Quand la CGT se soucie plus de ses élections que de l'intérêt des salariés

Publié le 26 Septembre 2014

article WEB-TPE-SYNDICATSVous reprendrez bien un peu de grève ! C'est pour l'intérêt du citoyen ? Non, bien sûr ! C'est pour préserver des acquis d'un autre âge et surtout pour glaner des voix aux élections professionnelles de manière à ce que la CGT puisse faire bonne figure vis à vis de Sud Rail !

La CGT va jusqu'à demander de refondre l'entreprise en une entité unique et que la dette soit rebasculée sur le contribuable ! Et bien voyons ! Si on a séparé la SNCF de RFF (Réseaux Ferrés de France), c'était pour prévoir une mise en concurrence qui arrangera le citoyen : il n'est donc pas question de faire payer le citoyen à la fois en lui faisant éponger les dettes et de le mettre au pied du mur en continuant à financer la retraite à 52 ans des conducteurs !

En attendant, ces prétextes abscons empêchent les usagers (on ne parle pas de clients dans une entreprise monopolistique) d'aller au travail.

Bien entendu, quand le CGTiste dont parle l'article dit qu'il est soutenu, il s'agit d'une large fumisterie...

Que la SNCF en profite : quand elle passera à la concurrence, les usagers sauront se souvenir de toutes les mesquineries que les salariés de la SNCF leur auront fait subir !  En effet, le personnel souffrira autant que France Télécom en son temps... voire plus...

Un article du journal 'Le Monde' daté du 17 Juin 2014

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SNCF : la grève se poursuit, le gouvernement en appelle à la CGT
L'examen du projet de loi sur la réforme ferroviaire est toujours prévu à l'Assemblée nationale mardi 17 juin

A u sixième jour de la grève de la SNCF, la CGT et SUD Rail, rejoints par Force ouvrière, ne lâchent pas et le mouvement social lancé mardi 10 juin au soir promet de se poursuivre alors que l'examen de la réforme ferroviaire, l'objet initial de la contestation, est toujours prévu mardi 17 juin.

La direction de la SNCF fait valoir que le taux de grévistes sur l'ensemble de l'entreprise n'a cessé de baisser depuis le 11 juin, où 27 % des cheminots s'étaient mobilisés contre la réforme ferroviaire. Elle anticipe une nouvelle baisse, lundi 16, estimant le taux de participation à la grève aux alentours de 14 %.

Pour autant le mouvement se poursuit. Car la mobilisation est beaucoup plus importante chez le personnel " roulant " (conducteurs, contrôleurs). Selon une source syndicale, entre 50 % et 60 % des " roulants " étaient ainsi en grève, vendredi 13, ce qui explique l'immobilisation des trains et la durée du mouvement.

De ce fait, le plan de circulation continue à être sévèrement réduit, avec au mieux un train sur deux, même s'il a été conforté afin d'aider les lycéens à rejoindre leur salle d'examen pour la première journée du baccalauréat.

C'est que sur le terrain, la base est convaincue de se battre pour des valeurs, au nom de l'idée qu'elle se fait du service public et contre toute " dérive libérale " ou " soumission à la seule logique de la concurrence ". " La CGT résiste non seulement pour peser sur une réforme, mais aussi et surtout pour préserver un système de valeurs ", assure un bon observateur de l'univers ferroviaire. " Ces gros mouvements qui touchent l'identité et l'avenir de la SNCF, ça peut s'arrêter demain, comme ça peut durer trois semaines car c'est pour de bonnes raisons ", souffle, à Bordeaux, un cégétiste.

Du coup, difficile d'imaginer une sortie de grève rapide. Au gouvernement et à la direction de la SNCF, laquelle a estimé lundi que le conflit avait coûté 80 millions d'euros à l'entreprise, il n'est pas question de céder aux revendications des grévistes, qui demandent notamment une " autre réforme " ferroviaire avec le retour à une entreprise publique unique et monopolistique et le transfert de la dette de 44 milliards d'euros à l'Etat.

Lundi sur France Info, Manuel Valls a rappelé qu'il " y a la nécessité d'une grande réforme pour la SNCF, attendue par la SNCF, attendue par les cheminots eux-mêmes " et qu'il était " temps d'arrêter cette grève, il est temps de dialoguer, je le dis notamment à la CGT, la porte est ouverte ".

La CGT et SUD Rail, qui représentent 52,5 % des salariés de la SNCF, semblent avoir compris qu'ils n'obtiendraient rien de plus sur la réforme que les garanties données le 12 juin à l'UNSA et à la CFDT sur l'intégrité d'un groupe public ferroviaire réunissant Réseau ferré de France et la SNCF.

Dans un communiqué envoyé dimanche soir, ils ont amorcé un changement de pied. Ils demandent désormais des " négociations immédiates dans l'entreprise. ". Selon eux, " la direction de l'entreprise, qui depuis plusieurs mois tente de mettre en place la " réforme avant la réforme ", déstructure la SNCF, désorganise nos services, dégrade les conditions de travail des cheminots, gèle les salaires, supprime les emplois, doit, elle aussi, être fortement interpellée. "

Dans les gares, la grève, elle, rend toujours aussi difficile la vie des voyageurs, même si les situations sont différentes selon les zones. A la gare de l'Est, à Paris, où près de deux trains sur trois étaient assurés dimanche, l'ambiance était calme. A Bordeaux, la gare Saint-Jean était très fréquentée, mais " les gens ont réussi à partir et à anticiper leur voyage ", assure-t-on à la SNCF. En revanche, la gare de Lyon, à Paris, était bien plus agitée.

" On tente de faire accéder en priorité aux trains non supprimés les détenteurs d'un billet pour ledit train, décrypte une cadre de SNCF Voyage, mobilisée ce jour-là pour l'accueil des voyageurs. Mais comme il n'y a qu'un train sur trois, tout le monde se rue et joue des coudes pour y accéder ".

Mais la ligne vers Marseille reste une exception. Dans les autres gares parisiennes, on constatait dimanche soir une agitation coutumière de retour de week-end. " En gros ça va ", confie à 19 heures un cadre gilet rouge à la gare du Nord. Seuls faits notables dans la gare de départ d'Eurostar, une manifestation de militants CFDT d'un sous-traitant en charge du transport des handicapés.

En revanche, aucun gréviste n'était visible. " Le dimanche, il n'y a pas d'assemblée générale, confie un contrôleur non gréviste réquisitionné faute de train à la gare de l'Est. Pour les voir, il faut venir lundi. En tout cas, les voyageurs restent gentils et compréhensifs avec nous, qui sommes en première ligne. En revanche, ils en veulent plus à la direction… "

A Marseille, Nicolas Delclos, secrétaire de la CGT Cheminots Marseille témoigne lui d'un soutien des usagers. " Très peu de trains circulent et pourtant, quand on déambule en gare avec le logo CGT, on s'entend dire : Bravo ! Continuez ! Il y a eu des grèves dans le passé où on ne se serait pas hasardés à aller au-devant des usagers "

Jusqu'à maintenant, le mouvement est resté largement bon enfant, mais il tend à se radicaliser à mesure que la reprise du travail se rapproche. " Pour l'instant, confiait dimanche un non gréviste, c'est un mouvement qui ne s'inscrit pas dans la dureté, mais dans la durée. " Ce contrôleur n'est d'ailleurs pas étonné de la mobilisation. " Ils cherchent à freiner la réforme, car ils savent que tôt ou tard, il faudra parler du statut. "

C'est surtout une révision l'organisation du temps de travail qui inquiète, juge un syndicaliste. " L'essentiel du statut sera conservé après la réforme, mais l'entreprise va ouvrir des négociations sur l'organisation des repos compensatoires ". Les règles actuelles expliquent que les cheminots travaillent en moyenne 25 jours de moins que les salariés des concurrents du fret, par exemple.

Philippe Jacqué avec Claudia Courtois (à Bordeaux) et Luc Leroux (à Marseille)

Rédigé par Philippe NOVIANT

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