"Je suis, je reste à l'extrême-droite !" dit l'UMP !

Publié le 5 Février 2013

debout-condamnes-lump-L-pvltaZEt oui, depuis que l'UMP s'est mise à l'extrême droite, elle y reste et veut s'y affirmer. Copé s'y met, Fillon s'y essaie, sentant bien qu'il y a une demande des sympathisants dans ce sens. Pendant ce temps là, les valeurs républicains de ce parti se perdent et sa partie humaniste ne se fait plus entendre.

A croire que les valeurs Républicaines et démocratiques de notre pays sont actuellement mieux représentées à gauche, et je le crois sincèrement tant qu'on aura à faire à ces deux guignols Copé et Fillon.

Un article du journal 'Le Monde' daté du 28 Septembre 2012

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Jean-François Copé s'inspire du FN pour relancer sa campagne

Dans son livre, le candidat à la présidence de l'UMP dénonce le " racisme anti-Blancs "

Jean-François Copé voulait provoquer le débat. C'est chose faite. Dans son livre, Manifeste pour une droite décomplexée (Fayard, 208 pages, 11,90 euros, parution le 3 octobre), il lance une nouvelle polémique en parlant de " racisme anti-Blancs ", une expression martelée depuis plusieurs années par le Front national. " Un "racisme anti-Blancs"  se développe dans les quartiers de nos villes où des individus - dont certains ont la nationalité française - méprisent des Français qualifiés de "gaulois", au prétexte qu'ils n'ont pas la même religion, la même couleur de peau ou les mêmes origines qu'eux ", écrit-il.

Une formulation qui a provoqué un tollé à gauche et la gêne d'une partie des leaders de l'opposition, François Fillon en tête. Interrogé à ce sujet, l'ancien premier ministre, qui a vu la présentation de son programme éclipsée par les propos de son rival pour la présidence de l'UMP, a marqué ses distances. S'il reconnaît à son adversaire le droit de reprendre une expression utilisée par le FN, M. Fillon dit préférer " apporter des réponses " plutôt que de " dénoncer telle ou telle forme de racisme ".

Nathalie Kosciusko-Morizet, porte-parole de Nicolas Sarkozy pendant la campagne présidentielle, " n'aime pas trop ce type de formules " qui " demandent à être explicitées ". L'ancien ministre de l'intérieur et proche de M. Copé, Brice Hortefeux, a estimé que " chacun s'exprime avec ses mots ", même s'il est " d'accord sur le fond ". Le secrétaire général adjoint de l'UMP, Marc-Philippe Daubresse, n'a pas repris non plus l'expression de M. Copé qui, selon lui, décrit une " réalité ". " Il s'exprime avec ses mots (...), moi d'une autre manière ", a déclaré le centriste.

Marine Le Pen, interrogée par Le Monde, a jugé " hallucinante " cette reprise par le maire de Meaux (Seine-et-Marne) d'un thème du FN : " Pendant cinq ans au pouvoir, l'UMP de M. Copé a totalement nié ce racisme, hurlant avec les loups contre le Front national. Le cynisme de cet homme est sans aucune limite et en matière de revirements électoralistes, il a bien appris de Nicolas Sarkozy. "

Le député de Seine-et-Marne savait ce qu'il faisait en utilisant une formule chère au FN. " Je brise un tabou en employant le terme de "racisme anti-Blancs", précise-t-il dans son livre, mais je le fais à dessein, parce que c'est la vérité que vivent certains de nos concitoyens et que le silence ne fait qu'aggraver les traumatismes. "

Nettement distancé par son adversaire dans les sondages, M. Copé mise sciemment sur un positionnement droitier pour plaire aux militants UMP, jugés plus sensibles aux thématiques régaliennes et d'immigration que les simples sympathisants. Depuis plusieurs jours, son entourage prévenait que le secrétaire général du parti allait frapper un grand coup en faisant des " propositions fortes " pour obliger M. Fillon à se positionner.

M. Copé a assumé ses propos lors du point de presse de l'UMP, mercredi 26 septembre. " Personne n'est propriétaire ni des mots ni des idées. Ou alors, ce serait le monde à l'envers ", a-t-il expliqué. " Je ne vais pas m'excuser de dire une réalité ", a-t-il poursuivi, en soulignant que son expérience de maire de Meaux, sur laquelle il revient sans cesse dans son ouvrage, le rend légitime à " traiter les sujets qui indignent, qui exaspèrent, qui inquiètent les Françaises et les Français ". " Le maire de Meaux que je suis n'a de leçon à recevoir de personne par rapport à ce qu'il voit, ce qu'il entend ou a à gérer sur le terrain. " Une manière de signifier que M. Fillon, élu de la Sarthe puis de Paris, connaît moins bien que lui les quartiers difficiles.

Dans son Manifeste, le candidat à la présidence de l'UMP, qui mêle souvenirs personnels et considérations politiques, se distingue de son concurrent sur la position à adopter face au Front national. Si tous deux refusent les alliances avec le parti d'extrême droite, M. Copé reproche à M. Fillon son manque de " clarté " sur le " ni FN ni gauche " quand la droite est absente du second tour. " C'est une différence entre François Fillon et moi, je n'appellerai jamais à voter pour le PS, qui est allié avec l'extrême gauche de Mélenchon ", assure ainsi le secrétaire général de l'UMP dans un entretien au Point du 27 septembre.

Une divergence que M. Fillon revendique : " Je n'aime pas le ni-ni parce que c'est une absence de position ", a-t-il répondu lors de la présentation de son projet, mercredi. " Je condamne tout accord avec l'extrême droite " et " je n'ai jamais voté socialiste ", a fait valoir l'ex-premier ministre : " Je suis contre le FN, je vote contre le FN, point. "

Dans son livre, M. Copé prétend s'adresser " à tous ceux qui se sentent ignorés et méprisés " par les " bobos " de Saint-Germain-des-Prés et du " petit monde parisien " qui ne comprendraient pas leurs interrogations.

" Comme des millions de Français, j'ai été choqué par les images de la place de la Bastille le soir de l'élection de François Hollande, écrit-il encore. Pourquoi fêter l'élection du président de la République française avec un drapeau algérien ou palestinien ? " S'adressant aux " jeunes concernés par ces troubles identitaires ", il leur enjoint de " cesser d'exhiber des drapeaux " d'autres pays.

Autre cible de M. Copé, l'aide médicale d'Etat (AME), qui permet aux étrangers sans papiers et sans ressources d'être soignés. Il propose que cette prestation soit réservée uniquement aux enfants, aux femmes enceintes et aux situations sanitaires d'urgence, alors que Nicolas Sarkozy n'avait pas voulu " remettre en cause cette générosité française " lors de la campagne présidentielle. Autant de thématiques qu'il entend marteler jusqu'au 18 novembre.

Alexandre Lemarié et Vanessa Schneider

Rédigé par Philippe NOVIANT

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