Quelle Honte ! La victime aurait des droits ?

Publié le 22 Août 2014

4291349968004C'est honteux que les avocats de la défense, dans ce dossier, puisse dire que la victime "distribue les cartes depuis des années". Ces mots manquent de décence, mais c'est vrai que la décence est une option totalement absente dans la tête de certains avocats. On a affaire à une victime dont la vie a été détruite par l'agissement de crétins immatures et la défense ose dire qu'elle "distribue les cartes" ? Qui a distribué les cartes lors des agissements criminels de la part de ces violeurs ? Pendant que la vie de la victime est détruite, d'autres ont reconstruit leur vie comme si rien n'était. Ce n'est pas normal et c'est pour cela que les auteurs de ces actes ignobles doivent être condamnés !

Un article du journal 'Le Monde' daté du 28 Novembre 2013

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Huis clos pour le procès en appel des viols collectifs

Capuches, bonnets, écharpes, et têtes baissées… La plupart des accusés protégeaient leur visage des caméras, mardi 26 novembre, à l'ouverture du procès en appel des viols en réunion de Fontenay-sous-Bois (Val-de-Marne). L'audience a débuté à huis clos devant la cour d'assises des mineurs de l'Essonne à Evry, treize mois après un verdict de première instance qui avait déclenché un tollé au sein des associations de défense des femmes – dénonçant un " permis de violer " et la " négation de la parole des victimes de viols " –, et suscité un appel du ministère public.

En octobre 2012, quatorze hommes avaient comparu devant la cour d'assises des mineurs du Val-de-Marne. Après trois semaines d'audience électrique à huis clos, dix acquittements et quatre condamnations de moins de cinq ans de prison, dont quatre avec sursis, avaient été prononcés.

Quatre acquittés et les quatre condamnés d'alors – dont un en fuite au Chili depuis des années – répondent cette fois de faits perpétrés entre 1999 et 2001 dans des cités à l'encontre d'Aurélie et Nina, alors âgées de 15 et 16 ans. Seule Nina, qui a dénoncé les faits présumés en 2005, était présente. Aurélie, enceinte, et pour laquelle la cour d'assises du Val-de-Marne n'avait pas reconnu les viols en octobre 2012, a renoncé à sa constitution de partie civile. Selon son avocate Me Clotilde Lepetit, elle a " subi un vrai traumatisme " en première instance.

Revirement

Les avocats de la défense ont plaidé en faveur de la publicité des débats. Fait rare, l'avocat général, Jean-Paul Content, a soutenu cette demande, mais Nina a réclamé le huis clos auquel la loi autorise les plaignants dans les affaires de viol. Me Isabelle Duruflé, un de ses avocats, a expliqué que sa cliente, " en pleine reconstruction ", pourrait ainsi " s'exprimer librement et sans pression ".

Un revirement qu'a dénoncé la défense. " - En 2012 - , la plaignante s'exprimait très largement aussi bien à la radio qu'à la télévision ou dans les journaux, a rappelé Me Clarisse Serre. Aujourd'hui, elle nous explique qu'elle sera plus sereine en réservant ses déclarations à la seule enceinte judiciaire. Nous sommes pris en otage. Mon client n'a rien à cacher, c'est important pour lui, pour son avenir, que sa version soit entendue, mais elle continue de distribuer les cartes comme elle le fait depuis des années. "

Patricia Jolly

Rédigé par Philippe NOVIANT

Publié dans #Informations

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