comme la défense des services publics et le refus de stigmatiser les immigrés comme les chômeurs. Ils partagent la conception toute mitterrandienne de " l'argent qui corrompt ", même si comme l'ensemble des Français, ils considèrent dans un même temps qu'il est bon de " vouloir en gagner beaucoup ". Et, à une écrasante majorité, ils jugent que pour établir la justice sociale, il faut prendre aux riches pour donner aux pauvres.

Si leurs visions de la mondialisation divergent, ces deux électorats sont plus partagés sur l'Europe. Alors que 72 % des sympathisants du Front de gauche souhaitent renforcer les pouvoirs de la France face à l'Europe, ils sont 58 % à partager cet avis dans l'électorat socialiste - le même taux qu'à l'UMP.

Divisée, comme la droite, au sujet de l'Europe et de la mondialisation, la gauche (comme la droite) partage en revanche un même point de vue sur l'autorité : 74 % des électeurs du Front de gauche et 70 % de ceux du PS pensent aujourd'hui que la France a besoin d'un " vrai chef pour remettre de l'ordre ". Le Front de gauche, un électorat à part Sans surprise, c'est sur la mondialisation, qu'ils considèrent comme une menace, la souveraineté nationale, qu'ils souhaitent renforcer, les médias, qu'ils critiquent, et le monde politique, qu'ils jugent volontiers corrompus, que se font les points d'accords entre l'extrême gauche et l'extrême droite.

Plus complexe est le rapport qu'entretiennent ces électorats avec les valeurs dites " identitaires ". S'ils divergent fondamentalement sur l'idée qu'il y a trop d'immigrés en France (46 % des sympathisants du Front de gauche partagent cet avis contre 99 % de ceux du FN), le désaccord est moindre quant la question posée est celle de la main-d'oeuvre immigrée. Ainsi, si une écrasante majorité des sympathisants FN (98 %) jugent qu'on peut trouver une main-d'oeuvre en France sans avoir à recourir à l'immigration, ils sont près de 70 % à porter le même jugement dans l'électorat du Front de gauche.

L'autre point de convergence concerne le rejet de l'islam. 79 % des sympathisants Front de gauche pensent que la religion musulmane " cherche à imposer son mode de fonctionnement ". C'est 20 points de moins que le FN, certes, mais 15 points de plus que le PS. Un exemple de plus qui montre que, sur le front des valeurs identitaires, le gradient gauche/droite offre une grille de lecture imparfaite pour décoder la société française.

Raphaëlle Besse Desmoulières, Bastien Bonnefous, Abel Mestre et Thomas Wieder

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Publié le 17 Avril 2013

editorialOn n'a pas tout le temps droit à un tel éditorial, on a donc de quoi se réjouir. Se réjouir car on appelle un chat un chat. En matière d'éducation, la France a un système qui coûte un fric monstre pour des résultats à raz les paquerettes. Les profs, comme nos politiques, portent leur part de responsabilités.

Il faut donc, une fois pour toutes, se retrousser les manches et travailler pour rattraper cette situation indigne d'un pays comme le nôtre. On a été, de par le passé, moteur en matière d'éducation. Cela n'est plus le cas et ceci n'est pas tolérable dans une démocratie comme la nôtre.

Alors, cessons de râler et de gesticuler et au boulot car on en a besoin !

Un article du journal 'Le Monde' daté du 23 Janvier 2013

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ÉDITORIAL
L'école, ou le triomphe du corporatisme

Quelle palinodie ! Depuis trente ans, tout le monde ou presque s'accorde sur le diagnostic. Enseignants, chercheurs, Académie de médecine, chronobiologistes, parents, parlementaires et ministres successifs l'ont répété : nous avons l'organisation du temps scolaire, particulièrement à l'école, la plus absurde et contre-productive qui soit.

La journée de six heures d'enseignement - la plus longue des pays de l'OCDE - est unanimement jugée trop lourde pour tenir compte du temps d'attention des enfants. La semaine de quatre jours, instaurée en 2008, est jugée à la fois trop compacte et trop hachée. Quant à l'année scolaire, la France détient le record mondial de brièveté : 144 jours de classe, contre 180 à 200 dans tous les pays comparables.

Les mises en garde ont été incessantes. Ces rythmes scolaires ne sont pas seulement mauvais pour les enfants. Ils ont conduit, en quatre décennies, à ce que l'historien de l'éducation Antoine Prost qualifiait en 2008 de " Munich scolaire " : une réduction spectaculaire de 20 % du temps global de travail des élèves ! Et que croyez-vous qu'il se passât ? Rien.

Depuis le jour de son entrée en fonctions, le ministre de l'éducation nationale, Vincent Peillon, a rouvert le dossier avec énergie et engagé une longue concertation avec tous les acteurs concernés. Son objectif ? Rétablir la semaine de quatre jours et demi afin de réduire la journée de classe d'au moins... une demi-heure, en l'accompagnant, jusqu'à 16 h 30, d'activités périscolaires prises en charge par les collectivités locales. Il s'est bien gardé de toucher à la durée de l'année scolaire. Trop explosif ! Et, après arbitrage du président de la République, s'il pose le principe que cette réforme sera appliquée à la rentrée 2013, il admet que des villes puissent la reporter à 2014.

Et que croyez-vous qu'il se passe, devant cette considérable révolution ? La grève, annoncée massive, des enseignants des écoles parisiennes, ce 22 janvier, et une journée nationale d'action de leurs syndicats le lendemain.

Il est vrai que le maire de la capitale a annoncé son intention d'appliquer la réforme à la rentrée prochaine. Vrai aussi que les instituteurs parisiens craignent de perdre dans l'affaire un privilège qui remonte à la monarchie de Juillet : ne pas enseigner la musique, les arts plastiques et l'éducation physique, pris en charge, à Paris, par des enseignants " municipaux ". Vrai encore qu'il leur est demandé de (re)travailler une demi-journée de plus, sans augmentation de salaire. Vrai, enfin, qu'ils tentent d'entraîner les parents dans leur combat.

Disons-le tout net : ce corporatisme étriqué est lamentable. Les performances médiocres de l'école française, attestées par toutes les enquêtes internationales, devraient plutôt inciter tous ses acteurs à se mobiliser, avant tout, dans l'intérêt des enfants.

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Publié le 16 Avril 2013

mtgentreprise011Cette situation est grave car elle pousse les investisseurs étrangers à aller voir ailleurs. Les propos de M. Montebourg vis à vis de M. Mittal ne sont bien évidemment pas étrangers à cet état d'esprit. Pas plus que l'incompétence supposée ou non, de nos politiques. Il est vrai que la France a toujours pris ses patrons, petits ou gros, pour des vaches à lait, pour des nantis, tout juste bons à payer.

Cet état d'esprit vis à vis des patrons est un frein important à nos investissements car ils grèvent lourdement la richesse de notre pays par les manques de moyens et d'investissement qui y sont réalisés. La France est un pays où l'on travaille le moins au monde. Nous avons un bon taux de productivité (production / heure) mais nous travaillons tellement peu que l'on ne peut rattraper nos manques en la matière.

Il faut donc un choc dans le domaine du monde du travail qui soit capable de retenir les investisseurs de notre pays : tout le monde a à y gagner...

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Menace sur l'investissement étranger en France
Article paru dans l'édition du 20.12.12
Les mesures fiscales inquiètent. Depuis l'été, les groupes internationaux détruisent plus de postes qu'ils n'en créent
   
Oubliez l'accordéon, le béret et Amélie Poulain, place à l'innovation et aux entreprises dynamiques ! La campagne de promotion « Say oui to France » que vient de lancer le gouvernement ne sera pas de trop pour redorer le blason tricolore auprès des groupes internationaux. L'image de l'Hexagone auprès des investisseurs étrangers - américains particulièrement - s'est dégradée de façon spectaculaire ces derniers mois.

C'est ce que montre un sondage, effectué en octobre-novembre, auprès des dirigeants de 52 filiales d'entreprises américaines, cumulant plus de 39 000 employés., leur ont demandé la Chambre de commerce américaine en France et le cabinet de conseil Bain & Company. Comme une destination d'investissement, ont déclaré 40 % d'entre eux. Ils n'étaient que 15 % à donner la même réponse en 2011, et à peine 10 % les deux années précédentes. « Comment votre maison mère perçoit-elle la France ? »« mauvaise »

Seuls 22 % des responsables interrogés voient en la France une bonne ou une excellente terre d'accueil, soit deux à trois fois moins qu'auparavant. Une dégradation inquiétante, dans la mesure où les groupes américains comme General Electric, Amazon ou Coca-Cola restent les premiers investisseurs étrangers dans le pays.

« Il y a une nette baisse de confiance, liée à la fois à la crise de la zone euro et à l'alternance politique, commente Marc-André Kamel, associé chez Bain. Les responsables qui ont répondu à l'enquête sont très inquiets de l'impact des réformes annoncées, notamment celles qui alourdissent la fiscalité des entreprises et des particuliers. ». L'obligation d'accepter des offres de reprise en cas de fermeture de site leur fait également peur.

Signaux reçus cinq sur cinq

Mais le plan compétitivité et le projet d'accord sur le travail n'ont pas compensé l'accroissement des impôts.« En revanche, ils sont très favorables à toutes les mesures destinées à améliorer la compétitivité, et la flexibilité du marché du travail. »

Des signaux reçus cinq sur cinq. décrypte un spécialiste du sujet à Bercy.« Les Etats-Unis utilisent régulièrement ce sondage pour faire passer des messages sur la politique qu'ils souhaitent voir mener en France, On le prend en compte. »

D'autant que les investisseurs américains n'ont pas été seuls à réagir ainsi aux premiers gestes de François Hollande et de son équipe. En Inde, les déclarations d'Arnaud Montebourg disant qu'il ne voulait plus de Mittal en France ont eu un effet repoussoir pour les hommes d'affaires.

Ce désamour, conjugué à la récession en Europe, amènera-t-il les groupes étrangers à ne plus s'engager dans l'Hexagone ? Certains répondent toujours présent. 3M vient de lancer un projet de 12 millions d'euros sur son site de Tilloy-lez-Cambrai (Nord).

Mais quelques signes laissent présager un repli. Pour la première fois depuis sa création en 1989, la société de capital-risque Sofinnova, spécialisée dans les biotechnologies, vient de boucler un fonds sans investisseur américain. Il y a dix ans, 50 % des investisseurs venaient des Etats-Unis. Aujourd'hui, expliquait il y a peu le PDG, Denis Lucquin ( du 12 décembre). « ils se défient de la zone euro. Les fonds de pension ont décidé d'arrêter d'y investir »,Le Monde

David Cousquer, dont la société Trendeo scrute toutes les annonces de création ou de suppression d'emplois en France, relève un recul des investissements étrangers. Depuis cet été, les groupes internationaux détruisent plus de postes qu'ils n'en créent sur le territoire., note le gérant de Trendeo.« Au cours des trois derniers mois, les suppressions d'emplois par des investisseurs étrangers ont augmenté de 68 % par rapport à la même période de 2011, alors qu'elles n'ont crû que de 33 % pour les groupes français »

Depuis le début de la crise, en 2009, les investisseurs américains sont ceux qui ont supprimé le plus d'emplois en France, devant les Britanniques, selon Trendeo. A l'inverse, le Japon et la Chine ont globalement créé plus d'emplois qu'ils n'en ont détruits.
Denis Cosnard

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Publié le 15 Avril 2013

2826be1dIl faut abandonner la démagogie et le populisme politique ! On est le pays qui offre un des plus gros taux concernant l'indemnisation chômage. Il faut y mettre un frein car cela ne plaide pas pour que notre pays se mette à travailler. C'est vrai que c'est beaucoup plus facile de rester à la maison avec de confortables indemnités chômage, mais cela nuit à notre pays, cela nuit à notre compétitivité, cela nuit à notre richesse. Un pays "roi de la glandouille", roi des congés payés, roi des jours de vacances, ne peut pas être un pays compétitif dans un monde globalisé.

Il faut donc se mettre au boulot pour pouvoir être productif et compétitif dans le marché international, c'est une question de survie économique pour notre pays.

Un article du journal 'Le Monde' daté du 23 Janvier 2013

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La Cour des comptes s'attaque à l'indemnisation des chômeurs
Un rapport s'alarme des déficits " insoutenables " de l'Unedic. Il estime inévitable de réduire les indemnités

En matière d'assurance-chômage, la Cour des comptes dit tout haut ce que beaucoup craignent tout bas. Dans un rapport très critique sur l'efficacité des politiques de l'emploi, publié mardi 22 janvier, la Cour détaille la difficile équation que va devoir résoudre le régime d'indemnisation du chômage dans les prochains mois et les coupes auxquelles il va inévitablement falloir procéder. L'Unedic accumule en effet les déficits, aggravés par l'ampleur de l'explosion du chômage. L'organisme qui gère l'assurance-chômage devrait ainsi perdre 5 milliards d'euros en 2013, alors qu'il accumule déjà 13,7 milliards d'euros de dette fin 2012.

" Une telle tendance apparaît insoutenable ", résume Didier Migaud, le président de la Cour des comptes, en demandant aux partenaires sociaux, qui doivent négocier une nouvelle convention d'assurance-chômage en 2013, de prendre des mesures correctrices. Il ne fait pas de doute pour la Cour que ces mesures doivent d'abord concerner des économies sur l'indemnisation. " Si le régime a bien joué son rôle de maintien du revenu des demandeurs d'emploi, il voit désormais son efficacité se dégrader et son équité se fragiliser ", estiment les rapporteurs.

Dans la ligne de mire de la Cour des comptes, les règles d'indemnisation, jugées particulièrement généreuses en comparaison avec les autres Etats européens. " La France figure parmi les pays d'Europe offrant l'un des accès les plus ouverts à l'indemnisation du chômage ", précise ainsi le rapport.

Il suffit, par exemple, d'avoir travaillé quatre mois sur une période de référence pouvant aller jusqu'à vingt-huit mois pour pouvoir être indemnisé. Et la durée d'indemnisation peut aller jusqu'à deux ans pour un chômeur de moins de 50 ans. Des seuils parmi les plus généreux d'Europe. Le système français " couvre les salariés les plus précaires, mais réserve aussi le plus haut niveau de protection aux salariés les mieux insérés dans l'emploi ", estime la Cour, qui pointe justement dans son rapport l'inéquité de l'ensemble des politiques de l'emploi en France, souvent plus favorables aux personnes les plus proches de l'emploi au détriment des jeunes et des précaires qui ont nettement plus pâti de la crise.

Selon la juridiction, les indemnités chômage sont, de surcroît, insuffisamment dégressives. Ainsi, un salarié français qui touche le salaire moyen, soit environ 2 000 euros, bénéficiera d'un taux de remplacement, toutes prestations sociales confondues, de 66,4 % de son salaire, un niveau inférieur à celui d'un salarié gagnant 4 000 euros (68,3 %) ! Or, dans la plupart des autres pays européens, le taux de remplacement est plus faible pour les salaires les plus élevés. De plus, en France, l'indemnité maximum peut aller jusqu'à 6 161,29 euros par mois, un record absolu en Europe, ce qui " pose question en terme d'équité ".

Sans parler du régime des intermittents du spectacle, " sans équivalent à l'étranger ", qui creuse le déficit de l'assurance-chômage d'un milliard chaque année. Ou de celui des travailleurs intérimaires (1,7 milliard d'euros de déficit en 2011) et dont les règles favorisent, selon le rapport, le dualisme du marché du travail entre CDI et précaires. La Cour demande des réformes d'urgence de ces deux régimes spécifiques et l'instauration de cotisations plus élevées pour les contrats précaires - une évolution prévue dans l'accord sur l'emploi conclu le 11 janvier, que la Cour n'a pas été en mesure d'évaluer.

Pour ne rien arranger, Pôle emploi, absorbé dans sa fusion, a été inefficace pour favoriser le retour à l'emploi, et donc faire baisser les indemnités à verser. " La crise est intervenue sans qu'une réflexion suffisante ait pu être entreprise sur les moyens propres à accélérer la vitesse de reclassement des demandeurs d'emploi ", résume diplomatiquement la Cour en notant toutefois que l'organisme prévoit désormais de concentrer ses efforts sur l'accompagnement des chômeurs qui en ont le plus besoin.

Le constat de la Cour est d'autant plus sévère qu'en parallèle elle estime que l'assurance-chômage n'a pas forcément bien réagi face à la crise. La part des chômeurs indemnisés est ainsi passée de 48,5 %, en 2009, à 44,8 % en 2011, même si le chiffre est contesté par l'Unedic dans sa réponse, qui s'appuie sur une autre définition. Le développement de l'activité réduite des chômeurs a pu également être favorisé par la possibilité de cumuler l'indemnité chômage avec un salaire, estime la Cour.

Enfin, le système de minima sociaux (le RSA, revenu de solidarité active, et l'ASS, allocation spécifique de solidarité) est mal articulé avec l'assurance-chômage et trop complexe pour les chômeurs. " Ce système peut conduire à des ruptures de prise en charge des demandeurs d'emploi ", relève le rapport, en notant que plus de 600 000 demandeurs d'emploi ne touchaient ni assurance-chômage ni minima sociaux en 2010.

La Cour se demande s'il ne serait pas possible de prévoir un système simplifié avec " un socle constitué de la prestation de solidarité - ASS ou RSA - auquel viendrait s'ajouter (...), pour une durée variable, une prestation d'assurance ", versée par l'Unedic.

Une idée " séduisante en première analyse ", estime le ministre du travail et de l'emploi, Michel Sapin, dans la réponse qu'il a adressée à la Cour. L'Unedic, jalouse de son indépendance, est nettement plus réservée, parlant de " dispositifs aux logiques différentes ".

Jean-Baptiste Chastand

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Rédigé par Philippe NOVIANT

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Publié le 12 Avril 2013

35hC'est un article qui met du baume au coeur des Français, mais ne doit pas faire illusion : si de manière économique l'Allemagne est supérieure à la France, c'est que l'Allemagne travaille bien plus que la France. Evidemment, que nos mesures sociales sont appréciées par les Allemands, mais on ne peut pas avoir le beurre et l'argent du beurre : si notre économie souffre, c'est aussi à cause du poids économique conséquent de ces mesures. Aujourd'hui la fourmi regarde avec envie la cigale, mais la cigale est en train de creuser son trou et quand l'hiver va arriver, la cigale va faire une autre tête...

On a un système qui dépense à tout va et qui plombe notre économie, en particulier par le système des congés parentaux. Il faut remettre les gens au travail, abandonner ces 35h qui nous plombent, dimunuer fortement les indemnités chômage et les retraites anticipées.

Quoiqu'il en soit, il ne faut pas écouter ces fourmis qui envient les cigales, car, de manière économique, l'Allemagne a bien plus à apprendre à la France que l'inverse.

Cet article est faux en grande partie : notre natalité n'est pas due au fait que les Française concilient facilement vie professionnelle et vie privée, elle est due au fait qu'on a des durée de congés parentaux parmi les plus élevés au monde (avec la Suède), et coûteux car ce côut n'est pas compensé par les impôts (...au contraire de la Suède...).

Un article du journal 'Le Monde' daté du 22 Janvier 2013

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Les Allemandes concilient difficilement vie professionnelle et vie privée
62 % des femmes travaillent à temps partiel contre 26 % des Françaises, et les systèmes de garde d'enfants sont réduits

Quand une étude européenne sur la politique familiale est publiée, on devine d'avance le résultat : l'Allemagne est lanterne rouge, et la France en tête de classe. Et cela tient à des raisons simples. Au premier regard, on pourrait croire que l'Allemagne est un pays particulièrement progressiste, doté d'un climat social dans lequel les femmes concilient sans problème leur métier et la maternité. Après tout, Kristina Schröder, 35 ans, ministre fédérale de la famille (CDU), fut la première ministre en Allemagne à mettre un enfant au monde durant ses fonctions. A peine la petite Lotte-Marie avait-elle franchi le cap des 2 mois et demi que sa mère était de nouveau installée à son bureau berlinois. Cette conservatrice est une non-féministe proclamée - à l'âge de 12 ans, elle était déjà fan d'Helmut Kohl. Elle se bat contre le principe d'un quota d'emplois réservés aux femmes et répète qu'elle n'entend pas être un exemple pour les autres femmes.

Le problème de Mme Schröder, c'est que les conservateurs ne savent pas trop quel modèle prôner : celui de la mère active ou celui, traditionnel, de la femme qui prodigue soins et amour. Le résultat, ce sont des initiatives politiques et une image contradictoires de la famille et de la femme dans la société.

En décembre 2012, une étude de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) a placé l'Allemagne dans les tout derniers rangs pour ce qui concerne l'égalité entre les sexes, et la France dans les premiers.

En termes de différence de salaires hommes-femmes, les Allemands se placent 32e sur les 34 pays membres de l'OCDE. Cela tient beaucoup au travail à temps partiel : 62 % des femmes occupent ce type d'emplois (contre 26 % des Françaises). Le taux de natalité est, lui, de 1,39 enfant par femme en Allemagne ; 2,01 enfants en France.

" Mère corbeau "

En France, depuis des décennies, l'un des principes directeurs est de permettre aux femmes à la fois de mettre des enfants au monde et de faire carrière, avec un système de garde d'enfants abordable et varié. On peut profiter de systèmes de garde en matinée, en après-midi, en journée pleine, et même de haltes-garderies pour de brèves durées. Il existe des assistantes maternelles cofinancées par l'Etat - les parents qui les emploient perçoivent, en fonction de leurs revenus, des aides allant de 170 euros à 450 euros. Selon l'Unicef, aucun pays au monde n'offre aux parents qui travaillent un soutien aussi généreux que la France.

En Allemagne, cette mutation culturelle avance cahin-caha. L'image traditionnelle de la mère reste enracinée. Il est difficile de traduire le terme de Rabenmutter, celle que l'on qualifie de " mère corbeau " parce qu'elle confie ses enfants à d'autres. On tentera, à partir de cet été, de combler le gigantesque manque de places d'accueil en instituant un droit opposable à une place en crèche.

Mais la mise en place du modèle français, avec par exemple l'école maternelle gratuite, est encore un objectif lointain. Car dans le même temps, le 1er août 2013, sera versée l'allocation destinée aux parents qui gardent chez eux leurs enfants (100 euros par mois la première année pour des enfants entre 1 et 2 ans, puis 150 euros).

Des experts exigent que soit aboli le " quotient conjugal ", qui répartit la charge fiscale entre époux, qu'ils aient ou non des enfants. En France, le quotient familial tient compte du nombre d'enfants. On en constate les conséquences sur le taux de natalité.

Ulrike Heidenreich (" Süddeutsche Zeitung ") Traduit par Olivier Mannoni

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Rédigé par Philippe NOVIANT

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Publié le 11 Avril 2013

panneauIl est vraiment intéressant cet article car il est très instrutif. Instructif sur le fait que les Français ne savent ni ne connaissent les définitions et les enjeux relatifs aux énergies renouvelables.

Un article du journal 'Le Monde' daté du 17 Janvier 2013

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Les énergies renouvelables, populaires mais méconnues
Une enquête Ipsos révèle que les Français croient à l'essor des ressources durables

Les Français sont favorables aux énergies renouvelables... mais ils ignorent largement de quoi il s'agit. Tel est le constat paradoxal d'une enquête réalisée par Ipsos pour le Syndicat des énergies renouvelables, dont Le Monde publie les résultats en exclusivité à l'occasion de la parution, jeudi 17 janvier, de son hors-série annuel, Le Bilan du monde, qui fait une large place à cet enjeu de la transition énergétique.

Au moment où le gouvernement amorce la relance des filières solaire et éolienne, largement en panne, cette enquête souligne que neuf Français sur dix ont une bonne image des énergies renouvelables et sont favorables à leur déploiement. Pour 63 % d'entre eux, on utilisera même davantage les sources renouvelables que les énergies traditionnelles dans cinquante ans. Une prédiction à rebours des scénarios de l'Agence internationale de l'énergie, selon laquelle les énergies fossiles domineront encore longtemps la carte mondiale.

L'obstacle du coût

C'est l'image " propre " et " non polluante " des énergies renouvelables qui justifie le pronostic des Français, bien plus qu'une analyse économique : la moitié seulement des sondés considèrent que ces sources renouvelables produisent de l'énergie bon marché, et 46 % estiment qu'elles sont compétitives. Leur coût est d'ailleurs perçu, pour 68 % des Français, comme le principal obstacle à leur développement, bien avant les nuisances esthétiques (26 %) ou environnementales (19 %).

Les réserves liées à ces nuisances n'ont pas disparu pour autant. 68 % des sondés accepteraient l'installation d'éoliennes dans leur commune, mais 45 % d'entre eux seulement seraient prêts à ce que ces mâts soient implantés dans leur champ de vision. Le rejet est moins fort pour les panneaux solaires, acceptés devant chez eux par 82 % des Français.

Iront-ils jusqu'à en installer eux-mêmes ? Plus d'un tiers des Français envisage de s'équiper d'une source d'énergie renouvelable d'ici à cinq ans - en priorité des panneaux solaires. Projet fragile : un tiers des sondés a déjà envisagé de franchir le pas avant d'y renoncer, essentiellement en raison du coût de l'opération.

Plus surprenant, l'enquête révèle une profonde méconnaissance des énergies renouvelables chez les personnes interrogées. L'éolien et le solaire sont cités spontanément par respectivement 78 % et 76 % des sondés, mais seulement un quart des Français connaît la différence entre le solaire photovoltaïque (qui produit de l'électricité) et le solaire thermique (qui produit de l'eau chaude).

L'énergie hydraulique et marine (49 %), la géothermie (22 %), la biomasse et les bioénergies (19 %) sont en revanche beaucoup moins présentes à l'esprit des Français, malgré l'importance historique des barrages dans le mix énergétique hexagonal. Pis, le bois de chauffage n'est identifié comme une source d'énergie renouvelable que par la moitié des sondés, alors que 81 % d'entre eux croient, à tort, que le compost en fait partie.

Enfin, 77 % de la population a compris que le nucléaire n'est pas une énergie renouvelable, tandis que, pour le gaz de schiste, problématique plus récente, la connaissance tombe à 69 %.

Le débat national sur la transition énergétique, lancé le 29 novembre 2012 par la ministre de l'écologie Delphine Batho, et censé aboutir à une loi de programmation énergétique à la fin de l'année, permettra peut-être de diffuser plus largement cette connaissance. A condition d'accentuer l'effort de pédagogie et de communication : au risque de chagriner la ministre, l'enquête révèle que 79 % des Français n'ont jamais entendu parler de ce grand débat sur l'énergie. Et sept Français sur dix jugent insuffisante la place de la question énergétique dans l'action gouvernementale.

Grégoire Allix

    " Le Monde " publie l'édition 2013 du " Bilan du monde "

    Alors que la croissance économique s'est étouffée en Europe sous le coup des mesures d'austérité, les stratégies alternatives restent dans les limbes. Du côté de la finance, les stigmates de la crise de 2009 ne sont pas totalement effacés, mais les grandes économies cherchent à durcir la régulation de leurs banques pour limiter les risques systémiques. Quant au défi énergétique, il est abordé en ordre dispersé, avec des options divergentes sur les gaz et pétrole de schiste. Tous les continents sont dans cette délicate phase de transition.

    Pour comprendre ces changements et mesurer comment chaque pays aborde 2013, Le Monde publie le Bilan du monde, économie et environnement (220 pages, 9,95 €, en kiosque à partir du jeudi 17 janvier). Actualisé au 31 décembre 2012, ce bilan propose en particulier l'atlas de 180 pays, avec les analyses de nos correspondants sur leur situation économique, démographique et politique.

    Ce document de référence réunit en outre les analyses sur les enjeux du moment, de la biodiversité aux matières premières, en passant par les entreprises.

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Rédigé par Philippe NOVIANT

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Publié le 10 Avril 2013

pollution grenoble1Comme chacun sait, le parc automobile Français est largement composé de véhicules Diesel, car ils sont soumis à une fiscalité très avantageuse. Las, cette fiscalité peut être néfaste à nos poumons comme le montre cette étude. Il faut donc ralentir fortement ces intérêts fiscaux car il n'est pas sain de subventionner de la sorte une technologie de transport qui n'offre pas les garanties nécessaires en terme de santé publique. Il faut donc agir, et agir vite.

Un article du journal 'Le Monde' daté du 17 Janvier 2013

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Les particules du diesel et des feux de bois, deuxième facteur du réchauffement
Selon une étude, l'impact des " suies " est deux fois plus fort que le GIEC ne l'avait estimé

Ces derniers mois, ce sont plutôt les spécialistes de santé publique qui ont offert leurs munitions aux adversaires des véhicules diesel, émetteurs de microparticules cancérogènes. Désormais, les climatologues ne sont plus en reste. Une vaste étude, publiée mardi 15 janvier dans Journal of Geophysical Research : Atmospheres, offre une nouvelle évaluation de la contribution des suies - ces particules carbonées produites par des combustions incomplètes - au changement climatique et parvient à un résultat saisissant.

Selon Tami Bond (université de l'Illinois à Urbana-Champaign) et ses coauteurs, une vingtaine de scientifiques internationaux, les suies (black carbon, en anglais) sont le deuxième facteur de réchauffement derrière le dioxyde de carbone (CO2), mais devant le méthane (CH4). Cette nouvelle évaluation représente environ le double de celle que le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) avait publiée en 2007, dans son dernier rapport.

Quel rapport avec le diesel ? Selon les chercheurs, c'est le levier le plus simple et le plus efficace pour lutter contre ces particules sombres à l'effet réchauffant. " L'atténuation des émissions des véhicules à moteur diesel semble offrir les meilleures chances de réduction de l'influence climatique humaine à court terme ", écrivent les auteurs.

Certaines sources de suies, comme les feux de forêt, ne peuvent être taries facilement. Elles iront même en grandissant avec la multiplication des canicules et des sécheresses, qui favorisent les régimes d'incendies. Mais agir, outre sur le diesel, sur les autres sources anthropiques - fours à bois, chauffages domestiques, etc. - pourrait également produire des effets rapides. Ces derniers, selon Tami Bond, " se feraient sentir presque immédiatement, car les suies ont une durée de vie courte ". Cependant, ajoute le chercheur, " pour résoudre réellement le problème climatique à long terme, les émissions de dioxyde de carbone doivent aussi être réduites ".

Blancheur des neiges altérée

Les modes d'action de ces particules sombres sont multiples. Elles participent par exemple à la formation de nuages qui contribuent à accroître l'effet de serre, donc à hausser les températures. Transportées au gré des masses d'air, elles se déposent également sur les vastes zones enneigées ou glacées de l'Arctique et en altèrent légèrement la blancheur. Banquises et glaciers absorbent ainsi plus d'énergie, contribuant à changer le " bilan radiatif " des hautes latitudes. Donc à y réchauffer l'atmosphère.

Selon les auteurs, ce sont de fait les hautes latitudes de l'hémisphère Nord qui sont le plus touchées par les effets climatiques des suies. Ces nouveaux résultats seront intégrés au prochain rapport du GIEC, qui sera rendu public en septembre. Ils pourront être utilisés pour prendre des mesures immédiates d'atténuation du réchauffement, de même qu'ils permettront une meilleure modélisation du climat.

S. Fo.

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Publié le 9 Avril 2013

1309510-AbeilleIl était temps ! On admet enfin un risque avéré pour les abeilles concernant les pesticides ! Cela est très important, car, non seulement, il en va de la survie des abeilles, mais il en va aussi de notre bien-être à nous ! Les abeilles nous sont indispensables car elles participent activement à la fécondation de nombreuses plantes. Il faut donc prendre soin de leur santé et ne pas les contaminer avec nos produits chimiques !

Cela n'est guère suprenant : autant les abeilles subissent de lourdes pertes en campagne, autant, en ville, elles se portent comme un charme. Comme il n'y a pas de pesticide en ville, il était évident que les pesticides avaient leur part de responsabilité dans l'écatombe des abeilles.

Un article du journal 'Le Monde' daté du 17 Janvier 2013

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Pesticides : un risque enfin admis pour les abeilles
L'Autorité européenne de sécurité des aliments publie un avis sévère sur trois insecticides parmi les plus utilisés

L'industrie des pesticides va devoir encaisser le coup. L'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) devait publier, mercredi 16 janvier, un avis scientifique sévère sur trois pesticides (clothianidine, imidaclopride et thiaméthoxame), tous présentant, selon l'EFSA, un risque élevé pour les abeilles.

Ces trois évaluations de l'agence de Parme (Italie) apportent du crédit à ceux qui attribuent à cette famille récente d'insecticides - néonicotinoïdes - un rôle dominant dans le déclin accéléré des insectes pollinisateurs, constaté partout dans le monde depuis une dizaine à une quinzaine d'années. Mises sur le marché au début des années 1990, ces nouvelles substances sont parmi les plus utilisées au monde en agriculture.

L'EFSA était saisie par la Commission européenne de l'évaluation des risques présentés par ces trois molécules, au regard des nouvelles données scientifiques produites depuis leur autorisation. La caractéristique principale de ces produits - commercialisés sous les noms de Gaucho, Cruiser, Poncho, Nuprid, Argento, etc. - est qu'ils s'utilisent en granules ou en enrobage de semences. Les graines sont gainées du principe actif avant d'être semées ; la plante sécrète ensuite le toxique tout au long de sa croissance.

" Nous avons identifié des risques pour les abeilles en relation avec trois principales voies d'exposition des insectes, explique Domenica Auteri, qui a présidé les travaux de l'agence européenne. Ce sont les poussières produites par les graines ou les granules pendant le semis, la contamination par le pollen et le nectar et, dans le cas du maïs, traité par le thiaméthoxame, l'exposition par "guttation" ", c'est-à-dire l'exsudation, par la plante, de gouttelettes d'eau imprégnées du pesticide et auxquelles s'abreuvent parfois les insectes.

Quant aux poussières produites lors des semis, elles peuvent être transportées par le vent et se déposer dans l'environnement. La dose létale de ces produits étant de quelques milliardièmes de gramme par abeille, un simple contact avec ces poussières peut être fatal à l'hyménoptère.

Les trois opinions scientifiques rendues par l'EFSA s'inscrivent dans un travail publié par l'agence en mai 2012, également commandé par la Commission européenne : il s'agissait alors d'évaluer l'efficacité des tests réglementaires ayant conduit à l'autorisation des molécules. Le groupe d'experts mandaté par l'agence européenne avait conclu que ces tests, conçus pour les produits utilisés en pulvérisation, n'étaient pas adaptés.

De plus, les chercheurs notaient que les tests en laboratoire étaient lacunaires : pas de prise en compte des effets de synergie avec des pathogènes ou d'autres produits phytosanitaires, pas d'évaluation des effets non létaux (désorientation, perte de mémoire des butineuses, etc.). De même que les tests en plein champ étaient incapables de déceler les effets de ces substances - surfaces traitées trop petites, colonies utilisées de trop petite taille, etc.

" Il est très réconfortant que l'EFSA ait réagi aux preuves de plus en plus fortes que l'utilisation des néonicotinoïdes affecte négativement les populations d'abeilles, et qu'elle reconnaisse les risques significatifs associés avec l'utilisation actuelle de ces produits ", commente le biologiste David Goulson, professeur à l'université de Stirling (Royaume-Uni) et auteur d'une récente étude publiée dans la revue Science, documentant les effets de l'imidaclopride sur les bourdons : " Beaucoup d'entre nous voudraient désormais voir un moratoire être décidé sur l'utilisation de ces pesticides, jusqu'à ce que nous comprenions réellement à quel point ils dégradent l'environnement. "

Dans les trois avis rendus, les experts de l'EFSA reconnaissent que la science est encore loin du compte. En fonction du produit et de son mode d'utilisation, les données ne permettent bien souvent pas de conclure à l'existence ou à l'absence de risques. Par exemple, il est actuellement impossible d'évaluer le risque posé par l'imidaclopride sur les abeilles lorsque le produit est utilisé sur l'endive, la laitue, la scarole, le radis, etc.

En juin, le ministre de l'agriculture, Stéphane Le Foll, a interdit le Cruiser sur le colza dans l'Hexagone. En revanche, son utilisation sur le maïs est toujours autorisée en France, bien qu'elle présente, selon l'EFSA, des risques pour les abeilles par deux voies : la guttation et les poussières des semis.

Bien que tranchées, les trois opinions rendues par l'EFSA ne sont pas surprenantes. Laura Maxim, chercheuse à l'Institut des sciences de la communication du CNRS (ISCC) et l'une des meilleures spécialistes des controverses ayant accompagné l'utilisation de ces substances, note ainsi qu'" il y a dix ans, le Comité scientifique et technique - un groupe d'experts mis sur pied en 1999 par Jean Glavany, ministre de l'agriculture - était parvenu aux mêmes conclusions à propos de l'imidaclopride ".

Le rapport de ce groupe d'experts avait été rendu en 2003, et avait conduit à l'interdiction du Gaucho en France. Deux ans plus tard, ce comité livrait des conclusions semblables pour un autre pesticide controversé, le fipronil (commercialisé sous le nom de Régent), également mis en cause dans le déclin d'abeilles. L'EFSA finalise une opinion scientifique sur cet autre produit controversé, n'appartenant pas à la famille des néonicotinoïdes. " Elle devrait être publiée d'ici à fin mars ", précise Mme Auteri.

Stéphane Foucart

    Les contre-feux de l'industrie agrochimique

    Outre les trois opinions scientifiques de l'Autorité européenne de sécurité sanitaire (EFSA), l'Italie, la France ou le Royaume-Uni ont récemment pris des mesures à l'encontre des insecticides néonicotinoïdes ou mènent des enquêtes parlementaires sur leurs effets sur les abeilles. Les agrochimistes allument des contre-feux. Un rapport commandé par Bayer et Syngenta à un cabinet de consultants, rendu public lundi 14 janvier, chiffre les bénéfices des néonicotinoïdes à 4,5 milliards d'euros par an pour l'économie européenne et estime que leur abandon coûterait 50 000 emplois agricoles. Le rapport ne dit pas que, au niveau mondial, les services rendus par les insectes pollinisateurs sont estimés à 115 milliards d'euros par an.

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Rédigé par Philippe NOVIANT

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Publié le 8 Avril 2013

Notre pays est en crise. Nous le devons à une conjecture mondiale, mais pas seulement.

Depuis 1981, aucune formation n'a voté un budget à l'équilibre. Notre dette est devenue, de fait, abyssale.

L'ensemble de nos politiciens a échoué, de gauche comme de droite. Cela n'est guère étonnant : le cheminement science-po - ENA, formations juridiques, n'a appris en rien à nos hommes politiques à diriger un pays.

Trop peu ont travaillé. Ils ne connaissent en rien les préoccupations des Français. Leur travail a été dirigé, pour la plupart, par leur copinage politique, ce qui les a conduits à des fonctions où ils profitent du système, sans apporter de réelle compétence à leur poste.

La conclusion s'impose aujourd'hui : de par leur incompétence, la population Française doit mettre fin à leurs fonctions.

La création de notre parti est motivée par le fait que l'incompétence de nos dirigeants alimente une montée des extrêmes, à gauche comme à droite. Le Front National et les partis d'extrême gauche profitent de l'ambiance "tous pourris" pour fournir des solutions dangereuses et néfastes.

En économie, les manques sont fragrants : bien que la France soit la championne de la productivité, on y travaille trop peu pour rattraper ses manques. Son taux de chômage explose, les pré-retraites deviennent la règle et nous dépensons un argent monstre pour que la population travaille le moins possible. Par démagogie, l'ensemble de la classe politique préfère le statuquo. Personne ne veut remettre en cause les 35h. Qu'on s'entende : à titre personnel, je les aime, mais je suis convaincu qu'elles sont néfastes à l'économie de notre pays. Elles devaient résorber le chômage. On voit le résultat : nous sommes dans la moyenne (10%), quand l'Allemagne est en tête de classement (5%). Elles coûtent beaucoup d'argent en exonérations et ne remplissent pas leur rôle. Nous avons un modèle social fort, qu'il faut préserver. Mais il faut raison garder : nous ne réussirons pas à être un grand pays en travaillant moins que les autres. J'ai vu des personnes refuser un emploi car les indemnisations chômage étaient supérieures au futur salaire ! Il faut oser le dire devant les Français : le modèle social est une aide qui ne peut ni ne doit devenir la norme, nous n'en avons pas les moyens !

La France aime taper sur ses entrepreneurs. On ne compte plus les artisans, les commerçants, qui ont du mal à boucler leur fin de mois à cause des prélèvements obligatoires (RSI, Urssaf, etc.). Il faut redonner du souffle à nos entrepreneurs, car, sans entrepreneur, il n'y a pas d'emploi.

Cependant, ces grands patrons du CAC40 causent aussi du tort à notre pays. Leur salaire son votés entre eux. Les patrons participant aux conseils d'administration votent les salaires de leurs camarades, pendant que ceux-ci leur rendent la pareille. Ce clientélisme, ce copinage coûte cher : en 1980 le salaire moyen d'un patron était de 351 fois le SMIC, il est aujourd'hui de 548 fois. Les augmentations de ces patrons sont aussi fabuleuses : +69% contre +13% pour les salariés à Carrefour, +135% contre +24% à EDF, +196% contre +16.3% à Renault. Est-il normal que le PDG de Publicis, M. Maurice Levy émarge à 20Millions d'Euros ? Que Carlos Ghosn, patron de Renault soit payé 13Millions d'Euros ? Que Bernard Charlès, PDG de Dassault Système soit payé 10Millions d'Euros ? Un patron du CAC40 touche en moyenne 4Millions d'Euros par an. Dans ces temps de crise, il faut savoir dire stop, surtout quand les patrons touchent des primes à l'entrée (Golden Hello), des primes à la sortie (Goldent Parachute) et une retraite chapeau (temps d'ancienneté négociée à l'embauche) avant même que l'on évalue sa performance ! Il faut interdire les Golden Parachute, Golden Hello et retraites chapeau car ces rémunérations ne sont pas soumises aux performances du patron.

Nos institutions marchent sur la tête : le mille-feuille administratif coûte cher. A tous les niveaux, communes, communautés de communes, départements, régions, on met des hommes qui, chargés de l'économie, qui chargés des transports... Résultat : des doublons à tous les niveaux, un nombre d'élus, rémunérés bien entendu, qui s'envole et 5 Millions de fonctionnaires qu'il faut payer tous les mois. Un exemple d'inefficacité ? A la communauté de commune de Voiron, les 88 élus ont voté un budget qui a quadruplé les charges des petites et moyennes entreprises. Devant la bronca, ils sont revenus en arrière disant qu'ils n'étaient pas au courant des répercussions de la mesure. Ne pouvait-il se trouver dans ces élus une dizaine de personnes à réfléchir à ces répercussions au lieu de voter aveuglément une mesure vis à vis de forces vives de la communauté ?

Parallèlement à ces élus, cumulards en puissance, le Maire de Moirans, commune de 7000 habitants, n'est indemnisé qu'à hauteur de 2000Euros bruts par mois ! Ainsi, le cumul est érigé en mode de gouvernance obligatoire car le cumul est un corollaire à l'indemnisation décente. Le cumul nuit aux prises de décisions car on ne peut faire un bon travail quand il est partagé avec d'autres. Le statut d'élu doit donc être réformé : il faut deux fois moins d'élus, qu'ils soient mieux rémunérés, et interdits de cumul de mandats. Parallèlement, il faut éliminer tous les doublons dans les échelons locaux.

Notre éducation est à la peine. Elle coûte cher pour des résultats médiocres. Notre classement international est mauvais, mais nos responsables éducatifs préfèrent remettre en cause le classement. Nous sommes malades, mais nous préférons casser le thermomètre. On veut promouvoir une classe d'âge au Bac en réduisant le niveau. Résultat, les échecs se portent en licence. On veut maintenant promouvoir la réussite en licence, mais le niveau sera trop faible pour le marché du travail. Alors quoi ? N'oublions pas que l'éducation sert à ce que les élèves soient les futures forces vives de notre pays. Dans les forces vives, il y aura des ouvriers, des ingénieurs, des chefs d'entreprise. Peu importe le niveau d'étude, le citoyen devra trouver son compte dans la société ! Ne vaut-il pas mieux une personne ayant un BEP sur le marché du travail, qu'un titulaire Bac+12 au chômage ?

En matière de santé, nous courrons à la catastrophe. Les médecins se trouvent tous au même endroit, créant de véritables déserts médicaux. Un notaire ne peut s'installer où il veut, pas plus qu'un biologiste, qu'un pharmacien, qu'un huissier. Par contre, le médecin, lui, le peut. Est-ce à dire qu'un huissier est plus important qu'un médecin ? La rémunération à l'acte a aussi été ravageuse pour le bien être de notre population, transformant la santé comme une véritable entreprise lucrative où les gens les mieux soignés seront les plus riches. Ce principe contrevient à toutes les valeurs sociales de notre pays.

Je ne reviendrai pas sur les affaires Cahuzac et autres du même genre. On ne compte plus ces hommes politiques, de gauche comme de droite, qui donnent des leçons aux Français dans l'hémicycle pour oublier de se les appliquer d'abord à eux-mêmes. On ne compte plus ces pseudos directeurs de cabinet, comme M. Julien Polat à Moirans, rémunéré près de deux fois l'indemnité du maire, sous prétexte d'emploi précaire. Pendant ce temps, dans des entreprises, des cadres de salaire équivalent, sont responsables d'équipes et ne voient leur famille qu'en pointillé, écrasés par leurs contraintes professionnelles.

Nous allons donc créer, sous peu le Parti du Renouveau Politique (PRP). Il sera pragmatique, consensuel et responsable. Ses dirigeants viendront de la vie civile. Ils auront été salariés, chefs d'entreprise, exercé dans la fonction publique. Ils sauront de quoi ils parlent et dépasseront leur croyance pour privilégier l'intérêt général.

Rejoignez-nous dès maintenant et redonnons les véritables lettres de noblesse à ce pays que nous aimons.

 

Philippe NOVIANT - Fondateur

 

http://www.partirenouveaupolitique.org

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Publié le 5 Avril 2013

legion_d_honneur.jpgC'est une Légion d'honneur qui est méritée. Madame Rouillon, maire d'une grande ville, s'est battue contre la spéculation immobilière et ses résultats sont là.

Une bonne initiative qui doit être reproduite chez d'autres.

Un article du journal 'Le Monde' daté du 27 Novembre 2012

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Une Légion d'honneur contre la spéculation immobilière

Une Légion d'honneur attribuée à une " Robin des bois " Front de gauche. La ministre du logement, Cécile Duflot, a élevé au grade de chevalière de l'ordre national Jacqueline Rouillon, maire de Saint-Ouen, commune de la " ceinture rouge " parisienne. La ministre écologiste vient surtout récompenser une démarche assez culottée de l'élue qui tente, depuis six ans, de contenir la spéculation immobilière en préemptant les logements mis en vente. Une pratique à la lisière de la légalité, mais qui fonctionne.

Depuis 2005, la mairie a mis en place deux dispositifs pour bloquer la spéculation, une charte promoteur et la préemption. Avec l'envolée des prix liée à la crise du logement, cette commune de Seine-Saint-Denis située aux portes de Paris est l'objet d'une convoitise certaine de la part des constructeurs. Jacqueline Rouillon, soucieuse de garder sa population de petits employés et fonctionnaires, a réactivé une vieille pratique des municipalités communistes : le rapport de force avant la négociation.

Ainsi, pour toute opération immobilière de logements neufs, la ville impose aux promoteurs la signature d'une charte qui les oblige à vendre à un prix inférieur de 10 % par rapport à celui du marché, ainsi qu'à une diminution supplémentaire du prix de vente d'encore 10 % pour les Audoniens modestes. Et ça marche ! Sur les Docks, vaste écoquartier en construction sur les bords de Seine, 50 % des promesses de vente ont été réalisées avec cette clause, soit un prix au mètre carré plafonné à 4 500 euros.

L'autre dispositif, plus osé, concerne le logement ancien : là, la mairie utilise son droit de préemption pour obtenir des baisses de prix. Les propriétaires souhaitant vendre sont invités à ne pas dépasser un plafond évalué entre 3 000 et 3 500 euros le mètre carré. S'ils passent outre, la mairie préempte. " La plupart du temps, on utilise ce levier comme pouvoir de négociation ", reconnaît l'entourage de la maire. " La préemption permet d'empêcher que les prix passent du simple au double à la revente et que le marché s'emballe ", explique Mme Rouillon. En 2011, sur 800 ventes d'appartements, une cinquantaine ont été préemptés.

Là encore, la coercition a marché : sur la totalité des transactions réalisées cette année, l'économie pour les acheteurs s'élève à 18 600 euros en moyenne. " Les propriétaires viennent nous voir pour vérifier que le prix affiché est raisonnable ", raconte Dominique Ferré, directrice de la gestion urbaine. Mais si certains ont fini par admettre le plafond fixé avant que la procédure n'aille à son terme, d'autres ont saisi la justice pour atteinte au droit de propriété. La justice a différemment apprécié les préemptions, condamnant la mairie à plusieurs reprises ou la relaxant dans d'autres cas. Qu'importe, répond Jacqueline Rouillon, " le droit au logement est une question brûlante et il nous appartient de le garantir ". Il est vrai qu'au regard de l'envolée des prix du mètre carré dans les communes voisines Saint-Ouen maîtrise son foncier.

Sa persévérance a été remarquée par Cécile Duflot qui a tenu à récompenser la " politique courageuse " d'une élue qui " s'est attaquée à la loi du marché qui régit l'immobilier ", explique un membre de son cabinet. Le 18 décembre, la ministre de l'égalité du territoire et du logement remettra à l'ancienne communiste le ruban rouge à la boutonnière. Un pied de nez à l'un des droits les plus protégés, la propriété privée.

Sylvia Zappi

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Publié le 4 Avril 2013

russie-moscou-cathedrale-basileJe crois qu'il n'y a pas grand chose à ajouter vis à vis de cette "grande démocratie" qu'est la Russie.

Ce pays n'a de démocratique que le nom et les évènements sur les Pussy Riot démontre largement cet état de fait.

Un article du journal 'Le Monde' daté du 19 Janvier 2013

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La justice russe s'acharne sur les Pussy Riot

Maria Aliokhina, 24 ans, la militante du groupe Pussy Riot, qui purge actuellement une peine de deux ans de prison pour avoir entonné un chant anti-Poutine dans la cathédrale du Christ-Sauveur à Moscou, s'est vu refuser, mercredi 16 janvier, sa demande de remise en liberté. Selon la loi russe, les condamnées mères de jeunes enfants ont pourtant droit à un report de peine.

Maria, qui a un fils de 5 ans, a tenté d'en bénéficier, en vain. Le tribunal de Beriozniki de la région de Perm (Oural), où la jeune femme est incarcérée, a estimé que sa situation familiale avait déjà été prise en compte au moment du verdict, le 18 août 2012. La cour a évoqué les blâmes infligés par les autorités pénitentiaires à la détenue, notamment pour avoir manqué l'heure du réveil, comme une circonstance aggravante.

" Je serais très tentée de mentionner Gogol, Kafka et Orwell en ce moment ", a déclaré la militante face au refus de la juge. Le rejet de ce report de peine, pourtant accordé à la plupart des prévenues mères de famille, a provoqué un sursaut de colère de l'opposition. " Les autorités continuent de se comporter comme des bêtes avec les femmes, parce que les gens au pouvoir ici sont inhumains ", a déclaré la militante des droits de l'homme Lioudmila Alexeïeva.

Il n'y aura pas de pardon pour les Pussy Riot, tel est le message envoyé par le patriarcat orthodoxe de Moscou. Ainsi le père Dmitri Sverdlov, l'un des rares prêtres à avoir pris la défense des jeunes femmes emprisonnées, vient d'être interdit d'office pour cinq ans. Officiellement, le patriarcat lui reproche d'être parti en vacances sans prévenir.

Le père Dmitri s'était illustré par un article diffusé en mars 2012 sur le site Orthodoxie et Paix, très populaire chez les orthodoxes éclairés, dans lequel il réclamait la clémence pour les chanteuses tout en dénonçant la mentalité de la forteresse assiégée dans la société.

Deux autres prêtres critiques, Gueorgui Mitrofanov et Piotr Mechtcherinov, ont été interdits de prêche. Le patriarche orthodoxe Kirill ne veut plus voir qu'une tête. " On dirait que l'Eglise copie le pouvoir civil ", a déploré Konstantin Eggert, le chroniqueur vedette de la radio Kommersant.

Marie Jégo (Moscou, correspondante)

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Publié le 3 Avril 2013

CO2La planète va mal et le charbon, technologie oh combien polluante, reprend des couleurs. Il faut donc que les politiques Européens interviennent afin de valoriser le prix du carbonne afin que ces technologies, coûteuses pour la planète, mais pas sur le plan économique, deviennent moins populaires.

La planète ne peut se payer le luxe de se voir réchauffer pour des principes purement mercantiles !

Un article du journal 'Le Monde' daté du 29 Novembre 2012

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Electricité : l'Europe retourne au charbon
Malgré ses émissions de CO2, la houille est devenue plus compétitive que le gaz pour produire du courant

La scène se déroule le 12 novembre à Martigues, dans les Bouches-du-Rhône. Henri Proglio, le patron d'EDF, inaugure la dernière-née des centrales françaises. " Il s'agit d'une véritable prouesse technique et technologique, d'un chantier exemplaire ", se félicite-t-il devant les élus, les salariés et les sous-traitants. L'aboutissement de cinquante et un mois de travaux et d'un investissement de 500 millions d'euros, le plus important du groupe en France, mis à part l'EPR de Flamanville (Manche).

Seulement voilà : dès le premier jour, la centrale de Martigues est vouée à perdre de l'argent. Au moins à horizon visible. Car, depuis le lancement du projet, le marché européen de l'énergie a basculé et les centrales fonctionnant au gaz comme celle de Martigues ont perdu leur atout compétitif, au profit du charbon. Une situation loin de la " transition énergétique " attendue, au sujet de laquelle la France ouvre jeudi 29 novembre un grand débat.

En récession, l'Europe utilise moins d'électricité, ce qui fait baisser les cours de cette énergie : sur le marché de gros allemand, ils sont tombés mardi à leur plus bas historique. Or, le gaz qui sert de matière première, lui, reste cher. Beaucoup trop.

Les calculs effectués par Bloomberg sont sans appel : aux prix actuels, une centrale au gaz implantée outre-Rhin perd 12 euros par mégawattheure, un record. Pour les compagnies d'électricité, mieux vaut désormais brûler du charbon, un combustible qui permet de gagner de l'argent.

Résultat : au lieu de fonctionner de 5 000 à 6 500 heures par an comme prévu, la plupart des centrales à gaz européennes ne sont plus mises en service que pour faire face aux pointes de consommation, 2 500 ou 3 000 heures par an. En Allemagne, E.ON a même annoncé son intention d'en fermer une, utilisée... 87 heures depuis le début de l'année !

A Martigues, la toute nouvelle installation ne tourne qu'un jour sur deux ou trois. Trop peu pour rentabiliser l'investissement. " C'est sur la durée qu'il faudra en juger, corrige-t-on chez EDF. Ce genre d'installation est conçu pour des dizaines d'années. "

Les experts avaient pourtant prédit un âge d'or du gaz. Une énergie plus propre que d'autres et d'un bon rendement pour la production d'électricité. Le charbon semblait condamné à disparaître peu à peu. " On y a tous cru ", reconnaît un patron du secteur.

Mais, en Europe, c'est un tout autre scénario qui se déroule. Cette année, la consommation de gaz devrait y tomber autour de 460 milliards de mètres cubes, son plus faible niveau depuis au moins douze ans, selon les prévisions de la Société générale.

En revanche, le charbon a le vent en poupe. Pour alimenter leurs centrales, les électriciens européens ont accru leurs importations de charbon américain de 85 % au premier semestre. En France, la consommation de charbon pour l'électricité a bondi de 79 % entre septembre 2011 et 2012.

" On a donc exactement le contraire de ce qui était souhaité, constate un professionnel. De vieilles centrales au charbon fonctionnent à plein parce qu'elles sont profitables, alors que des cycles combinés à gaz tout neufs sont à l'arrêt. Et le secteur électrique européen émet du CO2 comme jamais ! " " Ridicule ", alors que l'Union européenne dépense des milliards d'euros pour soutenir les énergies vertes, peste-t-on chez Shell.

Que s'est-il passé ? Aux Etats-Unis, l'essor du gaz de schiste a fait chuter les cours du gaz. Du coup, les compagnies électriques américaines qui le pouvaient se sont tournées vers cette énergie au détriment du charbon.

Evolution inverse en Europe. Le prix auquel les compagnies achètent leur gaz y reste élevé, car il est indexé sur le pétrole dans le cadre de contrats à long terme. En revanche, le charbon, dont les Américains ne veulent plus, se déverse sur le Vieux Continent, et cet afflux a fait chuter la valeur de ce combustible. Dans le même temps, le prix des quotas d'émissions de CO2 a baissé. Bilan : entre le gaz et le charbon, le rapport de forces s'est inversé depuis un an. Et l'écart ne cesse de se creuser.

Chez EDF, un homme le constate tous les jours : Marc Ribière. A Saint-Denis, il dirige l'équipe qui effectue en temps réel les arbitrages entre les différents moyens de production d'électricité en France. " Pour choisir, nous comparons avant tout le coût des combustibles utilisés, explique-t-il. Les barrages, l'éolien et le solaire sont prioritaires. Puis vient le nucléaire. Si cela ne suffit pas, nous faisons appel aux centrales à charbon, surtout celles situées près des ports d'importation. Le gaz ne vient qu'après. "

Lundi 26 novembre, lors du pic de consommation journalier, le charbon a ainsi assuré 6 % de l'électricité consommée en France, contre moins de 0,5 % pour le gaz.

Au bout du compte, " il y a, en Europe, une vampirisation du gaz par le charbon ", résume Thierry Bros, spécialiste du sujet à la Société générale. Certaines centrales à gaz ferment, les autres marchent au ralenti. Et plus aucune nouvelle n'est construite. L'allemand E.ON vient ainsi d'annuler le projet qu'il envisageait à Hornaing (Nord).

Peu de chances que la donne change rapidement. " Pour que le gaz redevienne compétitif, il faudrait que le prix du charbon monte de 50 %, que celui du gaz baisse de 30 %, ou que le CO2 vaille quatre fois plus cher ", calcule M. Bros. Loin de la transition écologique rêvée, l'Europe semble durablement revenue à l'âge du charbon.

Denis Cosnard

    Vents porteurs pour la très polluante usine de Drax

    C'est une des usines les plus polluantes d'Europe. Mais avec la compétitivité retrouvée du charbon, la centrale de Drax, la plus importante du genre en Grande-Bretagne, bénéficie de vents porteurs. Son action a pris 15 % en trois mois, l'une des meilleures performances du secteur.

    La société est ainsi valorisée à 2,6 milliards d'euros.

    Face aux contraintes sur le CO2, Drax a cependant décidé de convertir trois de ses six tranches à la biomasse, un lourd investissement.

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Rédigé par Philippe NOVIANT

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