La lâcheté de notre ministre de l'éducation

Publié le 26 Août 2014

dicteeEncore une preuve que les politiques qui nous gouvernent sont des purs incompétents. Il aura suffit que des bandes de nantis se rebiffent en refusant de bosser plus, pour que notre ministre de l'éducation recule. C'est vrai que l'on ne pouvait attendre autre chose de la part d'un ministre d'un président qui aura fait baser la reculade permanente dans sa manière d'exercer le pouvoir !

Notre président est un lâche, un peureux. Il est immobile car il est incompétent.

Rien d'étonnant donc à ce qu'il aille faire la guerre derrière son armée dans les pays d'Afrique. Par contre, il prend soin de prendre les moins forts : pas d'engagement en Syrie où nos troupes pourront être victimes des gaz de M. Assad ! Non ! Il faut combattre les faibles car c'est comme cela que l'on remportera les victoires. A quoi sert-il d'aller faire la guerre au Mali ou en Centrafrique ? A être aimé des Africains. C'est bien, mais ensuite ?

La France a-t-elle comme finalité d'aller faire la guerre à tous les minus qui font la guerre à travers le monde ? Si c'est pour se faire aimer, assurément, mais notre président à du boulot à faire en France avant. C'est compréhensible d'aller chercher de l'amour ailleurs alors qu'en France il en manque. Cependant, il faut être courageux pour se faire aimer. M. Hollande n'est ni courageux en Afrique, puisque c'est l'armée qui bosse, ni courageux en France puisqu'il ne fait rien.

Pauvre France !

Un article du journal 'Le Monde' daté du 13 décembre 2013

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Vincent Peillon reporte sa décision sur la réforme des classes préparatoires
Le ministre de l'éducation laisse la négociation sur le temps de travail des professeurs " ouverte "

Le " mammouth " est-il réformable ? La question se pose à nouveau, au vu du coup de frein sur les négociations concernant le métier d'enseignant. Inaugurées le 18 novembre au ministère de l'éducation nationale, celles-ci devaient aboutir à de premières décisions jeudi 12 décembre.

Surprise, il n'en est rien. En tout cas pas en ce qui concerne l'épineux dossier des classes préparatoires aux grandes écoles. Le ministre de l'éducation nationale, Vincent Peillon, a annoncé que les discussions sur le temps de travail des professeurs de prépa n'étaient pas " mûres ", et par conséquent qu'elles restaient " ouvertes ". Reculade ? A plusieurs reprises, ces derniers jours, en dépit d'une mobilisation inédite – 60 % de grévistes le 9 décembre –, le ministre a répété qu'il maintiendrait le cap. Qu'il mettrait en œuvre une réforme imposant aux enseignants de prépa soit de travailler plus, soit de gagner moins.

Seule mesure confirmée : les enseignants en zone d'éducation prioritaire (ZEP) bénéficieront d'un allégement de leurs " obligations de service ", c'est-à-dire de leur nombre d'heures de cours par semaine. Aujourd'hui fixées à 18 heures, elles diminueront de deux heures environ, pour renforcer le suivi des élèves et le travail en équipe. " A terme, cette mesure concernera 300 établissements, un certain nombre, j'espère, dès la rentrée 2014 ", se borne à préciser M. Peillon. En reportant à plus tard les arbitrages sur les classes préparatoires, le ministre entend démontrer que le financement de la mesure en ZEP ne dépend pas de la suppression de certains avantages en prépa. Autrement dit, qu'il ne " déshabille pas Pierre pour habiller Paul ", contrairement aux critiques qui lui ont été faites.

Reste que le sort des 300 000 autres enseignants de collège et de lycée est laissé en suspens. Car pour eux aussi, les négociations, qui portent sur une redéfinition de leurs missions, n'ont pas encore abouti. Comme si le point de crispation sur les 6 000 professeurs de classes préparatoires bloquait les évolutions dans tout le secondaire. Aucune mesure les concernant ne devait être annoncée aux syndicats, jeudi, alors même que la plupart d'entre eux jugeaient, la veille au soir, le dossier bien engagé.

Bien que l'entourage du chef de l'Etat démente être à l'origine du revirement concernant les classes prépas, et précise que " c'est une décision qui appartient en propre au ministre, afin d'approfondir la concertation ", l'Elysée serait bien intervenu, selon nos informations. Après un an de mobilisation sur les rythmes scolaires, et alors que les professeurs de prépa montent au créneau , il s'agit de calmer le jeu, d'éviter la contagion. " On ne peut pas avoir trop de fronts ouverts en même temps. Réussissons la réforme de la formation des maîtres et celle des rythmes, et ne nous dispersons pas ", estime Yves Durand, député (PS) du Nord et rapporteur de la loi d'orientation sur l'école votée cet été.

Sans compter que les professeurs de prépa ne manquent pas de soutiens. Les normaliens, ex-élèves de prépa, sont nombreux parmi les politiques, les chefs d'entreprise, les journalistes… voire au sein même du gouvernement. Dans les hautes sphères du pouvoir, beaucoup rechignent à s'attaquer à la formation des élites.

Côté syndical aussi, la pression est forte. Le SNES-FSU, premier syndicat du secondaire, a demandé expressément au ministère de poursuivre les négociations. Il a eu gain de cause. Le projet qui concerne les prépas est pour lui un point de blocage. " Il pèse sur l'évolution du reste des négociations ", reconnaît Frédérique Rolet, cosecrétaire générale du syndicat.

Le " reste des négociations " n'est rien de moins que la réécriture du décret de 1950, qui réduit le métier d'enseignant de collège et lycée au nombre d'heures de classe – 18 heures par semaine pour un certifié, 15 heures pour un agrégé. Sans toucher à ces volumes horaires, le ministère veut moderniser cette définition en prenant en compte toutes les missions de l'enseignant du XXIe siècle : préparation des cours, réunions avec les parents, conseils de classe, concertation entre collègues… Un changement symbolique, qui semblait faire consensus parmi les syndicats en novembre et qui, pourtant, ne passe pas.

" Les collègues craignent qu'une fois dressée la liste de toutes leurs missions, les chefs d'établissement leur imposent plus de tâches et de réunions ", soutient Frédérique Rolet, du SNES, qui ne disait pourtant que du bien de la méthode prudente du ministère au début des négociations. Aujourd'hui, le syndicat relaie les craintes du terrain. Et exige, dans une pétition, une revalorisation salariale. " Reconnaître toutes les missions des enseignants, c'est bien, mais dans tous les sens du terme… On attend des mesures de revalorisation ", conclut Mme Rollet.

Le SNES-FSU rattrapé par sa base ? " Ses militants semblent en partie refuser qu'on touche au décret de 1950, sorte de texte sacré pour eux, alors que, dans la hiérarchie du SNES, on a conscience qu'il faut le faire évoluer ", confie un syndicaliste. Vincent Peillon, lui, veut encore y croire, malgré " les obstacles et les conservatismes ". Malgré, aussi, un budget qui ne permet pas de se projeter bien loin. Son horizon : une " grande réforme " des ZEP annoncée en janvier.

Mattea Battaglia et Aurélie Collas

    Plus de " décharges " pour les directeurs d'école

    Les premiers arbitrages rendus, jeudi 12 décembre, dans le cadre des négociations sur les métiers de l'éducation nationale, concernent les directeurs d'école, les réseaux d'aides spécialisées aux enfants en difficulté (Rased), les formateurs, les conseillers pédagogiques ainsi que les enseignants des premier et second degrés.

    Face aux responsabilités et aux tâches croissantes des directeurs d'école, le ministère leur accorde plus de " décharges " d'enseignement : une demi-journée de plus par semaine dans les écoles de 8 ou 9 classes ; une journée par mois dans les écoles de 2 à 3 classes.

    Une nouvelle fonction est créée pour améliorer la formation des enseignants du second degré : celle de " professeur formateur académique ", assurant des formations initiales et continues. Ces enseignants auront de trois à six heures de cours en moins par semaine, ainsi qu'une indemnité.

Rédigé par Philippe NOVIANT

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