La honte du Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY) (2/2)

Publié le 12 Septembre 2016

La honte du Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY) (2/2)

Voici plus de précisions sur les décisions honteuses qui ont mené à incarcérer accusateurs et bourreaux dans un même lieu. Ces décisions sont abjectes et ignobles car on a condamné des actions visant à informer les citoyens au même titre que des actes ignobles de génocide.

Les juges qui ont décidés ces actions doivent être punis pour haute trahison envers le peuple Européen !

En effet, ces décisions honteuses, jetant le discrédit sur l'ensemble des instances Européennes, ne peut rester sans suite dans des instances démocratiques comme le sont les instances Européennes.

Un article du journal 'Le Monde' daté du 31 mars 2016

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Florence Hartmann libérée après cinq jours passés dans la prison de l'ONU
L'ex-porte-parole du TPIY avait été arrêtée devant le siège du tribunal de La Haye
Après cinq jours en détention, l'ancienne porte-parole de la procureure du Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY) Florence Hartmann a été libérée le 29 mars " pour son comportement exemplaire dans le centre pénitentiaire ", sur une décision du président de la juridiction, Ted Meron. Comme les criminels de guerre condamnés à La Haye, Florence Hartmann a été libérée après avoir purgé les deux tiers de sa peine.

Interrogée par France Info à sa sortie de prison, elle s'est dit " complètement sonnée ". L'ex-porte-parole avait été condamnée en 2009 à 7 000 euros d'amende pour " outrage " au tribunal, mais sa peine avait été commuée en sept jours de prison deux ans plus tard. Il lui était reproché d'avoir révélé, dans son livre Paix et châtiment, publié chez Flammarion en 2007, l'existence et le contenu de deux décisions confidentielles, dans lesquelles le tribunal admettait avoir abusivement accepté de conserver sous le sceau de la confidentialité des documents remis par Belgrade. Ces documents avaient été utilisés dans le procès intenté contre l'ex-président yougoslave Slobodan Milosevic, mais n'avaient pas été transmis à la Cour internationale de justice, une autre instance judiciaire de l'ONU, devant laquelle la Bosnie accusait la Serbie de génocide.

Le mandat d'arrêt international émis en 2011 contre Florence Hartmann n'avait cependant jamais été exécuté par Paris. La France estimait que ses obligations de coopération ne s'étendaient qu'aux accusés poursuivis pour les crimes commis pendant la guerre en ex-Yougoslavie. Au Quai d'Orsay, l'affaire avait, à l'époque, été reléguée au second plan. De leur côté, les Pays-Bas, où Florence Hartmann s'est rendue à plusieurs reprises depuis sa condamnation, n'ont pas davantage exécuté ce mandat d'arrêt. Ce qui n'a pas empêché l'arrestation de l'ancienne correspondante du Monde dans les Balkans, le 24 mars, par des gardes des Nations unies, assistés de policiers néerlandais.

Cette interpellation est survenue alors que Mme Hartmann manifestait sur le terre-plein face au tribunal au côté de victimes venues de Bosnie-Herzégovine pour entendre le verdict attendu contre Radovan Karadzic. Ce jour-là, l'ex-chef politique des Serbes de Bosnie était condamné à quarante ans de prison pour génocide et crimes contre l'humanité. C'est dans la même aile de la prison néerlandaise de Scheveningen, réservée aux Nations unies, que Florence Hartmann a dû purger une partie de sa peine. A quelques encablures de la cellule des chefs politiques et militaires bosno-serbes, Radovan Karadzic et Ratko Mladic.

Une " monstruosité "
En fin d'après-midi, vendredi, Florence Hartmann avait reçu la visite de la consule de France aux Pays-Bas, tandis que son avocat, Guénaël Mettraux, demandait sa libération anticipée, se plaignant notamment de ses conditions de détention.

A la suite de son arrestation, beaucoup ont dénoncé une décision " absurde " du tribunal. Très vite, une pétition a été lancée sur Facebook, et la revue La Règle du jeu a déploré cette décision. Après la libération de Mme Hartmann, la rédaction a estimé que " chacune des heures qu'elle a passées dans cette cellule est une heure de trop. Chaque minute où elle aura respiré le même air que les Mladic et les Karadzic est une minute de trop. Cet épisode était une monstruosité et le reste ".

Le juge français Claude Jorda, qui a longtemps présidé le TPIY, " s'est réjoui " de cette libération, regrettant qu'" à partir d'un principe sain, celui de la protection des sources, on en soit arrivé à l'absurde " et que le tribunal n'ait pas fait appel " à un tribunal d'arbitrage ", plutôt que de trancher lui-même une affaire dans laquelle il était à la fois juge et partie.

Le 31 mars, jour initialement prévu pour la libération de Florence Hartmann, le tribunal doit prononcer son verdict contre le leader ultranationaliste Vojislav Seselj, poursuivi pour crimes contre l'humanité. Libéré en 2014 pour raison de santé, il a, depuis, refusé de se représenter à La Haye. Mais le tribunal n'a émis aucun mandat d'arrêt contre lui. Il devrait donc entendre le verdict grâce à la retransmission de l'audience sur Internet. Une décision qui rend d'autant plus absurde l'épisode de " l'affaire Hartmann ".

Stéphanie Maupas

Rédigé par Philippe NOVIANT

Publié dans #Informations

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