La France n'a pas vocation à accueillir des voyous

Publié le 19 Juin 2014

article_Lyceens.JPGL'occasion était trop belle pour les Lycéens de sécher quelques heures de cours ! En quoi, un Lycéen, qui ne participe (pas encore) à la richesse de l'Etat, aurait-il le droit de manifester ? Sa place est en cours, et nulle part ailleurs ! Bien entendu que l'occasion était aussi trop belle vis à vis des profs d'inciter les élèves à gambader dans la rue : cela leur permet de glander mais de continuer à toucher leur salaire. Car, si les profs avaient été contre, en disant très clairement que les élèves n'étaient en rien autorisés à manifester, personne n'aurait bougé.

En attendant, on manifeste pour quoi ? Pour un élève qui est un voyou, ayant été interpellé pour vol dans un magasin de sport.

La France n'a pas vocation à accueillir des voyous ! Le droit doit s'appliquer et ne pas se dicter sa conduite par quelques Lycéens fainéants supportés par quelques profs ayant un poil dans la main.

Un article du journal 'Le Monde' daté du 19 Octobre 2013

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Plus de vingt lycées bloqués et une manifestation à Paris

UNE GROSSE VINGTAINE de lycées parisiens étaient bloqués, vendredi matin 18 octobre. Sept autres établissements étaient perturbés dans l'académie de Créteil et une dizaine en province. Une manifestation était annoncée dans l'après-midi à Paris, pour protester contre les expulsions de Leonarda Dibrani, collégienne kosovare remise à la police le 9 octobre lors d'une sortie scolaire, et de Khachik Kachatryan, un lycéen parisien expulsé vers l'Arménie.

Jeudi 17 octobre, des milliers de lycéens ont déjà défilé - entre 2 500, selon la police, et 7 000, selon le syndicat de lycéens FIDL - et au moins dix-huit lycées ont été perturbés. Les manifestants lançaient des slogans hostiles au ministre de l'intérieur tels que " Khachik en France, Valls en Arménie ", " Valls démission " ou " Libérez Khachik ! ".

A Paris, le mouvement s'est cristallisé sur le cas du lycéen arménien. Khachik Kachatryan, né en 1994 en Arménie, est arrivé clandestinement en France en 2011 avec ses parents et sa soeur. Toute la famille dépose alors une demande d'asile. " Son père, un opposant, partisan de l'ancien président, était persécuté par le pouvoir actuel ", assure Dante Bassino, secrétaire général de la CGT Educ'action, militant du Réseau éducation sans frontières et membre de la direction de la fédération PCF de Paris.

Mais la demande d'asile de Khachik Kachatryan est rejetée par l'Office de protection des réfugiés et des apatrides (Ofpra), le 23 mars 2012, puis par la Cour nationale du droit d'asile, le 30 janvier. Pour les deux juridictions, les menaces dont la famille fait état ne sont pas avérées. D'autant plus que l'Arménie est inscrite sur la liste des pays " sûrs " de l'Ofpra, qui déclenche une procédure prioritaire, et, souvent, des refus. Le 7 mai, la Préfecture de police prononce une obligation de quitter le territoire.

Pour autant, la décision n'est pas suivie d'effets, et Khachik Kachatryan peut s'inscrire en CAP " agent d'entreposage et de messagerie " au lycée professionnel Camille-Jenatzy (Paris-18e). Mais, le 19 septembre, il est interpellé en flagrant délit dans une affaire de vol dans un magasin de sport. Sans-papiers, il est placé au centre de rétention de Vincennes à l'issue de sa garde à vue. Ses recours et une nouvelle demande d'asile sont rejetés. Le 12 octobre, il est expulsé.

" On a étudié attentivement son dossier, explique-t-on à la préfecture. Mais, il est arrivé très récemment en France, il est majeur, célibataire, sans enfants. Ses parents et sa soeur sont entrés eux aussi de façon irrégulière et sont également sous le coup d'obligations de quitter le territoire. Et la scolarisation n'appelle pas la régularisation automatique. "

Selon M. Bassino, de retour en Arménie, Khachik Kachatryan a été retenu quelques heures par la police à l'aéroport, puis trois jours au commissariat de son village avant d'être libéré sous contrôle judiciaire. Il est visé par une assignation de la justice arménienne, datée du 6 août, qui l'informe qu'" une enquête judiciaire a été ouverte ", car il a " failli à - son - obligation de service militaire ". Mais le lycéen n'a pu produire à temps ce document, que Le Monde a pu consulter. Pas plus qu'une attestation de l'avocat de son père affirmant que ce dernier " a subi une agression à son domicile de la part des membres du service des affaires intérieures " le 27 octobre 2007, avant d'être " arrêté à cause de ses convictions politiques ". L'Arménie vivait alors une campagne électorale présidentielle mouvementée.

Service Société

Rédigé par Philippe NOVIANT

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