Est-il bien utile de suivre ces conseils ?

Publié le 3 Septembre 2014

dicteeQuand on lit ces conseils, on a l'impression que l'on va recruter l'élite du pays. Las, l'espace est loin de la coupe aux lèvres ! Quand on pense que la majeure partie des gens qui nous gouvernent proviennent des IEP, on se dit que cette école est plus une source d'incompétence que de génie !

Une compétitivité économique en berne, un taux d'endettement de notre pays record, une éducation très chère et médiocre, des taux de croissance proches du zéro absolu, pas un seul budget voté à l'équilibre depuis 1974, une méconnaissance totale du monde économique, une méconnaissance totale sur la notion de chiffre d'affaires, une gouvernance politique qui laisse la démocratie de côté pour favoriser une bande de nantis que sont les membres des Conseil d'Etat, Cour de cassation et Conseil Constitutionnel, une propension à mettre le citoyen au service du Droit et non l'inverse...

J'en rajoute encore ou ça suffit ?

Tous nos dirigeants sortent donc des IEP, mais aucun ne sait répondre aux questions d'un simple citoyen comme moi.

L'IEP est-elle donc source de génie ou d'incompétence ?

A vous de juger...

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Les recommandations du jury pour entrer en IEP

LE MONDE | 08.01.2014 à 15h19 • Mis à jour le 09.01.2014 à 17h24 | Par Nathalie Brafman

L’Institut d'études politiques de Rennes fait partie du réseau Sciences Po Concours Commun.

Chaque année, ils sont des milliers à se présenter au concours commun de six Instituts d’études politiques (IEP) de région. Lors de la session 2013, 8 900 candidats ont tenté leur chance mais seulement 960 ont été admis. Comment réussir ? La réponse est dans un rapport d’une vingtaine de pages rendu public par le réseau Sciences Po Concours Commun qui regroupe les IEP d’Aix, Lille, Lyon, Rennes, Strasbourg et Toulouse et, pour la session 2014, le petit nouveau : Sciences Po Grand Paris (Ouest).

C’est une première. Dans ce rapport, correcteurs et enseignants éclairent les candidats sur ce que l’on attend exactement d’eux aux trois épreuves : langues vivantes, histoire et questions contemporaines. Dans chacun des IEP, chaque correcteur a rempli un questionnaire. Les connaissances, lacunes, réflexions, expression ou orthographe… Tout a été passé au crible.

« C’est un outil pour nous mais surtout pour les candidats. Nous portons à la connaissance de tous les remarques que les correcteurs se font lorsqu’ils corrigent les copies. Mais comme nous voulons aussi les aider à préparer ce concours, indique Philippe Raimbault, directeur de Sciences Po Toulouse et président du jury du concours 2013, nous leur donnons des conseils et des préconisations. Certaines erreurs étant dommageables, voire définitives. » Comme l’orthographe : une copie truffée est rédhibitoire !

Langues Quatre langues sont proposées : allemand, anglais, espagnol et italien. D’une durée d’une heure trente, l’épreuve, qui consiste à vérifier la maîtrise d’une de ces langues, s’appuie sur la compréhension d’un article d’opinion et un travail d’expression écrite. « Cette épreuve ne s’improvise pas. Ce qui est valorisé en premier lieu, c’est la qualité de la maîtrise linguistique », relève M. Raimbault. Grammaire, syntaxe et vocabulaire varié et nuancé sont requis.

« Les copies excellentes ont été celles qui ont su conjuguer une langue fluide et claire à l’exigence d’analyse, de cohérence et de précision », note le rapport. Alors, pour se préparer correctement à cette épreuve, il est essentiel d’avoir un contact permanent avec la langue choisie. « Les exigences de l’épreuve sont différentes de celles du baccalauréat, il faut aller au-delà du programme de terminale. » L’idéal est donc de lire le plus possible, d’écouter la radio, de regarder des émissions de télévision, mais aussi d’assimiler des connaissances en géographie ou encore en histoire…

Histoire Un mot d’ordre pour cette épreuve de trois heures pour un seul sujet proposé : argumenter, « problématiser » plutôt que réciter ses connaissances sans fil directeur. « C’est une des critiques majoritairement formulées par les correcteurs, énonce le directeur de Sciences Po Toulouse. Trop de copies sont des récitations scolaires sans problématisation. »

La maîtrise de l’exercice de dissertation est incontournable : définir le sujet, ne pas s’en écarter, structurer son plan en séparant clairement les différentes parties.

Pour 2014, le thème « Le monde, l’Europe et la France de 1945 à nos jours » a été retenu. Lors de la session 2013, c’est « La démocratie en Europe de 1945 aux années 2000 » qui est tombée. Les copies qui ont proposé une vraie réflexion, dès l’introduction, « sur la notion de démocratie et sur la coexistence de deux modèles, démocratie libérale et démocratie populaire », ont été valorisées. De même, « la capacité à mobiliser des connaissances qui n’étaient pas uniquement événementielles mais permettaient de montrer la portée de la démocratie dans les domaines sociaux, économiques et surtout culturels a été particulièrement appréciée ».

Pour se préparer à cette épreuve, mieux vaut réviser ses cours de première et ficher ceux de terminales ES ou L de l’ancien programme en vigueur jusqu’en 2011-2012. Selon les examinateurs, l’épreuve est un peu discriminante pour les bacheliers de la série S puisque « le programme en terminale ne couvre pas l’intégralité de celui des IEP », reconnaît M. Raimbault. Pour qu’ils puissent se mettre au niveau, les IEP donnent depuis deux ans une bibliographie.

Toutefois, l’apprentissage par cœur ne suffit pas. Il faut travailler la réflexion, apprendre à hiérarchiser ses connaissances et maîtriser la chronologie finement. « Beaucoup trop de copies baignent dans un flou chronologique », estiment les correcteurs. Enfin, concernant la forme, l’un des conseils est d’écrire moins mais mieux, de proscrire les tics de langage et d’utiliser un français simple et clair plutôt que des formules à l’emporte-pièce. « Il faut peser chaque mot et faire un effort de concision et de vocabulaire. Une copie n’est pas meilleure parce qu’elle est plus longue ! » Mais, comme l’équilibre est subtil, il ne faut pas non plus qu’elle soit trop courte. En 2013, les jurys ont déploré que trop de copies ne comportent que deux pages.

Questions contemporaines L’épreuve se compose d’une dissertation de trois heures sur un sujet au choix. Deux thèmes sont définis au mois de juin de l’année d’avant. En 2014, ce sera le travail et la culture. Deux thèmes en lien avec l’actualité. Aussi la lecture critique de la presse constitue-t-elle « un atout mais suppose aussi un investissement des élèves en amont », note le rapport.

D’autant que ce n’est ni une dissertation de philosophie ni un exercice évaluant les connaissances liées à l’histoire contemporaine ou à l’actualité. « Pour cette épreuve, nous n’attendons pas un plan type mais une réflexion argumentée qui soit celle du candidat », précise M. Raimbault. Une introduction, deux ou trois parties structurées et une éventuelle conclusion : le candidat qui sait structurer un devoir a évidemment toutes ses chances.

La présence d’une problématique s’appuyant sur une définition précise de tous les termes du sujet est valorisée. Pas question de répondre aux sujets par un « oui mais » et des lieux communs… Analyser le sujet et réfléchir avant d’écrire sont deux conditions pour réussir. A proscrire absolument : l’empilement de connaissances, de faits d’actualité et de références ainsi que la multiplication de citations. « Tout cela ne peut suffire à construire le raisonnement attendu. »

Le rapport est disponible sur : www.sciencespo-concourscommuns.fr

    Nathalie Brafman
    Journaliste au Monde Suivre Aller sur la page de ce journaliste

Il n’y a pas un baccalauréat « Sciences Po »

Si les bacheliers de la série ES sont les plus nombreux à se présenter aux concours des Instituts d’études politiques (IEP) de région (57 % contre 30 % pour la série S et 13 % pour les L), cette origine n’a pas d’influence réelle sur les résultats. « Les pourcentages de réussite sont similaires lorsque l’on examine la provenance des admis », précise le rapport du jury. Il n’y a donc pas un baccalauréat qui prépare mieux que les autres au concours. « Ce sont les très bons élèves des matières littéraires des trois bacs généraux qui réussissent le mieux », affirme Pierre Mathiot, directeur de l’IEP de Lille. En revanche, 100 % des candidats admis au concours obtiennent une mention au bac. Et, bien sûr, le plus souvent, c’est une mention bien ou très bien.

Un concours commun

Une sélection intense En 2013, quelque 8 900 candidats ont passé les épreuves du concours commun – qui regroupe les IEP d’Aix, Lille, Lyon, Rennes, Strasbourg et Toulouse –, 960 ont été admis. 46 % étant bacheliers de l’année.

Origine des candidats La série ES arrive en tête, trustant 57 % des places, loin devant les séries S (30 %) et L (13 %).

Sexe des candidats Les filles constituent 59 % des candidats, mais 54 % des admis.

Origine géographique Provence-Alpes-Côte d’Azur (18 %) et Ile-de-France (44 %) devancent la Bretagne et Rhône-Alpes (10 % chacune) puis Midi-Pyrénées (7 %).

Affectation A l’issue des affectations, plus de 87 % des candidats ont obtenu un de leurs deux premiers vœux (72,69 % d’obtention du premier vœu et 14,54 % d’obtention du deuxième vœu).

Indépendance Bordeaux et Grenoble organisent leur propre concours. Sciences Po Grand Paris (Ouest) rejoint le concours commun.

Rédigé par Philippe NOVIANT

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