Publié le 31 Mars 2015

INF2f7036f8-86c9-11e4-a58b-8c3349761777-805x565C'est vrai que c'est facile de dépenser l'argent des autres ! Pendant que les salariés et surtout les artisans et indépendants se cassent le citron à bosser, pendant ce temps là, on a une bande de politicards à deux balles qui dépensent l'argent du citoyen à embaucher des potes ou des amis histoire qu'ils votent pour eux pour les prochaines élections !

Ca, ça s'appelle du POPULISME ! A l'arrivée, on en est à 5.6 Millions de fonctionnaires et ça plombe le budget de l'Etat d'un point de vue extraordinaire car, en plus, les fonctionnaires ont un avancement qui est très loin d'être négligeable !

Comment se fait-ce qu'il y a de plus en plus de fonctionnaires et que, dans le même temps, on soit toujours aussi nuls en matière d'éducation, de défense Nationale et Internationale et que notre économie soit toujours à la ramasse ? Parce que l'on passe son temps à embaucher du personnel à faire le boulot de leurs potes ! Résultat : une perte de productivité extraordinaire et une économie au bord du marasme !

Merci les politicards à deux balles !

En attendant, voici deux articles qui remettent les choses dans leur contexte !

L'image est cliquable pour être agrandie...

Un article du journal 'Le Figaro économie' daté du 18 décembre 2014

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Le gouvernement ne parvient pas à enrayer la hausse des dépenses publiques

Par Marc Landré
Mis à jour le 19/12/2014 à 10:01
Publié le 18/12/2014 à 18:37

L'un des seuls moyens de contenir la masse salariale publique est de réduire les effectifs des trois fonctions publiques.
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D'après le pointage arrêté au 31 décembre 2013 par l'Insee, les effectifs dans les trois fonctions publiques ont enflé de 92.500 (44.300, sans les contrats aidés) sur un an. Ce résultat, en période de forte contrainte budgétaire, démontre la difficulté de l'État non seulement à contenir l'inexorable progression de l'emploi public, notamment dans les collectivités territoriales (+ 38.600 postes en 2013) et la sphère hospitalière (+ 19.400). Mais également à réaliser des économies conséquentes.

Or, le gouvernement a promis de réduire de 50 milliards d'euros sur trois ans le niveau des dépenses publiques, dont 11 milliards rien que dans les collectivités territoriales. Et cette nouvelle hausse de l'emploi public, cinq fois plus forte que celle enregistrée en 2012, va à rebours de ce qu'il lui faudrait faire pour atteindre son objectif. Car si l'on en croit les calculs assez fiables de la Cour des comptes, une hausse de 1% du nombre d'agents publics représente une dépense nette pour l'État de 560 millions.

Pour la Cour des comptes, le seul moyen pour l'État de tenir ses engagements en matière d'économies - et donc de faire baisser la masse salariale publique - est notamment de tailler dans les effectifs. Ses préconisations, sur ce point, sont assez claires. Geler tout d'abord, au niveau de l'État, les effectifs dans les ministères prioritaires et poursuivre au même rythme qu'actuellement la suppression du nombre de postes dans les autres.
Un effort substantiel

Gain pour les finances publiques? 450 millions par an. Plus globalement, la Cour estime qu'il faudrait supprimer 10.000 postes de fonctionnaires par an dans la fonction publique de l'État, c'est-à-dire ne remplacer qu'un départ à la retraite sur… six. Mais face à l'ampleur de la tâche, les magistrats de la rue Cambon suggèrent également de contraindre les fonctions publiques et territoriales à faire un effort substantiel et ne remplacer, elles, qu'un départ à la retraite sur trois. Et ce, pour dégager chaque année 400 millions d'économies supplémentaires.

Le résultat de cette coupe en règle, dans les trois fonctions publiques, serait conséquent mais pas insurmontable: 30.000 postes par an, soit un effort équivalent à celui porté entre 2008 et 2012 par la seule sphère de l'État…

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Un article du journal 'Le Figaro économie' daté du 18 décembre 2014

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Le nombre de fonctionnaires continue toujours d'augmenter

Home ECONOMIE Conjoncture
Par Christine Lagoutte
Mis à jour le 19/12/2014 à 17:00
Publié le 18/12/2014 à 18:18

INFOGRAPHIE - Fin 2013, la France comptait quelque 5,60 millions d'agents publics. Les effectifs ont augmenté cinq fois plus vite que l'année précédente.
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En juin, la Cour des comptes invitait le gouvernement à réactiver «le levier de la baisse des effectifs, porteur d'économies importantes» dans la fonction publique. Les magistrats de la rue Cambon devraient réitérer ce conseil à l'exécutif, après la publication par l'Insee des chiffres concernant l'évolution de l'emploi public en 2013. Et pour cause: les effectifs ont augmenté de 1,5 % l'année dernière, en raison principalement de la progression importante du nombre de contrats aidés (+ 48.000 sur la période). Cette hausse, cinq fois plus forte qu'en 2012, porte à 5,60 millions le nombre d'agents publics en France. Un record!

C'est dans la fonction publique hospitalière que le dérapage est le plus net, avec une croissance des effectifs deux fois plus rapide qu'en 2012. Dans la fonction publique d'État, où le candidat Hollande avait pris l'engagement de stabiliser les effectifs sur la durée du quinquennat, le compte n'y est pas non plus. Au contraire même puisque le nombre d'agents y est reparti à la hausse, après avoir diminué en 2012. Seul point positif, la décroissance des effectifs se poursuit dans les seuls ministères (de 0,3 %). Même signal négatif dans la fonction publique territoriale où, année préélectorale oblige, les recrutements sont repartis fortement à la hausse, notamment via une dose massive de contrats aidés.

Mesures insuffisantes

Ces chiffres, qui marquent une nette accélération de l'emploi public, compliquent un peu plus la tâche de l'État, contraint de surveiller comme le lait sur le feu sa masse salariale. Elle représente en effet aujourd'hui plus de 23 % de la dépense publique totale et près de 13,5 % du PIB, des niveaux parmi les plus importants des pays de l'OCDE. La contenir constitue même, pour la Cour des comptes, «un enjeu central pour atteindre les objectifs de baisse du déficit public» que la France s'est fixés.

Des mesures ont bien été engagées par l'État (gel du point d'indice, réduction de l'enveloppe des mesures catégorielles…), mais elles restent largement insuffisantes. Car, selon la Cour des comptes, même avec ces mesures et à effectifs constants, la masse salariale de l'État augmente mécaniquement de 750 millions par an. Soit trois fois plus que l'objectif fixé dans le budget triennal 2013-2015.

Il est donc urgent de trouver d'autres solutions. Dans son rapport de juin 2014, la Cour des comptes a - et ce, pour la première fois - émis plusieurs préconisations détonantes. «La seule mesure qui aurait un impact budgétaire très important à court terme serait le gel temporaire des avancements», avancent ainsi les Sages. Dit autrement, stopper les augmentations automatiques à l'ancienneté - le GVT -, un casus belli pour les fonctionnaires. Avant d'être évincé en mars 2014 du ministère de l'Éducation nationale, Vincent Peillon avait même suggéré à Jean-Marc Ayrault - qui cherchait alors à identifier 50 milliards de baisse de dépenses sur trois ans - une telle mesure afin de réaliser… 1,2 milliard d'économies par an.

Outre de tailler dans les effectifs, la Cour préconise encore d'augmenter «la durée effective du travail» des fonctionnaires, par exemple en l'alignant sur la durée légale ou en réduisant leur nombre de jours d'absence. Des mesures là encore restées lettre morte…

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Rédigé par Philippe NOVIANT

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Publié le 30 Mars 2015

2826be1dC'est quand même malheureux de donner tellement d'argent à des acteurs qui ont déjà tout... En attendant, des entreprises se meurent, car ces mêmes banques se refusent parfois à les aider... Il n'est pas normal que des acteurs qui sont à la base d'une telle masse de spéculation, par essence malsaine pour l'économie, soit autant aidée aux dépends des véritables acteurs économiques aidant bien plus l'emploi que le secteur bancaire et financier...

Il est temps que les politiques mettent le hola à cette situation qui n'a que trop duré ! Le 'Too big to fail' (trop gros pour périr) doit cesser, ce, dans l'intérêt de l'économie classique et au détriment de la spéculation à tout va qui ne profite qu'à quelques uns en laissant les autres sur le carreau !

Un article du journal 'Le Monde' daté du 18 décembre 2014

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Il y a trop de dépense publique pour les banques !
L'industrie financière est le secteur le plus subventionné par les Etats

Il est une industrie qui bénéficie d'une politique volontariste à grande échelle, qui fait cruellement défaut dans tant d'autres domaines. C'est l'industrie financière. Les grandes banques ne font des profits que parce qu'elles bénéficient de garanties publiques. Le Fonds monétaire international a calculé que les subventions implicites auxquelles correspondent ces garanties se sont élevées à 300  milliards de dollars (240  milliards d'euros) en  2012 dans la zone euro. Le système financier ne survit que grâce à une politique monétaire titanesque.

En décembre  2011 et février  2012, presque 1 000  milliards d'euros (près de 8  % du PIB de la zone euro) ont été injectés par la Banque centrale européenne (BCE) dans un système bancaire au bord de la banqueroute. Cet automne, l'institut de Francfort a remis le couvert avec une opération de refinancement à long terme, et double maintenant la mise avec un programme de rachat de titres sur les marchés pouvant aller jusqu'à 700  milliards d'euros. Conjugué à des taux d'intérêt extrêmement faibles, l'effet de ces politiques est de soutenir artificiellement la valeur accumulée sur les marchés et de valider des stratégies financières déconnectées de la dynamique réelle de nos économies.

Pourquoi une telle débauche d'énergie au service d'un secteur dont l'utilité sociale est inversement proportionnelle aux revenus mirifiques qu'elle offre à quelques-uns ?

La réponse à cette question exige de revenir à un concept mobilisé depuis plus de deux siècles par les économistes : le capital fictif. C'est au moment où elle prend toute sa force que cette notion essentielle, que l'on trouve chez Karl Marx comme chez Friedrich Hayek, a été remisée aux oubliettes par la théorie économique.

Le capital fictif, c'est de la valeur validée par anticipation, la capitalisation présente d'intérêts ou de profits futurs. Depuis 1980, les formes élémentaires du capital fictif – dette privée du secteur non financier, dette publique, capitalisation boursière – n'ont cessé de croître, passant de 150  % à 350  % du PIB dans les principaux pays riches. Cette montée en puissance est encore plus vertigineuse si l'on prend en compte les créances accumulées dans le shadow banking (banque de l'ombre) et les produits dérivés.

Droit aux profits

Or, un tel amoncellement de droits de tirage sur la richesse à venir est insoutenable sans une intervention politique déterminée. En s'engageant à défendre la " stabilité financière ", les pouvoirs publics donnent quitus aux détenteurs du capital fictif, leur accordant un véritable droit aux profits financiers.

La capacité de la finance à faire valoir ses exigences résulte du chantage systémique auquel elle soumet les gouvernements. Que ceux-ci rechignent aux réformes libérales qui dépouillent les populations de leurs acquis sociaux, aussitôt les taux d'intérêt s'envolent. Qu'ils augmentent la taxation sur les revenus les plus élevés, les capitaux se font la malle. Qu'ils hésitent à apporter leur garantie aux grandes institutions financières, et c'est le krach, la possibilité d'un effondrement bien réel des circuits de paiements et de crédits sans lesquels les transactions économiques les plus courantes sont impossibles.

Le candidat Hollande avait mal mesuré son " ennemi ". En réalité, on assiste à une capture de l'action publique par les hommes de main du secteur financier : à un ancien vice-président de Goldman Sachs la présidence de la BCE ; à un ancien gérant de la banque Rothschild le ministère de l'économie. L'alternative, c'est la désaccumulation financière. Il faut restructurer une dette publique illégitime, soulager les ménages surendettés, socialiser un secteur financier qui ne peut de toute façon se passer de la béquille de l'Etat, contrôler la circulation des capitaux, mobiliser la politique monétaire au service du bien commun : répondre à l'urgence sociale, satisfaire la demande de services publics, entreprendre la transition écologique. C'est à ces tâches que devrait s'atteler le volontarisme politique, pas à stabiliser la finance.

par Cédric Durand

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Rédigé par Philippe NOVIANT

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Publié le 27 Mars 2015

leclercIl faut se méfier des solutions trop simples... Ainsi, sous couvert que certaines enseignes ont bénéficié du CICE, on leur reprend de la main droite ce qu'on leur a donné de la main gauche... Comment parler de surplus de compétitivité dans ce cas ? Comment ne pas penser que notre gouvernement souffre de schizophrénie aigüe quand il n'est pas capable d'assumer ses actes économiques ?

On n'a jamais fait bouger les choses quand le pas en avant que l'on vient d'effectuer est suivi d'un pas en arrière...

Un article du journal 'Le Monde' daté du 18 décembre 2014

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Les grandes surfaces en guerre contre la Tascom
Une majoration de 50 % de cette taxe a été confirmée mardi 16 décembre à l'Assemblée nationale malgré l'intense lobbying des enseignes de la distribution

Un combat pour la liberté  " (Carrefour), "  on est chez les fous  " (Leclerc)… Les grandes enseignes de la distribution, parties en guerre contre la majoration de la taxe sur les surfaces commerciales (Tascom) introduite dans le projet de loi de finances rectificative, n'ont pas craint l'emphase. Et, depuis l'adoption de cet amendement, déposé lors de l'examen du texte en première lecture à l'Assemblée nationale, le 2  décembre, avec l'avis favorable du gouvernement, elles se sont livrées à un intense travail de lobbying auprès des parlementaires pour inverser la décision.

Objet de leur ire  : une majoration de 50  % de la Tascom pour les commerces d'une surface supérieure à 2  500  mètres carrés, le produit de cette majoration allant dans les caisses de l'Etat alors que la taxe est perçue par les collectivités locales.

Les auteurs de cet amendement ont clairement annoncé la couleur  : cette surtaxe, qui devrait rapporter environ 200  millions d'euros, "  est en quelque sorte le gage du CICE  ", comme l'a souligné Marie-Françoise Bechtel, députée (MRC) de l'Aisne apparentée au groupe socialiste. La grande distribution a en effet largement bénéficié, pour plus de 300  millions d'euros, de ce crédit d'impôt compétitivité emploi.

"  On a fait notre travail  "

La riposte a été organisée par la Fédération du commerce et de la distribution (FCD). Dès le lendemain de l'adoption de cet amendement en première lecture, elle publiait un communiqué dénonçant "  une décision irresponsable  ".

Selon elle, "  alors que le CICE avait favorisé la création de 14  000  emplois nouveaux en  2013, l'ensemble des mesures prises ou annoncées depuis l'été dernier va se traduire par la suppression de 35  000  emplois dans la grande distribution  ". La FCD décidait immédiatement de suspendre la mise en œuvre de l'accord sur les contrats de génération, qui prévoyait 30  000  embauches sur trois ans, et d'annuler toutes les négociations en cours sur les contreparties au pacte de responsabilité.

Au-delà de ces déclarations, ce sont les parlementaires eux-mêmes que les représentants des intérêts du secteur de la grande distribution ont tenté de retourner. "  On a fait notre travail. On a alerté les parlementaires de la gravité de cette mesure  ", admet Fabienne Prouvost, représentante de la FCD. Les grandes enseignes se sont également mises de la partie. "  Cette majoration va coûter à Auchan 20  millions d'euros, soit l'enveloppe nécessaire à 800  équivalents temps plein, estime Franck Geretzhuber, "  lobbyiste  " du groupe enregistré à l'Assemblée nationale. Nos directeurs de magasins ont alerté leurs parlementaires sur les effets prévisibles en termes d'emplois.  "

Les élus ont été systématiquement contactés. "  Moi-même j'ai reçu des gens d'Auchan, qui sont extrêmement organisés  ", reconnaît Dominique Lefebvre, porte-parole du groupe socialiste de l'Assemblée. "  Ce qui a interpellé les parlementaires, c'est qu'ils se sont rendu compte que ça touchait aussi les indépendants, qui sont des entrepreneurs locaux, explique un représentant d'une grande enseigne, qui ne veut pas être cité. Mais les députés ont une vision passéiste de la grande distribution et de la concurrence. Leur manque de connaissance économique est stupéfiant.  "

Ce travail de lobbying a porté ses fruits, au moins au Sénat, qui a voté la suppression de cet amendement. Même le groupe socialiste s'est prononcé en ce sens. "  Comme pour d'autres sujets, l'enfer est pavé de bonnes intentions, a défendu son porte-parole, Jean Germain. Cette majoration de la Tascom ne nous paraît pas avoir été décidée avec suffisamment de concertation. Elle n'a fait l'objet d'aucune étude d'impact, alors qu'elle sera lourde de conséquences pour les entreprises affectées par la hausse.  "

L'activité déployée auprès des parlementaires n'a toutefois pas suffi à faire revenir les députés, ni le gouvernement, sur leur décision. "  Les choses ont bougé au Sénat, ce qui est déjà une bonne chose mais côté gouvernement on n'a eu aucun retour  ", déplore Mme  Prouvost. Malgré un dernier baroud d'honneur, mardi soir au Palais-Bourbon, sous l'impulsion, notamment, du président (UMP) de la commission des finances, Gilles Carrez, la majorité a confirmé son vote de première lecture.

Patrick Roger

    4,1  %
    de déficit prévu en  2015
    L'Assemblée nationale a adopté en deuxième lecture, dans la nuit du 16 au 17  décembre, le projet de programmation des finances publiques 2014-2019, amendé par le gouvernement, qui a révisé ses prévisions de déficit public. Il envisage désormais 4,1  % en  2015 au lieu de 4,3  %, 3,6  % en  2016 et 2,7  % en  2017.

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Rédigé par Philippe NOVIANT

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Publié le 26 Mars 2015

ParlementEuropeenSi le rôle de l'Europe n'est pas, justement, de proposer une logique globale et internationale aux problématiques écologiques touchant l'intégralité de notre chère planète bleue, je ne comprends pas à quoi elle sert...

Une des prérogatives globales de l'Europe est donc reniée par M. Jean-Claude Juncker président de la Commission européenne.

L'emploi sera donc relancé... au détriment de la planète... Quand il n'y aura plus de planète, à quoi servira l'emploi ?

A quoi servira de réduire le chômage si les gens ne seront plus capables de respirer ?

La priorité de l'Europe doit être la santé et l'intégrité physique de ses concitoyens et cela doit passer avant les aspects économiques : c'est une simple question de bon sens !

Un article du journal 'Le Monde' daté du 18 décembre 2014

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Bruxelles recule sur l'environnement
Jean-Claude Juncker a décidé de retirer du programme législatif de la Commission les textes sur l'air et les déchets

Les mises en garde des ONG, des eurodéputés et d'onze ministres de l'environnement n'y auront rien fait. L'environnement est le parent pauvre du programme de travail pour 2015 de la Commission européenne. Son président, Jean-Claude Juncker, et son vice-président, Frans Timmermans, ont confirmé, mardi 16  décembre, devant le Parlement européen, leur volonté de concentrer leur action en  2015 sur des propositions de loi relançant l'emploi. En conséquence, ils ont annoncé retirer de l'ordre du jour 83 projets de règlements et de directives hérités de la Commission Barroso, dont deux textes clés sur la qualité de l'air et l'économie circulaire.

Le projet législatif sur l'économie circulaire avait pour objectif de rendre le recyclage plus systématique, de renforcer les règles sur l'incinération et les décharges afin d'atteindre d'ici à 2030 une réduction des déchets de 30  %.

Celui sur la qualité de l'air concerne la révision de la directive air de 1999, qui fixe les plafonds nationaux d'émissions pour les principales sources de pollution générées par l'industrie, les transports, l'énergie et l'agriculture. Présenté en décembre  2013 par Bruxelles, ce texte prévoyait des seuils d'émission plus stricts et étendait la liste des polluants concernés, notamment aux particules fines PM  2,5, d'un diamètre inférieur à 2,5 microns, particulièrement dangereuses pour la santé.

Inquiétude des eurodéputés

A l'époque, ce durcissement des mesures antipollution était justifié par Bruxelles par une volonté d'en réduire l'impact sanitaire et d'éviter 58  000 décès prématurés. L'enjeu est majeur  : la pollution de l'air qui touche tous les Etats de l'Union et les grandes agglomérations est un cancérogène avéré pour l'homme, favorisant cancers du poumon et de la vessie, maladies respiratoires et cardiovasculaires. Selon l'OMS, l'exposition aux particules fines PM  2,5 serait à l'origine de 3,2  millions de décès prématurés dans le monde. En Europe, les travaux de la Commission elle-même indiquent que 494  000 personnes meurent tous les ans prématurément.

Tout en justifiant l'allégement de son programme de travail par sa volonté de se concentrer sur les priorités que sont l'emploi, la croissance et l'investissement, et de cesser de s'immiscer dans les problématiques de ressort national, la Commission Juncker se défend de vouloir abandonner toute ambition en matière environnementale. Si les projets de textes sur l'économie circulaire et la qualité de l'air ont été retirés, c'est parce qu'en l'état, estime-t-elle, aucun accord n'est envisageable dans un avenir proche entre le Parlement et le Conseil, les Etats membres étant eux-mêmes divisés.

Frans Timmermans a assuré devant les eurodéputés que la Commission proposerait en  2015 un nouveau projet sur l'économie circulaire "  tenant davantage compte des objectifs de certains Etats. Et il sera plus ambitieux que l'existant  ", a-t-il affirmé. Idem pour la qualité de l'air, un nouveau texte, a-t-il promis, sera proposé, qui pourrait être intégré dans un paquet législatif "  énergie-climat 2030  ".

Ces promesses n'ont pas suffi à atténuer l'inquiétude de nombre d'eurodéputés. "  OK, je veux bien vous faire confiance sur vos futurs textes, mais nous serons très attentifs à leur teneur  ", a prévenu la députée sociale-démocrate Kathleen Van Brempt. "  La Commission nous promet de nouveaux textes plus ambitieux, mais pourquoi abandonner le travail sur ceux qui sont sur la table  ?  ", a interpellé Philippe Lamberts, coleader du groupe Verts au Parlement. Et la social-démocrate Pervenche Berès de renchérir  : "  Sous couvert d'un abandon de procédures tracassières, le principe du “mieux légiférer” pourrait devenir un moyen de retirer de l'ordre du jour de la Commission des textes qui déplaisent à l'industrie ou déplairaient aux Etats membres.  "
Intense lobbying du patronat

Depuis plusieurs semaines, le patronat européen fait un intense lobbying auprès de Bruxelles pour demander l'abandon du paquet air et la réécriture du projet de directive sur l'économie circulaire d'un "  point de vue économique et non purement environnemental  ".

Vent debout, les ONG craignent elles aussi que la Commission ne finisse par abandonner ces projets. "  La réécriture des textes est une façon de réduire considérablement leur ambition. Et de retarder leur adoption finale ainsi que leur entrée en vigueur  ", déplore Pieter de Pous, directeur du Bureau européen de l'environnement (EEB). Dans une lettre ouverte adressée dès le 17  novembre à la présidence de la Commission, ce groupe d'ONG influent souligne que Bruxelles, en abandonnant le paquet air, passerait à côté d'un "  énorme bénéfice en termes de santé pour l'économie européenne  ". La Commission avait elle-même évalué de 40 à 140  milliards d'euros les gains attendus de la nouvelle directive.

Le 1er  décembre, onze ministres de l'environnement, dont Ségolène Royal, Céline Fremault pour la Belgique, Isabel Garcia Tejerina pour l'Espagne, Barbara Hendricks pour l'Allemagne, avaient adressé un courrier à Jean-Claude Juncker pour s'alarmer des conséquences du retrait de ces paquets législatifs. "  79  % des Européens, selon un récent sondage, souhaitent que l'Union agisse sur l'air  ", soulignaient les signataires. "  Les bénéfices de ces deux paquets législatifs, insistaient-ils, dépassent de loin la sphère environnementale. Ils sont aussi des éléments clés de la mise en œuvre de la stratégie de croissance et d'emploi de l'Union pour les dix prochaines années.  " 180  000 nouveaux emplois pourraient être générés par les mesures en faveur de l'économie circulaire.

Laëtitia VAn eeckhout avec cécile ducourtieux (à bruxelles)

    59 milliards d'euros
    Entre 59  milliards et 189  milliards d'euros : tel est le coût sanitaire et environ-nemental de la pollution atmosphérique et des émissions de gaz à effet de serre générées par les 14 000 principaux sites industriels européens en  2012, selon un rapport de l'Agence européenne pour l'environnement publié le 25  novembre.

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Rédigé par Philippe NOVIANT

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Publié le 25 Mars 2015

2826be1dVous êtes un grand patron, vous n'avez rien fait de bien et pourtant vous êtes récompensé ! Bienvenue au pays merveilleux des grands groupes où la compétence et le mérite sont des notions toutes relatives.

Le PDG d'Alstom a-t-il sorti son groupe de l'ornière ? A-t-il fait montre d'un talent économique particulier en vendant plus de matériel ? Que non ! Il a juste revendu son groupe aux américains ! Bien joué !

Pendant ce temps, le contribuable met la main à la poche pour avoir renfloué une entreprise en déficit et le PDG s'en met plein les fouilles !

On dit merci qui ?

Un article du journal 'Le Monde' daté du 17 décembre 2014

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Pertes & profits|Alstom
Le prix de l'indécence

La nouvelle n'a pas fait l'objet d'un communiqué. En ces temps de disette, c'est plus prudent. Selon un document discrètement mis en ligne le 7  novembre, le conseil d'administration d'Alstom devrait verser à Patrick Kron, le PDG de l'industriel, une "  rémunération conditionnelle exceptionnelle  " d'un montant équivalent à "  la contre-valeur de 150  000 actions de la société  ". Soit, si l'on prend le dernier cours de Bourse du fabricant de turbines et de TGV, pas loin de 4,1  millions d'euros.

Rien de très choquant jusque-là   : les grands patrons ont en effet l'habitude de s'octroyer de grasses rémunérations. Vous comprenez, la compétition entre les dirigeants est mondiale, les chasseurs de tête les harcèlent, il faut les retenir, blablabla.

Bon, c'est vrai, la prime est ici particulièrement gratifiante  : elle représente près de deux fois le salaire annuel de M. Kron, qui a touché 2,2  millions d'euros, fixe et variable compris, lors de l'exercice 2013-2014 d'Alstom. Mais le polytechnicien n'est pas le premier à en profiter – pas de quoi lui jeter la pierre.

Là où cela devient surprenant, c'est quand les administrateurs expliquent qu'ils ont voté cette prime – "  à l'unanimité  ", selon un proche du groupe – "  au vu de la qualité de la transaction élaborée par le PDG  " avec General Electric (GE). Autrement dit, M.  Kron est remercié pour avoir cédé 70  % de l'activité d'Alstom au géant américain  ! Tant pis si la société, réduite aux transports, supprime demain des centaines d'emplois, notamment à Belfort, comme l'anticipent les syndicats. Mieux, le conseil souligne "  la complexité et - les - difficultés particulières de l'exécution du projet  " pour justifier le bonus attribué à M. Kron. Comprenez  : ce dernier a résisté à l'Etat, qui voulait empêcher la transaction. Cela mérite récompense.

Sans états d'âme

L'argument est d'autant plus étonnant qu'il faut se rappeler que M. Kron n'avait pas informé son conseil des négociations entamées avec GE. C'est une dépêche de l'agence Bloomberg qui leur révéla l'affaire. De plus, le PDG était prêt à signer aux conditions de l'américain  : c'est l'Etat qui a obtenu des compensations, comme la création de cœntreprises dans les réseaux et les énergies renouvelables, l'octroi d'une "  golden share  " – une telle action donne un droit de veto sur certaines décisions prises par le conseil d'administration d'une entreprise – sur les technologies nucléaires, ou encore l'accès aux financements de GE Capital pour Alstom Transport.

Pas sûr, néanmoins, que cela fasse ciller les actionnaires d'Alstom. Appelés à approuver la transaction lors d'une assemblée générale, vendredi 19  décembre, ils devraient voter sans états d'âme  : le groupe a déjà prévu de leur verser "  entre 3,5 et 4  milliards d'euros  " sur les 7  milliards que doit débourser GE. A ce tarif-là, la majorité estimera sans doute que la prime de M. Kron est légitime. D'autres pourront y voir le prix de l'indécence.

Cédric Pietralunga

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Rédigé par Philippe NOVIANT

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Publié le 24 Mars 2015

EmmanuelMacronPourquoi toujours continuer à faire des recrutements chez des gens, à priori brillants, mais incapables de prendre des décisions dans l'intérêt du pays ? Pourquoi toujours continuer à recruter des gens au parcours scolaire exemplaire, mais tellement déconnectés de la vie économique, qu'ils sont incapables de prendre des mesures économiques de bon sens ?

Prenez le cas Macron : ce type là a réussi des études exemplaires en sortant de l'ENA. Comment un type de son niveau intellectuel peut-il penser révolutionner l'économie Française en favorisant les transports par car, en libéralisant les métiers juridiques et en ouvrant les commerces 12 dimanche par an ?

De qui se moque-t-on ?

Ces types sont des cadors, ils sont d'une intelligence au dessus de la moyenne et pourtant ils pondent des Lois débiles qui mettent notre pays dans un déficit chronique depuis 30 ans !

A-t-on encore besoin de tels profils ? Quand va-t-on mettre ces gens là au chômage pour leur apprendre ce qu'est réellement la vie réelle ?

On a donc des Macron à gauche et on a des Sébastien Proto à droite, l'un étant le clone de l'autre...

En attendant, la France se meurre dans sa médiocrité : pauvre France...

Un article du journal 'Le Monde' daté du 16 décembre 2014

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Sébastien Proto, le " Macron de Sarkozy "
Le jeune banquier et énarque conseille le président de l'UMP

A chacun son banquier d'affaires ! Le jour de son retour officiel en politique, le 21  septembre, Nicolas Sarkozy ne s'est pas fait prier pour moquer le choix de François Hollande, " qui n'aime pas la finance ", de nommer Emmanuel Macron au ministère de l'économie. Il y a pourtant, dans son propre entourage, un homme très discret, mais à l'influence croissante, dont le profil ressemble à s'y méprendre à celui du nouveau locataire de Bercy. Comme M. Macron, Sébastien Proto a 36 ans. Comme lui, il est diplômé de l'ENA, promotion Senghor. Comme lui encore, il a débuté à l'inspection des finances. Comme lui, enfin, il a rejoint la prestigieuse banque Rothschild, dont il est un associé-gérant.

Aux journalistes qui souhaitent dresser son portrait, M.  Proto répond poliment qu'il " ne cherche pas la lumière ", en les invitant à passer leur chemin. Il assure, la main sur le cœur, qu'il n'a " aucune ambition politique personnelle ", ou du moins qu'il n'en a plus, si cela a pu naguère lui traverser l'esprit. Et promet qu'il n'a qu'un seul métier, celui de banquier, qui l'occupe bien assez, avec sa vie de jeune père de famille. " Le reste, c'est mon engagement de citoyen, totalement bénévole, sur mon temps libre ", appuie-t-il. A chacun son hobby : le sien, c'est " conseiller officieux " du nouveau président de l'UMP.
Liberté de ton

M.  Proto, de fait, est l'un des grands bénéficiaires, avec l'ancien sondeur Pierre Giacometti, de la redistribution des cartes opérée dans l'entourage de M. Sarkozy depuis la défaite de 2012, marquée par la disgrâce de l'ombrageux Patrick Buisson et la prise de distance du volubile Henri Guaino, autrefois surnommés " l'hémisphère droit " et " l'hémisphère gauche " du cerveau présidentiel. M.  Proto peut se targuer aujourd'hui d'avoir directement son oreille. Il lui distille au jour le jour ses conseils avec une liberté de ton que beaucoup lui envient. " Contrairement à d'autres, Sébastien Proto ose lui dire quand il n'est pas d'accord avec lui. Il peut même le contredire de manière frontale et Nicolas Sarkozy encaisse, sans s'emporter ", note un proche de l'ancien président de la République.

C'est lors de la campagne de la présidentielle de 2007 que le jeune homme est apparu pour la première fois au côté du futur chef de l'Etat. En simple second rôle, d'abord, sagement tapi dans le sillage d'Emmanuelle Mignon, alors considérée comme la " boîte à idées " du candidat UMP. " En  2004, Sébastien a pris contact avec moi. Je l'ai testé en lui faisant faire des notes. C'était génial. Je me suis dit que j'avais trouvé une perle ", confie Mme  Mignon.Après avoir joué un rôle essentiel dans la rédaction du programme de 2007, M.  Proto rempile cinq ans plus tard. Lors de la présidentielle de 2012, il passe pour avoir été le principal auteur du programme économique de M.  Sarkozy. Un mot, qui veut à la fois tout et rien dire, colle aux basques du jeune conseiller : " pragmatique ".

Il s'est, en tout cas, très vite taillé une réputation d'excellence. Mais, en revanche, pas franchement celle d'un tendre ou d'un joyeux drille. Côté pile, explique Mme  Mignon, comme tous ses zélateurs, il " est brillant, rapide, va droit au but et sait concilier la maîtrise des dossiers avec beaucoup de sens politique ". Côté face, pointent ses détracteurs, à peu près aussi nombreux, il est " glacial ", " cassant ", " fermé " et " aussi sympa qu'une porte de prison ". Un reproche que l'intéressé, moins sûr de lui qu'il n'y paraît, déteste. " Il n'est pas expansif au premier abord mais, en réalité, c'est quelqu'un de très affectueux ", assure l'ancien ministre Eric Wœrth, qui a noué " une relation de confiance très forte " avec lui." C'est un pur produit de la méritocratie à la française, qui reste très pudique, sans mettre ses origines modestes en avant ", complète M.  Giacometti.
" Revanche sociale "

De fait, M.  Proto, fils et petit-fils de cheminots, a pris l'ascenseur social à grande vitesse, sans s'attarder dans les étages. Il a majoré le concours d'entrée de l'ENA, avant de finir à la deuxième place du classement de sortie, derrière l'actuelle numéro  2 du groupe BPCE, Marguerite Bérard, mais devant M. Macron, arrivé cinquième. Avant cela, il a brillé à Sciences Po et à l'Essec. Puis, pendant le quinquennat de M. Sarkozy, petite star dans le monde des " technos " qui peuplent les cabinets ministériels, il a joué un rôle majeur aux côtés d'Eric Wœrth, aux ministères du budget et du travail, puis de Valérie Pécresse, à nouveau au budget. Il fut, notamment, la cheville ouvrière de la fusion des directions générales des impôts et des finances publiques, et un artisan de premier ordre de la réforme des retraites.

" Il a vraiment une très grande force de travail et d'entraînement. C'est grâce à lui, avec qui j'ai révisé, que j'ai réussi à rentrer à l'ENA ", se souvient Gaspard Gantzer, actuel responsable de la communication de… François Hollande. Les deux hommes n'ont jamais partagé leurs convictions, mais ils ont été colocataires à Strasbourg, le temps de leur scolarité. Un autre camarade de la promotion Senghor a la dent plus acérée : " Il est brillant, et en même temps, il y a en lui la dimension parfois un peu violente de la revanche sociale, une envie d'y arriver très forte. " Il n'est, en tout cas, pas réfractaire aux " bourre-pifs " : des anciens de Bercy se souviennent, sidérés, de l'avoir vu débarquer à une réunion en  2011 avec un coquard, en pleine crise financière, comme si de rien n'était. Une conséquence de sa grande passion pour la boxe thaïlandaise, qu'il pratique à bon niveau.

En  2012, M.  Proto pouvait aussi nourrir de solides espoirs, si M.  Sarkozy l'emportait. " Il aurait été secrétaire général adjoint de l'Elysée et moi secrétaire générale. Le tandem idéal ", croit savoir Mme  Mignon. Las, ce château de cartes d'ambitions s'est effondré, emporté par la défaite. M.  Proto a donc filé en direction de la banque Rothschild, où il était déjà brièvement passé de 2010 à 2011. Rue du Faubourg-Saint-Honoré, il n'a pas eu le temps de croiser M. Macron, qui venait de faire ses bagages pour l'Elysée afin de devenir, lui, secrétaire général adjoint de M. Hollande, avant d'être nommé ministre.

Pierre Jaxel-Truer, et Alexandre Lemarié

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Publié le 23 Mars 2015

ReneMarratierJ'ai déjà parlé de cette affaire en janvier 2015 en disant que M. Marratier était un pourri car il avait mis le développement de sa commune prioritairement par rapport à la sécurité de ses habitants. On lui avait dit et répété que les constructions pouvaient poser problème. La sous-préfète des Sables-d'Olonne, Béatrice Lagarde, lui avait dit :  " Je vous souhaite qu'il n'y ait pas d'inondation grave, sinon, on vous traitera d'assassins ! ". Las, M. Marratier n'avait pas écouté le conseil.

Il y a des gens qui, quand on leur dit que le feu brûle n'y mettent pas la main... et il y a les autres...

M. Marratier a voulu faire du populisme avec la vie de ses concitoyens, il paie... C'est normal : les pourritures doivent payer...

Un article du journal 'Le Monde' daté du 13 décembre 2014

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Un jugement très sévère après la tempête Xynthia
Le maire de La Faute-sur-Mer a été condamné à 4 ans de prison ferme après la mort de 29 personnes en  2010

Le tribunal correctionnel des Sables-d'Olonne a condamné vendredi 12  décembre, l'ancien maire de la Faute-sur-Mer René Marratier à quatre ans de prison ferme pour homicides involontaires et mises en danger de la vie d'autrui. Il a prononcé une peine de deux ans contre son ex-première adjointe et présidente de la commission d'urbanisme, Françoise Babin.

Dans son jugement de 130 pages, le tribunal considère que " les conséquences de Xynthia ne doivent rien au hasard.  Cette affaire ne peut se réduire à la question de l'urbanisation en zone inondable. Le risque était connu. Les permis de construire accordés par René Marratier et Françoise Babin sont à l'origine directe de neuf décès. Ce dossier est l'histoire de la captation d'une information vitale et du piège qui s'est refermé sur les vitimes ". " Le désir de rivage n'explique pas tout. Les victimes ne portent aucune part de responsabilité ", ajoute le tribunal en relevant que la confiance qu'elles avaient dans leurs élus a été trahie.

" René Marratier n'a pas pris les mesures pour éviter les conséquences désastreuses de la tempête Xynthia. Il était un maire très expérimenté, il n'a utilisé aucune de ses prérogatives en matière de sécurité, il n'aura en réalité de cesse de contester leurs existences et d'ignorer les consignes de sécurité ", poursuit le jugement. Le jour de la tempête, il a passé une " journée absolument ordinaire  sans se préoccuper le moins du monde des alertes " qui avaient été transmises. Le tribunal estime que le comportement de René Marratier constitue une " faute caractérisée " et " détachable du service ", ce qui le rend responsable sur ses deniers personnels de l'indemnisation des dommages des victimes. La même analyse vaut pour son adjointe Françoise Babin. Les juges relèvent au passage que l'ex-présidente de la commission d'urbanisme n'a pas " voulu compromettre la vente de lots dont elle était propriétaire ".

Les juges ont aussi relevé plusieurs " manquements de l'Etat " et souligné quela faute " la plus grave " a été de rendre cette zone de la Faute-sur-Mer constructible. Les peines prononcées sont supérieures à celles demandées mercredi 15  octobre par le procureur de la République Gilbert Lafaye, qui avait requis quatre ans d'emprisonnement dont trois ferme et 30 000  euros d'amende contre René Marratier et trois ans dont deux ferme et 50 000  euros d'amende contre Françoise Babin.
Deux mondes opposés

A l'ancien maire, le procureur avait reproché des " manquements grossiers " à ses devoirs d'élu chargé de la sécurité de ses concitoyens, et dénoncé " la frénésie immobilière " de la commune de la Faute-sur-Mer. " Quand on exerce depuis quatre mandats, on ne peut s'abriter derrière son incompétence et son ignorance du risque ", avait observé le procureur, en soutenant que René Marratier était coupable d'une faute " personnelle " et non pas d'une faute de service, ce qui le rendait responsable sur ses deniers des dommages et intérêts réclamés par les parties civiles. Ce jugement, d'une sévérité inédite pour les deux élus – la défense de René Marratier avait rappelé que la peine la plus lourde prononcée contre un maire pour homicide involontaire est de dix mois d'emprisonnement avec sursis – est à l'image des débats qui se sont tenus du 15  septembre au 17  octobre devant le tribunal correctionnel des Sables-d'Olonne.

Ils ont opposé deux mondes qui ne se comprennent plus. D'un côté, près de 120 parties civiles qui attendaient de la justice qu'elle leur explique pourquoi, comment et surtout à cause de qui le passage de la tempête Xynthia sur les côtes vendéennes dans la nuit du 27 au 28  février  2010, s'est transformé en tragédie, tuant 29 personnes, des enfants, des parents, des grands-parents âgés de 3 à 87 ans, prisonniers de la montée des eaux dans leur pavillon en bord de mer. De l'autre, un maire comme étranger à son propre procès, resté obstinément attaché à l'image de héros bâtisseur qui lui a valu d'être élu et réélu sans discontinuer à la tête de sa petite commune touristique de Vendée.

Les premiers avaient besoin de trouver un coupable au drame qu'ils ont vécu, le second refusait d'endosser une responsabilité qui l'écrase. Cette responsabilité, René Marratier la refuse d'autant plus que, dans ce dossier, l'Etat a été épargné en dépit des multiples " dysfonctionnements " des services de la préfecture et de la direction départementale de l'équipement relevés par l'enquête, depuis la décision de rendre constructible la zone inondable de la Faute-sur-Mer jusqu'aux avis favorables donnés à des permis de construire qui ne respectaient pas les normes de sécurité. " En condamnant René Marratier, vous condamnerez tous les maires de France ", avait observé dans sa plaidoirie, l'un des avocats de la défense, Me  Didier Seban

En ce sens, ce procès a aussi été celui de la décentralisation, révélant la faiblesse de l'Etat face à des élus locaux devenus tout puissants. Comme l'avait rappelé à l'audience, Thierry Lataste, ancien préfet de Vendée et actuel directeur de cabinet du ministre de l'intérieur Bernard Cazeneuve, " en France, le risque s'oublie, le risque se néglige, et la trace des catastrophes s'efface vite et les représentants des services de l'Etat sont perçus comme venant de l'extérieur, n'ayant aucune connaissance de la réalité communale dont seuls les élus seraient détenteurs ". Ces cinq semaines d'audience ont surtout illustré les difficultés que posent à la justice, ces dossiers de catastrophes environnementales ou de santé publique dans lesquels figurent de très nombreuses parties civiles. Le danger guette à chacun de ces procès de voir les victimes exiger des juges une reconnaissance de leur souffrance qui est sans commune mesure avec les délits involontaires reprochés aux prévenus. Et de nourrir, chez les prévenus, le sentiment qu'ils sont moins condamnés pour ce qu'ils ont fait -  ou mal fait  - que parce qu'il faut livrer un coupable au besoin de vengeance des victimes.

Pascale Robert-Diard

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Publié le 20 Mars 2015

Pourquoi je ne voterai pas pour l'UMP pour les départementales 2015

Mme Stéphanie AUGIER
M. Gilles JULIEN BC-UMP
Mme DUBROQUA Caroline
M. PARADON James

Pourquoi je ne voterai pas pour la liste UMP-UMP sur le canton de Tullins
1 message
Philippe Noviant 14 mars 2015 19:31
À : contact@delairpourlisere.fr
Bonjour,

Je ne comprends pas comment la liste UDI-UMP a été construite sur le canton de Tullins.

Etant pour le moins sensible au programme UDI, je trouve surprenant les choix faits pour ce canton en avalisant des candidatures non-UDI.

Je ne voterai pas pour cette liste pour les raisons suivantes :

1. M. Gilles JULIEN fait partie de l'équipe municipale de Moirans. Cette équipe municipale a été incapable de fournir en 2014 et 2015 un débat d'orientation budgétaire (DOB) clair et cohérent pour cette commune. L'intérêt général visant à informer les habitants et citoyens de Moirans a été bafoué. En effet, il est impossible d'avoir une vue claire et précise de l'orientation budgétaire de la commune à la vue de ce document.

2. Cette liste a le soutien de M. Julien Polat qui a été directeur de cabinet de cette même commune de Moirans. A ce titre, il a été payé plus que largement avec l'argent du contribuable avec des résultats moyens, puisque, comme je l'ai dit, un DOB de qualité n'a même pas pu être produit. La commune de Moirans a servi de marche-pied électoral à M. Julien Polat qui a pu effectuer un travail plus que relatif dans cette ville, et à pu être plus que grassement payé par l'argent du contribuable à faire campagne pour les législatives de 2012 et les municipales de 2014.

3. Cette liste a aussi le soutien de M. Luc Rémond, qui a été directeur général des services de cette même ville de Moirans. Lui aussi a été payé par le contribuable à faire campagne pour les municipales de 2014, et lui aussi est responsable de la faible information du DOB rédigé par la commune.

Pour ces raisons, je ne voterai pas pour cette liste UMP dont le respect de l'intérêt général n'a jamais été la qualité première.

Cordialement,

Philippe NOVIANT

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Publié le 19 Mars 2015

Pourquoi je ne voterai pas pour front de gauche - verts pour les départementales 2015

Nadine Reux
Europe Écologie Les Verts

Amin Ben Ali
Parti de gauche

Sabine Muller remplaçante
Citoyen

Jean Mocci remplaçant
Parti de gauche

Bonjour,

Bien que Madame Nadine Reux porte bon nombre de valeurs que je partage pour le respect de la République et pour l'intérêt général, je ne me vois pas voter pour un parti de gauche gangréné par une idéologie néfaste à ce même intérêt...

La politique doit être constituée, pour l'intérêt général, de :
- Action
- Pragmatisme

Le problème est que le parti de gauche, par l'intermédiaire de M. Jean Mocci, remplaçant de cette liste, a déjà démontré qu'il ne savait pas faire montre de pragmatisme sur la commune de Moirans.

En effet, lors des dernières élections municipales, une liste Front de Gauche n'avait pu se constituer car il y avait des désaccords en cas de second tour. De second tour, il n'y a pas eu, car le Maire UMP est passé au premier. Cette idéologie débile a eu pour conséquence grave et néfaste de priver le citoyen d'une voie de recours.

La présence de M. Jean Mocci sur cette liste est la raison pour laquelle je ne voterai pas pour elle.

Je vous souhaite cependant le meilleur, car je pense qu'elle est la meilleure de toutes... c'est pour vous dire le niveau des autres...

Dimanche prochain, j'irai donc à la pêche par manque d'offre politique de qualité...

Très cordialement,

Philippe NOVIANT

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Publié le 18 Mars 2015

Pourquoi je ne voterai pas pour le FN pour les départementales 2015

M. Bruno DESIES
Mme Jacqueline FRANCOIS BC-FN
M. ARIOLI Marc
Mme TENA-SANCHEZ Amélie

Je ne voterai pas pour la liste FN car le FN est un parti raciste et xénophobe.
Il se dit aujourd'hui social alors qu'il a toujours été anti-social et ultra-libéral.
Sa politique actuelle est basée sur un énorme mensonge. Car non, M. Le Pen n'est pas patriote. M. Le Pen est un Nationaliste nazillon.

Aujourd'hui, le FN dit qu'il est un recours. Il est le dernier des recours car il est incompétent.
Voter FN, c'est se tirer une balle dans le pied...

Un petit article du journal 'Le Monde' pour remettre les choses dans leur contexte.

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Mohamed Moulay, l'homme au poignard de Le Pen, est mort

Le Monde.fr | 02.05.2012 à 14h42 • Mis à jour le 07.05.2012 à 13h13 | Par Florence Beaugé - Le Monde

S'il y a une personne qui ne pleurera pas sa disparition, c'est bien Jean-Marie Le Pen... "L'enfant au poignard", c'était lui. Mohamed Moulay est mort, samedi 28 avril, à Alger, d'une embolie pulmonaire. Il avait 67 ans. Son histoire parait dans Le Monde du samedi 4 mai 2002, à la veille du second tour de l'élection présidentielle. Jean-Marie Le Pen a évincé Lionel Jospin au premier tour et se retrouve en compétition avec Jacques Chirac. Si Mohamed Moulay a accepté de se confier au Monde, c'est parce que "la situation est grave, dit-il. Un homme qui a les mains pleines de sang prétend entrer à L'Elysée."

UN HOMME GRAND, FORT ET BLOND

Ni lui ni sa famille n'espèrent quoi que ce soit : "Nous n'attendons ni publicité ni argent. Je m'étais mis en retrait de la guerre d'Algérie depuis longtemps, mais nous sommes capables, nous aussi en Algérie, d'avoir un sursaut devant ce qui se passe en France", tient-il à préciser.

Mohamed Moulay a perdu son père le 3 mars 1957. Dans la nuit, une patrouille d'une vingtaine de parachutistes conduite, selon les témoins, par un homme grand, fort et blond, que ses hommes appellent "mon lieutenant" et qui se révèlera plus tard être Jean-Marie Le Pen, fait irruption au domicile des Moulay, un petit palais de la Casbah d'Alger. Ahmed Moulay, le père, 42 ans, va être soumis à la "question" sous les yeux de ses six enfants et de sa jeune femme.

Supplice de l'eau, torture à l'électricité... Le calvaire va durer plusieurs heures. C'est l'ère de "la torture à domicile" mise en œuvre par l'armée française pendant la "bataille d'Alger". Ahmed Moulay refuse de donner les noms de son réseau du FLN. Il va en mourir.

PIÈCE À CONVICTION POUR PROCÈS PERDU

Quand Le Pen quitte le domicile des Moulay, à l'aube, laissant derrière lui un cadavre, il oublie sur place un poignard. L'un des jeunes fils du supplicié, Mohamed, 12 ans à l'époque, le trouve et le cache dans le placard du compteur électrique, "sans bien savoir pourquoi". Le lendemain et le surlendemain, Jean-Marie Le Pen et ses hommes reviennent et mettent la maison à sac pour retrouver le poignard. En vain. L'enfant se tait.

Devenu adulte, Mohamed Moulay gardera l'arme chez lui, pendant quarante ans. Le poignard arrivera en France, début 2003, dans la valise de l'envoyée spéciale du Monde à Alger. Il servira de pièce à conviction dans le procès que le leader du Front national a intenté au journal pour "diffamation".

Jean-Marie Le Pen perdra ce procès. Il perdra également son appel et verra son pourvoi en cassation rejeté. Le poignard se trouve toujours à Paris, dans le coffre-fort de l'avocat du Monde, Yves Baudelot. Il va repartir en Algérie d'un mois à l'autre pour rejoindre le musée des moudjahidine. C'était le vœu de Mohamed Moulay. Il s'agit d'un couteau des Jeunesses hitlériennes, fabriqué dans la Ruhr dans les années 1930. Sur le fourreau, on peut lire distinctement : J.M. Le Pen, 1er REP.

UNE IMMENSE AFFECTION POUR LA FRANCE

En dépit des circonstances de la mort de son père, qui l'avaient traumatisé à vie, Mohamed Moulay avait toujours gardé une immense affection pour la France, comme ses deux oncles, Ali et Rachid Bahriz, eux aussi affreusement torturés pendant la guerre d'Algérie. Au lendemain de cette fameuse nuit du 3 mars 1957, Mohamed Moulay avait arrêté l'école pour prendre le maquis jusqu'à l'indépendance de son pays, en 1962, ce qui allait faire de lui le plus jeune moudjahidine.

Une fois revenu à la vie civile, il était entré à la Sonelgaz, à Alger, mais ses activités de syndicaliste l'avaient emporté sur son emploi de cadre. Intègre, désintéressé et courageux, Mohamed Moulay avait une mémoire exceptionnelle, ce qui faisait de lui l'un des témoins les plus fiables de la guerre d'Algérie. Marié à une française d'origine algérienne, il a eu cinq enfants, aujourd'hui tous installés dans le sud de la France, comme leur mère.

Lui était resté à Alger, y compris après sa retraite de la Sonelgaz. " J'aime trop l'Algérie pour pouvoir la quitter ", disait-il en souriant, tout en ne cachant pas sa tristesse de voir ce qu'était devenu son pays, si loin de ses rêves de jeune combattant indépendantiste.

Florence Beaugé - Le Monde

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Publié le 17 Mars 2015

Pourquoi je ne voterai pas pour les socialistes pour les départementales 2015

Pour les élections départementales 2015, sur le canton de Tullins, je ne voterai pas pour les candidats sociales. Les raisons sont expliquées dans le mail joint.

L'image est cliquable et montre les émoluments de M. Vallini reversés à ses petits copains.

Ceci va à l'encontre de l'intérêt général.

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Binômes de candidats Nuances
Mme Amélie GIRERD
M. André VALLINI BC-UG
suppléants : Jérôme Barbieri et Laurence Béthune

Pourquoi je ne voterai pas pour votre liste lors des futures départementales
Philippe Noviant 15 mars 2015 20:19
À : liserecestvous@gmail.com
Bonjour,

Je ne compte pas voter pour votre liste pour les futures élections départementales, ce, pour les raisons suivantes :

- M. André Vallini est un ultra-cumulard de la politique. Quand on est cumulard, on ne peut humainement faire des actions de qualité. Sénateur, député, c'est un travail à plein temps qui est rémunéré suffisamment cher pour cela. Cumuler ce job avec un autre, c'est insulter le métier de sénateur ou de député en ne consacrant pas 100% de son temps à ce job.

- M. André Vallini est pour le projet Center Parcs dont les travaux ont été suspendus par la Justice. S'ils ont été suspendus c'est parce qu'il existait des doutes profonds et sérieux sur l'impact écologique de ce projet. Les aspects économiques ne peuvent prendre le pas sur tout et tout dédouaner. Le projet Center Parcs doit se faire dans un cadre écologique exemplaire, ce qu'il n'est pas en l'état. M. André Vallini n'a jamais exigé que le projet écologique soit exemplaire. Comme nous ne pouvons léguer aux générations futures une poubelle, je me vois contraint de constater que M. André Vallini n'a pas la même volonté d'exigence politique que la mienne d'un point de vue écologique.

- L'écrêtement des indemnités de M. André Vallini n'est pas reversé à l'Etat, mais à des camarades qui perdent, de facto, leur indépendance de vote à partir du moment où "le patron" leur reverse une part de son indemnité. Cet argent est de l'argent public et je ne vois pas en quoi M. Vallini aurait le droit de son attribution et de sa répartition à partir du moment où la Loi prévoit qu'il ne peut le toucher car en situation de cumul.

- La campagne de ces candidats a basculé dans le "trop" en matière de propagande électorale. Un tract A3 local plus un tract A4 dédié uniquement à Moirans, me font conclure que l'argent est gaspillé pour une propagande qui n'en mérite pas tant.

- Le CV de Madame Amélie Girerd pose question. La filière Science-Po n'est pas gage de compétence tant on constate que les 40 ans de politiques de tous bords qui nous gouvernent ont le même CV. 40 ans de déficits toujours plus importants, 40 ans de chômage toujours plus hauts, 40 ans où la place de la France n'a fait que chuter à l'échelon Européen et mondial. Aujourd'hui notre dette est telle que nous sommes le cancre de l'Europe avec un déficit public toujours plus important. Science-Po forme peut être de bon fonctionnaires... mais elle forme de bien piètres dirigeants...

Je ne voterai donc pas pour vous la semaine prochaine, ni pour aucune autre liste d'ailleurs...

Très cordialement,

Philippe NOVIANT

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Publié le 16 Mars 2015

ArbreC'est un véritable gâchis. Sous la pression de quelques bonnets rouges, nous sommes contraints d'abandonner l'écologie et de mettre au chômage 200 personnes. Les bonnets rouges sont contents, la planète et les salariés d'Ecomouv beaucoup moins.

Cette mesure signe et démontre la lâcheté de notre président dont le courage a toujours été absent de ses actions. A force de rechercher le consensus à tout va, M. Hollande s'est enfermé dans sa propre incompétence. Est-il populaire pour autant ? Absolument pas ! Alors ? Tant qu'à être impopulaire, autant être courageux non ? Qu'est-ce que l'on risque quand on est crédité de 15% d'opinions favorables ? Rien ! Et pourtant, M. Hollande continue à se camper dans son immobilisme : cela coûte à notre planète, cela coûte à 200 emplois... mais les bonnets rouges sont contents...

Ce qui est bien c'est qu'avec le réchauffement de la planète, on n'aura plus besoin de bonnets... rouges...

Un article du journal 'Le Monde' daté du 11 décembre 2014

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Gabegie fiscale et sociale

L'heure des comptes a sonné. Ecomouv', la société créée ex nihilo à la demande de l'Etat français pour collecter une taxe sur les poids lourds, met aujourd'hui la clé sous la porte. Sa direction a annoncé, mardi 9  décembre, la cessation de son activité et le prochain licenciement de ses près de 200  salariés. Il n'y a pas d'autre issue, alors que l'unique objet de cette entreprise était de gérer l'écotaxe, devenue" péage de transit poids lourds ", avant d'être purement et simplement abandonnée.

Un drame social de plus dû à une conjoncture économique difficile, me direz-vous ? Non. Cet épilogue est la conséquence d'une inconséquence gouvernementale, dont, cette fois, la responsabilité repose exclusivement sur notre classe politique. Ou plutôt sur son irresponsabilité.
Révolte fiscale

Qui assume, qui propose sa démission ? Personne ! Pourtant, il y aurait de quoi, vu l'ampleur du fiasco fiscal, social et budgétaire. Reconnaître une once de faute ou d'erreur de jugement n'allégerait en rien le coût de cette aventure que les salariés et les contribuables vont devoir supporter, mais cela changerait pourtant beaucoup de choses.

Bien sûr, l'Etat ne peut pas se gérer comme une entreprise. Il est parfaitement légitime que des considérations politiques conduisent des décisions qui ne seraient pas financièrement les plus rentables. Mais ces considérations doivent reposer sur une vision et des choix politiques qui ne peuvent fluctuer aussi vite que les humeurs.

Avec Jean-Louis Borloo, à l'origine du Grenelle de l'environnement, qui retient en  2008 cette proposition d'écotaxe, le ministère de l'environnement a compté sept  titulaires en six  ans, dont déjà quatre sous le mandat de François Hollande (Nicole Bricq, Delphine Batho, Philippe Martin puis Ségolène Royal). Comment mener dans ces conditions une politique suivie et assumer les conséquences de ses choix ?

Votée par un Parlement unanime en  2009, cette écotaxe s'est retrouvée confrontée à la fronde des " bonnets rouges " en  2013. Une partie des élus de droite, trop contents de souffler sur les braises d'une révolte fiscale, ont alors oublié qu'ils avaient voté le dispositif.

Quant aux gouvernements Ayrault puis Valls, ils ont cherché à se défausser en rejetant la responsabilité de tout cela sur le contrat Ecomouv', qui aurait forcément été mal ficelé, puisque signé sous la précédente majorité. Il est vrai que les 250  millions d'euros annuels promis à ce prestataire pour une taxe censée rapporter 900  millions (puis 300 dans sa version amendée au printemps) peuvent paraître élevés.

La facture finale pour l'Etat de son " choix  politique " risque aujourd'hui de dépasser allégrement le milliard d'euros, sans compter le manque à gagner fiscal.

C'est tout simplement de la gabegie !

Jean-Baptiste Jacquin

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Publié le 13 Mars 2015

EmmanuelMacronComme je le disais il y a quelques jours, la loi Macron sera forcément inefficace.

Comment penser que débloquer le monde du droit, pouvoir ouvrir les commerces 12 dimanches par an, favoriser les transports en car, attribuer des compétences autoroutières à l'organisme du rail et diverses choses vont révolutionner notre économie et redonner de la compétitivité à nos entreprises ?

C'est une blague !

Les mesures sont peut-être nombreuses mais elles sont trop disparates pour pouvoir être efficaces.

Ce sont des petites mesurettes qui n'auront aucun effet. En ce sens, l'action de M. Macron peut être rapprochée du néant absolu.

Ce n'est pas l'action dont la France a besoin...

Un article du journal 'Le Monde' daté du 11 décembre 2014

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Une loi catalogue censée doper la croissance
Le texte porté par Emmanuel Macron a été présenté mercredi 10  décembre en conseil des ministres

Le gouvernement a retravaillé sa copie quasiment jusqu'à la dernière minute. Après avoir changé plusieurs fois de nom et de périmètre, le projet de loi " pour la croissance et l'activité " a été présenté en conseil des ministres, mercredi 10  décembre. Alors que l'élaboration de ce texte transversal avait été coordonnée par le ministre de l'économie, Emmanuel Macron, c'est Manuel Valls qui a tenu à en dévoiler les grandes lignes à la presse, mercredi à l'Elysée.

Les neuf membres du gouvernement concernés par ce long train de mesures protéiformes étaient présents. Une mise en scène très inhabituelle qui poursuivait au moins deux objectifs : protéger M.  Macron des attaques lancées par l'aile gauche du PS, qui juge le texte trop libéral, et montrer que l'exécutif avance sur le chemin des réformes, en dépit des résistances auxquelles elles se heurtent. Le projet de loi s'articule autour de trois axes : " libérer " certains secteurs soumis à des " blocages (…) injustifiés " en particulier dans le monde du droit ; favoriser l'investissement et la réalisation de projets " d'intérêt économique majeur " ; assouplir le code du travail.

Elargir le travail du dimanche et de nuit C'est un des volets les plus controversés du texte. Les maires pourront délivrer des autorisations d'ouverture sur 12 dimanches par an (contre cinq à l'heure actuelle), dont cinq seront obligatoirement accordées si les commerces le réclament. Des " zones touristiques internationales " seront mises en place pour permettre aux enseignes d'accueillir des clients le dimanche et " en soirée ", tout au long de l'année.

Cette disposition cible notamment les points de vente des Champs-Elysées et les grands magasins du boulevard Haussmann, à Paris. Elle s'appliquera aussi à plusieurs gares. Les personnes employées le dimanche devront être volontaires. Elles toucheront une " compensation salariale " quelle que soit la taille de leur entreprise (alors qu'il avait été, un temps, envisagé, de prévoir un régime différent pour les petites sociétés) ; le montant du coup de pouce sera fixé par un accord.

Réformer les professions réglementées Le gouvernement veut faire baisser les tarifs de plusieurs professions juridiques – en particulier ceux des notaires, qui se sont parfois éloignés de leur coût réel. Les sommes à payer pour certains actes de la vie courante (parmi lesquels l'achat d'un petit logement) seront plafonnées ; en sens inverse, des ristournes pourront être accordées, dans des limites précises pour éviter le dumping.

La rémunération des notaires liée à la vente d'un bien immobilier restera proportionnelle à son prix, pour les grosses transactions (le seuil étant fixé par décret). Ainsi, les professionnels dégageront des marges qui compenseront d'autres actes effectués gratuitement ou à perte.

Les règles d'installation seront par ailleurs libéralisées afin, soutient le gouvernement, de rajeunir et de féminiser ces métiers tout en augmentant le nombre d'offices et d'études. Le dispositif retenu essaie de corriger les difficultés d'ordre constitutionnel que posait une version antérieure du texte ; pas sûr qu'il soit totalement sécurisé sur un plan juridique, selon une source gouvernementale.

Le statut d'avocat en entreprise est créé, bien que combattu par une large partie de la profession. Le 5  décembre, M.  Macron avait exprimé ses doutes sur l'intérêt de ce dispositif, il laisse aux parlementaires le soin de trancher.

Accélérer la justice du travail A l'heure actuelle, les conseils des prud'hommes prennent plus de quinze mois pour traiter une affaire. La procédure sera accélérée pour certains dossiers, en les confiant à une formation de jugement présidée par un magistrat professionnel, sans passer par l'étape où ne siègent que des conseillers prud'homaux bénévoles.

Rénover le droit des sociétés en difficulté Les tribunaux de commerce pourront obliger des actionnaires à céder leurs parts s'ils s'opposent à une augmentation de capital destinée à redresser l'entreprise concernée.

Délit d'entrave Le délit d'entrave à l'exercice du droit syndical, actuellement puni d'un an d'emprisonnement, peine quasiment jamais appliquée, et d'une amende de 3 750  euros, ne sera plus passible que d'une sanction financière. L'objectif, affirme le gouvernement, est d'" améliorer l'attractivité " du territoire en levant ainsi un frein à l'investissement des sociétés étrangères en France.

Ouvrir l'exploitation des lignes d'autocars Partant d'une situation où l'autocar reste en quasi-totalité un monopole des autorités organisatrices de transport (Etat, région, département, ville) et ne représente qu'une très faible part du transport de voyageurs en France (110 000 en  2013), le gouvernement veut ouvrir le secteur afin de permettre le développement de l'offre de transports interurbains par autocars.

Régulation des activités autoroutières D'après la Cour des comptes et l'Autorité de la concurrence, les tarifs de péage ont augmenté de 50  % en valeur en dix ans. L'attribution des marchés de travaux publics, dont une large part revient à des groupes de BTP dont les sociétés concessionnaires d'autoroutes (SCA) sont des filiales, manque singulièrement de transparence. Le projet de loi prévoit d'étendre les compétences de l'Autorité de régulation des activités ferroviaires, qui devient Autorité de régulation des activités ferroviaires et routières. Celle-ci contrôlera les négociations tarifaires et veillera à la mise en concurrence effective des marchés de travaux des sociétés d'autoroutes.

Permis de conduire Le gouvernement veut réduire le coût et les délais de passage du permis de conduire. La réforme prévoit de " recentrer " les examinateurs sur le passage du permis  B en confiant à des opérateurs agréés la surveillance du code et les épreuves pratiques de certains permis. Ce redéploiement devrait permettre d'ouvrir 170 000  places supplémentaires au permis  B.

Actionnariat salarié Le projet vise à développer l'attribution d'actions gratuites aux salariés dans toutes les entreprises, y compris les PME, en simplifiant le régime fiscal et social. Les start-up pourront attribuer à leurs salariés des options d'achat sur les titres de leur entreprise.

Epargne salarialeL es délais de versement de l'intéressement et de la participation seront alignés. Un plan d'épargne pour la retraite collectif pourra être mis en place par ratification des deux tiers des salariés en l'absence de délégué syndical ou de comité d'entreprise.

Bertrand Bissuel, et Patrick Roger

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Rédigé par Philippe NOVIANT

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Publié le 12 Mars 2015

Lecteur assidu du journal 'Le Monde' que je suis, je ne peux qu'applaudir des deux mains à ce bel article. Cet article affirme que l'on ne fait pas de la presse avec un contenu basé sur les désirs de tout à chacun. La presse, c'est l'information, et lorsque l'on s'informe uniquement sur ses centres d'intérêts, on est moins informé que lorsque l'on reste ouvert à toute l'actualité...

C'est ce simple fait qui est rappelé ici et dont on dit justement que la presse ne peut être assimilé à un ensemble disparate d'articles destiné à être lus et appréciés. Au contraire, l'information, dans son ensemble, doit être contenue et traitée par des journalistes compétents dont la passion est la fourniture d'informations, tous domaines confondus...

Pour le reste, l'article résume bien mieux les choses que je ne pourrai jamais le faire : bonne lecture ;)

Un article du journal 'Le Monde' daté du 10 décembre 2014

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" Tu déconnes, Mark… "
Le fondateur de Facebook, Mark Zuckerberg, projette de lancer un concept de " journal quotidien personnalisé " triant l'information en fonction du " profil " de chacun

Reconnaissons-le, Mark (Zuckerberg)  : tu as été visionnaire avec Facebook. Bravo pour ce coup de maître. Mais quand tu affirmes, le 6  novembre, à propos de tes ambitions dans la présentation de l'information  : "  Notre but est de bâtir le parfait journal personnalisé de tout le monde  ", tu affoles le secteur de la presse, tu fais une petite erreur d'analyse et, au passage, tu peux devenir une menace pour la démocratie.

Reprenons ton analyse  : "  On retrouve beaucoup de journaux ou de canaux médiatiques sur lesquels les gens se branchent, et ils ont tendance à ne pas être personnalisés  ", dis-tu. "  Vous pouvez lire votre journal local ou un grand quotidien, regarder une chaîne de télévision, et c'est essentiellement la même information qui vous est transmise, à vous comme à des centaines de milliers, voire des millions de personnes.  " Alors tu veux proposer un quotidien en ligne automatisé, et personnalisé.

C'est vrai, des algorithmes peuvent composer un quotidien sur mesure pour chaque internaute. En tenant compte de ses centres d'intérêt, de ses échanges personnels, des images qu'il met en ligne comme de ses propres "  posts  ", "  j'aime  " ou "  partage  ", l'ordinateur est tout à fait capable de ressortir et d'organiser les informations qui l'intéressent.

Mais là où tu fais erreur, Mark, c'est que ce ne sera jamais un "  journal  ", comme tu le prétends. Cela ne peut pas être du journalisme. Toute la magie d'un journal, c'est de faire une proposition éditoriale vers un public qui l'a choisie pour des raisons géographiques (pour les locaux et les régionaux), politiques, générationnelles, etc. Cette proposition s'inscrit dans une limite physique (le nombre de pages, le nombre d'écrans, etc.) qui tient compte du temps disponible du lecteur  : s'il n'a que trente minutes par jour à consacrer à son information, et même en partant du principe qu'il ne s'attardera que sur une petite partie du contenu proposé, nul besoin de lui proposer 300  pages ou équivalent…

Cette proposition doit également mixer intelligemment les informations "  indispensables  " (qui forgent le socle de connaissances communes d'une société et permettent le vivre ensemble) avec les articles sectoriels (pour telle ou telle partie du lectorat) et avec les papiers "  surprises  ", permettant de proposer aux lecteurs une vision différente, originale, sur des sujets qui ne les auraient sans doute pas intéressés a priori. L'actualité est tellement riche que le simple choix entre la multitude de sujets potentiels est un choix journalistique essentiel. Et le tout dans une hiérarchie organisée, où l'équipe de rédacteurs présente sa vision de l'actualité, mettant en avant ce qui lui paraît important, en retrait ce qui, pour elle, l'est moins.
l'émotion, plus que l'information

Tu vois que donner à chacun "  son  " journal, de façon automatique comme tu veux le faire, est très loin de cela. Que trier l'information en fonction de ses goûts, ses centres d'intérêt affichés, c'est renforcer chacun dans ses convictions, ses croyances, sans jamais, ou rarement, le confronter à l'altérité, à ce qui sort de son champ normal de vision et à sa culture personnelle. C'est l'empêcher de devenir plus grand, meilleur, d'évoluer tout simplement, en confrontant sa vision du monde à celle des autres.

Donner à chacun "  son  " journal, c'est considérer qu'une personne est un bloc qui ne peut évoluer qu'à la marge, et qu'il faut donc le renforcer dans son être du moment en lui proposant ce qui l'intéresse ou peut l'intéresser aujourd'hui, en tenant sans doute compte de sa capacité (ou de son incapacité) à lire de longs articles, en privilégiant donc souvent le court, la vidéo, la photo. Soit l'émotion, plus que l'information. Donner à chacun "  son  " journal, calculé par algorithme, c'est décider que certains articles décalés, qui ne rentrent pas dans les cases habituelles, ne seront quasiment plus vus par personne.

Penses-tu, par exemple, qu'un algorithme aurait proposé aux lecteurs l'histoire, tellement anodine, d'un cambriolage manqué dans un immeuble de bureaux de Washington  ? Penses-tu qu'un logiciel aurait proposé aux lecteurs, dans un quotidien parisien, un interminable article sur une prison dans un territoire situé à 8  000  km de Paris  ? Penses-tu qu'un ordinateur aurait mis en avant, dans un hebdomadaire français, le portrait d'un professeur d'économie anonyme prêtant de l'argent aux pauvres du Bangladesh  ? Je parle ici du "  Watergate  ", du bagne de Cayenne par Albert Londres (que l'article fit fermer, tant le scandale fut grand), et de Muhammad Yunus, Prix Nobel dix ans après la parution de l'article, mais inconnu alors en France…

Maintenant, Mark, si on ne considère que l'aspect économique de ton projet, tu as en partie raison. Ne proposer que des articles devant intéresser le lecteur permet d'augmenter le taux d'attention et de lecture, et donc sans doute d'optimiser les revenus, publicitaires ou autres. Même si des magazines vivent très bien sans avoir cette approche, on ne peut nier que, sur Internet où le volume peut faire le cash, cette approche a du sens commercialement parlant. Et tu parles pour ta paroisse, Mark.

Mais si la presse est bien un acteur économique, tu ne peux pas la résumer à son aspect comptable et du coup nier son importance démocratique. Les journaux, les quotidiens d'information, n'ont pas pour seul rôle et mission de faire des profits (même s'il faut qu'ils en fassent, l'indépendance étant à ce prix). Ils participent aussi à la vie d'un pays, portant (dans le meilleur des cas) la plume dans la plaie, assurant un rôle de vigie pour éviter les dérapages des différents pouvoirs, et contribuant globalement à la culture commune et donc au lien social. Et ce n'est pas rien. Alors, tu vois, Mark, pourquoi tu déconnes avec ta promesse de "  journal personnalisé réalisé par ordinateur  "  ? Et ne me dis pas qu'une machine est une garantie de neutralité  : un programme ne fait que ce qu'on lui dit de faire. Réfléchis à cela  : les citoyens, dans tous les pays, ont le droit à une presse libre. Et un algorithme n'a aucune idée de ce qu'est la liberté.

par Christophe Agnus

Christophe Agnus est journaliste, fondateur de journaux en ligne (L'Express.fr 1995 ; Transfert.net, 1998-2002) et dirigeant de sociétés de conseil en média numérique (Walabiz).

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Rédigé par Philippe NOVIANT

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Publié le 11 Mars 2015

EmmanuelMacronNotre pays souffre d'un grand manque de compétitivité. A ce titre, je me pose des questions quant à la future Loi Macron. En quoi cette loi va redonner le souffle nécessaire et suffisant à notre économie ?

Comment penser que la libéralisation des professions protégées vont révolutionner le pouvoir d'achat de tout à chacun ? Combien de fois allons-nous chez le notaire, l'huissier ou le commissaire-priseur par an ? Ca permet de gagner quelques centaines d'euros quand on achète un appartement, mais on n'achète pas, loin s'en faut, un appartement tous les jours !

Comment penser, de la même façon, qu'il suffise d'ouvrir les commerces le dimanche douze fois par an pour révolutionner la consommation en France ? Là aussi, les solutions sont futiles par rapport à l'énoncé du problème !

Peut-être que la réforme sur la justice prud'homale pourra donner un peu plus confiance aux chefs d'entreprise, mais elle ne révolutionnera pas le marché de l'emploi tant les carcans bridant l'embauche en entreprise sont variés et nombreux !

Quant à la revente des actifs de l'Etat, cela relève de l'incompétence pure quand on voit la situation décriée de nos autoroutes, revendues il y a quelques années, et qui profitent largement à ses acheteurs.

Sur l'épargne, l'actionnariat salariaux, l'investissement des business angels ou encore la libéralisation des transports en car, là, on touche au ridicule et aux mesurettes de bas étage.

La Loi Macron ne révolutionnera en rien notre économie et celle-ci restera en berne tant que de réelles mesures ne seront pas engagées...

Un article du journal 'Le Monde' daté du 10 décembre 2014

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La loi Macron ne relancera pas l'économie
Les économistes jugent que les grandes lignes de la loi " croissance et activité " sont un début

De grandes ambitions pour une loi "  fourre-tout  ". Après les députés socialistes, mardi 9  décembre, Emmanuel Macron, le ministre de l'économie, présentera son projet de loi "  croissance et activité  " en conseil des ministres, mercredi.

En attendant d'en connaître les détails, les économistes portent un premier jugement contrasté sur les grandes lignes de ce texte transversal, dont l'objectif est de "  déverrouiller l'économie française  ". Et notamment, de redonner du pouvoir d'achat aux ménages en ouvrant à la concurrence certaines professions réglementées, tout en simplifiant la vie des entreprises.

Verdict  ? Encourageant mais peut mieux faire, jugent les experts de toutes sensibilités interrogés par Le Monde. "  Cette loi est partie pour être une mosaïque de petits pas allant dans la bonne direction, mais pas assez loin  ", estiment Philippe Aghion et Gilbert Cette, économistes et coauteurs de l'ouvrage Changer de modèle (Odile Jacob, 272  pages, 22,9  euros). "  Elle ouvre quelques pistes prometteuses  ", approuve Jean-Marc Daniel, professeur à l'ESCP Europe. "  Elle soulève de nombreux tabous, mais son impact sur la croissance risque d'être anecdotique  ", commente pour sa part Xavier Timbeau, à  l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE).

Premier grand chantier ouvert par M. Macron  : les professions protégées. Le ministre prévoit de libéraliser l'installation de nouveaux arrivants chez les notaires, les huissiers ou les commissaires-priseurs, et de bouleverser leurs grilles tarifaires. Un projet qui crispe la majorité. Mais parmi les économistes, il fait à peu près consensus  : ouvrir ces métiers à la concurrence, à condition que ce soit bien fait, permet de faire baisser les prix et de gagner un peu de pouvoir d'achat. M.  Cette estime même qu'à long terme, le produit intérieur brut de la France pourrait gagner un point si toutes les professions protégées sont incluses.
" On peut s'attaquer aux rentes "

"  L'ennui, c'est que cette loi ne s'attaque pas aux deux secteurs où les rentes sont les plus nuisibles à notre économie, à savoir l'immobilier et le transport ferroviaire  ", regrette Patrick Artus, chef économiste chez Natixis. De plus, certaines professions ont été sorties de son périmètre.

La réforme des pharmacies a ainsi été confiée à la ministre de la santé, Marisol Touraine. Quant à l'hypothétique statut d'avocat d'entreprise, sa création est laissée au bon vouloir des députés.

De son côté, Ludovic Subran, chef économiste d'Euler Hermes, regrette qu'au lieu de s'attaquer à quelques professions séparément, le gouvernement n'ait pas adopté une grande loi-cadre libéralisant tous les secteurs protégés, qui aurait été défendue directement par Matignon. "  Elle aurait eu plus de poids et aurait évité les disputes entre ministères  ", juge-t-il. "  Même si le texte est moins ambitieux qu'annoncé, il introduit l'idée que l'on peut s'attaquer aux rentes ", salue tout de même Augustin Landier, à l'Ecole d'économie de Toulouse.

Autre grand chantier  : la réforme du marché du travail. S'il semble peu probable que M.  Macron s'attaque aux 35  heures et au smic, elle devrait comporter deux grands volets. Le travail du dimanche, d'abord, qui devrait être assoupli  : les commerces non alimentaires pourraient travailler cinq dimanches par an sur simple demande (et non sur autorisation préalable), et jusqu'à douze au total. "  Les touristes chinois consommeront peut-être plus, mais pas les Français, car leur pouvoir d'achat est sous pression  ", juge Benjamin Coriat, des Economistes atterrés, estimant que cela relève plus du choix de société que du soutien à la croissance. "  Une telle mesure fait beaucoup de bruit, mais son impact sur la croissance sera anecdotique  ", abonde Alexandre Delaigue, professeur d'économie à Saint-Cyr.

La réforme de la justice prud'homale, qui permettrait de réduire les délais de traitement des dossiers (15,5 mois en moyenne) et de mieux former les juges est, elle, jugée prometteuse. " Cela réduirait les incertitudes juridiques et encouragerait les patrons à embaucher  ", dit M. Cette, rappelant que la France est le seul pays de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), avec le Mexique, où les juges prud'homaux (ou équivalent) ne sont pas des professionnels.

Troisième chantier  : les cessions d'actifs de l'Etat, envisagées à hauteur de 5 à  10  milliards d'euros ces dix-huit prochains mois, dont 4 milliards seraient affectés au désendettement du pays. " S'il s'agit de gagner de l'argent à court terme en vendant des actifs rentables permettant de rembourser la dette sur le long terme, l'opération sera perdante ", assure M. Artus.
Redorer l'image de la France

A ces mesures devraient s'ajouter une demi-douzaine d'autres visant à encourager l'épargne et l'actionnariat salariaux, l'investissement des business angels ou encore la libéralisation des transports en car. "  Là encore, si toutes ces pistes sont intéressantes prises une à une, on a du mal à saisir la cohérence d'ensemble, notamment par rapport aux dispositifs tels que le crédit d'impôt compétitivité emploi ou le pacte de responsabilité  ", juge Eric Heyer, à l'OFCE.

Difficile, dans ces conditions, de mesurer l'impact qu'aura la loi Macron sur la croissance. " D'autant que ces mesures prendront du temps à faire effet  ", commente M.  Landier. La plupart des économistes jugent néanmoins qu'il ne sera pas très important. Et que ce dispositif ne débloquera sûrement pas les 6  milliards d'euros de pouvoir d'achat promis par Arnaud Montebourg, le prédécesseur de M. Macron.

Reste qu'en attaquant des chantiers jusque-là jugés tabous, la loi pourrait redorer un peu l'image de la France à l'étranger. "  Paris aura des arguments pour convaincre Bruxelles que nous faisons des efforts structurels  : ce n'est pas négligeable  ", juge M.  Delaigue.

De même, les investisseurs prêtant à la France seront rassurés quant à la capacité du pays à s'attaquer aux sujets délicats. Toujours ça de pris. A  condition que le projet ne soit pas trop détricoté avant son adoption par l'Assemblée…

Marie Charrel

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Rédigé par Philippe NOVIANT

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Publié le 10 Mars 2015

JeanNoelGuerini.jpgDécidément, certains élus ont tendance à oublier les raisons pour lesquelles ils ont été élus. A ce titre, l'intérêt général leur échappe largement et ils se servent de leur statut pour se servir et non servir. C'est une honte et M. Guérini peut être considéré, à ce titre comme une pourriture...

Donner de l'argent à certains et pas à d'autres pour asseoir son pouvoir ne va pas dans le sens de l'intérêt général. L'argent dépensé doit aller à des besoins pour la population, quelle que soit sa couleur politique et quels que soient les intérêts pour l'élu dans le futur.

Légal n'est pas toujours synonyme de moral et quelqu'un qui n'est pas moral est une pourriture...

La population dans son ensemble a-t-elle besoin de la rénovation complète de Saint-Rémy et de Velaux alors que les quartiers Nord de Marseille se meurent à petit feu ?

Les proches de M. Guérini assurent que ça fait des contents et que, dès lors, leur action est légitime... Elle n'est pas légitime car elle est inéquitable et que l'équité fait partie de nos valeurs Républicaines.

Honte à M. Guérini.

Un article du journal 'Le Monde' daté du 10 décembre 2014

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Les largesses très politiques de M. Guérini
Le président (ex-PS) du conseil général des Bouches-du-Rhône est accusé par ses adversaires d'utiliser les aides aux communes pour conforter son pouvoir sur le département

La commission permanente des finances du conseil général des Bouches-du-Rhône (CG13), présidée par l'ex-socialiste Jean-Noël Guérini, a validé, vendredi 28  novembre, plusieurs " contrats de développement et d'aménagement " avec des communes du département. Ces engagements financiers au long cours portent sur quelque 60  millions d'euros de subventions. Un mois plus tôt, la même commission avait validé une autre série de contrats au profit de communes, ainsi qu'une impressionnante litanie d'aides aux travaux de proximité, la troisième de l'année, pour un total de 11,7  millions d'euros.

" L'aide aux communes n'a rien d'illégal ! C'est une politique menée depuis des années, et en tant qu'élu d'une petite ville rurale je peux dire qu'elle est nécessaire et appréciée. " Maire de Saint-Rémy-de-Provence depuis 1995, Hervé Chérubini est conseiller général depuis 1998. Vice-président de l'institution, ce socialiste en détient aussi la délégation aux finances depuis dix ans.

Début octobre, lors du lancement du nouveau parti politique de M. Guérini, La Force du 13, M.  Chérubini était au premier rang des élus qui acclamaient le président du conseil général. Comme vingt-trois de ses camarades sortants – socialistes, communistes, radicaux de gauche ou divers gauche –, il appelle à une union large aux départementales de 2015 sous la bannière " majorité départementale ". " Guériniste ", le maire de Saint-Rémy ? " Si c'est dire que je suis contre la métropole Aix-Marseille et la disparition des départements, favorable à l'aide aux communes et à tout ce qui a été fait par la majorité départementale depuis des années, alors oui ! "
7  % du budget du CG13

Quand on critique les investissements du conseil général, M.  Chérubini dégaine ses arguments comptables : " Le  département, c'est, avec 2,6  milliards d'euros, la cinquième collectivité en France. Et il est parfaitement géré : les dépenses de personnel sont contenues, l'endettement plafonné à 264  euros par habitant, alors que nous dépensons 470  millions par an pour le seul RSA… Nous n'avons pas d'emprunt toxique et l'aide aux communes ne représente que 7  % du budget. Ce n'est pas pharaonique. " Quant au récent vote de 273  millions d'euros d'autorisations de programme supplémentaires, soit des lignes de crédits en sus pour les communes, il n'a, selon lui, " rien à voir avec un retour d'ascenseur " après la campagne sénatoriale victorieuse de M.  Guérini.

A Saint-Rémy, 11 000 habitants, petit écrin idyllique des Alpilles, entre vestiges antiques et oliviers, l'aide aux communes se voit. La réfection des rues du centre-ville, c'est 80  % de subventions du conseil général. La rénovation et l'agrandissement du splendide Musée Estrine, 1,1  million du CG13, soit 60  % de la note. Pour l'Alpilium, salle de spectacle et des fêtes, inaugurée en février  2013, 63  % des 5,5  millions du budget viennent du département.

Le 28  novembre, le maire de Saint-Rémy a conclu un nouveau contrat de développement et d'aménagement avec le conseil général, le troisième depuis 2006 : 14  millions d'euros pour quatre ans, auxquels s'ajoutent près de 4  millions sur des projets annexes comme la réhabilitation d'une déchetterie ou l'extension d'une zone d'activités. " Pour Saint-Rémy, l'aide du conseil général, c'est près de 60  % du budget d'investissement annuel ", reconnaît M. Chérubini. Sans elle, le bilan municipal ne serait pas le même.

Jean-Pierre Maggi est une autre figure historique du PS dans les Bouches-du-Rhône. Lui aussi était présent lors du lancement de La Force du 13, aux côtés d'autres maires UMP, communistes ou PS. Le village dont il est maire depuis 1977, Velaux, doit beaucoup, lui aussi, à l'aide aux communes.

Entre 2009 et 2014, le conseil général a déversé près de 21  millions d'euros de subventions sur ce bourg de 8 700 habitants. Une mairie et une salle de spectacle sont sorties de terre. " Beaucoup de gens caricaturent l'aide aux communes, mais ne pensez pas que les élus locaux vont à la soupe, s'insurge M. Maggi. Si M. Guérini est apprécié, c'est parce qu'il est le seul à se préoccuper de nous. "

Pour Renouveau PS 13, mouvement de militants socialistes lancé dans une guérilla contre le président du conseil général, le soutien des élus locaux à La Force du 13 s'apparente à une " reconnaissance du ventre ". " Si, de 2008 à 2013, un habitant du département a reçu 52  euros en moyenne, les amis de M. Guérini sont tous mieux servis : leurs communes ont obtenu entre 10 et 2 340  % de plus ", assure Pierre Orsatelli, porte-parole du groupe.
" Ils proposent, nous finançons "

" Ce n'est pas une question d'égalité mais d'équité, rétorque M. Chérubini. Il est logique que les aides soient inversement proportionnelles à la taille des communes. Le département donne plus à celles qui ont moins de rentrées fiscales. " A ce jeu, Marseille, avec ses quartiers Nord en déficit cruel d'équipements publics, pourrait se plaindre. Mais, en campagne pour les départementales, l'UMP Martine Vassal, adjointe au maire de Marseille, ne porte pas la polémique : " Si nous gagnons, nous ne remettrons pas en cause le volume des aides aux communes, élude-t-elle. Peut-être juste leur répartition… "

" Le problème, ce n'est pas l'aide mais le manque de stratégie globale d'équipement et l'absence de contrôle sur l'action des maires. Ont-ils vraiment tous besoin d'une salle de spectacle dans leur commune ? ", s'interroge Jean-François Noyes, conseiller général de Marseille, démissionnaire du PS et anti-guériniste. Réponse d'Hervé Chérubini : " Les maires sont élus sur des programmes : ils proposent, et nous finançons. Et, si vous voulez savoir s'ils sont contents de l'action du président du conseil général, la réponse est oui ! "

Gilles Rof

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Publié le 9 Mars 2015

DanyBoonEnfin on va mettre un frein à la rémunération sans contre-partie des stars du cinéma Français. On était en train de marcher sur la tête : notre système de subvention pouvait mener à payer plus un acteur Français qu'un acteur américain alors même que le film pouvait avoir moins de succès !

On se dirige vers une forte limitation de ce système. La CNC va plafonner le salaire des stars, quitte à ce qu'elles touchent un supplément si le film marche bien.

Cela va dans le bon sens et limite les aides du secteur... financées sur argent public.

Un article du journal 'Le Monde' daté du 6 décembre 2014

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Le star-système mis au régime
Le CNC a annoncé plusieurs mesures, dont le plafonnement des cachets des stars, afin de rééquilibrer l'industrie du cinéma

Trop de cachets nuisent à la santé du cinéma français, on le savait. Vincent Maraval, de la société Wild Bunch, l'avait dénoncé dans une tribune publiée dans Le Monde du 29  décembre  2012. Il s'élevait contre certaines rémunérations de stars qu'il jugeait trop élevées, au regard des résultats des films. Une tempête médiatique, puis l'organisation d'Assises du cinéma s'ensuivirent. Deux ans plus tard, au terme d'une large concertation professionnelle, et sur la base du rapport de René Bonnell de janvier  2013, la partie fixe des salaires des comédiens, réalisateurs, scénaristes ou producteurs, se voit plafonnée, à des degrés divers, et selon les niveaux de devis des films.

C'est l'annonce la plus symbolique, mais ce n'est pas celle qu'attendaient avec le plus d'impatience les professionnels. D'autres mesures tout aussi décisives ont été entérinées par le Centre national du cinéma et de l'image animée (CNC), jeudi 27  novembre, comme l'ont annoncé Le Film Français et Les Echos, mercredi 3  décembre. Une longue séquence s'achève pour le cinéma français, mais le feuilleton est loin d'être terminé. René Bonnell se réjouit de voir que nombre de ses propositions ont été retenues : " C'est la première fois qu'il y a un corps de mesures qui vont dans le sens de la restructuration des aides, tout en limitant certaines dérives inflationnistes et en renforçant l'essentiel du dispositif ", déclare-t-il au Monde.

Il n'est pas aisé, en période de crise, de communiquer sur les cachets les plus élevés au sein d'une équipe de film. Déjà, le CNC répète depuis deux ans que son budget n'est pas assis sur un matelas de subventions, mais issu d'un système de taxation au sein de la filière cinématographique (la TSA, ou taxe sur les entrées en salles, etc.). Plafonner les rémunérations, c'est mieux utiliser l'argent du cinéma : c'est arrêter de miser à l'excès sur une tête d'affiche, et récompenser davantage le succès d'une œuvre au fil de son exploitation (salles, DVD…). Aux Etats-Unis, on dit que " la star, c'est le film ".

Un comédien qui voit son cachet raboté pourra toujours recevoir un chèque, ultérieurement, si les recettes sont au rendez-vous. Le plafonnement prévu par le CNC ne concerne pas la part variable de la rémunération. Les esprits seraient en train d'évoluer : " Gérard Depardieu a fait un effort dans Mammuth, de Gustave Kervern, Juliette Binoche a fait de même dans Camille Claudel, de Bruno Dumont, et aussi Catherine Deneuve dans Trois cœurs, de Benoît Jacquot ", indique-t-on au CNC.

Les plafonds de rémunération ont été calculés par tranches de devis : un film présente " un coût artistique disproportionné ", lit-on dans un document du CNC, lorsque la rémunération la plus élevée excède " 15  % de la part du coût de production de l'œuvre inférieure à 4  millions d'euros ". Les taux deviennent dégressifs dans les tranches supérieures, 8  % entre 4 et 7  millions d'euros puis 5  % entre 7 et 10  millions. Au-delà de 10  millions d'euros, la rémunération ne doit pas excéder 990 000  euros. Si chacun de ces plafonds n'est pas respecté, les professionnels ne pourront pas utiliser leur soutien automatique (généré par les entrées en salles des précédents films) pour financer l'œuvre à venir.

" Le CNC a été courageux de le faire. Quelques agents vont gueuler un peu pour le principe, mais c'est tout. Et ils sauront trouver des parades. Ils limiteront les salaires et voudront être payés plus en retour. Moi, ça me va. Si ça fait baisser les devis et donc que ça réduit notre risque, c'est sain ", déclare au Monde Vincent Maraval. Mais, globalement, les mesures visant à assainir le secteur lui paraissent insuffisantes : " Je pense que le CNC aurait pu aller plus loin. Du fait qu'il dépend du préfinancement, et pas du marché, le cinéma français s'asphyxie. Tout le monde se sert au début, et à la fin il ne reste plus rien. Aucun investisseur privé ne peut entrer dans le financement. Tant que cela ne sera pas le cas, rien ne changera en profondeur. "
Fortes turbulences

Pour le cinéma d'auteur, l'urgence est de préserver la diversité, depuis les moyens alloués à la production jusqu'à l'exploitation en salles. Le SPI, Syndicat des producteurs indépendants, a pu féliciter ses adhérents Elzévir, Hold-Up, Capricci, etc., pour la vingtaine de films sélectionnés à Cannes, en  2014 (Party Girl, Bande de filles, P'tit Quinquin, La Chambre bleue…). Mais ces œuvres " fragiles " se font de plus en plus difficilement, dans un contexte de fortes turbulences, avec la chute des investissements de près de 23  % en  2014, la diminution du nombre de films produits, le piratage, etc.

Or, les mesures du CNC ne répondent que partiellement à ces défis, estime le producteur Gilles Sacuto, représentant du SPI. D'un côté, le producteur de Séraphine (2008), de Martin Provost – sept Césars, dont celui de la meilleure actrice à Yolande Moreau – applaudit les mesures qui visent à soutenir la distribution, et l'incitent à investir davantage dans la production. Ainsi, le soutien automatique généré par les entrées en salles est amélioré. De plus, le distributeur percevra un bonus s'il réinvestit ce soutien sous la forme de minimum garanti dans la production. Dans un autre registre, des aides sont prévues pour favoriser le passage du court au long-métrage ; le montant de l'avance sur recettes sera connu plus en amont, afin de sécuriser le plan de financement, etc.

De l'autre côté, Gilles Sacuto regrette que rien ne soit dit sur " l'exposition des films en salles, ni sur les obligations des chaînes de télévision ", alors que ces dernières concentrent leurs investissements sur les films jugés rentables. " Les Assises sont restées au milieu du gué ", dit-il. Le rapport Bonnell préconisait, entre autres, de supprimer la possibilité pour une chaîne de préfinancer deux passages d'un film sur son -antenne, un geste qui logiquement fait gonfler le devis. Et rend possible de factoune hausse des cachets. Le CNC n'a pas retenu la piste.

" Les discussions continuent, on a traité 75  % du rapport Bonnell ", dit-on au CNC. Les 25  % restants donneront lieu aux plus âpres négociations. Ce n'est pas tout. La profession doit encore s'accorder sur la chronologie des médias. Enfin, la question de la transparence dans la filière cinématographique passera par la loi. L'article rédigé par le CNC " pourrait être intégré " dans le projet de loi création.Celui-ci devrait être examiné au Parlement durant le premier semestre 2015. Beaucoup de conditionnel. La fièvre n'est pas près de tomber.

Clarisse Fabre, et Isabelle Regnier

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Rédigé par Philippe NOVIANT

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Publié le 6 Mars 2015

350px-La-justiceJe suis atterré par l'utilisation du Droit au sein de la Communauté Européenne et en particulier par la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH).

Le Code de procédure pénal a été mis en oeuvre pour protéger le citoyen innocent contre le rouleau compresseur judiciaire. Ainsi, la procédure est faite pour introduire des actions qui vont empêcher l'arbitraire et vont contraindre l'instruction à engager un débat contradictoire à charge et à décharge.

Mais à partir du moment où il est démontré que l'on a affaire à des bandits, ces bandits ont-ils encore des droits vu qu'ils ont bafoué la Loi ?

La CEDH a dit oui, dans un formidable accès de bêtise associé à une conception idéologique des Droits de l'homme. Les Droits de l'homme ont été inventés pour protéger les innocents, pas pour filer de l'argent à des voyous !

Et pourtant, la CEDH a octroyé de l'argent à des voyous car la France a osé ne pas appliquer à 100% la procédure pour arrêter des bandits et voyous dont on se serait aussi bien passés à les envoyer par dessus bord et à voir s'ils étaient capables de faire 200km à la nage pour rejoindre les côtes...

Ces pirates sont vivants et ils le doivent à un pays qui respecte les Droits de l'homme et il faudrait en plus leur filer des milliers d'euros ?

La bêtise de la CEDH m'atterre et je me demande qui cette institution défend : les voyous ou les gens honnêtes ?

Un article du journal 'Le Monde' daté du 6 décembre 2014

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l'histoire du jour
Le juge, les pirates et la Cour

La piraterie est un métier ingrat, qui offre en réalité peu de motifs de satisfaction. Aussi, les neuf pirates somaliens incarcérés en France depuis 2008 se sont-ils réjouis d'obtenir, jeudi 4  décembre, entre 2 000  et 9 000  euros, après une triple condamnation de la France par la Cour européenne des droits de l'homme.

Le 4  avril  2008, une bande de pirates avait arraisonné le Ponant au large des côtes yéménites et avait embarqué son équipage, dont vingt Français. Tout le monde avait été libéré le 11  avril en Somalie contre une rançon de plus de 2  millions de dollars. Mais, le jour même, des hélicoptères français ramassaient dans un 4 × 4 six d'entre eux et une partie de l'argent. Les bandits étaient embarqués manu militari en France et placés le 16  avril en garde à vue, avant d'être présentés à un juge d'instruction, deux jours plus tard.

L'affaire n'avait pas dû bien se savoir en Somalie et, le 2  septembre  2008, trois autres détrousseurs des mers interceptaient un joli voilier, le Carré-d'As, et le couple de Français à son bord. Les pirates échangèrent leurs otages contre 2  millions de dollars, mais les -commandos de marine leur donnèrent l'assaut le 16  septembre et rivèrent les Somaliens à fond de cale. Ils furent ramenés en France le 23  septembre et placés en garde à vue, pour être traduits devant un juge deux jours plus tard.

Les mis en examen ont protesté contre l'illégalité de leur interpellation ; la cour d'appel de Paris, suivie par la Cour de cassation, a balayé leurs arguments, et nos pirates, sans doute fins juristes et en tout cas bien conseillés, ont saisi en  2010 la Cour européenne des droits de l'homme.

La Cour a estimé que, pour le Carré-d'As, l'intervention des Français dans les eaux somaliennes était " prévisible ", mais a constaté qu'aucune règle légale ne définissait les conditions de privation de liberté. Or, la Convention européenne impose qu'on ne puisse être privé de liberté que " selon les voies légales ". Il n'y en avait pas, la France a été condamnée.

Et, dans les deux affaires, la Cour admet que " des circonstances tout à fait exceptionnelles " expliquent la durée de privation de liberté des dix pirates – le temps de les ramener à Paris. Mais ils n'auraient jamais dû être placés en garde à vue : toute personne arrêtée " doit être aussitôt traduite devant un juge ". Le gouvernement français a fait valoir que la garde à vue avait quand même eu lieu sous le contrôle du procureur. La Cour européenne a répété une fois de plus que le ministère public ne présentait pas " les garanties d'indépendance " pour être qualifié de " juge ou autre magistrat habilité à exercer des fonctions judiciaires " et a -condamné la France dans les deux dossiers.

Franck Johannès

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Rédigé par Philippe NOVIANT

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Publié le 5 Mars 2015

2826be1dMême dans un pays où les banques peuvent être reines, on peut avoir des décisions courageuses. Londres est en train de faire volte-face en la matière : enfin on prévoit de taxer un peu plus les banques en ne leur signant plus un chèque en blanc à chaque fois qu'elles font des pertes. C'est une avancée, une avancée majeure !

Avant, on pouvait avoir des organismes financiers sortir de l'impôt pendant quinze ou vingt ans. Cela va devenir impossible par le plafonnement des pertes donnant droit à déduction.

On va aussi fortement freiner les avantages liés à l'évasion fiscale des entreprises.

Une avancée majeure que la France serait bien avisée de suivre...

Un article du journal 'Le Monde' daté du 5 décembre 2014

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Londres taxe les banques et les multinationales
Le gouvernement britannique va alléger la fiscalité sur l'immobilier et alourdir celle sur les entreprises qui tentent d'échapper à l'impôt

Le Royaume-Uni est le pays qui connaît la croissance la plus rapide de toutes les grandes économies avancées. " A cinq mois d'élections législatives indécises, le traditionnel discours budgétaire d'automne a été l'occasion pour le chancelier de l'Echiquier, George Osborne, mercredi 3  décembre, de dresser un bilan avantageux et triomphaliste de l'action du gouvernement Cameron. Le ministre des finances, artisan de la politique d'austérité menée depuis 2010, a déployé devant les députés toute la panoplie des statistiques encourageantes et des comparaisons flatteuses – au détriment de la France notamment –, sans oublier d'adresser quelques clins d'œil aux électeurs.

Il s'est en revanche montré plus discret sur son incapacité à réduire le déficit, qui s'élève cette année à 5,3  % du produit intérieur brut – l'un des plus élevés d'Europe –, qui le conduit à prôner la poursuite d'une politique drastique de réduction des dépenses.

Avec 3  % de croissance prévus pour 2014, alors que la zone euro peine à sortir de la stagnation, M.  Osborne a, il est vrai, de quoi pavoiser. Notre croissance est " deux fois et demie plus rapide que l'Allemagne, sept fois plus que la France ", a-t-il claironné en ironisant sur la proximité entre le leader travailliste Ed Miliband et le président François Hollande. Portée par le dynamisme de la consommation et de l'investissement, la reprise britannique a permis de réduire le chômage à 6  %. " Nous créons 1 000 emplois par jour ", s'est félicité le ministre.

Alors que les conservateurs sont jugés nettement plus crédibles en matière économique que les travaillistes, ces bons chiffres seront leurs meilleurs arguments dans la campagne électorale qui, de fait, s'ouvre avec le discours de mercredi.

Le ministre a tenté de minimiser son échec sur le déficit budgétaire en alléguant la lourdeur de l'héritage légué par le gouvernement travailliste, la conjoncture internationale et la baisse des revenus pétroliers de mer du Nord, afin de faire oublier qu'il avait promis de parvenir à l'équilibre en  2015. Il renvoie désormais cet objectif à 2018, à condition que les conservateurs restent au pouvoir.

L'une des causes principales du déficit élevé réside dans la faiblesse des recettes fiscales, dont l'augmentation est cinq fois moins élevée que prévu cette année. Cette atonie fiscale est liée au fait qu'une grande partie des emplois nouvellement créés sont peu qualifiés et mal rémunérés, et que leurs titulaires sont donc peu ou pas assujettis à l'impôt sur le revenu. Les conservateurs ont " trahi toutes leurs promesses sur l'économie ", a réagi M.  Miliband.

En dépit de ce déficit, M.  Osborne a sorti de son chapeau un cadeau préélectoral hautement symbolique dans ce pays obsédé par l'accès à la propriété immobilière : le droit de timbre payé sur les ventes immobilières va devenir plus progressif. Le changement a pour effet de réduire le prix du timbre dans 98  % des transactions. Celui-ci n'augmentera que pour les logements les plus chers (au-delà de 1,2  million d'euros). Pour une propriété de prix moyen, l'économie s'élèvera à environ 5 000  euros.
Les riches étrangers sont visés

M.  Osborne va financer ce geste en visant trois cibles : les banques, les multinationales des nouvelles technologies et les riches étrangers. De bonne guerre à six mois d'une élection. L'impôt qui doit rapporter le plus (près d'1  milliard d'euros par an) concerne les établissements financiers. Actuellement, ceux-ci peuvent déduire de leur ardoise fiscale les pertes réalisées les années précédentes. " Certaines banques ne vont ainsi pas payer d'impôts pour quinze et vingt ans ", s'est étranglé M. Osborne. Il a donc décidé de plafonner le montant des pertes qui pourront être déduites.

Le deuxième impôt est une sorte de " taxe Google " aux contours flous mais qui, selon le Trésor, doit rapporter plus de 400  millions d'euros par an. Il s'agit d'imposer à 25  % les bénéfices réalisés au Royaume-Uni, mais " artificiellement transférés dans un autre pays ". M.  Osborne vise des entreprises comme Google ou Amazon, très actives au Royaume-Uni mais qui y paient très peu d'impôts. Comment identifier l'argent transféré " artificiellement " ? Certains fiscalistes soupçonnent que cette annonce ne soit en fait qu'une façon de préempter les grandes réformes internationales en cours, notamment la future obligation pour les entreprises de publier leurs bénéfices pays par pays.

Enfin, les riches étrangers, qui bénéficient du système des " non-domiciliés ", vont être mis à contribution. Ce régime, très avantageux pour les grosses fortunes, permet de ne payer des impôts que sur les sommes rapatriées au Royaume-Uni. L'argent qui demeure hors des frontières est exempté. Pour bénéficier de ce système, il faut actuellement payer un forfait de 60 000  euros par an. Ce montant va désormais passer à 115 000  euros pour ceux qui vivent outre-Manche depuis plus de dix-sept ans.

Eric Albert, et Philippe Bernard

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Publié le 4 Mars 2015

EmmanuelMacronM. Macron a beau fustiger le patronat, il faudrait quand même veiller à ne pas oublier la moitié de l'histoire.

Comme le deuxième article le dit justement, le pacte de responsabilité a eu beau réduire les charges des entreprises, elles se voient encore considérées comme des vaches à lait tant ces charges ont augmenté par le passé. Ainsi, on ne pourra pas effacer toute la culture socialiste visant à faire des entreprises des méchantes en puissance, simplement en leur octroyant un chèque de 41 Milliards d'Euros.

En effet, cela fait des années que l'on sait que nos entreprises ne sont pas compétitives. Le chèque de 41 Milliards ne pourra pas effacer les effets dévastateurs d'un Code du Travail hyper-volumineux, de 35h bridant la compétitivité Française et d'un Droit du travail qui met une véritable muraille de Chine entre les actifs et les autres...

Quand on met en relation les dires de M. Macron et le deuxième article, on se dit que celui qui abuse est clairement M. Macron... Que peut-on attendre d'autre d'un pur politique que l'on a habillé sous des aspects économiques alors que ce Monsieur vient de chez Rotschild ?

N'oublions pas que M. Macron était chargé de fusions-acquisitions dans une banque. Une banque, à fortiori la banque Rotschild, est à l'entreprise ce que Mc Donalds est à la restauration...

Un article du journal 'Le Monde' daté du 3 décembre 2014

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Patronat
Pour M. Macron, le pacte de responsabilité est un " échec " pour le Medef

Le ministre de l'économie Emmanuel Macron a estimé, mardi 2  décembre sur Radio Classique, que le faible nombre d'accords de branche signés dans le cadre du pacte de responsabilité représente un " échec " pour le Medef. " Dans “pacte de responsabilité”, il y a “responsabilité”. Très peu d'accords de branche ont été signés. C'est un échec et c'est aussi le sien ", a-il déclaré en référence au patron du Medef, Pierre Gattaz.

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Emploi : l’argument du Medef pour ne pas s’engager

LE MONDE | 27.11.2014 à 11h58 | Par Patrick Roger

A quelques encablures de la semaine de mobilisation patronale, à partir du 1er décembre, pour « libérer l’entreprise », le Medef s’est livré, mercredi 26 novembre, à une « opération vérité sur les chiffres », en l’occurrence ceux de la fiscalité – et plus généralement des prélèvements – pesant sur les entreprises. « Nous voyons bien la polémique qui monte, a justifié Geoffroy Roux de Bézieux, vice-président de l’organisation patronale. “On vous a donné 40 milliards d’euros, où sont les emplois ?” »

Pour contrer ce questionnement, les services du Medef ont recensé l’ensemble des dispositions fiscales entrées en vigueur depuis 2010, date à partir de laquelle les prélèvements ont recommencé à croître, pour atteindre aujourd’hui 25,4 % de la valeur ajoutée. Ils en comptent pas moins de quatre-vingt-dix, qu’il s’agisse de taxes nationales, de taxes locales, de taxes sectorielles ou de taxes dites « clandestines », selon M. Roux de Bézieux, c’est-à-dire affectées par un changement de taux ou d’assiette.

Conclusion : en quatre ans, les impôts et cotisations acquittés par les entreprises ont crû de 31 milliards d’euros. Un chiffre choc, destiné à démontrer que les 40 milliards d’allégements cumulés du crédit d’impôt compétitivité emploi (CICE) et du pacte de responsabilité, qui commencent à produire leurs effets à partir de cette année, ne peuvent suffire à effacer le « fardeau » antérieur. Pour étayer sa démonstration, le Medef raisonne non en niveau des prélèvements mais en cumul. Ainsi, en 2011, les impôts et cotisations des entreprises ont augmenté de 8,6 milliards d’euros. L’année suivante, 2012, l’augmentation a été de 13,2 milliards (21,8 en cumulé). En 2013, l’addition s’est gonflée de 14,3 milliards (36,1 en cumulé).

L’inflexion a commencé à partir de 2014, avec les premiers effets du CICE : l’entrée en vigueur de nouvelles taxes a, d’un côté, alourdi la facture d’un peu moins de 1,5 milliard d’euros mais, de l’autre côté, les entreprises ont bénéficié de 6,5 milliards d’euros de la première tranche du CICE, ce qui conduit à un allégement net de 5 milliards d’euros dès cette année, dont le Medef retient que, en cumul, la hausse aura été de 31,1 milliards en quatre ans. « Oui, le CICE commence à faire baisser les prélèvements obligatoires, mais pas dans la proportion de l’augmentation antérieure, insiste M. Roux de Bézieux. On fait un crédit d’impôt pour compenser des hausses d’impôts. C’est ubuesque. »

« Inventaire à la Prévert »

En 2015, le CICE et les premières mesures du pacte de responsabilité devraient contribuer à alléger les prélèvements des entreprises à hauteur de 16,5 milliards d’euros. Cependant, estime le Medef, de nouvelles mesures devraient entraîner un coût supplémentaire de 7,2 milliards. Il compte parmi celles-ci la prorogation de la surtaxe de l’impôt sur les sociétés, les mesures de non-déductibilité de certaines taxes affectant les banques, la taxe pour le Grand Paris, la hausse de la taxe de séjour ou celle de la taxe sur le diesel, mais aussi la réintégration du temps de pause dans le calcul des allégements de charges, la baisse du prix du médicament et diverses taxes locales, etc. Un inventaire « à la Prévert », admet M. Roux de Bézieux, qui déplore que « la main gauche reprenne ce que la main gauche a donné ».

Il n’en demeure pas moins que, en intégrant l’ensemble de ces paramètres, l’année 2015 marquera une nouvelle étape d’allégement des prélèvements des entreprises : le montant cumulé des hausses, à la fin de l’année prochaine, aura été ramené à 25,6 milliards d’euros sur cinq ans. Avec la montée en puissance programmée du CICE et du pacte de responsabilité, l’ensemble des hausses des années précédentes aura été effacé. « On sera globalement revenu au point de 2010, reconnaît le vice-président du Medef. Mais c’est trop peu et trop tard. » Un traitement dont les ménages, cependant, sont loin de bénéficier.

Le Medef, pour épouser l’« irritation » de ses adhérents face à la « multiplication de taxes nouvelles », a beau réclamer de nouvelles baisses d’impôts, « en premier lieu sur les impôts de production », et proclamer sa « très forte inquiétude sur les taxes locales », il doit admettre que les mesures engagées par le gouvernement lui sont plutôt favorables. « Indiscutablement, il y a une volonté que l’on salue. Au total, ça va dans le bon sens. On reconnaît de bonne foi que ce qu’a fait ce gouvernement amorce une inflexion », note M. Roux de Bézieux, habitué à des propos plus virulents à l’encontre de la politique fiscale de l’exécutif.

« Mais ça ne peut pas produire d’effets immédiats sur l’économie et sur l’emploi », enchaîne le vice-président du Medef, qui chiffre à 132 milliards d’euros le différentiel de prélèvements sur les entreprises, impôts et cotisations compris, entre la France et l’Allemagne. « Pour récupérer cette perte de compétitivité, il va falloir du temps », conclut-il, invitant à la patience ceux qui attendent du Medef des engagements tangibles en faveur de l’emploi.

40 milliards d’euros

C’est le montant cumulé, selon le Medef, des allégements prévus en faveur des entreprises entre 2014 et 2017 grâce au CICE (pour 19 milliards d’euros) et au pacte de responsabilité. Les baisses de cotisations représentent 10 milliards d’euros. La suppression de la C3S, de la surtaxe de l’impôt sur les sociétés et de diverses petites taxes ainsi que le début de l’abaissement du taux de l’impôt sur les sociétés, en 2017, joueront pour 11 milliards d’euros.

Patrick Roger
Journaliste au Monde

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