Une preuve de plus de l'incompétence de nos politiques... même quand ils ne sont pas encore au pouvoir...

Publié le 25 Janvier 2017

Une preuve de plus de l'incompétence de nos politiques... même quand ils ne sont pas encore au pouvoir...

Décidément, je me demande s'il faut en rire ou en pleurer... Avant, les mesures pragmatiques et réalistes étaient toujours tenues par l'opposition qui avait toujours une bonne raison pour revenir sur ses dires une fois revenue au pouvoir...

Mais ça, c'était avant... Maintenant, même dans l'opposition, on n'hésite plus à mentir effrontément aux Français et à les prendre pour des imbéciles dans une logique démagogique et populiste mortifère pour pouvoir revenir au pouvoir...

La dernière en date : une droite qui laisse filer le déficit pour assurer que tout le monde y gagnera à terme... On promet, une fois de plus, une belle Playstation au petit dernier, histoire qu'il nous laisse tranquille et tant pis si papa devra négocier son découvert auprès de la banquière... Sauf que, dans la vraie vie, la banquière gagne son pognon à partir du moment où elle est sûre que le ménage est solvable... A la tête de l'Etat, c'est l'Europe la banquière et on lui a déjà fait tant de fois avaler des couleuvres, qu'on espère qu'elle en avalera de nouvelles...

Prendre l'Europe pour une conne ne marche qu'un temps chers politiques ! Et les Français, s'ils doivent mettre la main au portefeuille pour supporter les frasques des politiciens, ça peut mal se passer...

Je dis ça, je dis rien...

Un article du journal 'Le Monde' daté du 16 septembre 2016

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CHRONIQUE

La " règle d'or " renvoyée aux oubliettes

La droite a osé : prôner le redressement et laisser filer les déficits, une fois de plus, " temporairement " jure-t-elle. Mais qui sait ? Même le très sérieux François Fillon qui s'était naguère ému d'un " Etat en faillite " reconnaît que, s'il est élu, la France accusera un déficit public de 4,7 % du produit intérieur brut (PIB) en 2017 et encore de 4,5 % en 2018, très au-dessus de la barre des 3 % autorisés par Bruxelles.

Un sacré virage. En 2010, Nicolas Sarkozy n'était-il pas allé jusqu'à vouloir inscrire dans la Constitution une " règle d'or " pour revenir à l'équilibre ? Promesse de Gascon : aujourd'hui, les principaux candidats à la primaire assument tous un dérapage " temporaire " du déficit. En clair, le cocktail de baisses d'impôt et de charges sociales qui serait présenté aux Français si ces candidats étaient élus mettrait le pays en infraction avec le pacte de stabilité, retardant d'autant l'hypothétique retour à l'équilibre des finances publiques.

Baisse des impôts pour tous

Depuis 1974, aucun gouvernement n'a été capable de présenter un budget en équilibre, si bien que la dette publique frôle désormais les 100 % du PIB. Pas très sérieux ! Et pourtant, deux bonnes raisons poussent la droite à de nouveaux accommodements. La première est le bilan qu'elle tire du quinquennat de François Hollande. De tous les candidats de gauche, celui-ci s'était montré le plus empressé à réduire les déficits. Un gage de sérieux, mais qui s'est payé cher : 35 milliards d'euros de hausses d'impôts sur les ménages, qui ont bien failli dégénérer en jacquerie fiscale.

Là-dessus, le président découvre le problème de la compétitivité, et pour y remédier engage une baisse massive des charges sociales en direction des entreprises qui prive l'Etat de recettes. La droite en tire une conclusion : il n'est pas possible à court terme de mener de front la réduction des déficits et la bataille de la compétitivité. Elle choisit de poursuivre la seconde en amplifiant les allégements de charges et la baisse de l'impôt sur les sociétés. La seconde raison qui la pousse au déficit tient à l'acceptabilité de sa politique : elle ne veut pas donner l'impression de n'en faire que pour les entreprises ou pour les riches à travers la suppression de l'impôt de solidarité sur la fortune.

Nicolas Sarkozy prévoit une baisse de 10 % de l'impôt sur le revenu pour tous, tandis qu'Alain Juppé et François Fillon réservent des allégements fiscaux aux familles. Là c'est le souvenir des années 1986-1988 qui joue : le programme très libéral de la droite lui avait valu un procès en injustice magistralement instruit par François Mitterrand.

Donc tout faire cette fois pour le minimiser. Sauf que la Commission européenne veille et l'Allemagne aussi, irrités de voir la France jouer avec les déficits. Pour les rassurer, il faut une monnaie d'échange : " La retraite à 65 ans et la refonte du marché du travail ", annoncent en chœur Alain Juppé et François Fillon. C'est le nouveau pacte de Bruxelles.

par Françoise Fressoz

Rédigé par Philippe NOVIANT

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