Quand la France ne s'intéresse pas suffisamment à ses intérêts économiques

Publié le 22 Février 2013

DelorsJacquesEncore un homme politique qui n'a rien compris : comment peut-on critiquer un pays qui veut préserver ses intérêts économiques quand on est incapable depuis plus de 30 ans de faire voter un budget à l'équilibre ? Comment peut-on donner des leçons alors que l'on est un responsable politique d'un pays qui gagne 240 Milliards d'Euros par an et qui en dépense dans le même temps près de 320 ?

Je suggèrerais à M. Delors de s'occuper un peu plus de l'intérêt économique de son pays et de se taire un peu plus : tout le monde aurait à y gagner à avoir, pour une fois, des hommes politiques compétents dans ce pays.

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Jacques Delors suggère au Royaume-Uni de quitter l'UE
Le Monde.fr avec AFP | 28.12.2012 à 15h19 • Mis à jour le 28.12.2012 à 16h20

L'ancien président de la Commission européenne, Jacques Delors, a suggéré, vendredi 28 décembre, au Royaume-Uni de quitter l'Union européenne, face à son hostilité au processus d'intégration dans l'UE. "Les Britanniques s'intéressent seulement à leurs intérêts économiques, à rien de plus. On pourrait leur proposer une autre forme de partenariat", estime le socialiste dans un entretien au quotidien économique allemand Handelsblatt.

Jacques Delors, fervent partisan d'une plus forte intégration politique au sein de l'UE, évoque comme possibilités de partenariats avec le Royaume-Uni "une forme comme celle de l'Espace économique européen" (EEE) ou "un accord de libre-échange". Selon lui, la Grande-Bretagne resterait dans tous les cas "un partenaire privilégié" : "Il est stratégique et économiquement important, mais comme le sont aussi d'autres pays", comme l'Inde et la Chine.

"UN AMI PARTANT DANS LE DÉSERT"

Le chef du gouvernement britannique, David Cameron, qui subit les pressions des "eurosceptiques" de son parti conservateur, avait déclaré le mois dernier qu'il soutenait l'appartenance du Royaume-Uni à l'UE, mais qu'il voulait "un nouvel accord" qui comporte une procédure de non-participation sur des problèmes-clés. Dans un entretien publié jeudi dans le Guardian, le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, a averti que ces tentatives de récupérer des pouvoirs aux dépens de l'Europe pourraient mettre l'UE en danger.

"Si chaque Etat-membre avait la possibilité de trier dans les politiques actuelles pour prendre celles qu'il préfère et rejeter celles qu'il aime le moins, l'Union en général et le marché unique en particulier se déliteraient rapidement", a-t-il déploré.

De son côté, Herman Van Rompuy a estimé qu'un départ du Royaume-Uni de l'UE serait comme si "un ami partait dans le désert". Avant lui, le ministre des finances allemand, Wolfgang Schäuble, avait dénoncé une certaine forme de "chantage" de la part des Britanniques qui ne cessent d'afficher leur hostilité à davantage d'intégration européenne. "Nous souhaitons garder le Royaume-Uni dans l'UE et non le pousser dehors", a dit M. Schäuble dimanche dernier. Le Royaume-Uni appartient à l'UE depuis 1973 mais n'a pas rejoint la zone euro.

Rédigé par Philippe NOVIANT

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