Quand Hollande était pour le travail dominical

Publié le 4 Juillet 2014

En ce temps là, M. Hollande était courageux et savait prendre des décisions. Depuis, tout à changé. Quand le Ministre de l'économie a été au courant de la controverse entre Bricorama et ses concurrents... il a demandé un rapport... Un rapport ? Pour quoi faire ? Il faut un rapport pour constater que quand un magasin a le droit d'ouvrir et l'autre non, c'est une injustice ?

En attendant, la Justice elle même se perd en donnant des arrêts et jugements contradictoires dans cette affaire, oubliant que le rôle de la Justice était de rendre des décisions justes.

Quant au fait que les syndicats puissent se porter partie civile contre la volonté des salariés, c'est une pure aberration qui devrait être condamnée en constitution de partie civile abusive.

Un article du journal 'Le Monde' daté du 31 Octobre 2013

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DIMANCHE
M. Hollande, client du dimanche en 2010

Jean Cremer, le responsable de l'entreprise familiale qui détient la grande droguerie Zola Color située dans le 15e arrondissement de Paris, se souvient encore de cette pétition signée par ses clients en 2010 pour que son magasin puisse continuer à ouvrir le dimanche. Mille cinq cents signatures en une semaine dont celle de... François Hollande, habitant du 15e et client régulier de cette institution du quartier Charles-Michels depuis les années 1950. Il y avait mis à côté de sa signature un " en accord avec les salariés ". " Il s'arrêtait régulièrement en voiture chez nous pour acheter beaucoup de journaux ", se souvient M. Cremer.

Il a d'ailleurs conservé la photo où celui qui était alors premier secrétaire du PS posait avec ses employés pour défendre le travail du dimanche. D'autres personnalités ont signé, la totalité de ses employés aussi, mais il a dû quand même fermer rideau le dimanche.

M. Cremer ne sait pas par où l'affaire a commencé, et s'il a été dénoncé par un concurrent, mais il se souvient qu'un beau jour, et alors que le commerce était ouvert, depuis des années, trois heures le dimanche matin, et ses employés tous volontaires, une jeune femme de l'inspection du travail a débarqué dans son magasin. " Et elle nous a dit "vous n'avez pas le droit d'ouvrir le dimanche" ", raconte-t-il. Assignation en justice, pétitions, puis condamnation en 2011. " C'était très désagréable, on a l'impression d'être des voleurs ou des assassins ", explique M. Cremer.

Son magasin employait alors entre huit et treize personnes le dimanche, contre près de 40 en semaine. Des gens qui ont perdu en niveau de vie, souligne-t-il, car " ils étaient payés triple ce jour-là ". Lui aussi a beaucoup perdu : le magasin faisait à l'époque 8 millions d'euros de chiffre d'affaires par an dont 700 000 euros les dimanches. Surtout, il dénonce l'absurdité du système qui autorise le travail dominical pour certains seulement, et le militantisme de ceux " qui se pensent représentants des personnels de vente sans considération de ceux qui veulent travailler le week-end ".

" On a été condamnés à verser à l'administration 150 euros d'amende par employé, se souvient M. Cremer. Les syndicats CFDT, FO et CGT se sont portés partie civile pour en remettre une couche en nous demandant des dédommagements de 200 000 euros par syndicat, alors qu'aucun de nos employés n'est syndiqué. " L'affaire, en appel, n'a toujours pas été tranchée.

C. Pme

Rédigé par Philippe NOVIANT

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