La honte du Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY) (1/2)

Publié le 8 Septembre 2016

La honte du Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY) (1/2)

On enferme maintenant des personnes qui ont voulu porter à la connaissance du peuple Européen des éléments pour condamner des criminels de guerre ! De qui se moque-t-on pour condamner des gens qui ont pour principe la défense de l'intérêt général du peuple Européen ?

Cet épisode est une honte et est véritablement scandaleux ! On enferme assassins et défenseurs du peuple dans les mêmes prisons en oubliant les principes démocratiques élémentaires !

Ce tribunal a perdu la tête, signe que la démocratie Européenne n'est pas encore construite et comprise par les instances Européennes de défense des droits de l'Homme !

Deux articles du journal 'Le Monde' daté du 29 mars 2016

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Vague de soutiens à Florence Hartmann

L'ex-journaliste, condamnée pour outrage, est détenue dans une prison de La Haye

L'ancienne porte-parole de la procureure du Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY) a passé sa quatrième nuit dans la prison de Scheveningen. En 2009, Florence Hartmann avait été condamnée à 7 000 euros d'amende pour " outrage au tribunal ", une peine commuée deux ans plus tard en sept jours de prison. Arrêtée le 24 mars, cette ancienne journaliste du Monde est détenue dans la prison des criminels de guerre. " Qu'elle se retrouve aujourd'hui internée dans la même unité de détention " que ceux " qu'elle a sans relâche combattus par ses actes de bravoure, son engagement indéfectible et ses écrits " est " une perversion pure et simple ", a dénoncé son comité de soutien.

Florence Hartmann avait été condamnée pour avoir divulgué dans son livre Paix et châtiment, publié en 2007, le contenu de deux décisions confidentielles, montrant que le tribunal avait abusivement conservé sous le sceau du secret des documents remis par Belgrade et utilisés dans le procès de Slobodan Milosevic. Selon elle, ils prouvaient l'implication directe de Belgrade dans les crimes de Bosnie, et auraient dû être remis par le TPIY à une autre cour, la Cour internationale de justice, devant laquelle la Bosnie poursuivait la Serbie pour génocide.

Jamais inquiétée jusqu'alors

Aucune femme n'est incarcérée dans cette aile de la prison néerlandaise réservée au TPIY. Florence Hartmann est donc en isolement. " Les textes du tribunal ne prévoient rien pour les personnes condamnées d'outrage, seuls les criminels de guerre peuvent recouvrer la liberté avant la fin de leur peine ", déplore l'un de ses avocats, Me William Bourdon. Selon une amie proche, elle aurait pu apercevoir, depuis la fenêtre de sa cellule, Ratko Mladic, en procès pour le génocide de Srebrenica, se promener dans la cour de la prison.

Pour passer les quatre jours qu'il lui reste à purger, Florence Hartmann se serait procuré les quelque 2 600 pages du jugement émis contre Radovan Karadzic, le jour même de son arrestation, le 24 mars. Ce jour-là, elle participait à une manifestation sur le terre-plein devant le tribunal, avec les victimes venues de Bosnie pour entendre le verdict contre l'ex-chef politique des Serbes de Bosnie. Elle a été arrêtée par deux gardes du tribunal, assistés d'un policier néerlandais.

Du côté du tribunal, comme de celui des journalistes ou de défenseurs des droits de l'homme, on juge cette arrestation " absurde "," ridicule ", " scandaleuse ". Un appel a été publié par la revue Esprit, signé par plus de 50 personnalités. Si quelques voix lui reprochent d'avoir voulu attirer l'attention, d'autres s'interrogent sur les motivations des juges. Florence Hartmann s'était rendue à plusieurs reprises aux Pays-Bas depuis sa condamnation sans jamais être inquiétée.

Stéphanie Maupas

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Une détention scandaleuse

Depuis quatre jours, Florence Hartmann est détenue, au sein de la prison de Scheveningen, dans l'aile dévolue aux criminels de guerre condamnés par le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY) dont elle fut la porte-parole de la procureure. L'ancienne correspondante du Monde dans les Balkans est maintenue dans un isolement de fait, étant la seule femme incarcérée au sein de ce quartier de haute sécurité. Son crime ? Avoir divulgué dans un livre le contenu de deux décisions confidentielles, montrant que le tribunal avait abusivement conservé sous le sceau du secret des documents remis par Belgrade, utilisés dans le procès de Slobodan Milosevic. La peine qui lui est infligée pour cette -action de lanceuse d'alerte est totalement disproportionnée. Le Monde s'associe aux demandes de suspension de cette détention scandaleuse. L'acharnement contre Florence Hartmann doit cesser au plus vite.

Jérôme Fenoglio, directeur du " Monde "

Rédigé par Philippe NOVIANT

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