Création du Parti du Renouveau Politique (PRP)

Publié le 8 Avril 2013

Notre pays est en crise. Nous le devons à une conjecture mondiale, mais pas seulement.

Depuis 1981, aucune formation n'a voté un budget à l'équilibre. Notre dette est devenue, de fait, abyssale.

L'ensemble de nos politiciens a échoué, de gauche comme de droite. Cela n'est guère étonnant : le cheminement science-po - ENA, formations juridiques, n'a appris en rien à nos hommes politiques à diriger un pays.

Trop peu ont travaillé. Ils ne connaissent en rien les préoccupations des Français. Leur travail a été dirigé, pour la plupart, par leur copinage politique, ce qui les a conduits à des fonctions où ils profitent du système, sans apporter de réelle compétence à leur poste.

La conclusion s'impose aujourd'hui : de par leur incompétence, la population Française doit mettre fin à leurs fonctions.

La création de notre parti est motivée par le fait que l'incompétence de nos dirigeants alimente une montée des extrêmes, à gauche comme à droite. Le Front National et les partis d'extrême gauche profitent de l'ambiance "tous pourris" pour fournir des solutions dangereuses et néfastes.

En économie, les manques sont fragrants : bien que la France soit la championne de la productivité, on y travaille trop peu pour rattraper ses manques. Son taux de chômage explose, les pré-retraites deviennent la règle et nous dépensons un argent monstre pour que la population travaille le moins possible. Par démagogie, l'ensemble de la classe politique préfère le statuquo. Personne ne veut remettre en cause les 35h. Qu'on s'entende : à titre personnel, je les aime, mais je suis convaincu qu'elles sont néfastes à l'économie de notre pays. Elles devaient résorber le chômage. On voit le résultat : nous sommes dans la moyenne (10%), quand l'Allemagne est en tête de classement (5%). Elles coûtent beaucoup d'argent en exonérations et ne remplissent pas leur rôle. Nous avons un modèle social fort, qu'il faut préserver. Mais il faut raison garder : nous ne réussirons pas à être un grand pays en travaillant moins que les autres. J'ai vu des personnes refuser un emploi car les indemnisations chômage étaient supérieures au futur salaire ! Il faut oser le dire devant les Français : le modèle social est une aide qui ne peut ni ne doit devenir la norme, nous n'en avons pas les moyens !

La France aime taper sur ses entrepreneurs. On ne compte plus les artisans, les commerçants, qui ont du mal à boucler leur fin de mois à cause des prélèvements obligatoires (RSI, Urssaf, etc.). Il faut redonner du souffle à nos entrepreneurs, car, sans entrepreneur, il n'y a pas d'emploi.

Cependant, ces grands patrons du CAC40 causent aussi du tort à notre pays. Leur salaire son votés entre eux. Les patrons participant aux conseils d'administration votent les salaires de leurs camarades, pendant que ceux-ci leur rendent la pareille. Ce clientélisme, ce copinage coûte cher : en 1980 le salaire moyen d'un patron était de 351 fois le SMIC, il est aujourd'hui de 548 fois. Les augmentations de ces patrons sont aussi fabuleuses : +69% contre +13% pour les salariés à Carrefour, +135% contre +24% à EDF, +196% contre +16.3% à Renault. Est-il normal que le PDG de Publicis, M. Maurice Levy émarge à 20Millions d'Euros ? Que Carlos Ghosn, patron de Renault soit payé 13Millions d'Euros ? Que Bernard Charlès, PDG de Dassault Système soit payé 10Millions d'Euros ? Un patron du CAC40 touche en moyenne 4Millions d'Euros par an. Dans ces temps de crise, il faut savoir dire stop, surtout quand les patrons touchent des primes à l'entrée (Golden Hello), des primes à la sortie (Goldent Parachute) et une retraite chapeau (temps d'ancienneté négociée à l'embauche) avant même que l'on évalue sa performance ! Il faut interdire les Golden Parachute, Golden Hello et retraites chapeau car ces rémunérations ne sont pas soumises aux performances du patron.

Nos institutions marchent sur la tête : le mille-feuille administratif coûte cher. A tous les niveaux, communes, communautés de communes, départements, régions, on met des hommes qui, chargés de l'économie, qui chargés des transports... Résultat : des doublons à tous les niveaux, un nombre d'élus, rémunérés bien entendu, qui s'envole et 5 Millions de fonctionnaires qu'il faut payer tous les mois. Un exemple d'inefficacité ? A la communauté de commune de Voiron, les 88 élus ont voté un budget qui a quadruplé les charges des petites et moyennes entreprises. Devant la bronca, ils sont revenus en arrière disant qu'ils n'étaient pas au courant des répercussions de la mesure. Ne pouvait-il se trouver dans ces élus une dizaine de personnes à réfléchir à ces répercussions au lieu de voter aveuglément une mesure vis à vis de forces vives de la communauté ?

Parallèlement à ces élus, cumulards en puissance, le Maire de Moirans, commune de 7000 habitants, n'est indemnisé qu'à hauteur de 2000Euros bruts par mois ! Ainsi, le cumul est érigé en mode de gouvernance obligatoire car le cumul est un corollaire à l'indemnisation décente. Le cumul nuit aux prises de décisions car on ne peut faire un bon travail quand il est partagé avec d'autres. Le statut d'élu doit donc être réformé : il faut deux fois moins d'élus, qu'ils soient mieux rémunérés, et interdits de cumul de mandats. Parallèlement, il faut éliminer tous les doublons dans les échelons locaux.

Notre éducation est à la peine. Elle coûte cher pour des résultats médiocres. Notre classement international est mauvais, mais nos responsables éducatifs préfèrent remettre en cause le classement. Nous sommes malades, mais nous préférons casser le thermomètre. On veut promouvoir une classe d'âge au Bac en réduisant le niveau. Résultat, les échecs se portent en licence. On veut maintenant promouvoir la réussite en licence, mais le niveau sera trop faible pour le marché du travail. Alors quoi ? N'oublions pas que l'éducation sert à ce que les élèves soient les futures forces vives de notre pays. Dans les forces vives, il y aura des ouvriers, des ingénieurs, des chefs d'entreprise. Peu importe le niveau d'étude, le citoyen devra trouver son compte dans la société ! Ne vaut-il pas mieux une personne ayant un BEP sur le marché du travail, qu'un titulaire Bac+12 au chômage ?

En matière de santé, nous courrons à la catastrophe. Les médecins se trouvent tous au même endroit, créant de véritables déserts médicaux. Un notaire ne peut s'installer où il veut, pas plus qu'un biologiste, qu'un pharmacien, qu'un huissier. Par contre, le médecin, lui, le peut. Est-ce à dire qu'un huissier est plus important qu'un médecin ? La rémunération à l'acte a aussi été ravageuse pour le bien être de notre population, transformant la santé comme une véritable entreprise lucrative où les gens les mieux soignés seront les plus riches. Ce principe contrevient à toutes les valeurs sociales de notre pays.

Je ne reviendrai pas sur les affaires Cahuzac et autres du même genre. On ne compte plus ces hommes politiques, de gauche comme de droite, qui donnent des leçons aux Français dans l'hémicycle pour oublier de se les appliquer d'abord à eux-mêmes. On ne compte plus ces pseudos directeurs de cabinet, comme M. Julien Polat à Moirans, rémunéré près de deux fois l'indemnité du maire, sous prétexte d'emploi précaire. Pendant ce temps, dans des entreprises, des cadres de salaire équivalent, sont responsables d'équipes et ne voient leur famille qu'en pointillé, écrasés par leurs contraintes professionnelles.

Nous allons donc créer, sous peu le Parti du Renouveau Politique (PRP). Il sera pragmatique, consensuel et responsable. Ses dirigeants viendront de la vie civile. Ils auront été salariés, chefs d'entreprise, exercé dans la fonction publique. Ils sauront de quoi ils parlent et dépasseront leur croyance pour privilégier l'intérêt général.

Rejoignez-nous dès maintenant et redonnons les véritables lettres de noblesse à ce pays que nous aimons.

 

Philippe NOVIANT - Fondateur

 

http://www.partirenouveaupolitique.org

Rédigé par Philippe NOVIANT

Publié dans #Parti Renouveau Politique

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