Publié le 31 Décembre 2015

Attention au respect de la hiérarchie des normes !

La hiérarchie des normes dicte l'ensemble du Droit et l'ensemble de notre Droit. Que ce soit en matière civile, pénale ou sociale, la hiérarchie des normes est la pierre angulaire du Droit.

La définition de la hiérarchie des normes est donnée sur ce site :
http://www.legifrance.gouv.fr/Droit-francais/Guide-de-legistique/I.-Conception-des-textes/1.3.-Hierarchie-des-normes/1.3.1.-Differentes-normes

Elle impose une hiérarchie dans les différents textes :
Les normes constitutionnelles
Les normes internationales
Les lois
Les ordonnances
Les normes réglementaires
La jurisprudence

Ainsi, une loi ne peut aller à l'encontre de dispositions constitutionnelles pas plus qu'une ordonnance peut aller à l'encontre d'une Loi.

Aujourd'hui, le Droit social veut s'affranchir d'une partie de ce principe : cela n'est pas concevable !

Si un texte de niveau supérieur n'est pas satisfaisant, il faut le changer et non pas inventer des règles sous-jacentes permettant de s'en passer !

Nous payons suffisamment cher nos députés pour qu'ils fassent leur boulot correctement ! Dès lors, plutôt que de créer des Lois toujours plus nombreuses, faisons déjà attention qu'un certain nombre d'entre elles soient bonnes et servent l'intérêt général !

Une mise en cause de la hiérarchie des normes aboutirait à l'anarchie et à une totale incompréhension qui ne profiterait qu'à des spécialistes. Cela irait à l'encontre de l'intérêt général en mettant le Droit au service de personnes disposées à se payer des spécialistes aux dépens des autres.

Un article du journal 'Le Monde' daté du 04 Septembre 2015

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Droit du travail, les pièges d'une refondation

A voir la célérité avec laquelle Manuel Valls a renvoyé Emmanuel Macron dans les cordes à propos du déverrouillage des 35 heures, on se dit que la mission du président de la section sociale du Conseil d'Etat, Jean-Denis Combrexelle, est quasi impossible : " Ouvrir des perspectives nouvelles et audacieuses " sur le dialogue social et la négociation d'entreprise sans mettre le feu aux poudres avant la conférence sociale d'octobre ni fâcher les socialistes ! La difficulté de l'exercice n'a pas l'air de préoccuper cet expert, qui a promis " des propositions très opérationnelles pour faire bouger les lignes ". La modestie du propos ne doit pas faire illusion : c'est bien une refondation de notre droit social qu'il s'agit d'engager.

M. Combrexelle a passé treize ans à la tête de la direction générale du travail, l'une des grandes directions du ministère, et usé huit ministres du travail (six de droite et deux de gauche). A ce poste stratégique, occupé naguère par l'actuelle maire PS de Lille, Martine Aubry, rien de ce qui s'est fait depuis 2001 en matière de relations du travail ne lui a échappé. Tout désigné pour déminer les dossiers délicats (intermittents du spectacle, représentativité patronale…), l'ancien haut fonctionnaire doit remettre, dans les prochains jours, au premier ministre son rapport, précédé par la publication, mercredi 2 septembre, des travaux de Terra Nova et de l'Institut Montaigne aux conclusions assez proches.

L'état calamiteux du marché du travail (5,4 millions de chômeurs), la difficulté des jeunes à s'y faire une place, la lenteur de la reprise économique, le souci de trouver le bon dosage entre la protection des salariés et la souplesse pour les entreprises, ont conduit Matignon à remettre sur le métier ces sujets qui fâchent. A peine était-ce fait que les secrétaires généraux de la CGT et de Force ouvrière (FO), Philippe Martinez et Jean-Claude Mailly, prenaient leurs distances avec cette initiative assimilée par le patron de FO à un " trip libéral ".

Au-delà des postures, toutefois, le constat dressé par l'économiste Gilbert Cette et par l'avocat social Jacques Barthélémy pour Terra Nova est sinon consensuel, du moins peu contestable : le droit social français " ne parvient pas à concilier efficacité économique et protection des travailleurs ". Il protège essentiellement les insiders, ceux qui sont installés dans l'emploi mais, ajoutent les deux hommes, " en les paupérisant par ses effets - négatifs - sur le dynamisme économique ". Des voix aussi différentes que celles de Robert Badinter, d'Antoine Lyon-Caen ou de Laurent Berger (CFDT) s'inquiètent aussi de notre code du travail devenu " obscur et inquiétant " ou " illisible ". D'où l'idée, pour sortir de l'impasse, de se rapprocher du terrain pour favoriser l'émergence de compromis locaux débouchant sur des accords adaptés au réel. Ainsi compris, le développement de la négociation d'entreprise semble aller de soi.

provocations
Il en va tout autrement. " Les difficultés commencent dès que l'on entre dans les sujets ", reconnaît Franck Morel, avocat associé chez Barthélémy et l'un des auteurs du rapport de l'Institut Montaigne. " Nous recommandons de faire de l'accord d'entreprise la norme de droit commun dans la régulation du travail dans l'entreprise. Cela veut dire que l'accord d'entreprise sera structurant et pourra modifier des éléments du contrat de travail, qu'il pourra revenir par exemple sur la liste des motifs de licenciement, sur les types de contrat de travail ou encore sur la durée du travail. " Ce sont là de véritables provocations pour une partie de la gauche et du monde syndical.

Les auteurs du rapport de Terra Nova, eux, font semblant de croire que leurs propositions ne sont pas un brûlot. " On n'agite pas de chiffon rouge. On laisse les partenaires sociaux décider de ce qu'ils veulent par convention ou par accord collectif, et la réforme du marché du travail peut se faire en six à neuf mois ", plaide M. Cette. L'économiste développe une approche dérogatoire du droit du travail qu'il avait déjà défendue avec Me Barthélémy en 2010. Les places respectives de la loi et du contrat dans notre droit social, l'inversion de la hiérarchie des normes réclamée par le patronat pour donner une place prédominante à l'accord d'entreprise, la possibilité de déroger au droit commun sont des sujets qui reviennent en boucle dans l'actualité sociale depuis que la gauche a introduit, avec la loi Auroux du 13 novembre 1982, une obligation de négocier dans la branche et dans l'entreprise et la possibilité, encadrée, de conclure des accords dérogatoires.

Nos experts poussent le bouchon un peu loin. Leur logique ? Faire, dans un premier temps, de la dérogation conventionnelle la règle, sachant que, dans un second temps, le droit réglementaire deviendrait même supplétif du droit conventionnel. Même assorti de garde-fous, un tel changement serait radical. Pour être acceptable et ne pas tourner en une entreprise de démolition de notre droit social, il supposerait d'être porté par des organisations patronales et syndicales puissantes. Ce n'est le cas en France, ni dans l'entreprise, ni dans la branche, ni au niveau interprofessionnel.

par claire guélaud

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Rédigé par Philippe NOVIANT

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Publié le 30 Décembre 2015

Pourquoi n'a-t-on pas nommé Alain Vidalies à ce poste ?

Je ne comprends pas comment on a pu nommer Madame Myriam El Khomri, en oubliant joyeusement M. Alain Vidalies, alors même qu'il est un spécialiste reconnu en droit du travail.

En effet, pour moi, un ministre du travail doit être un spécialiste et M. Alain Vidalies en est un, puisque avocat du Droit du travail. Dès lors, pourquoi l'avoir oublié alors même que la remise du rapport Combrexelle est prépondérant et concerne l'évolution du droit du travail ?

On a privilégié l'âge et la loyauté aux dépens de la compétence. C'est une faute grave venant de la part d'un gouvernement qui est englué dans le chômage depuis sa prise de fonction.

Le chômage continuera donc d'être une réalité dans les prochains mois puisque l'exécutif prend un malin plaisir à ne pas mettre les gens les plus compétents aux différents postes...

Un article du journal 'Le Monde' daté du 04 Septembre 2015

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L'ascension éclair de Myriam El Khomri
La secrétaire d'Etat à la ville a succédé à François Rebsamen, mercredi 2 septembre, au ministère du travail
Le conseil des ministres du mercredi 2 septembre vient de s'achever. Myriam El Khomri se rend dans le bureau de François Hollande, qui l'attend en compagnie du premier ministre, Manuel Valls, du secrétaire général de l'Elysée, Jean-Pierre Jouyet, et de la directrice de cabinet de Matignon, Valérie Bédague-Hamilius.

La réunion acte la promotion de cette jeune femme de 37 ans. Le communiqué de presse qui annonce sa nomination au poste de ministre du travail, en remplacement de François Rebsamen, est déjà prêt. Celle qui occupait jusque-là la fonction de secrétaire d'Etat chargée de la politique de la ville a appris sa promotion deux jours auparavant. Une ascension fulgurante pour celle dont le premier ministre écorchait le nom il y a encore un an.

La première réunion de travail est courte – une demi-heure – mais la ligne est tracée. La nouvelle ministre doit mobiliser l'ensemble des dispositifs déjà existants, principalement les contrats de génération et les emplois d'avenir, pour intensifier la lutte contre le chômage. Elle doit également préparer les rendez-vous des mois à venir : la remise du rapport Combrexelle sur l'évolution du droit du travail, la conférence sociale prévue mi-octobre, la mise en place du compte pénibilité et la négociation de l'assurance-chômage.

" J'ai tout de suite pris conscience de l'immense responsabilité qui m'était confiée, assure Mme El Khomri au Monde. Je me suis occupée pendant un an et demi des quartiers populaires, qui sont ceux dans lesquels il y a malheureusement les plus grands problèmes d'emploi. A travers mes nombreux déplacements, je me suis rendu compte qu'il y a une urgence sociale chez beaucoup de Français à laquelle ma mission sera de répondre. "

Plan B
Après avoir été tenté par un remaniement de plus grande ampleur, MM. Hollande et Valls ont donc finalement opté pour un remplacement poste pour poste. Le portefeuille de la ville, que délaisse Mme El Khomri, sera récupéré par son ministre de tutelle, Patrick Kanner.

Ce remaniement a minima aura pris du temps. Beaucoup de temps. Trois semaines se sont écoulées depuis que François Rebsamen a annoncé sa démission pour redevenir maire de Dijon. Le chef de l'Etat et le premier ministre ont temporisé pour observer l'évolution de la situation à Europe Ecologie-Les Verts. " L'exécutif a été attentif ces derniers jours pour voir s'il y avait la possibilité de constituer un bloc écologiste réformateur qui aurait eu sa place au gouvernement ", explique un conseiller. Estimant que la situation n'était pas mûre du côté des écologistes, MM. Hollande et Valls ont finalement décidé, lundi, de passer à un plan B, celui d'une nomination surprise.

Le profil de Myriam El Khomri en dit long sur l'orientation stratégique de l'exécutif. Sa jeunesse d'abord. Elle rejoint le club des ministres trentenaires, avec Emmanuel Macron (économie), Najat Vallaud-Belkacem (éducation), Matthias Fekl (commerce extérieur) et Sylvia Pinel (logement). " François Hollande pense que c'est sa responsabilité de dirigeant de favoriser le renouvellement, en confiant davantage de responsabilités à des personnalités de la nouvelle génération et auxquelles on n'aurait pas forcément pensé ", explique-t-on à l'Elysée.

Myriam El Khomri est également récompensée pour sa loyauté envers l'exécutif. Une constante dans les remaniements depuis la sortie des ministres contestataires Arnaud Montebourg, Benoît Hamon et Aurélie Filippetti, en août 2014. Alors que se profilent des négociations à risque au sein de la majorité sur l'évolution du droit du travail, la nomination à ce poste-clé d'une fidèle est une façon de verrouiller le dispositif. La nouvelle ministre, qui n'a jamais professé de grandes convictions en la matière, ne risque pas de torpiller les ambitions réformatrices de l'exécutif, qui devrait continuer à piloter l'essentiel du dossier.

Depuis son entrée au gouvernement, en août 2014, la jeune femme s'est attiré beaucoup d'éloges de la part de MM. Hollande et Valls. " C'est un profil différent des noms qui ont circulé : c'est une femme, jeune, une élue, qui a été une ministre solide, qui a montré qu'elle savait gérer des dossiers difficiles comme la politique de la ville ", vante-t-on à Matignon.

Au PS depuis 2002
Sa trajectoire rappelle en tout point celle de Najat Vallaud-Belkacem. Née à Rabat, d'un père marocain et d'une mère française, Myriam El Khomri est arrivé en France à l'âge de 9 ans. La jeune femme, qui rêvait d'être actrice, entame des études de droit public. Après le 21 avril 2002, elle s'engage au PS et devient adjointe à la mairie de Paris en 2008, avant d'être porte-parole de la campagne d'Anne Hidalgo en 2014.

A l'époque, elle se spécialise dans la politique de la ville et la sécurité. En revanche, elle ne s'est jamais frottée directement aux problématiques de l'emploi et au si complexe droit du travail. " Je ne crois pas qu'on attende d'un ministre de connaître sur le bout des doigts le code du travail, se défend-elle. Ma méthode, c'est d'être sur le terrain pour mobiliser les acteurs, d'être une femme de dialogue et de réforme. Je n'aurai pas peur de mettre les mains dans le Meccano, d'ouvrir le capot. " Il n'empêche, les partenaires sociaux s'étaient plaints de la méconnaissance du code du travail de la part de son prédécesseur, François Rebsamen.

Par rapport à un profil plus technocratique comme celui du secrétaire d'Etat aux transports, Alain Vidalies, avocat spécialiste du droit du travail, Mme El Khomri semble surtout avoir été choisie pour ses talents en matière de communication. François Hollande et Manuel Valls ont particulièrement apprécié sa présence dans les quartiers sensibles après les attentats de janvier et sa capacité à discuter avec les acteurs de la politique de la ville. La nouvelle ministre devrait d'ailleurs faire du " terrain ", mot qu'elle brandit à tout bout de champ, sa marque de fabrique.

Sitôt la passation de pouvoir réalisée, elle s'est rendue, mercredi, dans une agence Pôle emploi du 19e arrondissement de Paris. Dans les prochains jours, elle doit multiplier les rencontres avec son prédécesseur, avec les partenaires sociaux et avec le directeur de Pôle emploi.

Mme El Khomri sait qu'elle est très attendue dans les semaines qui viennent. Avec ce nouveau ministère, où Michel Sapin et François Rebsamen, deux fidèles du président, se sont abîmés politiquement en se voyant condamnés à commenter mois après mois les mauvais chiffres du chômage, elle change de division. Avec en toile de fond, l'inversion de la courbe du chômage, sur laquelle elle n'aura finalement que peu de prise. Mais M. Hollande a indexé sa participation à la prochaine élection présidentielle sur cette promesse et Myriam El Khomri en est désormais la première comptable.

Bastien Bonnefous, et Nicolas Chapuis

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Rédigé par Philippe NOVIANT

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Publié le 29 Décembre 2015

Quand un salaud Russe oublie ses principes par pure convenance personnelle

Ce Monsieur se bat pour que la grande Russie écrase tous ses adversaires, mais quand cette grande Russie est incapable de le soigner, Monsieur demande une dérogation pour se faire soigner dans un pays démocratique, soi-disant ennemi de la Russie.

Décidément, les salauds ont de la suite dans les idées, surtout quand ils affirment “mieux vaut aider la Crimée que de chercher de l'argent à l'étranger pour des enfants malades”.

Et si l'Italie avait la bonne idée de ne pas soigner cette pourriture ?

Un article du journal 'Le Monde' daté du 4 Septembre 2015

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L'HISTOIRE DU JOUR

Un chanteur russe échappe aux sanctions européennes

Comme 150 autres personnalités russes inscrites sur la liste des sanctions européennes, le chanteur Iossif Kobzon devait se voir privé de visa et ses avoirs potentiels devaient rester gelés pendant six mois supplémentaires. Les ambassadeurs des 28 Etats membres de l'Union européenne sont convenus, mercredi 2 septembre à Bruxelles, de prolonger jusqu'au 15 mars 2016 les " mesures restrictives " infligées aux Russes et aux chefs séparatistes du Donbass pour leur implication dans le conflit dans l'est de l'Ukraine. Ce prolongement connaîtra toutefois une exception. Très connu en Russie, Iossif Kobzon, également député à la Douma, la Chambre basse du Parlement, bénéficie d'une dérogation pour raison médicale obtenue avec l'appui de Vladimir Poutine.

" Si les médecins me recommandent de subir une intervention chirurgicale dans un pays qui m'a sanctionné, je pense que je ferai appel au président et qu'il m'aidera ", avait annoncé en août le chanteur, qui souffre d'un cancer, lors d'une conférence en ligne avec les lecteurs du quotidien Moskovski Komsomolets. C'est désormais chose faite. " Je suis très reconnaissant envers Poutine, a-t-il déclaré. J'ai obtenu un visa médical grâce à son intervention. " Agé de 77 ans, Iossif Kobzon devrait donc s'envoler le 9 septembre pour l'Italie afin d'y être soigné. A condition qu'elle soit ratifiée par les autorités européennes, une levée temporaire des sanctions est possible pour " raison humanitaire " ou " médicale ", fait-on valoir à Bruxelles. Mais cette nouvelle, loin de susciter la compassion, a soulevé une vague d'indignation sur les réseaux sociaux russes.

Né dans la région de Donetsk, en Ukraine, Iossif Kobzon, membre aujourd'hui du parti au pouvoir Russie unie, s'est rendu dans le fief des séparatistes à plusieurs reprises, tout récemment encore, pour se produire bénévolement, sans ménager son soutien aux chefs rebelles. " Le Donbass est fort et les gars qui combattent pour lui aussi ", lançait-il sur la scène d'un théâtre en octobre 2014. Cet affichage appuyé ainsi que sa nomination comme " consul honoraire de la République populaire de Donetsk " et son vote en faveur de l'annexion de la Crimée, lui ont valu de rejoindre, le 16 février, les personnalités russes inscrites sur la liste noire européenne. " Je crache sur leurs sanctions ", avait alors réagi la star ex-soviétique.

Mais Iossif Kobzon est aussi célèbre, en Russie, pour avoir été l'un des principaux artisans de la loi qui, en 2012, a mis fin à l'adoption de petits orphelins russes par des ressortissants américains. De rage, Boris Vichnevski, député du conseil législatif de Saint-Pétersbourg et membre du parti libéral Iabloko, a écrit sur son blog : " Kobzon qui a reçu des marionnettes du Kremlin, l'étoile du héros de la DNR - république autoproclamée de Donetsk - , qui déclarait se f… des sanctions et qui affirmait “mieux vaut aider la Crimée que de chercher de l'argent à l'étranger pour des enfants malades”(…) bénéficie d'une exception ! La “loi des salauds” - de 2012 - n'a laissé aucune chance à ces enfants - même - pour des raisons humanitaires. " Une réaction outrée loin d'être isolée.

Isabelle Mandraud (Moscou, correspondante)

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Rédigé par Philippe NOVIANT

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Publié le 28 Décembre 2015

On doit changer de méthode dans le monde de l'élevage porcin

L'élevage porcin ne peut continuer à persévérer dans cette logique où l'on produit toujours plus médiocre pour toujours moins cher. Quand on enferme des animaux et que l'on pousse à une logique de production toujours plus forte, la qualité du produit s'envole et les bénéfices nutritionnel ne sont plus au rendez-vous.

Tout le monde y perd : le consommateur avec des produits bas de gamme, et les producteurs dont les prix unitaires s'effondrent, victime de la concurrence internationale qui tire les prix vers le bas.

Produire de la viande de qualité coûte cher et il faut stopper cette politique de production de viande bas de gamme car d'autres le font mieux que nous.

L'avenir passe par la qualité, le bio. Alors oui, on produira moins, mais on produira pour plus cher, et tout le monde sera content : consommateur comme producteur.

Il faut changer de paradigme et cesser d'alimenter la grande distribution avec du bas de gamme. C'est à ce prix que l'on pourra sortir de la crise porcine.

Un article du journal 'Le Monde' daté du 3 Septembre 2015

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Le porc de l'angoisse
L'élevage du porc a longtemps été la garantie d'une vie meilleure en Bretagne. Depuis le dernier effondrement des cours, cet été, " cela ressemble à la fin d'un monde ", disent des producteurs
Au milieu d'un vaste parking, le bâtiment ressemble à tous ceux qui poussent dans les zones commerciales, à côté d'un McDonald's, d'un hôtel pour cadres en mission ou d'un hypermarché. Le profane s'y distingue dès la première question : " Mais où sont les cochons ? " A Plérin, dans les Côtes-d'Armor, le marché du Cadran ne ressemble pas à ce qu'il est, un haut lieu de l'agriculture nationale, où se fixe chaque semaine le cours français du porc. Cet été, il s'est surtout révélé le spot médiatique de la saison, les caméras se grimpaient dessus dans la modeste salle des enchères pour filmer la " crise du cochon ", angle serré sur le tableau de cotation pour donner un peu de photogénie au décor. Ici, on se souvient surtout d'un envoyé spécial pestant contre la pluie qui refusait de tomber, " ce qui aurait au moins donné de la couleur locale ". L'ambiancene risque pas de retomber. Un millier de tracteurs devraient monter de la France entière pour une manifestation nationale, le 3 septembre à Paris, avant des négociations, quatre jours plus tard à Bruxelles.

Le constat n'offusquera personne : jusqu'ici, le Wall Street breton du cochon et ses règles subtiles ont rarement fait vibrer le grand public. Vues de loin, les crises paraissent même banales à force d'être cycliques. Celle-ci, pourtant, n'a rien à voir. " Ça ressemble à la fin d'un monde, tout paraît prêt à éclater ", explique un grand type rasé de frais. Il se présente gravement comme un éleveur moyen, " avec une famille de deux enfants et 250 truies ". Il hésite à poursuivre : " Je connais un collègue qui a obéi à tout, les directives des techniciens, des vétérinaires, des ministres et même de l'Europe… " Le type s'est mis à parler bas et respirer plus fort. Il faudrait être particulièrement distrait pour ne pas comprendre qu'il est lui-même ce " collègue " dont il parle. " En tout cas, cet élève modèle est sur le point de mourir : aujourd'hui, le système s'est mis à dévorer ses propres enfants. "

" Ça nous semblait magique "
Du côté de Loudéac, au milieu des terres, René Louail parle à visage découvert, un des rares à le faire. Ailleurs, il arrive que le visiteur inhabituel – banquier ou journaliste – soit invité à ne pas se garer devant les fermes par peur d'attirer l'attention.On évoque des " problèmes ", des histoires de " bêtes empoisonnées ", de procès qui n'en finissent pas, un milieu brutal et opaque. Elu régional Verts, militant à la Confédération paysanne, Louail s'en fout. " On a une révolte intérieure et pas de mots pour la dire. " Lui s'est lancé en 1974, la première génération à pratiquer l'élevage intensif après avoir connu, enfant, les labours derrière un cheval. Il commence avec 20 truies qui deviennent 63 dans un bâtiment fermé et ventilé, où les rations alimentaires dégringolent toutes seules dans les mangeoires et où le lisier s'évacue au fur et à mesure par des grilles percées de trous. " On adorait. Ça nous semblait magique. L'époque était à la conquête. "

Se moderniser. Grossir. Nourrir la France qui manque de viande.L'avenir est là, et les banques prêtent alors plus facilement 1 million de francs à qui veut s'installer en grand. Les cochons peuvent tout, même sauver la Bretagne, freiner l'exode des paysans miséreux et sans terres. Contrairement aux vaches, qui ont besoin de pâture, les terrains ne sont pas indispensables pour nourrir les cochons. Le soja arrive des Amériques au port de Brest ou de Saint-Nazaire, les firmes concoctent des cocktails alimentaires qui engraissent les bêtes de plus en plus vite. Quelques parcelles suffisent pour poser les bâtiments. " Au moment des crises, les petits servaient de variable d'ajustement, mangés par les plus gros ", raconte Louail. Les statistiques leur servent d'épitaphe : les 174 000 élevages de ces années-là sont tombés à 59 000 en l'an 2000, puis à 22 000 dix ans plus tard.

Il suffit de passer devant certaines propriétés – pas toutes, bien sûr – pour imaginer ce qu'ont été les belles années, de 1980 à 2000 : une flotte rutilante de tracteurs et de 4×4, jusqu'à 2 000 truies en élevage. " Le cochon a été notre ascenseur social, on en avait l'orgueil ", dit un producteur. Il a racheté quatre fermes, puis un appartement sur la côte, là-haut vers Pléneuf. Il irait volontiers s'il arrivait à prendre un week-end.

La flambée des céréales sonne le premier malheur durable en 2007, dans un secteur où l'alimentation représente 60 % du prix de revient. Le suivant roule comme un convoi funéraire sur la route nationale de Lamballe, quand des dizaines de camions partis pour la Russie reviennent aux abattoirs sans avoir déchargé, le 29 janvier 2014. Moscou a décrété un embargo sur les viandes porcines de l'Union européenne, en représailles aux positions de Bruxelles sur l'Ukraine. Et c'est comme si la terre devenait soudain trop petite : l'Allemagne, qui avait augmenté sa production depuis l'extension de l'UE vers l'est, balance ses excédents à 1,20 euro le kilo sur un marché européen où le système de régulation a sauté au nom du libre-échange. L'Espagne s'y met aussi. Le cours français dévisse de 1,40 à 1,20. Au Brésil, il est déjà à 97 centimes.

Sur la route de Saint-Brieuc, chaque ferme est prudemment perdue au bout de lacets entortillés, à quelques kilomètres de ses voisines. On fait rarement le chemin. Une famille seule rencontrerait une autre famille seule. Des échos circulent parfois. Quelqu'un aurait entendu un représentant en produits vétérinaires rabrouer ceux du Petit Vallon : " Comment ça se fait que vous n'y arrivez pas ? Les autres, eux, font bien le boulot. " On les devine en redressement judiciaire, mais ce ne sont pas des choses qui se demandent. " Chacun reste chez soi, pas retranché, mais presque, dans cette même humiliation de travailler autant sans arriver à joindre les deux bouts ", dit une femme.

Plus loin, dans un autre élevage, on en est au " tour de table ", quand les créanciers se réunissent pour tenter de rééchelonner les dettes. La facture d'aliments est toujours la plus tragique. Une fois ou deux, il a fallu l'intervention de la préfecture pour que le fournisseur ne laisse pas les animaux affamés. Partout, ceux qui s'en tirent le mieux sont les éleveurs, petits ou gros, qui possèdent quelques terres cultivables où produire eux-mêmes une partie de l'alimentation. 2015 est la première année où les Jeunes Agriculteurs n'ont enregistré aucune installation nouvelle, un éleveur sur trois vit une catastrophe. Certains soirs, dans une ferme ou l'autre, la femme dit au mari : " J'en ai marre de tes cochons. " Tous deux s'enflamment. Et s'ils lâchaient tout ? En général, c'est lui qui conclut. " Qu'est-ce qu'on ferait ? La ferme était celle des parents et celle des grands-parents. "

En février 2015, des actions ont ciblé surtout les grandes surfaces et les collectivités locales, actions conduites par la FNSEA, le syndicat le plus important, " sans violence ici ", affirme Didier Lucas, responsable des Côtes-d'Armor. Leclerc et Intermarché, gros acheteurs, acceptent du coup de doper artificiellement le cours à Plérin et de payer un prix politique : 1,40 euro le kilo. Il y a la peur de voir brûler les magasins, évidemment, mais les Français sont aussi de plus en plus regardants sur ce qui arrive dans leur assiette.

Aujourd'hui, du côté de Saint-Caradec, il faut enfiler une combinaison et une charlotte pour visiter un élevage, 950 truies dans une netteté d'hôpital, où seule subsiste l'odeur si forte qu'elle en épaissit l'air. Le propriétaire, un quadragénaire jovial, avait l'habitude d'envoyer saucisses et pâtés à ses cousins à Paris. C'était avant la vache folle, les algues vertes, les polémiques sur le bien-être animal. Il y a six mois, les cousins ont fait la fine bouche,en le traitant peu ou prou d'empoisonneur. L'éleveur en bégaie d'indignation. " Est-ce qu'on a mal fait avant ? Peut être. Mais qui savait ? Aujourd'hui, on multiplie les efforts, on vient tous de s'endetter encore un peu plus pour se mettre aux normes environnementales et on se fait insulter. " Il n'y tient plus : " Mes gamins déjeunent de patates pour que mes porcs ne manquent de rien. Vous le savez, ça, à Paris ? "

" Au bout de la course "
A Intermarché, la barquette de côtelettes, 100 % bretonnes, vaut 3,50 euros le kilo. Elles montent à 13 euros en boucherie, label bio, 0,2 % de la production. " Chez nous, la demande augmente, mais on manque de fournisseurs ", explique un acheteur pour Leclerc. Chez les Piel, on s'y est mis voilà trente ans, à Saint-Pern (Ille-et-Vilaine). En plein développement des " usines à porcs ", Michel Piel diminue son nombre de truies de 180 à 120, puis à 90. Enclos en plein air, paille en litière, aliments contrôlés. Ses parents sont catastrophés. " A l'époque, il fallait être costaud, psychologiquement, pour y aller ", se souvient Yves Lejeune, un autre précurseur. Le marché de Plérin ? Les manifestations ? Yves Lejeune regarde ça à la télé. Lui sait que parfois, on est venu tourner autour de ses champs, discrètement, pour voir " comment il s'en sortait ". Un autre, qui vantait un peu trop bruyamment ses méthodes aux assemblées de canton, a retrouvé son cheptel mystérieusement décimé. Dans leur dos, on traite volontiers les Piel de " bobos élitistes ", et Jean-Sébastien – qui assure la relève – a pris " un petit jus " en se présentant aux municipales. " C'est pas grave, on vit bien ", il dit. " Ce qui nous intéresse, c'est d'être en phase avec la société. " Dix porcs de la ferme sont tués par semaine, découpés, transformés et vendus sur place. Peu d'investissements, peu d'endettements et sept actifs à 1 500 euros par mois. En comparaison, un élevage conventionnel près de Loudéac emploie trois personnes et demie pour 600 cochons à l'abattoir par semaine. " On ne pourra pas descendre plus bas ", dit le producteur. " On est au bout de la course. "

C'est pourtant ce qu'ont fait les porchers allemands. En août 2015, leur cochon dégringole encore sur le marché international. 1,10 euro. " Comme nous, ils ont fixé un prix politique ", dit un fonctionnaire au ministère de l'agriculture. " Mais nous à la hausse, eux à la baisse. Ils continuent la même stratégie que dans les crises précédentes : les gros aux reins solides arriveront à encaisser la perte et écraseront les plus faibles. "

Dans sa ferme, René Louail, de la Confédération paysanne, compte sur ses doigts. Il en est à sa huitième crise. " Le marché répond aux inégalités sociales, porc bon marché pour les pauvres, porc haut de gamme pour les riches. On ne s'en tirera qu'en faisant de la valeur ajoutée, pas en continuant l'engrenage. " Il se souvient du temps où il a lui-même arrêté l'élevage intensif pour passer au bio. C'était en 1984, il était un petit, un des premiers à se faire dévorer. " C'est physique. Tu es à genou. Seul. Tu te dis : qu'est-ce que j'ai fait ? " On dirait qu'il va pleurer. Il pleure.

Pour la première fois, dans les élevages, les représentants des firmes alimentaires ne poussent plus les fermiers à s'agrandir. Ils sont devenus très prudents ces quinze derniers jours. " Ralentissez la production ", ils disent.

Florence Aubenas

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Publié le 25 Décembre 2015

Joyeux Noël !

Joyeux Noël 2015 !

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Publié le 24 Décembre 2015

Quand la Russie utilise l'Histoire pour sa propagande

La seconde guerre mondiale a été complexe en Ukraine, car ce pays était sous la coupe du régime stalinien. L'URSS imposait un pouvoir liberticide sur ce pays, et des camps ont été mis en place par Staline pour éteindre les libertés et imposer une dictature.

Dès lors, quand le libérateur Nazi est entré, le pays a eu tendance à tomber dans des bras pas plus glorieux.

Aujourd'hui la Russie se sert donc de la lutte contre le Nazisme pour justifier de sa main mise sur l'Ukraine et sur ses pratiques liberticides.

Il ne faut pas tomber dans ce piège grossier : la Russie a les mêmes arguments que l'Allemagne Nazie à l'époque et ces arguments sont la construction d'un grand pays pour fonder une logique expansionniste. La Démocratie n'est pas le but de la Russie, seul l'attrait et le goût du pouvoir de son dirigeant doit être exacerbé.

Il est malheureux que la lutte contre le Nazisme soit dévoyée à ce point pour justifier la main mise sur un pays engagé dans une voie Démocratique.

Un article du journal 'Le Monde' daté du 9 Mai 2015

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Ukraine : le 8-Mai réveille les fantômes de l'Histoire
Les célébrations du 70e anniversaire de la victoire sur le nazisme ravivent les blessures du XXe siècle ukrainien

De l'Union soviétique, Iouri Choukhevytch connaît une chose : les camps et les prisons. De sa première incarcération en 1946, à l'âge de 14 ans, à la dislocation de l'empire soviétique en 1991, il aura passé trente et une années enfermé, payant pour un crime unique : son nom. Le père de Iouri, Roman Choukhevytch (1907-1950), fut le chef de l'Organisation des nationalistes ukrainiens (OUN) et le fondateur de son bras armé, l'Armée insurrectionnelle ukrainienne (UPA).

Les deux groupes furent les bêtes noires du régime soviétique, qu'ils combattirent jusque dans les années 1950. Avant cela, ils n'avaient pas hésité à s'allier avec l'Allemagne nazie, qui leur promettait un Etat, et à intégrer des bataillons de l'armée allemande ou de la SS, avant de se retourner contre elle lorsque cette promesse s'évanouit. Durant cette période sanglante, les nationalistes ukrainiens ont commis d'importants massacres de Polonais, comme en Volhynie (80 000 civils tués), tout en contribuant largement au génocide des juifs.

" N'importe quel peuple privé de son indépendance aurait collaboré, peu importe avec qui ", assure Iouri Choukhevytch, aujourd'hui âgé de 82 ans, dans la maison des environs de Lviv, en Ukraine occidentale, où son père fut tué, le 5 mars 1950. " En Occident, on parle beaucoup des crimes de Hitler, moins de ceux de Staline. "

Cette vision de l'histoire est en passe de s'imposer en Ukraine. Le 9 avril, le Parlement a adopté une série de lois dites de " décommunisation ". La priorité était d'instaurer, en plus des célébrations traditionnelles du 9-Mai, observées dans l'ancien espace soviétique, un " Jour de la mémoire et de la réconciliation ", le 8 mai, comme dans le reste de l'Europe. Cette année, le pays ne célébrera pas la fin de la " Grande Guerre patriotique ", terme utilisé en Russie, mais celle de la " seconde guerre mondiale ". Le ruban de Saint-Georges, symbole du militarisme russe devenu signe de ralliement des séparatistes du Donbass, a été abandonné au profit du coquelicot.

Ce 9 avril, Iouri Choukhevytch était sur les bancs de la Rada. Député du Parti radical depuis octobre 2014, il a participé à l'écriture d'une autre de ces lois " mémorielles ", un texte garantissant " l'honneur et la mémoire ", ainsi qu'un certain nombre d'avantages sociaux, aux " combattants pour l'indépendance de l'Ukraine au XXe siècle ". Sont donc concernés, au même titre que les organisations dissidentes de l'après-guerre, les groupes comme l'UPA et l'OUN. " Nous avons obtenu notre indépendance il y a vingt-cinq ans, et pendant toutes ces années, on a laissé de côté ceux qui avaient combattu pour l'obtenir ", se réjouit M. Choukhevytch.

Tourments de l'Histoire

Il existe un autre lieu, à Lviv, qui symbolise les tourments de l'histoire et la volonté de l'Ukraine contemporaine de se défaire d'une vision héritée de l'époque soviétique : le 1 de la rue Stepan-Bandera – le nom d'une autre figure sulfureuse du nationalisme ukrainien –, l'ancienne prison de Lontsky, devenue un musée, qui accueillit tour à tour l'antenne locale des services polonais, du NKVD soviétique, de la Gestapo allemande, puis à nouveau du KGB soviétique

Iouri Choukhevytch fut détenu trois ans à Lontsky. La semaine précédent l'arrivée des nazis, en juin 1941, les Soviétiques y exécutèrent 1 681 prisonniers, en majorité des nationalistes ukrainiens. Le frère de Roman en faisait partie.

De cette histoire vécue comme une succession d'occupations et de répressions est née, le 9 avril, une autre loi qui condamne " les régimes totalitaires communiste et nazi en Ukraine " et interdit " toute négation publique " de leur " caractère criminel " ainsi que toute utilisation publique de leurs symboles, sauf à des fins éducatives, scientifiques ou dans les cimetières. Autre élément emblématique : les nombreuses localités ou les voies publiques dont les noms font référence au régime soviétique devront être rebaptisées et les statues des dirigeants soviétiques déboulonnées. Le texte -accorde une marge d'interprétation large aux pouvoirs locaux.

Cette lecture de l'histoire qui renvoie dos à dos nazisme et communisme va de soi en Ukraine occidentale, foyer du nationalisme ukrainien, mais aussi au-delà. Les bouleversements survenus dans le pays en à peine plus d'un an ont bousculé les symboles, les icônes, les idées préconçues. Pendant la révolution de Maïdan, une bonne partie des Ukrainiens, jusque dans l'est, se sont appropriés le cri de ralliement de l'UPA, " Gloire à l'Ukraine ". Ensuite, pendant que les rebelles du Donbass jouaient de la rhétorique " antifasciste ", des villes russophones comme Kharkiv ou Dnipropetrovsk se découvraient une identité largement inspirée des références de l'Ouest ukrainophone.

" La décommunisation a commencé avec Maïdan, la loi ne fait que rattraper la société, explique, à Kiev, Volodymyr Viatrovytch, le directeur de l'Institut de la mémoire nationale et principal promoteur des lois du 9 avril. L'idée n'est pas de donner une interprétation unique de l'histoire mais de limiter certaines interprétations. La majorité du pays y est prête. "

Le tableau paraît en réalité plus contrasté. Un sondage mené jusqu'en janvier 2015 par un institut kiévien montre que dans cinq régions du Sud et de l'Est, l'écroulement de l'URSS est vu négativement par au moins 49 % des habitants. Le rôle de l'UPA, considéré comme positif par 40 % des Ukrainiens, est jugé négatif dans ces mêmes régions.

Vassyl Rasevytch, de l'Institut d'études ukrainiennes, fait partie de ceux qui voient dans les lois du 9 avril " une tentative du politique d'utiliser l'histoire pour créer une idéologie d'Etat, tout comme cela se faisait à l'époque soviétique ". Surtout, selon cet historien de Lviv, les différentes lectures historiques qui existent en Ukraine sont " profondément antagonistes " : " A une époque, les combattants de l'UPA ont assassiné de nombreuses enseignantes qui étaient envoyées de l'est de l'Ukraine et étaient vues comme des agents de colonisation. Comment sont censés réagir les gens de l'Est ? Avec ces lois, on promeut une version unique de l'histoire, nationaliste, alors que l'Ukraine a ses héros consensuels : les morts de Maïdan et ceux de la guerre dans le Donbass. "

Benoît Vitkine

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Publié le 23 Décembre 2015

L'ascenseur social ne marche pas assez en France !

Voici un bel article tiré du magazine Science et Vie hors série numéro 272. Vous pouvez le télécharger ICI. Il montre que l'ascenseur social ne marche pas suffisamment en France alors même que nos dépenses concernant l'éducation sont importantes.

A méditer.

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Publié le 22 Décembre 2015

En quoi les migrants dérangent-ils le peuple ?

Les migrants posent un problème... à notre conscience... Quand des hommes et femmes sont dans la difficulté, notre obligation est de les aider à échapper à une mort et à des souffrances subies dans leur pays. Il faut donc que nous dépassions nos peurs afin de montrer que les Français peuvent et savent être humains de temps en temps.

On pourra arguer que cet un manque de moyens : c'est un faux prétexte. On passe notre temps à dépenser du fric à changer le logo de la Région Rhône Alpes (3.5 Millions), à construire des ponts et routes qui ne servent à rien, à construire un aéroport à Nantes, qui ne sert à rien non plus, à payer des préfets hors cadre à ne rien foutre, à surpayer des retraites de sénateurs et toutes leurs cliques qui ne travaillent que 32h par semaine avec la prime de nuit incluse, et on voudrait me dire que l'on n'a pas les moyens d'aider notre prochain ? Et je passe sur les retraites de plusieurs millions par an que l'on reverse à nos ex-présidents de la République !

L'idéal serait bien sûr que ces gens soient heureux chez eux. S'ils ne peuvent l'être pour le moment, peut-on faire en sorte de les héberger temporairement et faire en sorte que leurs chez eux soit plus vivable ?

Notre pays, la France, que l'on dit humaniste, aurait tout à y gagner...

Un article du journal 'Le Monde' daté du 29 Août 2015

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A Paris, " on sait défendre les salariés, mais pas les réfugiés "

Sous le pont d'Austerlitz, des roulements de tambours, mêlés à des cris et des slogans. Pour la deuxième fois en un mois, une manifestation était organisée jeudi 27 août en soutien aux migrants qui vivent sous des tentes, à quelques pas de la Cité de la mode et des boîtes de nuit. Migrants et militants ont défilé d'Austerlitz à République pour demander à la préfecture de " tenir ses promesses " de relogement. " Toute opération d'évacuation est conditionnée à une offre de logement ", assure la Mairie de Paris. Mais ces hommes et ces femmes qui vivent ici depuis des mois, voire des années, n'ont jamais reçu de propositions, malgré une évacuation du camp prévue pour la mi-septembre.

Jeudi, sous la pluie incessante, les soutiens se faisaient rares. Une centaine de personnes, toutes de la sphère militante, avaient répondu à l'appel lancé par le Collectif de soutien aux migrants d'Austerlitz. La semaine précédente, l'opération n'a pas eu plus de succès, avec à peine 200 manifestants. C'est tout le paradoxe de la question des migrants : omniprésente sur le terrain et dans les médias, absente chez les politiques et les citoyens.

Pour Jocelyne Vaudenay, militante de la Ligue des droits de l'homme, le blocage vient d'abord des migrants, qui " ne veulent pas trop se montrer ". " C'est extrêmement difficile de leur faire comprendre qu'il est nécessaire de faire parler de soi, de manifester ", explique-t-elle.

Vers 19 heures, après quelques rumeurs d'abandon en raison des conditions météorologiques, le cortège démarre sous une pluie battante. " Solidarité avec les réfugiés ", scandent quelques dizaines de migrants, dans une ambiance bon enfant.

" Non-sujet "
Les partis politiques et syndicats présents se comptent sur les doigts d'une main. " On sait défendre les salariés, mais pas les réfugiés ", admet Francine Blanche, membre du groupe " Migration " de la Confédération européenne des syndicats. Pour elle, cela ne fait aucun doute, " il faut que les syndicats alertent davantage l'opinion ".

Une opinion peu encline à s'intéresser au sort des migrants. Nicolas Fauvet et Charles Pozzo, la vingtaine, regardent avec amusement le cortège défiler, boulevard de la Bastille. " En principe je les soutiens, explique Nicolas, mais c'est quand même la crise économique. Les gens en ont marre : les politiques et les médias ne leur parlent que de la crise, alors ils ne sont pas focaliséssur l'aide aux migrants. " " Ils pensent que l'immigration, c'est du travail en moins ", résume le jeune homme.

" La question des migrants n'intéresse plus personne depuis un moment ", constate, amère, Brigitte Wieser, militante de Réseau éducation sans frontières. Incapable d'apporter des solutions efficaces, le gouvernement " essaie d'en faire un non-sujet ", explique-t-elle. Utiliser le terme " migrant " est une tentative du gouvernement " de ne pas reconnaître qu'il y a un réel problème de réfugiés en Europe et en France ", souligne Francine Blanche.

Un choix qui forge dans l'opinion publique l'image d'un migrant encombrant. Emilie Guillemain, déléguée nationale adjointe de la Cimade en Ile-de-France, dénonce le " discours alarmiste de Bernard Cazeneuve " qui " effraie les Français ", tout en se réjouissant du nombre de livres ou de films qui s'intéressent aux migrants, comme Dheepan, du réalisateur Jacques Audiard, actuellement en salles. Une pointe d'optimisme cependant loin de pallier l'indifférence dont souffrent les migrants.

Amélie Petitdemange

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Publié le 21 Décembre 2015

Un bouquin à lire pour savoir où passe notre argent !

M. Yvan Stefanovitch a écrit un bouquin qui s'intitule "le Sénat, enquête sur les super-privilégiés de la République" aux Editions du Rocher

On y apprend que 1260 fonctionnaires travaillent au Sénat, et qu'ils gagnent entre 2300 et 20000Euros mensuels. Ils sont aux 32h hebdomadaire (ben moi, je croyais que la durée légale était de 35h !) et ont donc près de 4 mois de vacances par an ! Merci le contribuable !

Ces fonctionnaires sont prétendument en charge de l'administration du Sénat et ont la prime de nuit systématique même quand ils ne ne travaillent pas la nuit ! Fort non ?

Concernant les sénateurs, ils touchent près de 1000 Euros par mois de prime informatique ! Donc, un sénateur peut ouvrir un magasin d'informatique à ce tarif là !

Toujours concernant les sénateurs, seuls 90 sur 343 sont assidus, 120 à temps partiels, les autres ne mettent jamais les pieds au Sénat ! Cool !

Il y a bien des suppressions d'indemnités prévues pour absentéisme, mais ne sont jamais appliquées....

Par exemple, M. Jean Noël Guérini n'est jamais présent...

Il faut savoir aussi que la Cour des comptes n'a pas le droit de regard sur le Sénat, mais de toutes façons, même quand elle a un droit de regard, les rapports ne servent à rien...

Il y a 300 Millions d'Euros par an reversés au Sénat et la moitié des sénateurs sont fonctionnaires qui cumulent leurs indemnités avec leurs retraites.

Alors, elle est pas belle la vie ?

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Publié le 18 Décembre 2015

M. Emmanuel Valls : où est votre République exemplaire ?

Quand M. Emmanuel Valls parle de République exemplaire, on est en droit de remettre, au point partiellement, sa parole en doute. En effet, dans quelle République, sinon bananière, peut-on voir les collaborateurs d'un ministre se voir parachuter fonctionnaires avec un salaire de 5000 Euros à la clé, ce, sans exercer sur le terrain ?

C'est une pratique honteuse, dont la Cour des comptes, elle même, fustige le bien fondé. D'ailleurs, ce n'est pas parce que la Cour des comptes fustige que la pratique n'a plus court, ce qui pose la question de l'utilité même de la Cour des comptes, mais ceci est un autre débat...

Le citoyen Français ne peut accepter que l'on continue à dépenser son argent à rémunérer des fonctionnaires fantômes ! Il faut une sanction à ces pratiques de pourritures !

M. Emmanuel Valls doit donc revenir sur ces pratiques honteuses qui ne grandissent personne et surtout pas une personne qui a prétendument mis la République exemplaire au coeur de sa politique !

Un article du journal 'Le Figaro' daté du 29 Avril 2015
Et un article du journal 'Le Point' daté du 30 Avril 2015

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Préfet «hors cadre», une promotion de choix pour les proches de Manuel Valls

Par Le Scan politique Mis à jour le 29/04/2015 à 17:46 Publié le 29/04/2015 à 17:29

LE SCAN POLITIQUE - Christian Gravel, directeur du Service d'information du gouvernement, a été nommé mercredi préfet «hors cadre». C'est le deuxième proche de Manuel Valls à accéder ainsi au corps préfectoral.

Christian Gravel, 41 ans, actuel directeur du Service d'information du gouvernement (SIG) a été nommé préfet hors cadre, sur proposition du ministre de l'Intérieur, indique, mercredi, le compte-rendu du Conseil des ministres. L'homme est un très proche de Manuel Valls, membre de son cabinet à la mairie d'Evry entre 2002 et 2012.

Après avoir activement participé à la campagne présidentielle, il était ensuite devenu le conseiller en communication de François Hollande avant d'être nommé au SIG en avril 2014. Ce service est chargé d'analyser l'évolution de l'opinion publique et du contenu des médias, de diffuser des informations sur l'action du gouvernement, ainsi que de campagnes d'information d'intérêt général liées à l'action de l'Etat. Il emploie une centaine de personnes.

Des nominations de plus en plus courantes, mais contestées

C'est la deuxième fois qu'un proche du premier ministre accède au corps préfectoral grâce à une nomination «hors cadre». En février dernier, c'est Sébastien Gros, le chef de cabinet de Manuel Valls, qui était promu.

Ces promotions permettent à leurs bénéficiaires de profiter de la sécurité de l'emploi en cas de changement de majorité. En revanche, la rémunération - fixée au minimum à 5000 euros - vient se substituer et non s'ajouter à celle initialement perçue, rapporte Europe1.fr.

Même si ces nominations de préfets «hors cadre» (sans affectation territoriale) sont courantes et légales, elles sont souvent contestées, étant assimilées à une pratique de «copinage». La Cour des comptes a rendu un rapport sur le sujet en septembre 2014 s'alarmant sur une hausse de 70% des nominations en 30 ans. Réponse, du premier ministre: «Il n'est actuellement pas envisagé de supprimer cette voix d'accès au corps des préfets».

De quoi agacer l'UMP: dans un communiqué, le porte-parole Sébastien Huygue François Hollande distribue ses grâces et ses prébendes auprès de ses collaborateurs politiques, reproche à l'exécutif de distribuer «ses grâces et ses prébendes auprès de ses collaborateurs politiques». Manuel Valls et François Hollande ne sont cependant pas les seuls à avoir eu recours à ces nominations en faveur de leurs proches. Les sarkozystes Brice Hortefeux (en 1995) et Laurent Solly (en 2006), ont eux aussi été nommés préfet «hors cadre».

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Hollande reste très attaché aux préfets "hors cadre"
Cette pratique, sévèrement critiquée par la Cour des comptes, est utilisée par la gauche et par la droite depuis de nombreuses années.
Source AFP
Publié le 30/04/2015 à 18:41 | Le Point.fr

Les nominations de préfets "hors cadre" - ce qui permet notamment d'être bombardé fonctionnaire - , pratiquées tant par la droite que par la gauche depuis des années et sévèrement critiquées par la Cour des comptes, ne faiblissent pas sous le quinquennat de François Hollande. À deux mois d'intervalle, deux proches conseillers de Manuel Valls ont été nommés préfets "hors cadre". En février d'abord Sébastien Gros, chef de cabinet du Premier ministre, et mercredi un autre de ses fidèles, Christian Gravel, actuellement directeur du service d'information du gouvernement (SIG). En 2013, c'était Yves Colmou, encore un de ses conseillers, qui avait été nommé préfet "hors cadre".

"Depuis le début de l'année, on en a sept ou huit, notamment la chef de cabinet de François Hollande, Isabelle Sima (en mars 2015, NDLR)", explique à l'AFP Jean-Luc Touly, auteur du récent ouvrage Les Recasés de la République avec Roger Lenglet (éditions First). "On aurait pu penser qu'avec François Hollande et la République exemplaire cela diminue, mais cela a augmenté", poursuit ce syndicaliste de Veolia, également conseiller régional (ex-EELV). Cette pratique des préfets "hors cadre", ou plus précisément de la sous-catégorie "PMSP" dans le jargon administratif, c'est-à-dire de "préfets en mission de service public", ne date pas d'hier.
Une pratique qui ne date pas d'hier...

Depuis 1982, un décret permet en effet de nommer quelqu'un qui n'était pas préfet sans l'affecter à un territoire. Un conseiller politique peut ainsi entrer dans la fonction publique et pourra à terme aussi bénéficier d'une retraite de préfet. Après sa nomination, ce type de préfet doit être titularisé dans les deux ans. Ainsi nommé en 2013, Yves Colmou a été titularisé le 5 février dernier, selon le Journal officiel. Et les tout derniers nommés du printemps 2015 devront donc être titularisés en avril 2017, quelques jours avant la fin du quinquennat...

François Mitterrand, Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy y ont abondamment eu recours. Ainsi, les socialistes Michel Delebarre ou Michel Vauzelle ont été nommés préfet "hors cadre" par le passé. À droite, Brice Hortefeux en 1995 ou le conseiller de Nicolas Sarkozy Laurent Solly en 2012 sont devenus préfets. Les Recasés de la République rappelle la nomination en 1986 d'un fidèle chiraquien en la personne de Michel Roussin. Dénoncée à intervalles réguliers - France Soir évoquait ces "préfets fantômes" dans les années 1990 -, cette pratique a été récemment condamnée par la Cour des comptes, qui recommande carrément sa "suppression pure et simple".

"La dérive des effectifs des préfets hors cadre"

Dans un référé de juillet 2014, elle souligne en effet la "dérive des effectifs de préfets hors cadre" : 44 en 1987, 69 en 2005 et 75 fin 2013. Entre 2005 et 2010, les "PMSP" ont été affectés dans "33 % des cas à la présidence de la République", "30 %" à l'Intérieur et "9 %" auprès du Premier ministre. Depuis 2011, leur nombre est limité à dix postes. À l'occasion de la nomination de Sébastien Gros, Matignon avait relevé qu'il était d'"usage" que le chef de cabinet du Premier ministre soit nommé préfet "si les conditions le permettent et que son parcours le justifie".

Cet usage pourrait-il disparaître ? Le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, a expliqué aux députés le 27 octobre dernier que "la notion de préfet hors cadre, qui stigmatise à tort certains de ses membres, sera supprimée". Une réforme est en effet à l'étude, mais les détails n'en sont pas connus. D'où, selon l'UMP et son porte-parole Sébastien Huyghe, cette "précipitation" à nommer des préfets ces derniers temps. Selon lui, cette réforme "s'appliquerait, naturellement, pour l'avenir... en allongeant la durée de titularisation pour les préfets et en durcissant les conditions pour être nommé préfet en charge d'une mission de service public".

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Rédigé par Philippe NOVIANT

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Publié le 17 Décembre 2015

Des mesures vite faites et inefficaces mènent notre planète à sa ruine !

Franchement, on n'avait pas besoin de ça ! Déjà que notre planète commence à suffoquer, voilà que des mesures censées corriger nos actions l'aggravent encore plus !

Il manque à ces mesures un contrôle international fort qui empêcherait ce genre d'abus et constitue, par ce fait, un véritable suicide collectif. Le bien être à court terme ne doit donc pas primer sur la viabilité de notre espèce sur notre planète, car elle est notre seule maison !

Encore une fois, il n'est guère étonnant qu'un pays aussi peu démocratique que la Russie soit impliquée dans cette affaire, ce qui milite pour qu'elle perde son statut de membre permanent à l'ONU. En effet, comment peut-on faire confiance à un pays qui va à l'encontre de l'humanité toute entière ? Quant à la Chine, elle n'est pas mieux lotie...

Il faut donc que les instances internationales augmentent leurs contrôles et sanctionnent les abus, ce, dans l'intérêt suprême de notre planète !

Un article du journal 'Le Monde' daté du 28 Août 2015

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Climat : faille dans le protocole de Kyoto
Une dérive du traité a conduit à émettre 600 millions de tonnes de CO2 en plus en cinq ans
Six cent millions de tonnes de dioxyde de carbone émises en plus entre 2008 et 2013 : c'est, selon, des chercheurs du Stockholm Environment Institute, la facture climatique d'une faille embarrassante dans le protocole de Kyoto… précisément destiné à lutter contre les émissions de gaz à effet de serre. Dans un rapport publié lundi 24 août, le centre de recherche met en lumière les faiblesses de l'un des mécanismes prévus par le traité, entré en vigueur en 2005.

Ce mécanisme, dénommé " Mise en œuvre conjointe " (MOC), prévoit la possibilité, pour les pays développés, de remplir leurs engagements de réduction d'émissions en finançant des projets d'atténuation du réchauffement dans d'autres pays, eux aussi soumis par le protocole de Kyoto à un effort de réduction. De quoi s'agit-il ? Ces projets peuvent être le captage et l'incinération de gaz industriels à fort pouvoir réchauffant, la récupération de fuites de gaz naturel sur des sites de traitement ou de production, l'aménagement d'installations minières pour les rendre plus vertueuses, l'amélioration de l'efficacité de centrales électriques, etc. Tout le système repose sur l'émission et l'achat de crédits carbone – des droits à polluer –, dont les principaux bénéficiaires sont la Russie, l'Ukraine et dans une moindre mesure la Pologne et l'Allemagne.

" Notre analyse indique que les trois quarts environ des compensations obtenues par le biais de la mise en œuvre conjointe ne représentent probablement pas des réductions d'émissions, écrivent Anja Kollmuss, Lambert Schneider et Vladyslav Zhezherin. L'analyse suggère que ces compensations pourraient avoir au contraire permis aux émissions mondiales de gaz à effet de serre d'être supérieures de 600 millions de tonnes de dioxyde de carbone, par rapport à ce qu'elles auraient été si chaque pays avait dû faire baisser ses émissions sur son propre territoire. " En gros, l'effet de " vases communicants " prévu par la MOC ne fonctionnerait pas correctement.

Déchets rémunérateurs
Au total, les chercheurs ont recensé 604 projets financés par ce biais, et qui ont jusqu'à présent bénéficié d'environ 860 millions de crédits carbone. Un échantillon de 60 projets ont été sélectionnés au hasard par les chercheurs et minutieusement examinés. Selon eux, l'écrasante majorité des projets financés par la MOC ne présente pas d'efficacité climatique réelle ou démontrée.

Dans la dernière édition de la revue Nature Climate Change, les chercheurs du Stockholm Environment Institute illustrent leurs propos par un cas d'école. Ils ont examiné quatre usines russes produisant comme déchets du HFC-23 ou du SF6 – des gaz fluorés au très fort pouvoir réchauffant. De manière frappante, les quantités de ces gaz-rebuts produites par ces installations ont considérablement augmenté entre 2008 et 2013, dès lors que leur captage et leur incinération ont été rémunérés par le biais de la mise en œuvre conjointe. En l'espace de cinq ans et à production finale stable, ces usines chimiques se sont mises à générer jusqu'à dix fois plus de ces déchets gazeux, subitement devenus très rémunérateurs…

Selon les chercheurs, l'une des principales failles réglementaires ayant permis ce genre de dérive repose sur la gouvernance du système. " Les pays hôtes peuvent largement établir leurs propres règles pour approuver les projets et émettre des crédits carbone, sans contrôle international ", écrivent les chercheurs. Ce sont par exemple les autorités russes qui décident de la sélection et du contrôle des bénéfices climatiques des projets installés sur leur territoire.

Ce type d'effet pervers du marché carbone " a des implications particulièrement sérieuses " pour la politique climatique européenne, ajoutent les chercheurs du Stockholm Environment Institute. " Près des deux tiers des crédits - de la mise en œuvre conjointe - sont passés par le système d'échange de quotas d'émission de l'Union européenne, déclare Anja Kollmuss, coauteur du rapport. Ainsi, la faible qualité des projets financés par le biais de la MOC pourrait avoir sapé les objectifs de réduction d'émissions de l'Europe de l'équivalent d'environ 400 millions de tonnes de CO2. " Soit un peu plus qu'une pleine année des émissions françaises et " environ le tiers des réductions d'émissions requises entre 2013 et 2020 " au niveau européen…

Effets pervers
La Commission européenne ne conteste pas les principaux éléments du rapport et admet avoir " beaucoup appris " depuis que le marché européen du carbone utilise des crédits de la mise en œuvre conjointe. " Nous avons adapté notre cadre réglementaire en conséquence, explique-t-on à Bruxelles. Nous limitons l'utilisation de crédits, y compris ceux de la MOC, dans notre système d'échange, à la fois quantitativement et qualitativement. "

Par exemple, l'Europe ne finance plus, depuis 2013, les projets de captage et d'incinération des HFC. Cette décision, prise en 2011, faisait suite à la découverte d'effets pervers semblables à ceux mis au jour aujourd'hui. " Le pouvoir réchauffant de certains gaz fluorés est tel que leur valeur, en termes de crédits carbone, est considérable, rappelle l'économiste Christian de Perthuis, président du conseil d'administration de la chaire Economie du climat (université Paris-Dauphine). On s'est rendu compte qu'en Chine, des usines étaient construites essentiellement pour produire de tels gaz, à la seule fin de les détruire ensuite… " Ce n'était alors pas la mise en œuvre conjointe qui était en cause, mais le mécanisme de développement propre – un système semblable destiné aux pays du Sud, non soumis par le protocole de Kyoto à des réductions d'émissions.

A la Banque mondiale, on ne conteste pas non plus les conclusions majeures du rapport. Il existe bien, dit un porte-parole, " des effets pervers non désirés dans un nombre limité de cas ", mais ces derniers " ne diminuent pas l'importance des instruments de valorisation du carbone basé sur les mécanismes de marché ". S'accorder sur des règles internationales de bonne comptabilité des gaz à effet de serre émis ou non, préviennent les chercheurs du Stockholm Environment Institute, sera un point critique de l'accord mondial qui doit être signé en décembre à Paris.

Stéphane Foucart

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Publié le 16 Décembre 2015

Il faut changer l'enseignement des maths au collège

Voici un bel article sur les problèmes de l'enseignement des maths au collège. Il montre que notre système est source de toujours autant d'inégalités et met l'accent sur la motivation des élèves : il faut donner envie pour que l'élève s'en sorte.

En clair, ce qui est valable pour les maths est valable pour toutes les matières et les manques de l'enseignement des maths au collège sont les mêmes que les autres enseignements.

Il faut donc que tous se mettent au travail pour réduire ces manques, et pas que les élèves...

Cliquer ICI pour obtenir cet article du magazine Science & Vie daté de Septembre 2015

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Publié le 15 Décembre 2015

La réforme des universités (dite loi LRU ou loi Pécresse) a-t-elle été si bonne que cela ?

L'image que donne cette réforme c'est d'avoir été menée à la-va-vite... La priorité devait aller aux étudiants, las, la Cour des comptes dit que la réforme a entraîné une dégradation des conditions d'études, ce qui est un comble !

La qualité des formations a été sacrifiée, car le nombre d'enseignants a baissé.

Par contre, les primes et indemnités ont augmenté elles, signe que la réforme n'a pas été mauvaise pour tout le monde !

Bref, il faut remettre un coup de balai dans cette réforme, afin de remettre l'étudiant en son coeur car c'est pour lui, et pour lui seul, que l'on doit travailler...

Un article du journal 'Le Monde' daté du 26 Août 2015

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Les universités équilibrent leur budget au détriment des formations
Dans un rapport confidentiel, la Cour des comptes juge que l'autonomie financière a entraîné une dégradation des conditions d'études
Les universités ont accompli leur passage à l'autonomie financière, imposée dans la douleur à partir de 2009, au prix d'importants sacrifices et au détriment de la qualité des formations. C'est ce qu'indique un rapport confidentiel de la Cour des comptes, que Le Monde a pu consulter. Un document qui se lit comme un réquisitoire contre l'autonomie, non pas dans son principe, mais telle qu'elle est mise en œuvre.

Les magistrats de la rue Cambon mettent en exergue le fait que le nombre d'enseignants a baissé entre 2008 et 2013, tandis que les effectifs d'étudiants ont augmenté. " Alors que les effectifs enseignants avaient progressé plus rapidement que les effectifs étudiants de 2001 à 2008, la dynamique s'est inversée depuis 2009 ", regrette la Cour.

Depuis 2012, la gauche fait de la réussite en premier cycle une priorité, annonçant 5 000 nouveaux postes sur le quinquennat. Le rapport de la Cour des comptes montre que, sur le terrain, les conditions d'études se dégradent rapidement. Compte tenu du niveau très élevé de l'échec en licence, ce constat fait l'effet d'une douche froide. Selon les mesures, entre un quart et un tiers des étudiants seulement arrivent à obtenir leur licence en trois ans, de 40 % à 50 % en quatre ans, et un sur cinq abandonne ses études sans diplôme.

" Dérives "
La politique de ressources humaines des universités " reste en chantier ", constatent les magistrats. Avec les deux lois sur l'autonomie (2007 et 2013), " les procédures ont été remaniées et des souplesses introduites ", mais " les politiques et pratiques de recrutement ont peu évolué ". Sauf en matière de primes et d'indemnités : leur croissance a été " plus rapide que celle des effectifs ", avec " le souci de rétribution des mérites individuels ". A ceci près que cela s'est accompagné de " nombreuses dérives " : " anomalies " et " contournements " des règles.

Le temps de travail des personnels techniques est, par ailleurs, inférieur de 2,6 % à ce qu'il devrait être. Quant aux enseignants-chercheurs, la Cour constate que les établissements n'ont pas mis en œuvre le décret de 2009 qui donne la possibilité aux professeurs de se mettre d'accord avec leur université pour faire soit plus de cours, soit plus de recherche. Son adoption, en 2009, avait provoqué un long conflit entre la ministre de l'époque, Valérie Pécresse, et les organisations syndicales, vent debout contre le projet.

Six ans plus tard, le texte, à peine modifié par les socialistes en 2014, n'est donc pas appliqué. " La question des temps d'activités des enseignants-chercheurs reste entière, estime la Cour. La répartition à 50 % des obligations de service entre enseignement et recherche ne correspond plus à la réalité. "

L'effort de l'Etat est insuffisant par rapport à l'explosion des effectifs (l'équivalent de deux universités par an). Les universités elles-mêmes n'ont pas créé tous les postes qu'elles auraient dû, recourant massivement aux vacataires, nettement moins chers. L'autonomie " apparaît en réalité limitée ", déplore la Cour. Les universités sont dans une situation impossible : elles peuvent décider de leurs dépenses, mais pas de leurs recettes, ni de leur patrimoine, ni totalement de leurs recrutements.

Les charges pèsent lourd. Celles liées au personnel, notamment, au point que la Cour se pose la question de leur " soutenabilité à moyen terme ". Les universités doivent assumer les conséquences financières de décisions (comme les revalorisations) qu'elles ne prennent pas elles-mêmes.

Vétusté
L'entretien de l'immobilier est une autre épée de Damoclès. Depuis quelques années, l'état du patrimoine s'est dégradé : 44 % est considéré comme vétuste ou en mauvais état. Là aussi, les coûts augmentent (à cause de l'énergie, notamment) et les universités ne sont pas " totalement maîtres de l'évolution de leurs surfaces ", comme l'indique la Cour. Pour celle-ci, l'autonomie suppose qu'elles prennent la main sur leur patrimoine. C'est prévu par la loi de 2007, et trois établissements ont sauté le pas. Mais il est encore tôt pour tirer des conclusions.

Le passage à l'autonomie a été un choc. En 2008, 11 établissements étaient déficitaires. En 2010, ils étaient 28. Dès lors, les universités ont fait de gros efforts pour maîtriser leurs finances, qu'il s'agisse de la masse salariale ou des coûts de fonctionnement. Elles ont rationalisé leur fonctionnement, modernisé leur gestion, professionnalisé les services. Et elles ont mis de l'argent de côté.

La Cour se félicite de ces efforts, mais constate que les universités sont peut-être allées trop loin. Fin 2014, elles disposaient d'un fonds de roulement de 1,5 milliard d'euros et d'une trésorerie de 2,2 milliards d'euros, " lesquels excèdent largement les règles de prudence et les besoins de leur gestion ".

Benoît Floc'h

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Rédigé par Philippe NOVIANT

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Publié le 14 Décembre 2015

Les facultés doivent respecter le droit !

Je trouve malheureux ces situations et je trouve malheureux que la réforme des universités (dite loi LRU ou loi Pécresse) de 2007 n'ait pas suffisamment éclairci ces points.

De plus, quand on se rend compte que ces points concernent la formation en Droit, on est dans le risible le plus absolu ! On voudrait montrer que l'on forme des incompétents qu'on ne s'y prendrait pas autrement !

Bref, il est plus que temps que le gouvernement se penche sur cette affaire afin que nos juges aient autre chose à faire que de supplanter les manques de nos dirigeants, qui sont suffisamment payés pour faire leur boulot jusqu'au bout : n'est-ce pas Madame Pécresse !

Un article du journal 'Le Monde' daté du 26 Août 2015

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Avis de tempête sur la sélection à la fac
La justice condamne le tri des étudiants en milieu de master, obligeant le gouvernement à se saisir du dossier
Des jugements rendus le 21 août par le tribunal administratif de Bordeaux, le 19 août par celui de Grenoble et le 31 juillet par le tribunal administratif de Nantes ont suspendu en référé les refus d'inscriptions opposés à des étudiants. " Je gagne à tous les coups ", sourit Me Florent Verdier, avocat au barreau de Draguignan, qui s'est fait une spécialité de la question et fait un véritable tour de France des tribunaux administratifs.

Jeudi 20 août, il plaidait à Besançon. Vendredi 21 août, il était à Paris pour contester le refus d'inscription d'une étudiante en mathématiques qui a validé son année de M1 à l'université Paris-Diderot et souhaite y rester pour obtenir un master spécialisé dans les statistiques et modèles aléatoires en finance : " Le master est un cycle en quatre semestres, pas en deux années. Ce sont les mêmes professeurs qui ont enseigné en M1 qui formeront cette étudiante en M2 ", a-t-il plaidé.

Sécurité juridique
Si les recours se multiplient, c'est qu'" il n'existe aucune base légale pour refuser la poursuite en master 2 à un étudiant qui a validé son master 1 ", souligne Me Verdier. L'article L 612-6 du code de l'éducation stipule que " l'admission dans les formations du deuxième cycle est ouverte à tous les titulaires de diplômes de premier cycle ". La possibilité d'y déroger est renvoyée à un décret… qui n'a jamais été pris. De plus, un arrêté ministériel du 22 janvier 2014 confirme l'unicité du cycle de master organisé en quatre semestres et non sur deux années distinctes.

Ce sujet brûlant devait figurer au menu de la visite du secrétaire d'Etat à l'enseignement supérieur, Thierry Mandon, à l'université d'été de la Conférence des présidents d'université (CPU), mardi 25 août, à Paris : " On avait prévenu le ministère et ils ne nous ont pas écoutés ", tempête Jean-Loup Salzmann, président de la CPU, qui demandait la validation réglementaire des procédures de sélection de fait dans certains établissements. " Il fallait publier des textes qui permettent à l'université d'être en sécurité juridique. Ce n'est pas au juge de régler le problème, c'est au ministère. Et ce n'est pas parce qu'on est admis dans un cursus donné qu'on y réussit ", avance-t-il.

Au cabinet de M. Mandon, on souhaite " dépassionner " le débat : " Il faut relativiser le problème, il se situe principalement en droit, où une large mobilité est organisée en M2, de manière forcée pour certains étudiants, fait savoir un conseiller. Quand il y a un M2 compatible au sein du même établissement, on pourrait instaurer une priorité à y rester. "

Sélection précoce
C'est ce type de réponse qu'espère William Martinet, président du syndicat étudiant UNEF : " Il faut donner la responsabilité à tout établissement qui délivre un M1 de trouver une place en M2. Les étudiants qui valident un master 1 ne comprennent pas qu'il n'y ait pas de place pour eux en master 2 dans leur établissement. " Il souligne que les examens passés par les étudiants dans le cadre de leur cursus sont suffisants en matière de sélection.

M. Martinet redoute que les universités ne profitent de ces recours pour pousser à une sélection plus précoce et plus forte : dès après la licence, lors de l'entrée en master. Or, jusqu'à présent, le nombre de places est assez équivalent en M1 (130 000) et en M2 (120 000). La baisse des effectifs de M2 s'explique notamment par le fait que certaines filières juridiques, comme le notariat, recrutent au niveau M1, de même que les concours de l'enseignement – où, pendant la deuxième année du master, les admis sont fonctionnaires stagiaires en alternance.

Le problème de l'inscription en M2 est connu depuis une première décision rendue par le tribunal administratif de Bordeaux le 5 décembre 2013. Le Comité de suivi du master – organisme consultatif qui associe le Conseil national de l'enseignement supérieur et de la recherche et des représentants des universités et des secteurs de formation – a ainsi planché sur la question… sans parvenir à un consensus.

Le Snesup et l'UNEF n'ont pas validé l'avis qu'il a rendu sur le sujet en mai. Celui-ci rappelait certes le droit de tout étudiant titulaire d'une licence à s'inscrire en master. Mais il préconisait que soit adopté un décret précisant la " liste limitative des formations dans lesquelles cette admission peut dépendre des capacités d'accueil des établissements, et éventuellement être subordonnée au succès d'un concours ou à l'examen du dossier ".

Portail d'admission post-licence
Pour autant, le syndicat étudiant FAGE souhaite une réforme clarifiant le master et réunifiant M1 et M2. Son président, Alexandre Leroy, souligne que " le Comité de suivi du master a fait un travail très important. C'est un outil pour l'orientation et cela donne toute latitude pour définir son projet professionnel ". Il suggère donc de créer un portail d'admission post-licence, sur le modèle d'admission post-bac (APB), afin que chaque étudiant ait accès à l'un des masters de son choix compatible avec sa licence. " Un consensus est en train de se former avec les enseignants et on peut l'atteindre avec la CPU ", suggère-t-il.

M. Salzmann, à titre personnel, indique qu'il y serait favorable : " Il faut permettre une sélection pour un certain nombre de parcours à capacité d'accueil limitéeafin d'assurer la réussite et l'insertion des diplômés. Mais on peut proposer à chacun une place en master ", souligne-t-il. Entre orientation forcée et sélection de fait, ce dispositif est pour l'instant rejeté par l'UNEF. Une telle réforme, si elle était décidée, semble en tous les cas peu réalisable avant la rentrée 2017, année présidentielle.

Adrien de Tricornot

le contexte
LMD

Pour créer un espace européen de l'enseignement supérieur, les ministres de l'éducation de 29 pays se sont réunis à Bologne (Italie) en juin 1999 et se sont entendus pour diviser l'enseignement supérieur en deux cycles de formation – la licence (bac + 3) et le master (bac + 5) – et un cycle de recherche, le doctorat (bac + 8). Depuis, cette organisation " LMD " s'est mise en place en France. Le grade de master a d'abord été créé par décret en août 1999. Un décret du 8 avril 2002 a introduit les nouveaux cycles universitaires, dont l'application s'est généralisée en 2006. La France assure depuis le 7 juillet 2015, pour deux ans, le secrétariat de ce " processus de Bologne ".

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Rédigé par Philippe NOVIANT

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Publié le 11 Décembre 2015

Le portrait au vitriol de celui pour lequel il ne faut pas voter dimanche !

Je reposte ici et aujourd'hui un article que j'avais déjà posté sur ce blog le 11 Septembre !

Après tout, tous les moyens sont bons de redire que ce Monsieur n'est pas le plus à même de diriger notre région !

L'intérêt est que si on a envie de voter pour ce "professionnel de la politique", une fois que l'on a vu et apprécié le CV, on n'a plus du tout envie !

Encore un carriériste ! Encore un type obnubilé par sa petite personne et soucieux des autres que par le souci permanent de ce que l'on peut lui apporter...

Et dire que ce Monsieur est tête de liste aux futures élections régionales... Pauvre France...

Un article du journal 'Le Monde' daté du 22 Mai 2015

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Le " bad boy " de la droite
Laurent Wauquiez, le numéro 3 de l'UMP, a une drôle de manière de récrire son CV, de traiter ses rivaux, de recourir à la com. Qui se cache derrière cet ambitieux décomplexé ?
Paramètres de course, performances, cadence, oscillations… La montre de Laurent Wauquiez, une Garmin, chronomètre la foulée des joggeurs. Une montre d'hommes pressés qui aiment " scorer ", de marathoniens sans gras, nourris aux sucres lents. La vie politique est comme un long jogging, et Laurent Wauquiez la porte en toutes circonstances. Le 30 mai, pour le congrès fondateur des Républicains, ou le lendemain, pour les Running Days du Figaro – dont il a distribué lui-même le flyer aux dirigeants de son parti. Pour l'Urban Trail de Lyon aussi, qu'il vient de courir pour la première fois cette année. Un indice qui n'a trompé personne. La capitale des Gaules, la plus belle réserve de voix de la droite : voilà le nouveau défi que s'est fixé le numéro trois de l'UMP.

Jamais de Rolex, pas de chauffeur, pas de cireur de Weston : dans son fief de Haute-Loire, où il est très populaire, chacun a remarqué, pas dupe, la montre et les " vieilles godasses " que porte Laurent Wauquiez. S'il tombe un jour, ce ne sera pas par là où la droite bling-bling ou la gauche caviar ont péché. Tout est calculé pour plaire, dans une tension maximale vers sa réussite politique. Le responsable de la mort de la petite Chloé, en avril, à Calais ? La " politique de désarmement pénal " de la garde des sceaux Christiane Taubira. L'hommage gouvernemental aux milliers de victimes algériennes de Sétif, en 1945 ? On aurait pu s'en passer : la France est " le seul pays à passer son temps à s'excuser de son histoire ". Lorsqu'il était ministre, sous Nicolas Sarkozy, il avait aussi expliqué que l'homosexualité était incompatible avec ses " valeurs personnelles ". Et que l'assistanat était devenu " le cancer " de la société française.

" Quand j'entends Wauquiez, j'ai l'impression d'avoir Philippot du FN en stéréo ", ironise le sénateur centriste de Paris Yves Pozzo di Borgo. En Rhône-Alpes, où Wauquiez vient d'être investi pour les élections régionales de décembre, ses amis de l'UDI menacent de présenter une liste avec le MoDem contre celle de l'UMP. " Tueur ", " Judas ", " narcissique obsessionnel ", " Laval au petit pied "… Jamais peut-être homme politique n'a été autant détesté – et craint – que lui, notamment dans son camp.

Pasqua, Millon… La droite française a toujours compté dans ses rangs des briseurs de tabous – son " salaud ", diraient certains. Allié de Nicolas Sarkozy dans sa campagne contre Alain Juppé pour la présidentielle de 2017, Laurent Wauquiez incarne aujourd'hui ceux qui se barricadent face aux migrants, au mariage homosexuel, à l'islam. Génération " transgression " : ses traits de moins en moins poupins ont donné un visage à la droite dite " décomplexée ".

A 40 ans, il n'a pourtant ni l'âge, ni le profil, ni la circonscription de l'emploi. Sur le papier, Wauquiez est au pire un " techno ", au mieux un clerc : major de l'agrégation d'histoire, de l'ENA, titulaire d'un DEA de droit public. " Son obsession : ne jamais ressembler à une tête d'œuf ", explique Stéphane Israël, complice de l'ENA devenu patron d'Arianespace. Fautes d'accord, liaisons hasardeuses, Wauquiez parle simple et mal pour " faire oublier qu'il est bien né ", sans hésiter à " surjouer sa syntaxe dyslexique ", convient Marie de Gandt, amie de khâgne et ex- " plume " de Nicolas Sarkozy.

Il glisse en revanche tout à son aise sur la glace lorsqu'il faut inaugurer une patinoire ; débarque en kimono dans la nouvelle salle de judo ; en maillot de bain pour un match de hockey subaquatique. Il est le plus baraqué de l'équipe qui pose autour du bassin pour la presse locale. " C'est Poutine ", siffle, mi-moqueur, mi-admiratif, un proche de sa rivale Nathalie Kosciusko-Morizet (NKM), vice-présidente déléguée de l'UMP.

Depuis 2004, date de son élection comme député de Haute-Loire, cet as du storytelling peaufine autant sa statue que son curriculum vitae. A l'en croire, il est un pur enfant du plateau du Chambon-sur-Lignon (Haute-Loire), cette terre protestante qui a sauvé un millier d'enfants juifs pendant la guerre. " Quand on est originaire d'un territoire comme celui-là, la politique ne se vit pas n'importe comment… " " C'est en face de chez moi qu'on a accueilli et protégé Elie Chouraqui… " Il explique aussi parfois qu'il est passé par le fameux Collège cévenol du bourg. Faux. " Il était à Victor-Duruy ", confirme sa mère, devenue justement en 2014… maire de la commune. C'est elle qui, lorsque son époux Philippe est muté à Lyon, en 1980, achète deux corps de ferme sur ce plateau, dans un hameau nommé Devesset, en Ardèche, pour y passer les vacances. Y compris lorsque, contrainte au divorce, elle quitte Lyon pour Paris afin d'élever son " quatrième " et petit dernier.

" Lorsqu'il était petit khâgneux et que nous nous fréquentions, il parlait beaucoup de son ascendance industrieuse et dynamique du Nord ", raconte l'historien Jean-Pierre Rioux, qui fit passer l'agrégation au chouchou de sa femme, Hélène, prof en prépa littéraire à Henri-IV. Les Motte sont une dynastie qui remonte au Moyen Age, étudiée par les historiens. Textiles d'un côté, voiliers de l'autre, les Motte et les Wauquiez viennent de Roubaix, Tourcoing et de Belgique. " J'ai remonté les deux branches jusqu'en 1678 : tout du Nord et du flamand ", certifie la généalogiste Brigitte Dumas, qui, dimanche 17 mai, pour le quotidien L'Eveil, a exposé au Puy-en-Velay l'arbre des élus ou natifs de Haute-Loire. Dont cette famille qui compte, avant la guerre, une flopée de maires, de députés et de sénateurs.

En khâgne, Laurent s'appelait Wauquiez. A l'ENA, il prend le nom de Wauquiez-Motte, comme s'il voulait faire payer à son père, par l'état civil, divorce et remariage. Un " employé de banque ", explique-t-il à ceux qui, en 2007, dressent le portrait du jeune prodige, porte-parole du gouvernement à 32 ans. Philippe Wauquiez, diplômé de l'Essec et de l'Insead, est en réalité l'un des dirigeants d'Indosuez, directeur de la banque à Lyon avant de devenir responsable de sa filière suédoise. Un intime du financier Marc Ladreit de Lacharrière, ce Laurent de Médicis de la Ve, auquel le " numéro trois " de l'UMP continue de donner chaleureusement du " parrain ", même s'il n'est pas son filleul. Il faisait en revanche lanterner son père dans le hall d'accueil de ses ministères : les politiques ont beau détester la psychanalyse, leurs carrières puisent souvent aux mythes qui la fondent.

Un coach vocal pour 15 000 euros
A Paris, Laurent Wauquiez et sa mère logent dans le très bel appartement familial des Motte, rue Vaneau, dans le 7e arrondissement, en plein quartier des ministères : les fenêtres donnent sur les jardins de Matignon. Nicolas Jones-Gorlin, un des anciens condisciples de Sciences Po, journaliste aux Inrocks et romancier (il est l'auteur de Rose bonbon, ce roman publié chez Gallimard qui avait tant affolé les associations de lutte contre la pédophilie), avait raconté en 2010 cet " autre monde " où " une femme en tablier faisait le service ". Sous les moulures, " Laurent parlait avec la désinvolture d'un Bruce Wayne, comme si ce luxe n'existait pas ". " In bed with Laurent Wauquiez ", c'était le titre de l'article : l'un des rares à avoir échappé à l'efficace communication du secrétaire d'Etat à l'emploi.

Il y mettait les moyens. Au point que la Cour des comptes s'est interrogée, en 2011, sur les 73 817 euros dépensés en 2008 et 2009 en sondages, notamment par le biais de la Sofres, pour interroger les Français sur " la notoriété et l'image du ministre (dynamisme, sympathie, courage, modernité, sincérité, etc.) ".

L'administration de Bercy, où règne alors Christine Lagarde, se souvient aussi des dépenses en pure communication du secrétaire d'Etat entre 2008 et 2010. Parmi les prestataires, l'incontournable institut Giacometti-Péron – ces spin doctors qui ont plaidé il y a quelques jours pour une tribune commune de NKM et de Wauquiez défendant l'appellation " Républicains " (305 937 euros en 2009,selon les documents que Le Monde s'est procurés), ou encore Médiascopie, pour " debriefer " les prestations télévisées (36 477 euros en 2008). Mais également Nomen, chargé de trouver le nom et le logo de Pôle emploi (162 195 euros en 2008). Ou encore, en 2010, Alter et Coach BTC Partners, mandaté par le ministre pour l'aider à " sortir de ses propres sentiers battus " et " prendre de la hauteur par rapport au quotidien " (11 840 euros). Laurent Wauquiez a même recours à un coach pour modeler sa voix (la cantatrice Dominique Wenta, devis de 15 000 euros TTC). Sans oublier l'ami Stéphane Fouks, patron d'Havas Worldwide (ex-EuroRSCG), qui obtient, en 2008, 89 700 euros (sur les 467 774 euros dépensés par le ministère), plus… une Légion d'honneur sur le quota du ministre de l'emploi.

C'est en sa compagnie que Laurent Wauquiez assiste enthousiaste, en août 2008, à Denver, à l'investiture de Barack Obama, en compagnie de la journaliste Anne Sinclair et de l'ex-grand maître du Grand Orient Alain Bauer, une fréquentation régulière. C'était " Wauquiez saison I ", l'époque où le futur secrétaire général des Républicains admirait les démocrates américains, les centristes européistes, le christianisme social. N'avait-il pas pris rendez-vous avec Raymond Barre, en 2002, avant de comprendre que l'ancienne circonscription du premier ministre était déjà réservée ? Il aurait même cherché à s'entendre avec des socialistes : " Faux, répond Wauquiez, c'est Manuel Valls qui, lorsque je l'avais croisé au Caire, où il accompagnait Lionel Jospin, m'avait fait des offres de services. "

Carte électorale à l'appui, il s'est déjà trouvé un père de substitution. Jacques Barrot n'avait jamais entendu parler du jeune homme lorsque le patron des chaussures André lui fait savoir que le fils d'Eliane Motte cherche un stage. Laurent Wauquiez arrive au Puy à l'été 1997, une semaine avant les jeux d'Intervilles, avec Guy Lux et ses vachettes – il se vantera souvent de les avoir organisés. Quand il revient en Haute-Loire, il est conseiller d'Etat : Ladreit lui avait recommandé l'inspection des finances, mais le jeune énarque a préféré ce corps dont on s'échappe plus facilement. Fait un stage à l'ambassade de France au Caire, où il dit " s'être mis " à l'arabe (littéraire), commence un mémoire sur " l'Orient des Lumières " et ne jure que par l'islamologue Louis Massignon.

Il en revient auréolé de sa plus belle légende : l'amitié de Sœur Emmanuelle. " Avec elle, j'ai passé plusieurs mois en Egypte, raconte-t-il à la presse dès qu'il le peut. Je m'étais engagé dans un quartier du Caire, le Moqattam. Quand Sœur Emmanuelle me voyait, elle me regardait droit dans les yeux et me disait : “Mon petit Laurent, qu'as-tu fait de bon depuis que je t'ai vu ?” " Problème : personne, sauf lui, ne se souvient de ces rencontres entre la fondatrice des Chiffonniers du Caire et le stagiaire de l'ENA. A chaque nouvel article, ses camarades du Palais-Royal scotchent, moqueurs, les détails de sa geste égyptienne sur les colonnes de la salle Parodi. Est-ce la peur de se voir un jour passé au crible du fact-checking, ce cauchemar des approximatifs ? En décembre 2007, le tout frais porte-parole de Nicolas Sarkozy se rend dans une maison de retraite du Var où la religieuse, intubée, à moitié-consciente, attend sa mort : il ne sera pas dit qu'ils ne se sont pas rencontrés.

" Je te briserai "
En Haute-Loire, on croit Jacques Barrot immortel, ou presque. Le ministre veut pourtant organiser sa succession. Son fils, Jean-Noël, né en 1983, est trop jeune pour prendre sa suite. Il met donc le pied à l'étrier au jeune Wauquiez. " Jacques a toujours accordé de la valeur aux diplômes ", soupire Madeleine Dubois, sa collaboratrice de toujours, devenue aujourd'hui vice-présidente du département. Quand, en 2004, Barrot est nommé commissaire européen, il lui lègue tout : sa notoriété, ses collaborateurs de vingt ans, ses dossiers mis à jour, ses précieuses archives… jusqu'à sa maison d'Yssingeaux, dont le rez-de-chaussée abrite la permanence du député de Haute-Loire. " Il ne me paie pas de loyer, et il a même pris ma femme de ménage ! ", s'amuse Jacques Barrot après la victoire – haut la main – de son protégé.

C'est à peine si on relève, au départ, la distance que le fils adoptif installe avec le " père ". Oh, ce ne sont d'abord que quelques mots. Pendant des années, il a serré les mains dans son sillage, à moins d'un mètre de lui. Le nouveau député oublie désormais de le citer dans ses discours ; il s'approprie ses réalisations. " Il est bien, Jacques, mais il se fait vieux… Ça va pas toujours le faire ", glisse, l'air de rien, Wauquiez à la jeune garde locale de l'UMP. En 2008, il empêche le fils Barrot de devenir le suppléant de Madeleine Dubois aux cantonales. L'alerte devient autrement sérieuse en janvier 2011, lorsque " Jean-Noël " guigne un autre canton, à 15 kilomètres de là. Wauquiez et le jeune Barrot se retrouvent dans l'ascenseur de l'hôtel du département. La phrase exacte n'a pas été consignée, mais le second entend clairement le premier lui parler de " balle dans la tête ".

Une balle, comme cette " balle perdue ", comme celle que Wauquiez promet, par texto, en 2012, à la députée européenne Françoise Grossetête, qui soutient Jean-François Copé dans sa guerre au couteau contre François Fillon pour prendre la tête de l'UMP. Une spécialité, chez Laurent Wauquiez, ces salves de textos, souvent nocturnes, qu'il envoie frénétiquement : " Tu m'as trahi… ", " Tu me trouveras sur ta route "… " Je te briserai "… Des menaces qui se ressemblent toutes, et que leurs destinataires racontent à voix basse. Jacques Barrot s'en inquiète désormais tout haut.

" J'ai planté un arbre qui va vous faire durablement de l'ombre, prédit-il à Faraj Benoît Camurat, alors délégué de circonscription en Haute-Loire. J'ai fait rentrer le loup dans la bergerie. " Le coup de grâce vient au printemps 2014, quand Laurent Wauquiez publie Europe : il faut tout changer (Odile Jacob). Au menu : l'Europe à six, la sortie de Schengen, la fermeture des frontières… Devant Arlette Arnaud-Landau, la mère de Bruno Julliard, qui fut la maire socialiste du Puy avant de se faire balayer par Wauquiez en 2008, il s'épanche, plein de tristesse : " Si je pouvais changer quelque chose dans ma vie, cet homme ne mettrait pas les pieds en Haute-Loire. C'est mon grand remords, chère Arlette. " Beaucoup assurent l'avoir vu pleurer.

L'Europe. La grande transgression. Un numéro déjà rodé à Paris, lors d'une réunion des ténors de l'UMP avant les européennes. Ce 15 avril 2014, Laurent Wauquiez entonne son nouveau refrain eurosceptique. " Parler de protectionnisme, c'est une idée stupide ", assène Alain Juppé. " Un sparadrap dont on ne se défait jamais ", renchérit Jean-François Copé, alors président du parti. " Irresponsable ", peste Michèle Alliot-Marie. " Cela revient à flatter le peuple dans ses peurs, ajoute Jean-Pierre Raffarin. Je trouve invraisemblable qu'un quadragénaire comme toi, sorti d'une grande école, veuille que la France se recroqueville sur elle-même. " Même François Fillon rappelle son affidé à l'ordre : " Quand on est au pouvoir, on ne quitte pas Schengen comme ça. " " Ce jour-là, on lui a réglé son compte pour l'ensemble de son œuvre ", résume un participant.

Avec l'aide de Jean-Marc Plantade, ancien communicant de Christine Lagarde, Jacques Barrot se fend d'une tribune dans Les Echos : " L'Union européenne mérite mieux que ce livre inspiré par je ne sais quel populisme en cours aujourd'hui. " Quelques mois plus tard, le jour où Laurent Wauquiez est nommé numéro trois de l'UMP, Barrot est foudroyé par une crise cardiaque et s'éteint dans le métro. Pour les obsèques, dans l'église Saint-Pierre d'Yssingeaux, le 9 décembre 2014, Jean-Noël prend seul la parole, selon les instructions laissées par son père. Il cite " les amis de toujours ", mais pas le maire et député du Puy, rappelle que son père s'inquiétait de voir " l'Europe céder à la tentation du repli ". " J'ai vu Wauquiez rentrer les épaules ", raconte un participant.

Rendez-vous avec Patrick Buisson
Qui comprend alors que, dans l'ombre, un génie invisible dicte la nouvelle vulgate du ministre – le scénario du " Wauquiez saison II " ? La rencontre entre Patrick Buisson, l'ex-patron de Minute devenu conseiller préféré de Nicolas Sarkozy, et le jeune porte-parole date de l'hiver 2007. Un jour pluvieux de décembre, un sarkozyste de la première heure, aujourd'hui directeur général du groupe Arnault, Nicolas Bazire, vient déjeuner à hôtel de Cassini, rue de Babylone, à Paris. Invité avec lui (il assure ne pas s'en souvenir), le tout nouveau patron de la chaîne Histoire, qu'il a déjà rencontré, s'y trouve aussi. C'est le début d'une série de rencontres entre deux historiens, mais aussi deux cynismes. Buisson voit en Wauquiez un élève brillant capable de dérégler durablement le logiciel de la droite. De son côté, le secrétaire d'Etat à l'emploi décèle, par-delà l'expertise sondagière et une connaissance pointue de la population française, l'homme qui peut pousser sa carrière.

Peu de temps après ce déjeuner, Laurent Wauquiez appelle Gérard Roche, ce fidèle d'entre les fidèles que Barrot a placé à la tête du conseil général de Haute-Loire : " Gégé, il faut absolument que tu rencontres Patrick Buisson. Je sais, tu ne le connais pas, mais c'est très important pour la suite de ma carrière. " Le trio se rencontre dans une brasserie des Champs-Elysées. Le patron de la chaîne Histoire discourt longuement sur le président, cette Cécilia qui l'entravait, Carla si facile à vivre, avant d'expliquer qu'il veut produire un film sur la Haute-Loire. A condition de " mettre le conseil général dans la boucle et de faire travailler des historiens locaux ", finit par accepter Gérard Roche.Une convention, préparée par le fils de Patrick, Georges, salarié de TF1, est adressée à l'élu, en attendant un contrat. Jusqu'au jour où " Gégé " apprend que le tournage et le film sont achevés, et que seul " Laurent " y figure. " On ne paie pas ! ", décide le patron du département, furieux. " C'est un couteau que vous me plantez dans le dos ", hurle en réponse Wauquiez au téléphone. Seuls 15 000 euros sont versés à la filiale de TF1, contre les 30 000 réclamés.

Wauquiez et Buisson continuent à pousser incognito leurs pions. En juin 2011, le secrétaire d'Etat devient ministre de l'enseignement supérieur. " Grâce à moi ", lui répète Buisson. Quelques mois plus tôt, Sarkozy avait d'ailleurs choisi pour étape de son tour de France historique la très pieuse ville du Puy, berceau de nombreuses croisades. Buisson organise sur mesure le voyage pour son protégé, raconte, dans ses Scènes de la vie quotidienne à l'Elysée (Plon, 2012), Camille Pascal, chargé par le patron d'Histoire d'un discours sur " les racines chrétiennes de la France ". Pris par l'ambiance, Laurent Wauquiez dépasse le maître et, interrogé par la presse sur Dominique Strauss-Kahn, dérape en expliquant que les " racines " du patron du Fonds monétaire international sont ailleurs, " sur le - fleuve - Potomac ", à Washington. " Il a foutu en l'air la journée, on ne lui en demandait pas tant ", peste Buisson devant la " plume " de l'Elysée.

En tête de la Manif pour tous
Même Mgr Brincard, l'évêque du Puy, est chagriné. Dieu sait pourtant si le jeune maire du Puy avait tenté d'entrer dans les bonnes grâces de cet agrégé de philo ! Laurent Wauquiez est en effet de ces politiques, un brin paranos, qui jugent qu'on doit compter des amis dans chaque camp, cultiver tous les réseaux. Après son mariage avec Charlotte Deregnaucourt (" Princesse ", comme il l'appelle) et un voyage de noces sur le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle, il a inscrit ses deux enfants à l'école Saint-Louis du Puy, fréquente les messes de tout le canton. Il est aussi aux premiers rangs de la Manif pour tous, en parka rouge, non loin de Madeleine Bazin de Jessey, porte-parole du mouvement " tradi " Sens commun, qu'il a fait nommer secrétaire nationale de l'UMP. Sans complexe, ce fidèle des messes du canton disserte aussi devant les francs-maçons du Puy.

Devant les frères de sa ville, en septembre 2011, il critique sans ménagement l'épiscopat français et expliqueque la maçonnerie, c'est " comme le chocolat : on peut tout savoir de sa couleur, de son terroir d'origine, on peut connaître le prix et l'emballage, mais tant qu'on n'a pas eu du chocolat dans la bouche, on n'en connaît pas le plaisir ".

A Paris, il change d'obédience et " planche " sur l'enseignement supérieur rue Cadet, au siège du Grand Orient de France, avant de dîner avec quelques ex-grands maîtres. C'est Emmanuel Goldstein, de Morgan Stanley, qui l'a convié à ces agapes. Un des nombreux amis banquiers d'affaires (comme Grégoire Chertok, associé-gérant de la banque Rothschild, ou André François-Poncet, le fils du ministre). Goldstein est aussi sa tête de pont vers un autre réseau, celui du pouvoir gay.On croise Laurent Wauquiez dans le duplex du banquier à Beaubourg lors de ces soirées " goldies " où se retrouve deux fois par an, autour d'un buffet au champagne, l'élite homosexuelle de la capitale. " Un jour, j'ai tweeté qu'il était passé, il en a été très mécontent, raconte le journaliste Frédéric Martel. Sans doute n'était-il pas opportun qu'on sache qu'un anti-mariage pour tous courtise le milieu gay… "

Qu'importent les contradictions, les volte-face, les reniements. " C'est simple : il est tellement rapide que le coq n'a pas le temps de chanter une première fois qu'il s'est déjà renié ", lâche le nouveau patron de l'AP-HP Martin Hirsch, qui l'avait accueilli naguère dans la commission chargée d'inventer le RSA. " Je sais ce qu'il disait de moi avant et ce qu'il dira de moi après ", explique aussi Nicolas Sarkozy, qui n'a pas oublié comment, en 2013, Wauquiez avait rendu ses " réformettes " responsables de la défaite. Sait-il que, avant que n'explose publiquement la bombe Bygmalion, Laurent Wauquiez donnait rendez-vous à des journalistes dans des bars, expliquant, avec des airs de conspirateur, qu'une brûlante affaire pourrait mettre la Sarkozie en feu, les incitant à mettre leur nez dans " les affaires du Qatar " ?" Je l'ai acheté très cher, ce qui m'oblige à lui lâcher des trucs ", soupire l'ex-président quand on l'interroge sur l'investiture du jeune loup dans la région Rhône-Alpes. A Michel Barnier, furieux d'avoir vu la tête de liste lui échapper, il a répondu par cette formule étrange : " Je n'ai pas pu ouvrir ce front. "

Ariane Chemin et Alexandre Lemarié

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Rédigé par Philippe NOVIANT

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Publié le 10 Décembre 2015

Un effort à poursuivre en matière de réflexion sur l'éducation

Le livre de M. Alain Juppé va dans le bon sens, mais il manque, selon moi, une mise à plat claire et sincère de la situation ainsi qu'une ligne de conduite claire et efficace.

Pour le statut, il faut combattre les problèmes de notre Education :

1. Le système coûte trop cher pour des résultats qui ne sont pas à la hauteur de ces dépenses. Le rapport qualité/prix est très clairement trop faible
2. Notre système est profondément inégalitaire en promouvant les privilégiés et en laissant sur le bord de la route les autres
3. Notre système n'aboutit pas à une intégration efficace de nos jeunes sur le marché du travail

Pour mettre en place une correction de ces problèmes, il faut donner envie aux élèves d'apprendre, il faut leur donner du plaisir. Il faut abandonner le système de la note sanction pour passer par une valorisation de ses compétences et lui faire comprendre où sont ses défauts pour qu'il puisse s'améliorer et engranger des compétences, le tout, en prenant plaisir à le faire.

En clair, il faut mettre l'élève au coeur de la réforme en lui demandant ce qu'il veut faire et comment il veut le faire, afin de lui faire prendre du plaisir à apprendre en l'engageant dans son éducation !

On en est loin, très loin... Mais c'est la seule voie possible par laquelle nous devrons passer pour améliorer l'état de notre pays car l'éducation est à la base de cette problématique.

Un article du journal 'Le Monde' daté du 22 Août 2015

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Sur l'éducation, le maire de Bordeaux prend la droite à contre-pied
Dans un livre à paraître le 26 août, Alain Juppé formule des propositions qui peuvent bousculer son camp comme les milieux enseignants

C'est peu dire que dans son livre Mes chemins pour l'école (JC Lattès, 306 pages, 12 euros), à paraître le 26 août, Alain Juppé se démarque des conceptions habituelles de sa famille politique sur l'éducation. Bien que formulé sobrement, son propos prend sèchement à contre-pied la majorité de la droite sans pour autant épargner la gauche conservatrice, puisqu'il formule aussi une série de propositions de nature à bousculer le système éducatif.

Proclamant son refus des " effets d'estrade " et des " coups de menton ", posant en principe que l'école " ne doit pas être un facteur de clivage entre la gauche et la droite ", il refuse de prôner l'abrogation des mesures de l'actuel gouvernement, pour lesquelles il ne prévoit que des " adaptations ". Les couplets rituels sur l'urgence de rétablir " l'instruction " et " l'autorité " ou sur les ravages du " pédagogisme " sont totalement absents du livre. De même, il n'attaque pas le collège unique, qu'il préfère appeler " collège commun " et dont l'abandon équivaudrait, écrit-il, à accepter une " ségrégation ".

Le maire de Bordeaux cite en exemple le film Les Héritiers, ode à l'engagement pédagogique sorti sur les écrans en décembre 2014, marque sa sympathie envers le collège expérimental Clisthène, à Bordeaux, montre son intérêt pour l'évaluation des élèves par compétences et même pour une expérience de classes sans notes dans un collège. Sur l'interdisciplinarité, un des aspects de l'actuelle réforme du collège qui inquiète le plus les enseignants, il se déclare " plutôt séduit par cette idée ", bien que critique sur sa mise en œuvre.

Parallèlement, ses propres solutions apparaissent plutôt hardies. L'objectif étant de " faire remonter la France de 10 places dans chacun des volets du classement PISA - établi par l'OCDE - ", il entend " assurer à tous les jeunes Français une maîtrise complète de la langue française et du socle commun à la fin du collège " et " une véritable qualification à la sortie du système éducatif ". Pour y parvenir, il souhaite " accroître substantiellement " l'effort sur le primaire, en particulier la maternelle et le CP, de manière à y " réduire fortement le nombre d'élèves par classe ".

" Exigence absolue "

Cet objectif serait obtenu par " un redéploiement des moyens du second degré ". Alain Juppé ne mentionne pas dans ce livre son choix, exprimé auparavant, de rétablir le non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite : il indique qu'il " souhaite sanctuariser l'effort budgétaire global pour l'éducation nationale à son niveau actuel pour la période 2017-2022 ". En même temps, il présente comme " une exigence absolue " de " revaloriser le statut d'enseignant " par un " rattrapage (…) par rapport à la moyenne de l'OCDE, en commençant par le premier degré, où les salaires seraient augmentés de 10 % dès la première année du mandat ".

Mais c'est sur la gouvernance des établissements scolaires que ses vues sont le plus audacieuses. Au moment où l'actuelle réforme du collège inquiète les enseignants en donnant aux établissements un surcroît d'autonomie, M. Juppé souhaite aller beaucoup plus loin. Il propose que la gestion de la dotation horaire (l'enveloppe d'heures de cours attribuée à chaque établissement) soit entièrement dévolue aux équipes éducatives dans les établissements volontaires. Les collèges et des lycées seraient dotés, à côté du conseil d'administration, d'un " conseil éducatif d'établissement " qui assumerait la gestion de l'autonomie. Cette instance, présidée par le chef d'établissement, serait composée de 6 à 15 enseignants élus par leurs pairs.

Quant au choix du chef d'établissement, le recteur " proposerait " plusieurs candidats, " auditionnés par un jury composé du conseil éducatif d'établissement et du conseil d'administration ". Accompagnées d'une " extension progressive " (mais pas d'une généralisation) de la procédure des postes à profil (recrutement d'un professeur en fonction de son adhésion à un projet), ces propositions inédites conjuguent une autonomie poussée et une forme d'autogestion partielle du travail enseignant.

D'où viennent-elles ? Alain Juppé et son " M. Education ", le député de la Marne Benoist Apparu, n'ont pas livré leurs secrets de fabrication. Outre des centaines de témoignages d'enseignants, de parents ou d'étudiants recueillis depuis le printemps, ils ont multiplié les rencontres de tout bord, parmi lesquelles celle, courant juillet, du sociologue François Dubet, voisin bordelais qui, dit-il, s'est borné, comme d'autres, à donner son avis.

Sur l'autonomie des établissements et la priorité au primaire, l'OCDE et l'Institut Montaigne, d'orientation libérale, peuvent être tenus pour des sources d'inspiration… sans que leurs options soient pour autant reprises à la lettre. Le maire de Bordeaux a élaboré sa propre synthèse et, sur cette base, annonce qu'il veut maintenant " ouvrir le débat ".

Luc Cédelle

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Publié le 9 Décembre 2015

L'Homme doit cesser d'exploiter abusivement sa planète !

On apprend, dans cet article, que non seulement l'Homme surexploite ses ressources (il exploite en 8 mois ce que la nature met un an à produire), mais qu'en plus, il le fait souvent pour de mauvaises raisons !

En effet, dans bon nombre de cas, il tue par pur plaisir, déréglant la nature et ses ressources.

Ce faisant, il ne se rend pas compte que sa nature de super-prédateur joue contre lui en tuant à petit feu les ressources de son unique maison.

L'Homme est-il donc l'animal le plus intelligent de la planète ? Au vu de ces données, il est largement permis d'en douter, voire, de conclure de manière inverse !

Un article du journal 'Le Monde' daté du 22 Août 2015

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L'humain, un " insoutenable " superprédateur
Les hommes chassent et pêchent les animaux à un taux jusqu'à quatorze fois supérieur à celui des autres prédateurs

Vous vous demandez ce que la science appelle un superprédateur ? Regardez-vous dans le miroir. Une étude publiée dans la revue Science, vendredi 21 août, démontre que l'énorme pression exercée par l'humain sur les populations animales, terrestres comme marines, en fait un prédateur unique, à même de déséquilibrer totalement les écosystèmes et les chaînes alimentaires, ainsi que de provoquer des extinctions de masse.

L'idée d'une exploitation extrême de la faune sauvage est déjà largement documentée. Mais les travaux de l'équipe de Chris Darimont, de l'université Victoria au Canada, ont cherché à analyser ce tableau de chasse sous un autre prisme : en comparant l'impact de l'homme à celui d'autres prédateurs non humains. Pour cela, les scientifiques ont passé en revue plus de 300 études portant sur 2 125 cas de prédation sur des espèces sauvages (poissons et mammifères terrestres) de chaque continent et océan, à l'exception de l'Antarctique.

Les résultats sont édifiants : les humains exploitent les poissons à un taux quatorze fois supérieur, en moyenne, à celui des autres prédateurs marins. Ils tuent aussi des grands carnivores – comme les ours, les loups ou les lions – à un rythme neuf fois supérieur à celui qui voit ces prédateurs s'entre-tuer dans la nature. Cela signifie, concrètement, que l'industrie de la pêche capture 78 % de la population adulte de saumons d'Alaska par an, contre 6 % prélevés par les grizzlys – les autres plus gros prédateurs de cette espèce. Ou encore que nous chassons chaque année 32 % des pumas américains, contre 1 % tués par leurs congénères.

Cette pression ne s'exerce pas avec la même intensité selon les régions. Ainsi, les chasseurs nord-américains et européens tuent des herbivores à des taux respectivement sept et douze fois plus élevés que les chasseurs africains. L'impact de l'industrie de la pêche est trois fois plus prononcé dans l'océan Atlantique que Pacifique.

L'originalité de l'étude est également de comparer les taux de prédation selon les niveaux trophiques des proies – c'est-à-dire, pour simplifier, la place qu'occupe un organisme dans la chaîne alimentaire, allant des planctons aux carnivores qui ne se nourrissent que de carnivores. De manière inattendue, les humains exercent, sur terre, une pression bien plus forte sur les grands carnivores que sur les herbivores, et ce, alors qu'ils ne les consomment pas. En mer, en revanche, l'impact de l'homme est élevé à tous les niveaux, qu'il s'agisse de la pêche aux anchois, aux harengs, ou de la chasse aux requins et aux thons. Les captures de poissons, en hausse malgré la surexploitation des espèces, excèdent aujourd'hui 100 millions de tonnes par an.

" Ce travail d'analyse gigantesque montre avec précision que nous prélevons trop de proies pour que les espèces puissent renouveler leurs populations, juge Franck Courchamp, directeur de recherches en écologie au Centre national de la recherche scientifique. Contrairement aux autres prédateurs qui sont naturellement régulés par le nombre de proies, nous subsistons grâce à énormément d'espèces à la fois. Et comme nous sommes omnivores, ce qui implique que nous ne dépendons pas des proies pour notre survie, celles-ci diminuent sans que cela ne nous pousse à relâcher la pression. "

Proies adultes

Mais au-delà de ces quantités colossales, ce qui différencie l'humain des autres prédateurs et en fait un superprédateur au comportement " insoutenable ", selon l'étude, c'est qu'il cible des proies adultes et non pas des jeunes. " Les autres prédateurs tuent en général les jeunes et les faibles, c'est-à-dire ceux qui ne se reproduisent pas. A l'inverse, nous prélevons les plus gros animaux, notamment comme trophées de chasse, qui représentent les populations les plus matures et reproductrices, regrette Heather Bryan, chercheuse à l'Institut Hakai de l'université de Victoria, et l'une des coauteures de l'étude. Cela a un double impact sur la population exploitée, du fait des prises directes et du déficit de reproduction pour le futur. "

Les scientifiques appellent alors à un changement progressif des techniques de chasse et de pêche, pour cibler davantage les jeunes – une idée qui va à l'encontre des recommandations actuelles. Surtout, la prédation humaine doit être considérablement réduite. " Les niveaux décrits par les scientifiques comme durables sont encore trop élevés, poursuit la biologiste. Nous devrions nous inspirer du comportement des prédateurs non humains, qui représentent des modèles de soutenabilité à long terme. "

Audrey Garric

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Publié le 8 Décembre 2015

De la censure à Meylan !

En plus du fait que Meylan doive gérer la situation de son ex-Maire poursuivie pour des faits de "prise illégale d'intérêt", la ville doit aussi à présent gérer des faits d'entrave à la liberté d'expression !

Est-ce bien normal qu'une personne comme Michel Bernard, qui a servi la communauté Meylannaise en révélant des malversations exercées contre les Meylannais, soit entravé dans son expression ? A-t-on oublié les droits élémentaires liés à la liberté d'expression à Meylan ?

Ces faits sont honteux et doivent être dénoncés avec force et véhémence : il n'est pas normal qu'un lanceur d'alerte comme Michel Bernard soit entravé lorsqu'il essaie de dire que l'ex-Maire de la ville a abusé de la confiance de ses électeurs !

M. Michel Bernard a le droit le plus élémentaire de s'exprimer et ce droit doit lui être rendu immédiatement !

Une lettre de Michel Bernard daté du 25 novembre 2015

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CENSURE A MEYLAN !

Voici le mail de la mairie en réponse à mon texte d’expression politique :

« Mme Lecoeur*, en sa qualité de directrice de la publication, a pris la décision de ne pas publier votre texte d’expression politique dans Meylan Ma Ville en l’état.
Il porte en effet principalement sur une affaire de justice. Or, la vocation du magazine de la ville est avant tout d’informer sur les réalisations et la gestion du conseil municipal.
Aussi, je vous invite à me communiquer votre texte modifié au plus tard, demain, mercredi 2 décembre en fin de journée.»


Ma réponse en guise de texte d’expression politique !

Il est écrit que "l'expression des groupes politiques est libre, dans les limites imposées par la loi et la jurisprudence. Les textes sont donc de l'entière responsabilité de leurs auteurs".

"Informer sur les réalisations et la gestion du Conseil Municipal" c'est aussi parler de ce qui se passe de très important au sein du conseil municipal et de la ville de Meylan et surtout d’en informer les Meylanais. Le renvoi en correctionnel d'un ancien maire n'est pas anodin! Pourquoi vouloir passer sous silence cette information ? Qui cela peut-il gêner ?

L'affaire judiciaire dont l'instruction est close depuis peu, est un élément nouveau extrêmement important dans la vie de la commune. Laisser aux groupes d'opposition le soin de s'exprimer et un gage de démocratie !!! D'ailleurs à ce sujet, les élus de la majorité ne se sont toujours pas exprimés?

Les contribuables Meylanais paient un service de communication pour informer et le cas échéant relayer une information dès plus importante liée à notre commune. Le renvoi en correctionnel de Madame Tardy et de son époux n'est peut être pas une information capitale ?

Pourquoi vouloir le nier ?

A Monsieur Guiguet maintenant de lever cette ambiguïté!

Michel BERNARD
Agir Pour Meylan

Et voici la nouvelle réponse de la Mairie !!!

Bonjour,
Compte tenu du fait que la directrice de la publication engage sa responsabilité pénale pour les propos tenus dans le magazine Meylan ma ville.(sic)!
Compte tenu du caractère inhabituellement polémique des propos que vous avez choisis de tenir,la décision a été prise de faire appel à un conseil extérieur, afin de mesurer le risque encouru par la directrice de la publication.(sic)!

Vous serez informé des suites dans les meilleurs délais.

Cordialement.

La polémique ne vient-elle pas de la Mairie ? On attend la suite…du conseil extérieur...

*Madame Lecoeur est conseillère municipale de la majorité..

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Publié le 7 Décembre 2015

Quand la pourriture est poursuivie à Meylan

Il était temps mais Madame Marie-Christine Tardy, qui a été longtemps Maire de Meylan, est aujourd'hui renvoyée en correctionnelle pour "prise illégale d'intérêt".

Ce qui est plus que bizarre, voire complètement anormal, c'est que la majorité des citoyens de Meylan ait voté pour elle, en connaissance de cause, lors des dernières élections municipales !

C'est un non-sens absolu et une anormalité que l'on ait pu continuer à faire confiance à cette personne, alors même que des indices graves, récurrents et concordants mettaient en cause sa probité !

Cela ne lui a pas rendu service : quand on est mis en examen, il est de son devoir de démissionner de son poste afin de pouvoir pleinement se consacrer à sa défense.

Elle ne l'a pas fait, mais dans ce cas, avec la multitude d'indices qui la mettaient en cause, les citoyens Meylannais auraient dû le faire. Là non plus, ils ne l'ont pas fait, croyant le populisme et la démagogie servie par l'édile.

Quand des pourris sont mis à la tête d'une commune, les citoyens en portent la majeure partie de la responsabilité, d'autant plus lorsque les faits sont connus.

Aujourd'hui, le citoyen Meylannais est donc reconnu pour être complice des méfaits de l'édile de leur commune à leur encontre, ce qui révèle une stupidité et une crétinerie évidente.

Pauvres Meylannais...

Un article de France-Bleu Isère daté du 24 Novembre 2015

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Meylan : Marie-Christine Tardy renvoyée devant le tribunal correctionnel
Par Lionel Cariou, France Bleu Isère
Mardi 24 novembre 2015 à 15:12

L'ancienne maire de Meylan est renvoyée devant le tribunal correctionnel pour "prise illégale d'intérêt". Elle comparaitra en février. Son mari, architecte, est également poursuivi. Marie-Christine Tardy est soupçonné d'avoir favorisé son époux dans des programmes immobiliers.

Marie Christine Tardy, ex maire Les Républicains de Meylan -elle a démissionné le 24 septembre- sera jugée avec son mari en février. Elle est renvoyée devant le tribunal correctionnel de Grenoble pour "prise illégale d'intérêts" et son mari pour "recel de prise illégal d'intérêts". Elle est soupçonnée d'avoir avantagé son mari, architecte, dans des programmes immobiliers construits sur sa commune.

Marie Christine Tardy qui est toujours conseillère régionale jusqu'aux prochaines élections de décembre, avait été mise en examen pour conflit d'intérêts, le 24 juillet 2013, après avoir passé une nuit en garde à vue au commissariat de Grenoble. France Bleu Isère le révélait dès le 30 avril 2013.

Le tribunal correctionnel lui demandera de s'expliquer publiquement sur des marchés immobiliers montés par des structures, comme Innovallée qui bénéficiaient de subventions de la ville.

Marie-Christine Tardy a toujours affirmé qu'elle ne savait sur quoi travaillait son mari

Le cabinet de Michel Tardy s'était retrouvé sous-traitant de marchés publics qui étaient attribués à d'autres cabinets. L'accusation montre que Marie-Christine Tardy intervenait pour choisir des architectes à condition qu'ils cèdent une part non négligeable des recettes au cabinet de son mari, sans que ce dernier ne travaille pour autant sur le dossier. Les marchés en question sont des programmes de bureaux et de logements sur la commune de Meylan.

L'immeuble le Berlioz, avenue de Verdun et un autre projet dans la zone artisanale des Sources et dans le quartier Maupertuis. C'est le premier adjoint UMP de Meylan, Michel Bernard qui avait alerté la justice. Marie-Christine Tardy avait déclaré qu'elle ne savait pas pour qui travaillait son mari. La procédure est maintenant terminée. Il n'y a plus de possibilité d'appel. La suite se jouera en février au Palais de Justice de Grenoble.

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Publié le 4 Décembre 2015

Il faut cesser la fuite en avant de l'exploitation mortifère des ressources de notre planète !

Quand l'Homme se rendra-t-il enfin compte qu'il faut qu'il cesse d'abuser de sa planète comme il le fait actuellement ?

Tous les ans, l'Homme exploite toujours plus les ressources de la Terre qui représente sa seule maison... Il faut cesser cette fuite en avant car la survie même de l'Homme en dépend. La Terre, elle, n'a rien à craindre, elle en a déjà vu d'autres : des catastrophes de toutes sortes ont toujours jalonné son existence. Par contre, la survie de l'espèce humaine est en train d'être engagée à cause même de sa présence ! Il est temps d'arrêter de se croire plus intelligent que tout le monde et cesser ces pratiques qui engagent l'existence des générations futures sur la Terre.

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Depuis cette nuit, la Terre vit sur ses réserves
Le Monde.fr | 13.08.2015 à 00h09 • Mis à jour le 13.08.2015 à 06h44

L’humanité vit désormais au-dessus de ses moyens. En moins de huit mois, elle a déjà consommé toutes les ressources naturelles renouvelables que la planète peut produire en un an. L’organisation non gouvernementale Global Footprint Network réalise ce calcul depuis une vingtaine d’années. Grâce à des données fournies par les Nations unies, elle compare l’empreinte écologique, qui mesure l’exploitation des ressources naturelles de la Terre par l’homme, avec la biocapacité de la planète, c’est-à-dire sa capacité à régénérer ses ressources et absorber les déchets, comme les émissions de gaz à effet de serre. L’ONG détermine ainsi le jour de l’année où l’empreinte écologique dépasse la biocapacité. Pour 2015, ce « jour de dépassement » est le 13 août.
Toujours plus précoce, cette date avance de trois jours par an, en moyenne, depuis 1970. En 2005, elle tombait début septembre et en 1975, fin novembre. « Même si notre calcul est approximatif, il montre que le dépassement est très élevé. Et que l’humanité continue d’accroître sa consommation de ressources, alors qu’elle vit déjà à crédit », s’inquiète Mathis Wackernagel, fondateur de l’ONG et cocréateur du modèle de calcul. A partir du « jour de dépassement », l’humanité creuse sa dette écologique. Une dette dont la planète et ses habitants paient déjà le prix : déforestation, baisse des réserves d’eau, épuisement des ressources aquatiques, accumulation de déchets et de gaz à effet de serre…
« Cercle vicieux »
A quelques mois de la conférence mondiale sur le climat (COP21), le jour de dépassement prend une résonance particulière. « Les négociations à venir seront capitales pour réduire l’empreinte écologique. Car les premiers responsables de son augmentation, ce sont nos émissions de carbone », précise Sebastian Winkler, vice-président de l’organisation internationale. Rien que pour absorber les gaz à effet de serre émis par l’homme, 85 % de la biocapacité totale de la planète sont aujourd’hui nécessaires, d’après l’ONG.

« C’est un cercle vicieux : notre mode de consommation dégrade les écosystèmes dont nous dépendons. Il rejette des gaz à effet de serre dans l’atmosphère, et le réchauffement climatique aggrave encore la situation », alerte Diane Simiu, directrice des programmes du WWF France, organisation de protection de l’environnement.

Autres facteurs qui expliquent cette fuite en avant, l’accroissement de la population et l’augmentation du niveau de vie des Brics – Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud –, les grandes puissances émergentes. Car s’il faudrait 1,6 planète pour répondre au besoin de l’humanité, tous les pays ne sont pas logés à la même enseigne. Les Chinois auraient besoin de 2,7 Chine pour répondre à leur besoin. Ce qui la place devant la France (1,4) ou l’Inde (2), mais derrière la Suisse (3,5) ou le Japon (5,5). Et demain, si la tendance se poursuit, il faudra 2 planètes pour répondre à nos besoins en 2030.

Prise de conscience
Face à ce constat inquiétant, les 195 pays qui participeront aux négociations climatiques auront-ils encore les moyens d’inverser la tendance ? « Oui, répond Sebastian Winkler, avec optimisme. Si nous arrivons à nous accorder sur une réduction de 30 % de nos émissions de CO2, nous pourrons infléchir la courbe. » En 2030, le jour du dépassement serait alors repoussé au 16 septembre, au lieu du 28 juin si rien ne change.
« Malgré les beaux discours, peu de dirigeants croient en l’intérêt, pour leur pays, de réduire leurs rejets, nuance Mathis Wackernagel. Pourtant, ce que montre notre indicateur, c’est que les États sont dans une situation critique. Comment faire prendre conscience à nos dirigeants qu’utiliser des ressources que l’on ne possède pas entraîne un grave risque économique ? »
Pour le fondateur du Global Footprint Network, cette prise de conscience est essentielle, car ensuite, les leviers d’action sont multiples : « Densifier les villes, transformer notre système énergétique en développant les énergies renouvelables et en économisant l’énergie, réduire la place de la viande dans notre alimentation et aussi encourager la population à avoir moins d’enfants. » Diane Simiu, du WWF France, met elle aussi l’accent sur la politique énergétique : « Les gouvernements doivent agir dès maintenant, en accélérant le déploiement des énergies renouvelables, en renforçant l’efficacité énergétique et en supprimant leurs subventions aux énergies fossiles. » Pour vivre à nouveau, un jour, dans les limites de notre planète.
Nathalie Picard

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